Jurisprudence administrative
965 937 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
965 937
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2601160
Le Tribunal administratif de Pau, statuant en référé-suspension, rejette la demande de Mme B... visant à suspendre l'exécution d'un titre de recette émis pour recouvrer un trop-perçu de salaires. Le juge estime que la requérante n'apporte pas la preuve d'une situation d'urgence justifiant la mesure, comme l'exige l'article L. 521-1 du code de justice administrative. La demande est donc rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code, sans qu'il soit besoin d'examiner le sérieux du moyen de légalité soulevé.
Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2601211
Le Tribunal administratif de Pau, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'un titre exécutoire et d'une saisie administrative à tiers détenteur émis pour le recouvrement d'astreintes d'urbanisme. Le juge estime que le requérant n'a pas justifié du caractère d'urgence de sa demande, condition nécessaire prévue par l'article L. 521-1 du code de justice administrative. La requête est donc rejetée en application de l'article L. 522-3 du même code, sans examen du sérieux du moyen de légalité.
Avocat : DI DIA
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2400388
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en plein contentieux, a examiné le recours d'un sapeur-pompier volontaire contre la décision de non-renouvellement de son engagement par le SDIS de l'Ain. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la décision attaquée, prise après une nouvelle instruction régulière, était suffisamment motivée et ne constituait pas une sanction déguisée. La juridiction a appliqué les dispositions du code de la sécurité intérieure relatives au statut des sapeurs-pompiers volontaires et a rejeté les demandes d'annulation, d'injonction et d'indemnisation.
Avocat : ASTERIO CABINET D'AVOCATS
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2401953
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi d'une demande d'indemnisation d'un ancien agent pour préjudice lié à son exposition professionnelle à l'amiante. Le tribunal a retenu la responsabilité de la métropole de Lyon pour faute, en constatant un manquement à son obligation de sécurité envers son employé, notamment l'absence de mesures de protection contre les poussières d'amiante. Il a condamné la collectivité à indemniser l'agent, en s'appuyant sur les dispositions du code civil et du décret du 17 août 1977 relatif à la protection des travailleurs exposés à l'amiante.
Avocat : SCP TEISSONNIERE & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2404439
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A... visant à annuler son arrêté de révocation prononcé par le maire de Villeurbanne. Le juge a estimé que la décision était suffisamment motivée et que les faits de propos sexistes, de harcèlement sexuel et d'agression sexuelle reprochés à l'agent, établis par l'enquête administrative, constituaient des fautes disciplinaires graves. La sanction de révocation, prévue au quatrième groupe des sanctions par l'article L. 533-1 du code général de la fonction publique, a été jugée proportionnée à la gravité des manquements aux obligations de dignité, d'intégrité et de probité (articles L. 121-1, L. 131-3 et L. 133-1 du même code).
Avocat : GLC AVOCAT
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2404961
**Sujet principal** : Liquidation d'une astreinte pour occupation sans titre du domaine public fluvial. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Lyon (8ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal liquide l'astreinte et condamne l'occupant à verser 233 400 euros à Voies navigables de France pour la période du 20 février 2021 au 2 mai 2024, estimant qu'il n'y a pas lieu de la modérer. Il rejette en revanche la demande de frais au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. **Textes appliqués** : Principes jurisprudentiels relatifs à l'injonction de libérer le domaine public et à la liquidation des astreintes.
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2510190
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté le recours en excès de pouvoir d'un ressortissant algérien contre son obligation de quitter le territoire français (OQTF), la fixation de son pays de destination et une interdiction de retour de six mois. Le tribunal a jugé que la décision était régulière, suffisamment motivée et ne portait pas d'atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la CEDH. Il a notamment appliqué les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en particulier l'article L. 423-23, pour écarter les moyens du requérant.
Avocat : ZABAD-BUSTANI
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2603653
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé-suspension, a suspendu la décision préfectorale ordonnant la fermeture pour trois mois du "Café d'Algérie". Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie en raison du préjudice économique grave et immédiat pour l'exploitant, et qu'un doute sérieux existait sur la légalité de la mesure au regard de l'article L. 333-2 du code de la sécurité intérieure, qui encadre strictement le prononcé de telles fermetures.
Avocat : SELARL BSG AVOCATS ET ASSOCIES
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2603734
Le Tribunal Administratif de Lyon rejette la requête de M. C... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF) sans délai et son interdiction de retour de dix-huit mois. Le tribunal estime que l'administration était fondée à prendre cette mesure, car le requérant reconnaît être en situation irrégulière et ne démontre pas disposer d'attaches personnelles suffisantes en France pour rendre la mesure disproportionnée. La décision s'appuie sur les articles L. 611-1, L. 612-2 et L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2603945
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé-suspension, a suspendu l'exécution d'une sanction disciplinaire (exclusion temporaire de six mois) infligée à un agent communal. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie en raison de la privation de rémunération supérieure à un mois, et qu'un doute sérieux existait sur la légalité de la procédure disciplinaire, notamment au regard des articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 532-7 du code général de la fonction publique.
