Jurisprudence administrative
965 937 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
965 937
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2508268
Le Tribunal administratif de Lille, statuant par ordonnance, rejette la requête de Mme A... comme manifestement irrecevable. Le juge estime que sa demande de titre de séjour "étudiant", déposée par voie postale en octobre 2024, était irrégulière, car elle devait obligatoirement être effectuée via le téléservice prévu par l'article R. 431-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par conséquent, le silence gardé par le préfet sur cette demande irrégulière ne constitue pas une décision implicite de rejet susceptible d'un recours pour excès de pouvoir.
Avocat : BOISSY
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2505045
Le Tribunal administratif de Lille, statuant par ordonnance, a été saisi d'un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le tribunal s'est déclaré incompétent pour connaître du litige. Il a ordonné la transmission du dossier au Tribunal administratif de Paris, au motif que le requérant résidait à Paris à la date de la décision attaquée, conformément aux articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative.
Avocat : TOMASI
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2503721
Le Tribunal administratif de Lille rejette par ordonnance le recours en excès de pouvoir formé contre un arrêté préfectoral d'éloignement. Le juge estime que les moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire et l'insuffisance de motivation, sont manifestement infondés ou insuffisamment précis. La décision s'appuie sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant un rejet par ordonnance dans ces circonstances.
Avocat : FRANCE TERRE D'ASILE - CRA COQUELLES
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2502647
Le Tribunal administratif de Lille, statuant par ordonnance, rejette la requête en excès de pouvoir dirigée contre un arrêté préfectoral refusant un titre de séjour et ordonnant l'éloignement. Le juge estime que les moyens soulevés, notamment sur l'insuffisance de motivation et sur les conditions d'octroi d'une carte de séjour "entrepreneur", sont manifestement infondés ou insuffisamment précisés. La décision s'appuie sur les articles L. 611-3° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et R. 222-1 du code de justice administrative.
Avocat : FAKIH
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2404479
Le Tribunal administratif de Lille constate qu'il n'y a pas lieu de statuer sur la requête de l'association ADAE 62, agissant en tant que tuteur, qui contestait le refus du département du Pas-de-Calais de prendre en charge les frais d'hébergement en EHPAD de M. B... En effet, le département a accordé l'aide sociale sollicitée en cours d'instance, rendant le recours sans objet. Le tribunal condamne néanmoins le département à verser 1 000 euros à l'association au titre des frais exposés, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : WILLOT
Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2600192
Le Tribunal administratif de Nancy rejette une requête en excès de pouvoir visant l'annulation d'une décision préfectorale d'invalidation du permis de conduire. La requête est jugée irrecevable car elle a été déposée hors du délai de deux mois suivant la notification présumée de la décision, et car elle contient une demande d'injonction inadmissible. La juridiction s'appuie sur les articles R. 222-1 et 421-1 du code de justice administrative pour motiver son ordonnance de rejet.
Avocat : FERTÉ
Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2600926
Le Tribunal Administratif de Nancy a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral ordonnant la reconduite à la frontière d'un ressortissant marocain sous curatelle. Le tribunal a annulé l'arrêté du préfet des Vosges en date du 6 mars 2026, considérant que la procédure était entachée d'irrégularités, notamment l'absence d'assistance effective du curateur lors de la procédure et un défaut d'examen suffisant de la situation personnelle de l'intéressé. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et sur le respect des droits procéduraux.
Avocat : AARPI GARTNER & ASSOCIES
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2507010
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme B... comme étant manifestement irrecevable. Le juge a considéré que la demande, qui sollicitait une intervention du tribunal pour "trouver une solution" à des difficultés pour obtenir un rendez-vous médical expertal, ne satisfaisait pas aux conditions de recevabilité d'un recours administratif. La décision s'appuie sur les articles R. 411-1 et R. 421-1 du code de justice administrative, rappelant que le juge ne peut être saisi que pour annuler une décision ou condamner l'administration au paiement d'une somme, et non pour se substituer à elle ou lui adresser des injonctions en dehors des cas prévus par la loi.
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2601993
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral prononçant la saisie définitive des armes du requérant. Le juge estime que la condition d'urgence exigée par l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'est pas remplie, car la vente des armes, dont le produit lui reviendrait, ne cause pas une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation. La requête est donc rejetée en application de l'article L. 522-3 du même code.
