965 021 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
965 021
Décisions totales
383 581
Ordonnances
255 568
Avec résumé IA
Le Tribunal administratif de Clermont-Ferrand, statuant en référé, rejette la requête de la société Paprec Energies Centre Est qui demandait l'annulation de la procédure de concession pour un centre de valorisation énergétique. Le juge estime que l'autorité concédante, le SICTOM Sud Allier, a suffisamment défini ses besoins préalablement, conformément à l'article L. 3111-1 du code de la commande publique, et que les évolutions techniques en cours de procédure ne constituaient pas des modifications substantielles. La demande de condamnation du SICTOM aux dépens est également rejetée.
Avocat : CABINET SIRA AVOCATS (SARL)
Le Tribunal Administratif de Pau a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral rejetant une demande de renouvellement de titre de séjour et prononçant une OQTF, une fixation du pays de destination et une interdiction de retour. Le tribunal constate que la préfète a retiré en cours d'instance les décisions de rejet et d'OQTF. Il en déduit que la décision fixant un délai de départ volontaire, qui ne peut exister sans OQTF, est entachée d'illégalité et l'annule. Les textes appliqués sont l'article L. 612-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : HERVET
Le Tribunal administratif de Pau a donné acte du désistement d'office des requérants, M. et Mme B..., qui contestaient un arrêté de péril. La juridiction a constaté que les requérants, invités à confirmer le maintien de leurs conclusions, n'avaient pas répondu dans le délai imparti. Elle a donc appliqué les articles R. 612-5-1 et R. 222-1 du code de justice administrative pour les réputer désistés de l'ensemble de leurs conclusions.
Avocat : MISSIO AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a annulé l'arrêté préfectoral du 22 septembre 2025 refusant le renouvellement du titre de séjour de M. A..., ainsi que les mesures d'obligation de quitter le territoire français et d'interdiction de retour. La juridiction a jugé que le préfet avait commis une erreur manifeste d'appréciation en considérant que la présence de l'intéressé constituait une menace pour l'ordre public, sans tenir compte de l'ensemble des circonstances de l'espèce, notamment de son intégration et de sa situation familiale. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : MENGUS
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. B... visant à annuler un arrêté préfectoral d'interdiction de retour sur le territoire français. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et fondée sur un examen sérieux de la situation individuelle, au regard des critères légaux. La solution s'appuie sur les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : BOUDAYA
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé, a examiné une requête relative à une demande d'astreinte contre l'État pour retard dans le traitement d'une demande de titre de séjour. La juridiction a constaté qu'un récépissé autorisant le travail avait été délivré à la requérante après l'introduction de sa requête, ce qui a privé sa demande d'astreinte de son objet. Par conséquent, le juge a prononcé une admission provisoire à l'aide juridictionnelle mais a déclaré qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur le fond, en application des articles R. 222-1 et L. 522-1 du code de justice administrative.
Avocat : CHEBBALE
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en plein contentieux, a rejeté la requête de M. A... qui demandait l'annulation du refus de remise gracieuse d'une dette de prime d'activité et l'octroi de cette remise. Le tribunal a jugé que la situation du requérant, bien que de bonne foi, ne présentait pas un état de précarité justifiant la remise de la créance au regard des dispositions de l'article L. 845-3 du code de la sécurité sociale. Il a rappelé que sa mission était d'apprécier directement l'opportunité de la remise et a noté que le requérant pouvait solliciter un remboursement échelonné.
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en plein contentieux, a annulé la décision du département de la Loire et accordé une remise totale de la dette de RSA aux requérants. Le juge a estimé que leur situation de précarité, caractérisée par un quotient familial particulièrement faible, justifiait cette remise gracieuse. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles, qui permet une remise en cas de bonne foi ou de précarité du débiteur.
Le Tribunal Administratif de Lyon a statué sur un recours en plein contentieux visant à contester des décisions de la CAF de la Loire et du département de la Loire concernant des indus de prestations sociales (RSA, AAH, ALS), une pénalité et une majoration pour fraude. Le tribunal a jugé irrecevables ou incompétentes plusieurs conclusions de la requérante, notamment concernant l'AAH et la pénalité, en raison de l'absence de recours administratif préalable obligatoire ou de la compétence de l'ordre judiciaire. Les textes appliqués sont principalement le code de la sécurité sociale, le code de l'action sociale et des familles, et le code de justice administrative.
Avocat : IMBERT MINNI
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. B... comme étant manifestement irrecevable. Le tribunal constate que la requête, qui ne contient aucun exposé de moyens ni de conclusions, ne respecte pas les conditions de saisine prévues par le code de justice administratif. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1 et R. 411-1 du code de justice administrative, qui permettent le rejet des requêtes irrecevables et définissent les formalités requises pour saisir la juridiction.
