Jurisprudence administrative
965 937 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
965 937
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2503113
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B..., une ressortissante algérienne, qui demandait l'annulation de l'arrêté préfectoral du 20 décembre 2024 refusant un titre de séjour et lui notifiant une obligation de quitter le territoire français. La juridiction a estimé que le préfet de la Sarthe n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en considérant que les liens personnels et familiaux de la requérante en France n'étaient pas suffisants pour justifier la délivrance d'un titre au titre de l'article 6-5 des accords franco-algériens ou de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Les moyens tirés de l'incompétence de la signataire et des considérations humanitaires (articles L. 423-23 et L. 435-1 du CESEDA) ont également été écartés.
Avocat : MARTIN
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2603559
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, rejette une requête en excès de pouvoir visant à constater la carence de la préfète dans l'instruction d'une demande de titre de séjour. Le juge estime que la requête, qui se borne à solliciter ce constat sans formuler de conclusions précises et recevables, est manifestement irrecevable. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article R. 222-1, 4°, du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2601733
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a admis Mme B... au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire en raison de l'urgence. Sur le fond, le tribunal a ordonné à la préfète de l'Isère d'assurer l'accueil de la requérante dans une structure d'hébergement adaptée, assortissant cette injonction d'une astreinte, au motif qu'une décision de la commission de médiation l'avait reconnue prioritaire sans qu'une offre conforme ne lui ait été proposée. Cette solution est fondée sur les dispositions de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation.
Avocat : DIOUF-GARIN
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2503415
Le Tribunal administratif de Grenoble donne acte du désistement de la requête de Mme B..., qui demandait l'annulation du refus implicite de délivrance d'un récépissé de demande de titre de séjour. Le désistement est réputé acquis car la requérante n'a pas confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d'un mois après une mise en demeure du président de la formation de jugement, conformément aux articles R. 612-5-1 et R. 611-8-6 du code de justice administrative. Par conséquent, il n'est pas statué sur le fond de sa demande.
Avocat : PORET
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2307273
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, donne acte du désistement de la SCI Chalet Bois Blanc de son recours en excès de pouvoir contre un arrêté municipal, ce désistement étant réputé acquis en application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative. La juridiction rejette par ailleurs l'intervention de la société SFR, qui n'a pas été formée régulièrement selon l'article R. 632-1 du même code. Enfin, elle écarte les demandes de condamnation de la SCI au titre des frais de procès.
Avocat : SELARL GINKGO AVOCATS
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2207702
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple de trois syndicats de pompiers concernant leur recours en annulation et en injonction contre le conseil départemental de l'ordre des médecins de l'Isère. La juridiction rejette les demandes des parties relatives à l'allocation d'une somme d'argent sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article R. 222-1 du même code, qui permet de statuer par ordonnance lorsqu'il ne reste plus à juger que des questions de dépens.
Avocat : SOCIETE D'AVOCATS FAYAN-ROUX, BONTOUX & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602299
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé-suspension, rejette la demande de M. B... visant à suspendre l'invalidation de son permis de conduire pour solde de points nul. Le juge estime que la condition d'urgence est satisfaite au regard de la situation professionnelle du requérant, mais qu'aucun doute sérieux sur la légalité de la décision n'est établi, notamment concernant l'information sur les retraits de points. La décision est fondée sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et R. 223-3 du code de la route.
Avocat : CHEMARIN
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2602525
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'une décision implicite de rejet d'une demande de regroupement familial. Le juge a estimé que le requérant n'avait pas démontré l'existence d'une situation d'urgence suffisamment grave et immédiate justifiant une mesure provisoire, notamment au regard de l'absence de vie commune antérieure et de la possibilité de maintenir une relation à distance. La décision a été rendue en application des articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : GOURLAOUEN
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2601878
Le Tribunal administratif de Rennes, statuant par ordonnance, a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir visant l'annulation du refus implicite du Conseil national de l'ordre des masseurs-kinésithérapeutes de reconnaître un diplôme québécois de physiothérapie. La juridiction a jugé qu'elle était incompétente territorialement pour connaître de ce litige. Elle a ordonné la transmission du dossier au Tribunal administratif de Paris, siège de l'autorité ayant pris la décision, en application des articles R. 312-1 et R. 221-3 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2601658
Le Tribunal administratif de Rennes rejette par ordonnance un recours pour excès de pouvoir contre le classement sans suite d'une demande de naturalisation. Il juge la requête manifestement irrecevable car le classement, intervenu après une mise en demeure restée sans réponse, ne constitue pas une décision faisant grief lorsque le dossier est effectivement incomplet. La juridiction applique les articles R. 222-1 et R. 421-1 du code de justice administrative ainsi que l'article 40 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993.
