965 021 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
965 021
Décisions totales
383 581
Ordonnances
255 693
Avec résumé IA
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé, a rejeté la requête de M. A... B... qui demandait une injonction à l'encontre de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) pour obtenir la délivrance d'actes d'état civil. Le juge a estimé que les litiges relatifs à cette activité spécifique de l'OFPRA, placée sous le contrôle du procureur de la République, relevaient de la compétence exclusive des juridictions judiciaires. La décision s'appuie sur les articles R. 211-3-26 du code de l'organisation judiciaire et 2 du décret du 6 mai 2017, qui attribuent cette compétence.
Le Tribunal administratif de Rouen, statuant en référé-liberté, rejette la demande de suspension de l'éloignement d'un ressortissant congolais. Le juge estime que la condition d'urgence prévue par l'article L. 521-2 du code de justice administrative n'est plus remplie depuis la libération du requérant de rétention, rendant une mesure d'éloignement imminente improbable. La demande d'aide juridictionnelle provisoire est, quant à elle, accordée.
Avocat : MUKENDI NDONKI JOSEPH
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant par ordonnance, a constaté qu'il n'y avait pas lieu de statuer sur le recours en excès de pouvoir dirigé contre un arrêté préfectoral d'éloignement vers la Libye. Cette décision est fondée sur l'absence d'adresse stable fournie par le requérant, libéré de rétention mais sans domicile fixe, ce qui empêche la notification utile des actes de procédure. Le tribunal s'est appuyé sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet de prononcer un non-lieu à statuer dans une telle situation.
Avocat : FRANCE TERRE D'ASILE
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de parents demandant l'allocation d'éducation de l'enfant handicapé (AEEH) et un parcours de scolarisation pour leur fils. Le tribunal a jugé qu'il n'était pas compétent, estimant que ces litiges relevaient manifestement de la juridiction judiciaire. Cette solution s'appuie sur les articles du code de la sécurité sociale et du code de l'action sociale et des familles, qui attribuent respectivement le contentieux de l'AEEH au tribunal judiciaire spécialement désigné et celui des décisions d'orientation à la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées.
Le Tribunal administratif de Melun, statuant par ordonnance, donne acte du désistement d'instance du requérant. Le sujet principal est le recours pour excès de pouvoir contre le classement sans suite d'une demande de naturalisation. La juridiction constate que le requérant, invité à confirmer le maintien de ses conclusions après la communication du mémoire en défense, n'a pas répondu dans le délai imparti. Elle applique les articles R. 612-5-1 et R. 611-8-6 du code de justice administrative pour prononcer ce désistement d'office.
Le Tribunal administratif de Melun, statuant par ordonnance, donne acte du désistement d'instance du requérant concernant le rejet de son renouvellement de contrat jeune majeur. Ce désistement est réputé intervenir en application de l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative, faute pour le requérant d'avoir confirmé le maintien de sa requête après le rejet de sa demande de suspension en référé. La juridiction applique également l'article R. 222-1 du même code pour constater ce désistement.
Avocat : SELARL NEGREVERGNE-FONTAINE-DESENLIS
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé-suspension, a rejeté la requête de M. A... visant à suspendre le rejet de sa demande de regroupement familial. Le juge a estimé que la condition d'urgence, exigée par l'article L. 521-1 du code de justice administrative, n'était pas remplie, les allégations du requérant étant insuffisamment étayées pour démontrer une atteinte grave et immédiate. Par conséquent, la demande de suspension et les autres conclusions ont été rejetées sans examen du doute sérieux sur la légalité de la décision préfectorale.
Avocat : WALTHER
Le Tribunal administratif de Montreuil a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté de suspension d'autorisation. L'hôpital requérant s'est désisté de sa demande d'annulation et de sa demande relative aux frais d'instance. Le tribunal, se fondant sur l'article R. 222-1 du code de justice administratif, a donné acte de ce désistement pur et simple par ordonnance, mettant ainsi fin à l'instance.
Avocat : IDEO SOCIETE D'AVOCATS
Sujet principal : Contestation d'une saisie administrative à tiers détenteur émise pour le recouvrement de frais d'EHPAD dus par la succession. Juridiction : Tribunal Administratif de Montreuil (formation de jugement). Solution retenue : La requête est rejetée pour incompétence de la juridiction administrative. Le juge estime que le litige, portant sur l'exigibilité de la créance et non sur son bien-fondé, relève du contentieux du recouvrement. Textes appliqués : L'article L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales et l'article L. 281 du livre des procédures fiscales attribuent la compétence pour ce contentieux au juge de l'exécution.
