965 021 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
965 021
Décisions totales
383 581
Ordonnances
255 432
Avec résumé IA
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la demande en indemnité de l'association Carcassonne Olympique suite à la résiliation anticipée par la commune de Carcassonne d'une convention d'occupation de locaux. La juridiction a estimé que l'association ne justifiait pas de l'existence d'un préjudice certain et direct résultant de cette résiliation, notamment concernant les promesses d'embauche et le manque à gagner allégués. La décision s'appuie sur les principes généraux du droit de la responsabilité administrative et les dispositions du code des relations entre le public et l'administration.
Avocat : RICHER ET ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Montpellier rejette la requête en excès de pouvoir et la demande indemnitaire de riverains contestant l'emplacement d'un point de collecte de déchets. La juridiction estime que les nuisances alléguées ne constituent pas un trouble anormal de voisinage et que les requérants ont accepté ce risque en transformant un garage en habitation à proximité d'une installation préexistante. Le tribunal applique les principes généraux de la responsabilité administrative pour trouble anormal de voisinage.
Avocat : TERRITOIRES AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Montpellier a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre la décision préfectorale de clôture d'une demande de titre de séjour pour motif de dossier incomplet. Le tribunal constate que la délivrance ultérieure d'une carte de séjour à l'intéressé a rendu le recours sans objet. Il n'y a donc plus lieu de statuer sur l'annulation, mais l'État est condamné à verser 850 euros au requérant au titre des frais exposés.
Avocat : BLAZY
Le Tribunal Administratif de Montpellier a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre les décisions préfectorales de refus de titre de séjour, d'obligation de quitter le territoire français et d'interdiction de retour, concernant un couple de ressortissants algériens. Le tribunal a annulé ces décisions, considérant que le préfet avait méconnu l'article 6-5 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 en ne procédant pas à un examen complet et individualisé de la situation des requérants, notamment au regard de leur ancienneté de séjour et de leur intégration familiale. En conséquence, il a enjoint à l'administration de réexaminer leurs demandes de titre de séjour.
Avocat : MISSLIN
Le Tribunal administratif de Nice, statuant en référé, rejette la demande de Mme A... B... visant à enjoindre au préfet des Alpes-Maritimes de statuer sur sa demande de titre de séjour. Le juge constate qu'un délai de plus de quatre mois s'est écoulé depuis le dépôt de la demande, ce qui a fait naître une décision implicite de rejet en vertu des articles R.432-1 et R.432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Ordonner à l'administration de statuer ferait obstacle à l'exécution de cette décision implicite, ce qui est interdit par l'article L.521-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en plein contentieux, a déclaré l'action publique prescrite dans une affaire de contravention de grande voirie pour occupation illicite du domaine public maritime. Le préfet demandait la condamnation de M. B... pour avoir installé un corps-mort sans autorisation dans la baie de La Ciotat. Le tribunal a constaté qu'aucun acte d'instruction n'était intervenu pendant plus d'un an, ce qui entraîne la prescription de l'action publique au titre des articles 9 et 9-2 du code de procédure pénale. Par conséquent, il n'a pas eu à statuer sur le fond de l'action publique ni sur la demande d'amende.
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, rejette la demande d'une ressortissante algérienne visant à enjoindre au préfet de lui délivrer un document provisoire de séjour. Le juge estime que le silence gardé par l'administration pendant quatre mois sur sa demande de renouvellement a fait naître une décision implicite de rejet, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Par conséquent, il ne peut ordonner les mesures sollicitées sans méconnaître les dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Marseille rejette par ordonnance la requête en excès de pouvoir dirigée contre un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le juge estime que les moyens soulevés par le requérant sont soit inopérants, soit manifestement infondés, soit insuffisamment précis et étayés pour être examinés au fond. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative permettant un rejet par ordonnance dans ces cas.
Avocat : RAMZAN
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé-liberté, a rejeté la demande de M. A... visant à enjoindre au préfet de renouveler son attestation de prolongation d'instruction. Le juge a estimé que le requérant, qui avait laissé expirer son document sans accomplir les diligences nécessaires en temps utile, ne justifiait pas de l'urgence extrême requise par l'article L. 521-2 du code de justice administrative. La demande a donc été jugée irrecevable au titre de cette procédure d'urgence, par application de l'article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal administratif de Caen, statuant par ordonnance, donne acte du désistement du requérant concernant ses conclusions en annulation et injonction contre le rejet implicite de sa demande de renouvellement de carte de résident. La juridiction condamne l'État à verser à l'avocate du requérant, admis à l'aide juridictionnelle totale, une somme de 1 000 euros au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve d'une renonciation à la part contributive de l'État.