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2601990
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé, rejette la demande de suspension du licenciement d'une enseignante pour insuffisance professionnelle. Le juge estime qu'aucun des moyens soulevés par la requérante n'est propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée. La demande est donc rejetée sans examen de la condition d'urgence, conformément à la procédure prévue à l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2606584
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé-liberté (article L. 521-2 CJA), a rejeté la demande de suspension d'un refus de visa et d'injonction à délivrance. Le juge a estimé que la situation décrite (séparation familiale, délai de recours, santé d'un proche) ne caractérisait pas l'urgence particulière requise pour une intervention dans les 48 heures. Il a également considéré que le requérant n'avait pas démontré l'existence d'une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2606001
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'une décision implicite de rejet de visa de long séjour pour un ressortissant marocain. Le juge a estimé que le requérant n'avait pas démontré l'existence d'une urgence suffisamment grave et immédiate, au sens de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, justifiant la suspension. L'ordonnance a été rendue en application des articles L. 521-1 et L. 522-3 du même code, le juge considérant que la demande n'était pas fondée en l'absence de preuve d'une situation de précarité particulière ou d'une impossibilité de travailler ailleurs.
Avocat : MENIRI
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2605990
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'un refus de visa et d'injonction de délivrance. Le juge estime que le requérant, qui a saisi la commission de recours administrative obligatoire, n'apporte pas la preuve d'une urgence particulière justifiant une intervention judiciaire avant même que cette commission n'ait statué. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et D. 312-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : SAIDI
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2521440
Le Tribunal administratif de Nantes rejette par ordonnance une requête en excès de pouvoir contre le refus implicite d'un visa de court séjour. La juridiction estime la requête manifestement irrecevable, car la requérante (la fille de la personne concernée par le visa) ne justifie pas d'un intérêt à agir et ne peut valablement représenter sa mère devant le tribunal. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1, R. 431-2, R. 431-4 et R. 431-5 du code de justice administrative relatifs aux conditions de recevabilité et de représentation des parties.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2521360
Le Tribunal Administratif de Nantes rejette par ordonnance une requête en excès de pouvoir visant l'annulation d'un refus de visa de court séjour. La juridiction estime la requête manifestement irrecevable, car la requérante, belle-fille du demandeur de visa, ne justifie pas d'un intérêt à agir et n'a pas régularisé sa demande malgré une mise en demeure. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1, R. 431-2 et R. 431-5 du code de justice administrative, ainsi que sur l'article D. 312-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, qui impose un recours administratif préalable obligatoire.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2518771
Le Tribunal administratif de Nantes rejette par ordonnance le recours pour excès de pouvoir formé par un fils contestant le refus de visa pour sa mère. La juridiction estime que le requérant ne justifie pas d'un intérêt à agir pour contester une décision individuelle concernant un tiers, et qu'il ne peut valablement la représenter. La requête est donc jugée manifestement irrecevable au regard des articles R. 222-1, R. 431-2 et R. 431-5 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2419318
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple de la requête de la SAS Thalatta. Cette requête contestait initialement la fixation par l'ARS de Normandie de sa dotation AC pour 2023. La juridiction applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui l'autorise à constater un tel désistement, mettant ainsi fin à l'instance sans examen du fond.
Avocat : MUSSET & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2318572
Le Tribunal administratif de Nantes donne acte du désistement des requérants concernant le refus d'une remise de dette sur un indu d'aide personnalisée au logement. M. A... s'est explicitement désisté par mémoire, tandis que Mme B... est réputée s'être désistée à défaut d'avoir confirmé le maintien de sa requête après mise en demeure. La juridiction applique les articles R. 612-5-1 et R. 611-8-6 du code de justice administrative relatifs à la confirmation du maintien des conclusions et à la notification électronique.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2314261
Le Tribunal Administratif de Nantes statue sur cinq requêtes de la société Orchidées maisons de vin demandant le dégrèvement de taxes foncières et de la cotisation foncière des entreprises pour plusieurs établissements. La société s'étant désistée de ses demandes, le tribunal prononce des non-lieux à statuer sur ces requêtes. La décision s'appuie sur les règles de procédure du code de justice administratif relatives au désistement.
Avocat : SCP RGM
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2503397
Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête de M. B... A... visant à annuler l'arrêté préfectoral du 12 décembre 2024 refusant le renouvellement de son titre de séjour et lui imposant une obligation de quitter le territoire français. La juridiction estime que la décision est suffisamment motivée, a procédé à l'examen requis de la situation personnelle du requérant, et ne méconnaît pas les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (articles L. 421-1 et L. 421-3) ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Les autres demandes, y compris l'injonction de délivrer un titre et la restitution du passeport, sont par conséquent rejetées.
Avocat : ANDRIVET