Avocat : ATV AVOCATS ASSOCIES
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2604300
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné un recours en excès de pouvoir contre un arrêté d'éloignement. Le requérant, un ressortissant algérien, contestait l'obligation de quitter le territoire français, la fixation du pays de destination et l'interdiction de retour de trois ans prononcées par le préfet de l'Ain. Le tribunal a annulé l'arrêté attaqué, considérant que la décision était entachée d'une erreur manifeste d'appréciation et d'une insuffisance de motivation, notamment au regard de l'examen de la situation personnelle et de l'état de santé de l'intéressé, en application des articles du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : VRAY
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2604550
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B..., un ressortissant soudanais, qui contestait le refus d'entrée sur le territoire français au titre de l'asile. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, notamment la violation présumée de la confidentialité de la procédure d'asile et les conditions de l'entretien, n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur les conventions internationales pertinentes.
Avocat : PENIN
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2605355
Le Tribunal Administratif de Paris, statuant sur un recours pour excès de pouvoir, a annulé l'arrêté du préfet de police du 15 février 2026 interdisant le retour sur le territoire français d'un ressortissant afghan. Le tribunal a retenu que l'interdiction de retour, prévue par l'article L. 612-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), ne pouvait être légalement prononcée car l'administration n'apportait pas la preuve de la notification préalable de l'obligation de quitter le territoire français sur laquelle elle se fondait. Par conséquent, l'exécution du jugement implique l'effacement du signalement Schengen associé.
Avocat : CABINET ANGLADE & PAFUNDI A.A.R.P.I
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2605490
Le Tribunal Administratif de Paris, statuant sur un recours pour excès de pouvoir, a rejeté la demande d'annulation d'un arrêté préfectoral ordonnant le transfert d'un demandeur d'asile vers l'Allemagne. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée au sens de l'article L. 572-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et que l'absence d'entretien individuel, prévu à l'article 5 du règlement Dublin (UE n° 604/2013), ne constituait pas en l'espèce une irrégularité de nature à entacher la légalité de l'arrêté. Les autres moyens, notamment ceux tirés de l'article 8 de la CEDH, ont également été écartés.
Avocat : MOUBERI
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2607495
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a donné acte du désistement du requérant concernant sa demande d'injonction et d'astreinte visant à obtenir la délivrance de son titre de séjour, celle-ci étant devenue sans objet après la remise du document. La juridiction a rejeté la demande de prise en charge des frais d'instance par l'État, au motif que les conditions légales n'étaient pas remplies. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Avocat : DE SEZE
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2607857
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la demande de suspension en référé d'un permis de construire. La société requérante n'a pas démontré l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté municipal attaqué, condition nécessaire pour obtenir la suspension. Le juge s'est fondé sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative, sans avoir à examiner les autres conditions de l'urgence ou les exceptions soulevées par la défense.
Avocat : CABINET CARPENTIER (SELARL)
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2608558
Le Tribunal administratif de Paris a été saisi d'une requête en référé-liberté (article L. 521-3 du code de justice administrative) pour enjoindre au préfet de police de fixer un rendez-vous pour le renouvellement d'un titre de séjour. La juridiction constate le désistement de la requérante suite à l'obtention du rendez-vous, ce qui rend la demande sans objet. Elle condamne néanmoins l'État à verser 800 euros à la requérante au titre des frais d'instance (article L. 761-1 du code de justice administrative).
Avocat : TRUGNAN BATTIKH
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2324918
Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, donne acte du désistement d'office du requérant dans le cadre d'un recours pour excès de pouvoir contre l'annulation de sa candidature au CAFEP. Le requérant, invité à confirmer le maintien de ses conclusions, n'a pas répondu dans le délai imparti. La juridiction applique les articles R. 222-1 et R. 612-5-1 du code de justice administrative pour constater ce désistement et clore la procédure.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2609941
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé-liberté, a rejeté la demande de suspension et d'abrogation d'un arrêté préfectoral d'assignation à résidence d'un ressortissant étranger. Le juge a estimé que le préfet de police, en refusant un délai de départ volontaire et en prononçant l'assignation, n'avait pas porté une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté d'aller et venir, au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers. La juridiction a toutefois accordé l'aide juridictionnelle provisoire au requérant.
Avocat : AMROUCHE
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2326502
Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, a donné acte du désistement pur et simple de la requérante, Mme K..., qui renonçait à son recours en excès de pouvoir contre un arrêté ministériel portant tableau d'avancement. La juridiction a appliqué l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui l'autorise à constater un tel désistement. En conséquence, la procédure est éteinte sans qu'il soit statué sur le fond de la demande d'annulation.