Avocat : AARPI CONCORDANCE AVOCATS
**Sujet principal** : Demande d'annulation d'une décision de fermeture administrative d'un débit de tabac et désistement ultérieur du requérant. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Caen (formation de jugement non précisée). **Solution retenue** : Le tribunal, par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple de la requérante, mettant ainsi fin à la procédure sans examen du fond. **Textes appliqués** : L'ordonnance est rendue sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui autorise à donner acte des désistements.
Avocat : BESSEDE CHRISTOPHE
Le Tribunal administratif de Caen, statuant par ordonnance, constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la requête en annulation d'un arrêté préfectoral de rejet de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire, car l'administration a délivré une carte de séjour temporaire à la requérante postérieurement à l'introduction du recours, ce qui a rendu l'affaire sans objet. La juridiction applique les dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour constater cette situation. Elle met également à la charge de l'État une somme au titre des frais exposés par la requérante, admise à l'aide juridictionnelle.
Avocat : LEREVEREND
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple du préfet de la Corse-du-Sud de son recours en excès de pouvoir. Le préfet demandait l'annulation d'un permis de construire délivré par le maire de Figari, mais s'est désisté suite au retrait de l'acte attaqué. La juridiction fonde sa décision sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui l'autorise à constater un tel désistement.
Avocat : POLI
Cette décision du Tribunal Administratif de Dijon concerne une demande d'indemnisation pour un accident médical (syndrome de Claude Bernard-Horner) survenu après une hémithyroïdectomie. Le tribunal a rejeté la requête de la patiente, estimant que la prise en charge était conforme aux règles de l'art et que la complication rare ne procédait pas d'une faute caractérisée de l'établissement. La juridiction a ainsi appliqué les dispositions du I de l'article L. 1142-1 du code de la santé publique, qui conditionne la responsabilité à l'existence d'une faute.
Avocat : SCP REVEST - LEQUIN - NOGARET- DURIF
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. C... visant l'annulation du refus de délivrance d'une carte de résident de dix ans. Le juge a estimé que la demande relevait des dispositions spécifiques de l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988, et non du droit commun, et que le préfet n'était pas tenu de saisir la commission du titre de séjour dans ce cas. La décision administrative a été jugée conforme aux textes applicables, notamment l'accord bilatéral et le code de l'entrée et du séjour des étrangers.
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant par ordonnance, a donné acte du désistement pur et simple de la commune d’Agencourt de son recours en excès de pouvoir contre un avis de somme à payer émis par la commune de Nuits-Saint-Georges. La juridiction a rejeté la demande de la commune défenderesse de condamner la requérante aux dépens sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative. La décision s’appuie sur les articles R. 222-1 et L. 761-1 du même code.
Avocat : BARBEROUSSE NATACHA
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant par ordonnance, a donné acte du désistement pur et simple de la commune d’Agencourt de son recours en excès de pouvoir. Ce recours visait initialement l'annulation d'un avis de somme à payer émis par la commune de Nuits-Saint-Georges concernant la participation aux frais de fonctionnement des écoles. La juridiction a appliqué les dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour acter ce désistement, mettant ainsi fin à l'instance.
Avocat : C.G.B.G CHATON GRILLON TRONCHE
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté les requêtes de M. E... B... et Mme F... B... visant à annuler des arrêtés préfectoraux de remise aux autorités autrichiennes (procédure Dublin) et d'assignation à résidence. Le juge a estimé que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance du règlement Dublin (n°604/2013) et de l'article L. 572-1 du CESEDA, ainsi que la violation des droits fondamentaux, n'étaient pas fondés. La légalité de l'assignation à résidence, mesure accessoire à la procédure de transfert, a été confirmée par voie de conséquence.
Avocat : DSC AVOCATS TA
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté les requêtes visant à annuler les arrêtés préfectoraux ordonnant la remise d'un demandeur d'asile aux autorités autrichiennes et son assignation à résidence. Le tribunal a jugé que la procédure de détermination de l'État responsable (Autriche) était régulière et que l'assignation à résidence, mesure liée, était justifiée. La décision s'appuie sur le règlement Dublin III (n°604/2013) et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Sujet principal : Irrecevabilité d'une requête en annulation d'un arrêté municipal relatif à une déclaration préalable de clôture, pour défaut de communication d'adresse par les requérants. Juridiction : Tribunal Administratif de Nîmes (ordonnance). Solution retenue : Le tribunal constate qu'il n'y a pas lieu de statuer sur la requête en l'état, en raison de l'impossibilité de notifier les actes de procédure aux requérants, qui n'ont pas fourni d'adresse de contact. Textes appliqués : Articles R. 222-1, R. 411-1 et R. 612-1 du code de justice administrative.