965 021 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
965 021
Décisions totales
383 581
Ordonnances
256 168
Avec résumé IA
Avocat : SAUDEMONT
Avocat : DIALLO
Avocat : LOEHR
Le Tribunal Administratif de Dijon a annulé la décision du président du conseil départemental de la Côte-d'Or refusant la délivrance d'une carte mobilité inclusion avec la mention « stationnement pour personnes handicapées ». Le juge a estimé que l'état de santé de la requérante, caractérisé notamment par une gonarthrose majeure et le port de prothèses aux deux genoux, répondait aux critères légaux d'une mobilité pédestre réduite. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 241-3 du code de l'action sociale et des familles et sur l'arrêté du 3 janvier 2017 définissant les modalités d'appréciation de cette perte d'autonomie.
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté les requêtes de M. E... B... et de Mme F... B... visant à annuler des arrêtés préfectoraux de remise aux autorités autrichiennes (procédure Dublin) et d'assignation à résidence. Le juge a estimé que les arrêtés étaient suffisamment motivés et que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en ne déclarant pas la France compétente pour examiner les demandes d'asile via la clause discrétionnaire. La décision s'appuie sur les dispositions du règlement Dublin III (n°604/2013) et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme B... concernant le refus de l'allocation aux adultes handicapés (AAH) et de la carte mobilité inclusion mention « stationnement ». Il a jugé que le litige relatif à l'AAH relevait manifestement de la compétence du tribunal judiciaire (pôle social), conformément aux articles L. 241-9 du code de l'action sociale et des familles et L. 821-1 du code de la sécurité sociale. Concernant la carte mobilité inclusion, le tribunal a estimé que la requête, qui se fondait uniquement sur la nécessité d'être accompagnée pour les courses, ne démontrait pas une mobilité pédestre réduite au sens des critères stricts définis par l'arrêté du 3 janvier 2017, et était donc manifestement infondée.
Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme A... contestant le refus de lui délivrer une carte mobilité inclusion. Le tribunal s'est déclaré incompétent, considérant que ce litige relève de la compétence exclusive du tribunal judiciaire (pôle social). Cette solution s'appuie sur les articles L. 142-1 et L. 142-8 du code de la sécurité sociale, ainsi que sur l'article L. 211-16 du code de l'organisation judiciaire, qui attribuent ce contentieux à l'ordre judiciaire.
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête en référé de la commune de Montalieu-Vercieu visant à expulser la SARL Lacave Quentin d'une dépendance du domaine public fluvial. Le juge a considéré que la commune, à qui la gestion du domaine avait été transférée par la Compagnie nationale du Rhône (CNR), avait bien la qualité pour agir. Cependant, il a estimé que l'urgence, condition nécessaire au titre de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, n'était pas caractérisée, notamment en l'absence de projet de travaux réel et imminent.
Avocat : MARIE
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution d'un arrêté préfectoral refusant un titre de séjour à une ressortissante algérienne. Le juge a estimé que l'urgence était caractérisée par la mise en péril de la poursuite de ses études et qu'un doute sérieux existait sur la légalité du refus, notamment au regard de l'article 8 de la CEDH. Il a enjoint à la préfète de délivrer une autorisation provisoire de séjour avec droit au travail et a condamné l'État à verser une somme au titre des frais d'instance.
Avocat : SELARL ABOUDAHAB
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, donne acte du désistement de la requérante, Mme C..., dans son recours visant l'annulation du refus implicite d'un titre de séjour. La juridiction constate que la requérante, invitée à confirmer le maintien de ses conclusions sur le fondement de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, ne l'a pas fait dans le délai imparti. Elle est donc réputée s'être désistée, ce qui entraîne un non-lieu à statuer sur le fond de sa demande.
Avocat : HUARD
Sujet principal : Désistement d'instance dans un litige concernant la passation d'un marché public (lot de travaux). Juridiction : Tribunal Administratif de Grenoble (formation de jugement). Solution retenue : Le tribunal donne acte du désistement pur et simple de la société requérante, mettant fin à la procédure. Textes appliqués : Article R. 222-1 du code de justice administrative (pouvoir de donner acte des désistements par ordonnance).
Avocat : CABINET COMBAZ ET ASSOCIES
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé précontractuel, a été saisi par des candidats évincés contestant la procédure de passation d'un marché public. Le juge constate que le pouvoir adjudicateur a déclaré sans suite la procédure avant l'audience, ce qui prive la requête de son objet. Par conséquent, il prononce un non-lieu à statuer sur les demandes fondées sur l'article L. 551-1 du code de justice administrative et rejette la demande de condamnation aux dépens.
Avocat : SENEGAS
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A... B... comme irrecevable pour tardiveté. L'agent contestait le montant des précomptes opérés sur son salaire de juin à octobre 2022, suite à un trop-perçu lié à son congé de maladie. Le tribunal a jugé, en application du principe de sécurité juridique, que son recours, formé en mai 2024, n'avait pas été introduit dans le délai raisonnable d'un an à compter de sa connaissance des décisions litigieuses.
Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé-suspension, a rejeté la demande de Mme A... visant à suspendre le rejet de sa demande de carte de séjour pluriannuelle. Le juge a estimé que la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'était pas remplie, car la requérante ne bénéficiait pas de la présomption d'urgence (sa demande n'étant pas un simple renouvellement) et disposait encore d'un document provisoire de séjour valable. La demande d'aide juridictionnelle provisoire a toutefois été accordée.
Avocat : DORE
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête en référé précontractuel formée par la société Verschooris contre la commune de Quesnoy-sur-Deûle. La société contestait son éviction d'un marché public de travaux, invoquant des irrégularités dans la procédure et l'analyse des offres. Le juge, statuant sur le fondement de l'article L. 551-1 du code de justice administrative, a estimé que la requérante n'établissait pas l'existence d'un manquement aux obligations de publicité et de mise en concurrence susceptible de l'avoir lésée.
Avocat : DEVEYER
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé, rejette la demande d'une ressortissante étrangère visant à enjoindre au préfet de lui délivrer un document provisoire de séjour. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car la requérante a sollicité un rendez-vous pour son titre de séjour bien après l'expiration de son précédent document, s'étant ainsi placée elle-même dans la situation qu'elle invoque. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et R. 431-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : SAWADOGO
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a ordonné l'expulsion d'une ancienne étudiante occupant sans titre un logement universitaire géré par le CROUS. Le juge a retenu l'urgence au sens de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, considérant que l'occupation illégale privait le service public d'un logement nécessaire pour répondre à la demande étudiante. La demande du CROUS a été jugée sérieuse et non sérieusement contestée, justifiant une injonction de libérer les lieux sans astreinte.
Avocat : SELARL SKOV