Avocat : CHADEE
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme A... qui demandait la suspension d'une décision implicite de rejet de son renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que la simple clôture de son dossier sur la plateforme ANEF ne constituait pas une décision de refus, rendant sa demande irrecevable. La requête a été jugée sans fondement au regard des articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : CABINET TOMASI-DUMOULIN
**Sujet principal** : Demande d'injonction au préfet de délivrer un récépissé de dépôt de demande de renouvellement de titre de séjour. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Montreuil (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés rejette la requête. Il estime que la mesure demandée (délivrance d'un récépissé) est dépourvue d'utilité, car la requérante n'a pas encore effectué le dépôt physique de son dossier en préfecture, condition préalable à l'obtention d'un tel récépissé. **Textes appliqués** : Articles L. 521-3 (conditions de l'urgence et de l'utilité pour les référés) et L. 522-3 (rejet par ordonnance motivée) du code de justice administrative.
Sujet principal : Demande d'injonction au préfet de délivrer une autorisation provisoire de séjour dans le cadre d'un renouvellement de titre de séjour. Juridiction : Tribunal administratif de Montreuil (juge des référés). Solution retenue : Rejet de la requête, car la demanderesse n'a pas justifié de démarches préalables suffisantes auprès de la préfecture, rendant la demande inutile au sens de l'article L. 521-3 du code de justice administrative. Textes appliqués : Articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative, relatifs aux conditions d'urgence et d'utilité des mesures en référé.
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé-liberté, a rejeté la requête de Mme A... qui demandait une injonction au préfet pour l'instruction accélérée de sa demande de titre de séjour et la délivrance d'un document provisoire. Le juge a estimé que la condition d'urgence particulière, exigée par l'article L. 521-2 du code de justice administrative, n'était pas remplie, les circonstances invoquées (impossibilité de travailler, projet d'achat immobilier, impossibilité de voyager) ne justifiant pas une intervention dans un délai de quarante-huit heures. La décision a été rendue selon la procédure de rejet sans instruction prévue à l'article L. 522-3 du même code.
Avocat : CABINET TOMASI-DUMOULIN
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé-liberté, rejette la requête de M. C... qui demandait l'injonction au préfet de lui délivrer un document de voyage. La juridiction estime que la condition d'urgence n'est pas remplie et qu'aucune atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale n'est caractérisée, notamment car une attestation en cours de validité permet au requérant de voyager. La décision s'appuie sur les articles L. 521-2 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : CABINET TOMASI-DUMOULIN
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé-liberté, a rejeté la demande de suspension d'un arrêté préfectoral interdisant un rassemblement. Le juge a déclaré la juridiction incompétente, estimant que le litige relevait du tribunal administratif de Paris, siège de l'autorité ayant pris la décision. La requête a été rejetée sans examen au fond, par application des articles L. 522-3 et R. 312-1 du code de justice administrative relatifs à la compétence territoriale.
Avocat : GUEZ GUEZ SEFIEN
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, rejette la demande d'une ressortissante brésilienne visant à enjoindre au préfet de statuer sur sa demande de titre de séjour. La juridiction constate qu'un rejet implicite de la demande est né du silence de l'administration au terme du délai de quatre mois prévu par l'article R. 432-2 du CESEDA. Dès lors, une mesure d'injonction sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative n'est plus utile, la requérante devant désormais contester cette décision implicite de rejet.
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B... visant à annuler son arrêté de transfert vers l'Italie au titre du règlement Dublin III. Le juge a estimé que le préfet du Val-d'Oise était compétent pour signer l'arrêté et que les conditions procédurales du règlement (UE) n°604/2013 étaient respectées. La juridiction a toutefois prononcé l'admission provisoire du requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Avocat : PIEROT
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du préfet du Val-d'Oise assignant à résidence M. B..., un ressortissant algérien. Le tribunal a jugé que la mesure était illégale car elle fixait le périmètre de résidence dans un département (le Val-d'Oise) où l'intéressé ne résidait pas, méconnaissant ainsi les dispositions de l'article R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Cette erreur rendait la mesure disproportionnée au regard de la vie familiale effective de M. B..., qui résidait en Seine-Saint-Denis avec sa compagne française et leur enfant mineur.
Avocat : BARDECHE
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation "Etrangers urgents", a rejeté la requête en annulation d'un arrêté de transfert "Dublin" vers l'Autriche. Le tribunal a jugé que le signataire de l'arrêté était compétent en vertu d'une délégation et a prononcé l'admission provisoire du requérant à l'aide juridictionnelle. La décision s'appuie principalement sur le règlement (UE) n° 604/2013 (règlement Dublin III) et la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
Avocat : PIEROT
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'une décision implicite de rejet d'une demande de regroupement familial. Le juge a estimé que le requérant, un réfugié afghan, n'avait pas démontré l'urgence caractérisée requise par l'article L. 521-1 du code de justice administrative, malgré l'allégation d'une rupture de vie familiale. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile relatives au regroupement familial.
Avocat : HUBERT