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2601180
Le Tribunal administratif de Rennes rejette la requête en excès de pouvoir dirigée contre un arrêté préfectoral de recouvrement d'une astreinte. Le juge administratif s'estime incompétent, considérant que la décision contestée, prise sur le fondement des articles L. 480-7 et L. 480-8 du code de l'urbanisme, constitue une mesure d'exécution directe d'un jugement pénal. La requête est donc rejetée comme ne relevant pas de la compétence de la juridiction administrative, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2507489
Le Tribunal administratif de Rennes, statuant par ordonnance, a rejeté comme manifestement irrecevable le recours en excès de pouvoir formé contre un permis d'aménager. Le juge a estimé que les requérants, résidant à plus d'un kilomètre du projet, ne justifiaient pas d'un intérêt à agir, l'aménagement n'étant pas de nature à affecter directement leurs biens. La décision s'appuie sur les conditions de recevabilité posées par l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme et applique la procédure de rejet par ordonnance prévue à l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Avocat : SOCIETE D'AVOCATS LE ROY GOURVENNEC PRIEUR
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2506081
Le Tribunal administratif de Rennes statue par ordonnance sur un recours en excès de pouvoir. Il donne acte du désistement pur et simple des sociétés requérantes concernant l'annulation de deux arrêtés d'urbanisme. Le tribunal rejette leur demande d'allocation d'une somme au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, estimant qu'il n'y a pas lieu d'y faire droit dans les circonstances de l'espèce.
Avocat : SOCIETE D'AVOCATS LEXCAP
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2306406
Le Tribunal administratif de Rennes statue par ordonnance sur un recours en excès de pouvoir visant l'annulation d'un permis d'aménager. Le tribunal donne acte du désistement pur et simple des requérants, rendant sans objet leur demande d'annulation. Il rejette par ailleurs toutes les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, qui concernaient la condamnation aux dépens, en application de l'article R. 222-1 du même code.
Avocat : CABINET D'AVOCATS COUDRAY
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2602694
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé, rejette la demande de suspension des retenues sur salaire et de mesures provisoires présentée par une ancienne agent communal. Le juge estime que la condition d'urgence, exigée par l'article L. 521-2 du code de justice administrative pour la sauvegarde d'une liberté fondamentale, n'est pas établie, la requérante ne démontrant pas une atteinte grave et immédiate à ses conditions d'existence. La demande d'allocation de provision et d'injonctions diverses est donc écartée.
Avocat : LATAPIE
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2602366
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé, rejette la requête d'un demandeur sollicitant une injonction pour le traitement rapide de sa demande de RSA. Le juge estime que les conditions de l'article L. 521-2 du code de justice administrative ne sont pas remplies, notamment l'existence d'une urgence justifiant une intervention à très brève échéance pour sauvegarder une liberté fondamentale. Il rejette également les conclusions indemnitaires et à fin d'annulation, qui ne relèvent pas de la compétence du juge des référés, en application des articles L. 511-1 et L. 522-3 du même code.
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2601620
Le Tribunal administratif de Nîmes, statuant en référé, a rejeté la requête de la SCI Agir qui demandait la suspension d'une décision préfectorale implicite de rejet. Le juge a estimé que la condition d'urgence, exigée par l'article L. 521-1 du code de justice administrative, n'était pas remplie, car les griefs invoqués se rattachaient à d'autres décisions distinctes et aucun élément probant sur la situation financière de la requérante n'était produit. En conséquence, la demande a été rejetée sans examen du sérieux des moyens au fond, en application de l'article L. 522-3 du même code.
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2601562
Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision préfectorale ayant retiré le permis de conduire du requérant pour cinq mois. Le juge a estimé, sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, qu'aucun des moyens soulevés (défaut de motivation, incompétence, erreur d'appréciation) ne créait un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée. Par conséquent, sans même examiner la condition d'urgence, la requête a été jugée mal fondée.
Avocat : BISCARRAT
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2601446
Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en référé, a rejeté la demande de M. B... visant à obtenir la communication de documents relatifs à la cessation de son RSA. Le juge a estimé que le requérant n'avait pas démontré le caractère d'urgence nécessaire pour obtenir une mesure sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative. En l'absence d'urgence, la requête a été rejetée par application de l'article L. 522-3 du même code.
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2601408
Le Tribunal administratif de Nîmes, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral de suspension du permis de conduire. Le juge estime que le requérant, un chauffeur routier, ne démontre pas l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la mesure, malgré l'allégation de conséquences graves pour sa vie professionnelle. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la route relatives à la suspension administrative du permis pour conduite en état d'alcoolémie.
Avocat : GUYON