965 021 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
965 021
Décisions totales
383 581
Ordonnances
254 668
Avec résumé IA
Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme B... qui contestait le refus de l'allocation aux adultes handicapés (AAH). Le tribunal s'est déclaré incompétent pour connaître de ce litige, relevant que les décisions de la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées relatives à l'AAH relèvent, en vertu de l'article L. 241-9 du code de l'action sociale et des familles, de la compétence du tribunal judiciaire (pôle social). La requête a donc été rejetée comme portée devant une juridiction incompétente.
**Sujet principal** : Recours contre le rejet d'une demande d'allocation aux adultes handicapés (AAH). **Juridiction** : Tribunal Administratif de Montpellier (formation de jugement). **Solution retenue** : La requête est rejetée par ordonnance, car le tribunal s'estime incompétent. **Textes appliqués** : L'article L. 241-9 du code de l'action sociale et des familles attribue la compétence pour ce type de litige au tribunal judiciaire (pôle social), et non à la juridiction administrative.
Sujet principal : Demande d'injonction en référé pour obtenir une attestation de prolongation d'instruction d'une demande de titre de séjour. Juridiction : Tribunal Administratif de Grenoble (formation de référé). Solution retenue : Non-lieu à statuer, la requête étant devenue sans objet après la délivrance d'une attestation de décision favorable par la préfecture. Textes appliqués : Article L. 521-3 du code de justice administrative (mesures d'urgence) et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, a donné acte du désistement pur et simple de la société Free Mobile de son recours en excès de pouvoir contre l'opposition du maire du Versoud à un projet de station relais. La commune a également renoncé à ses demandes indemnitaires. La procédure est ainsi éteinte sans examen du fond, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Avocat : SELARL PAMLAW - AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral ordonnant le transfert d'un demandeur d'asile vers l'Espagne. Le tribunal a annulé l'arrêté, considérant que l'administration n'avait pas rapporté la preuve que l'entretien individuel préalable, exigé par l'article 5 du règlement Dublin III (UE n° 604/2013), avait été conduit par une personne qualifiée en droit national. La décision s'appuie sur le droit de l'Union européenne, en particulier le règlement Dublin III, et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : NERAUDAU
Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête de M. D... visant à annuler l'arrêté préfectoral fixant l'Algérie comme pays de reconduite suite à une interdiction judiciaire du territoire. Le tribunal estime que l'arrêté est suffisamment motivé et que le préfet a procédé à un examen sérieux de la situation personnelle de l'intéressé, sans méconnaître l'article 3 de la CEDH. La décision s'appuie sur les articles L. 721-3 et L. 641-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article 131-30 du code pénal.
Avocat : KOSO OMAMBODI
Le Tribunal Administratif de Nantes statue sur une requête en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français. Il constate que le requérant a été placé en rétention administrative à Rennes (Ille-et-Vilaine) après l'introduction de son recours. En application des articles R. 922-2 et R. 922-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article R. 221-3 du code de justice administrative, le tribunal se déclare incompétent au profit du Tribunal Administratif de Rennes, dans le ressort duquel se situe le lieu de rétention, et ordonne la transmission du dossier.
Le Tribunal Administratif d'Orléans a annulé l'arrêté préfectoral du 15 juillet 2024 refusant un titre de séjour à une ressortissante camerounaise et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction a jugé que ce refus, fondé sur l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, méconnaissait son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, au regard de son pacte civil de solidarité et de sa vie familiale établie en France. Le préfet est enjoint de réexaminer sa situation dans un délai de deux mois.
Avocat : SCP OMNIA LEGIS
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé-suspension, rejette la demande de M. A... B... visant à suspendre son arrêté d'expulsion et les mesures associées. La juridiction estime qu'en raison de la gravité et de la récence de ses condamnations pénales, notamment pour des faits de stupéfiants et de vol, sa présence constitue une menace grave pour l'ordre public, justifiant l'expulsion malgré son parcours d'insertion et son état de santé. Elle applique les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) relatives à l'éloignement et considère que l'atteinte à sa vie privée et familiale n'est pas disproportionnée au regard de cette menace.