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A..., un ressortissant tunisien, qui demandait l'annulation du refus implicite de délivrance d'un titre de séjour. Le tribunal a jugé que les circonstances invoquées (ancienneté du séjour et scolarisation en France) ne suffisaient pas à établir une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article L. 423-23 du CESEDA, ni à démontrer qu'il remplissait les conditions pour un titre "étudiant" (article L. 422-1 du CESEDA), notamment faute de preuve de moyens d'existence suffisants. La décision administrative n'a donc pas été entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
Avocat : DEME
Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé la décision de la préfète du Rhône refusant de fixer un rendez-vous à une ressortissante algérienne pour le dépôt d'une demande de titre de séjour. La juridiction a jugé que ce refus, fondé sur un précédent rejet sans caractère abusif de la nouvelle demande, était illégal, notamment au regard des articles R. 431-3 et R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Elle a enjoint à l'autorité préfectorale de convoquer la requérante dans un délai de quinze jours et a condamné l'Etat à lui verser 600 euros au titre des frais d'instance.
Avocat : SCP COUDERC ZOUINE
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite de renouvellement d'un titre de séjour d'un ressortissant turc. Le tribunal constate que la préfète a accordé une carte de séjour pluriannuelle en cours d'instance, ce qui prive les conclusions d'annulation et d'injonction de leur objet. Il met néanmoins à la charge de l'État une somme de 1 000 euros au titre des frais d'instance, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : HASSID
Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé la décision implicite de refus d'un titre de séjour opposée à un ressortissant marocain, au motif que l'administration n'avait pas communiqué les motifs de son rejet comme l'exige l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. La juridiction a enjoint à la préfète du Rhône de réexaminer la demande dans un délai de deux mois et de délivrer à l'intéressé une autorisation provisoire de séjour, sans autorisation de travail. La demande d'astreinte et de prise en charge des frais d'instance a été rejetée.
Avocat : RODRIGUES
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en plein contentieux, a annulé la décision implicite de rejet et l'avis de sommes à payer émis par la métropole de Lyon concernant un indu de RSA de 7 262,99 € réclamé à Mme A... La juridiction a prononcé la décharge de cette obligation de payer et enjoint à la métropole de restituer les sommes déjà recouvrées, au motif que la créance était éteinte par l'autorité de la chose jugée d'un précédent jugement du 6 mai 2022. Cette solution s'appuie sur les principes généraux du droit relatifs à l'autorité de la chose jugée.
Avocat : SCP CARNOT AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé la décision de la caisse d'allocations familiales du Rhône refusant la remise gracieuse d'une dette de prime d'activité. Le juge, statuant en plein contentieux, a accordé une remise totale de la dette de 4 089,30 euros à la requérante. Cette solution est fondée sur l'article L. 845-3 du code de la sécurité sociale, au regard de la bonne foi et de la situation de précarité du foyer justifiée par un quotient familial particulièrement faible.
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en plein contentieux, a accordé à un requérant la remise gracieuse totale de sa dette de prime d'activité. Le juge a estimé que la situation de précarité du requérant, licencié pour inaptitude et sans emploi, justifiait cette remise, sa bonne foi n'étant pas contestée. La décision s'appuie sur l'article L. 845-3 du code de la sécurité sociale, qui permet la remise d'un indu en cas de bonne foi ou de précarité du débiteur.
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B... qui demandait l'annulation d'une décision de la caisse d'allocations familiales de la Loire lui accordant seulement une remise partielle d'un trop-perçu de prime d'activité. Le juge, statuant en plein contentieux, a estimé que la situation du requérant, bien que de bonne foi, ne présentait pas un degré de précarité justifiant une remise totale de la dette au titre de l'article L. 845-3 du code de la sécurité sociale. La juridiction a rappelé que le requérant pouvait solliciter un remboursement échelonné de la somme restante.
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en plein contentieux, a rejeté la demande de Mme A... visant à obtenir l'annulation du refus de remise gracieuse d'une dette de prime d'activité et l'octroi de cette remise. Le juge a estimé que la requérante, qui n'a pas produit de justificatifs actualisés de sa situation, ne démontrait pas une précarité justifiant la remise de sa créance, d'autant qu'un remboursement échelonné était possible. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 845-3 du code de la sécurité sociale, qui régit la récupération et la remise des indus de prime d'activité.
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête d'un ressortissant vénézuélien visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction a estimé que l'arrêté préfectoral était suffisamment motivé et que la mesure d'éloignement, prise après le rejet définitif de sa demande d'asile, ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a appliqué les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment son article L. 611-1.
Avocat : SCP COUDERC ZOUINE