Avocat : SCP OMNIA LEGIS
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé, donne acte du désistement d'instance du requérant, M. B..., qui retirait sa demande de suspension d'une sanction disciplinaire universitaire. Le juge constate que ce désistement est pur et simple et qu'aucun motif ne s'oppose à y donner suite. La procédure est close sans examen du fond, sur le fondement des règles générales de procédure du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant par ordonnance, donne acte du désistement d'instance du requérant concernant son recours en annulation contre un refus de reconnaissance d'imputabilité au service d'un entretien pénitentiaire. Ce désistement est la conséquence de l'absence de confirmation du maintien de sa requête dans le délai d'un mois suivant le rejet de sa demande de suspension par le juge des référés, conformément aux dispositions de l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative. La procédure est ainsi close.
Le Tribunal Administratif de Nancy statue sur deux requêtes en référé-suspension concernant le retrait d'agrément et le licenciement d'une assistante familiale par le département des Vosges. La requérante s'étant désistée de ses demandes principales de suspension et d'injonction, le juge donne acte de ce désistement. Il rejette ses conclusions subsidiaires tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative pour les frais exposés.
Avocat : CACCIAPAGLIA
Le Tribunal administratif de Lille statue par ordonnance sur une requête initialement dirigée contre une décision de révocation d'un agent par un établissement public de santé. Le requérant s'étant désisté de ses conclusions principales après le retrait de l'acte attaqué, le juge donne acte de ce désistement. Il condamne l'État, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, à verser à l'agent la somme de 800 euros au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
Avocat : ROBILLARD
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé, a été saisi d'une demande d'injonction visant à supprimer le signalement du requérant dans le système d'information Schengen. Le juge constate que le signalement contesté a déjà été retiré, rendant la demande d'injonction dépourvue d'objet. Par conséquent, il n'y a plus lieu de statuer sur ces conclusions et rejette la demande d'allocation d'une somme d'argent au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Rouen, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... qui demandait la suspension de l'invalidation de son permis de conduire. Le juge a jugé la demande **manifestement irrecevable** car le requérant n'avait pas introduit une requête distincte à fin d'annulation, comme l'exige l'article R. 522-1 du code de justice administrative. La décision a donc été rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code, sans examen du fond.
Avocat : MALEYSSON MARIELLE
Le Tribunal Administratif de Pau donne acte du désistement pur et simple de l'association France Nature Environnement Nouvelle-Aquitaine de sa requête, qui visait à annuler un refus implicite du préfet du Gers de communiquer des informations environnementales et à enjoindre leur transmission. La juridiction applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui autorise à donner acte des désistements. En conséquence, l'instance est éteinte sans examen du fond.
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple du requérant de son instance et de son action, qui portait sur l'annulation de titres de recettes émis par la commune de Bron. La juridiction rejette la demande de la commune visant à condamner le requérant aux frais exposés au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article R. 222-1 du même code.
Avocat : SELARL LEGA CITE
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. B... pour incompétence de l'ordre juridictionnel administratif. Le litige portait sur une décision du vice-président chargé de l'application des peines et sur une demande d'indemnisation liée au fonctionnement du service public de la justice judiciaire. Le tribunal a jugé que ces matières relevaient manifestement de la compétence de la juridiction judiciaire, en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant par ordonance, rejette une requête en excès de pouvoir visant à enjoindre à la préfète de délivrer une attestation de prolongation d'instruction. Le tribunal estime que la demande est manifestement irrecevable, car il n'a pas, en l'espèce, le pouvoir d'adresser une telle injonction à l'administration. Cette solution s'appuie sur les articles R. 222-1 et L. 911-1 du code de justice administrative.
**Sujet principal** : Demande de suspension et d'injonction concernant le refus de délivrance d'une carte de résident, suivie d'un désistement partiel du requérant. **Juridiction** : Tribunal administratif de Paris (formation de référé). **Solution retenue** : Le tribunal donne acte du désistement du requérant concernant les conclusions en suspension et injonction, et condamne l'État à lui verser 800 euros au titre des frais irrépétibles (article L. 761-1 du code de justice administrative), réduisant ainsi le montant initialement demandé. **Textes appliqués** : Article L. 761-1 du code de justice administrative pour l'allocation des frais irrépétibles.
Avocat : CABINET LGAVOCATS (AARPI)