Jurisprudence administrative
965 937 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
965 937
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2603336
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'un arrêté municipal de Bondy interdisant l'occupation prolongée de l'espace public. Le juge a estimé que l'association requérante n'avait pas démontré l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté, qui relève des pouvoirs de police générale du maire pour assurer la tranquillité publique (articles L. 2212-2 et suivants du code général des collectivités territoriales). La condition d'urgence prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'était donc pas remplie.
Avocat : Florent Verdier
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2601733
Sujet principal : Demande en référé-suspension contre une décision de radiation scolaire. Juridiction : Tribunal administratif de Toulon (formation de référé). Solution retenue : Rejet de la demande pour irrecevabilité, car la requête en suspension n'était pas accompagnée d'une requête au fond, en méconnaissance de l'article R. 522-1 du code de justice administrative. Textes appliqués : Articles L. 521-1, L. 522-3 et R. 522-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2601960
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant par ordonnance, rejette une requête en excès de pouvoir visant à obtenir la requalification d'une infraction pour excès de vitesse et un aménagement de la suspension du permis de conduire. Il juge la demande manifestement irrecevable, car le juge administratif n'a pas compétence pour requalifier une infraction routière ni pour adresser des injonctions à l'administration dans ce domaine. La décision s'appuie sur les articles R. 411-1 et R. 222-1 du code de justice administrative, qui exigent des conclusions précises et limitent le pouvoir du juge.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2609459
**Sujet principal** : Demande d'injonction (référé) pour obtenir la délivrance d'un récépissé de demande de carte de résident. **Juridiction** : Tribunal administratif de Paris (formation de référé). **Solution retenue** : La requête est rejetée pour incompétence territoriale. Le juge estime que le litige relève du tribunal administratif de Cergy-Pontoise, compétent pour le lieu de résidence de la requérante (Bezons, Val-d'Oise). **Textes appliqués** : Les articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative (CJA) pour déterminer la compétence territoriale, et l'article R. 522-8-1 du CJA pour rejeter la requête par ordonnance en cas de déclinatoire de compétence.
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2504587
Le Tribunal Administratif de Rouen rejette la requête en excès de pouvoir dirigée contre un arrêté préfectoral de refus de séjour, d'obligation de quitter le territoire et d'interdiction de retour. La juridiction accueille l'exception d'autorité de la chose jugée, constatant que le litige présente une identité d'objet, de cause et de parties avec un précédent jugement ayant déjà statué sur la légalité du même arrêté. En conséquence, les conclusions aux fins d'annulation, d'injonction et de condamnation aux dépens sont rejetées.
Avocat : SEYREK
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2608498
Sujet principal : Question de compétence territoriale d'un tribunal administratif concernant le recours d'un entraîneur contre une suspension prononcée par France Galop. Juridiction : Tribunal Administratif de Paris (statuant par ordonnance de référé). Solution retenue : Le tribunal se déclare incompétent et transmet le dossier au Tribunal Administratif de Nantes, le siège de l'entreprise du requérant étant situé dans le Maine-et-Loire. Textes appliqués : Articles R. 312-10 et R. 221-3 du code de justice administrative (règles de compétence territoriale pour les litiges relatifs aux activités professionnelles).
Avocat : JUGUET
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2602026
Le Tribunal Administratif de Paris, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple du requérant, M. A..., de l'ensemble de ses conclusions. La juridiction applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui l'autorise à constater un tel désistement. En conséquence, l'instance est éteinte sans qu'il soit statué sur le fond de la demande, qui portait sur le refus de la tarification solidarité transport par Île-de-France Mobilités.
Avocat : BAYOU
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2502132
Le Tribunal Administratif de Rouen a statué sur une demande d'indemnisation d'un agent municipal du Havre pour une maladie professionnelle (épisode dépressif). Le tribunal a rejeté la demande principale fondée sur la responsabilité sans faute de la commune, considérant que l'agent n'avait pas démontré l'existence d'un préjudice distinct de celui déjà indemnisé ou en cours d'instruction. Il a toutefois condamné la commune à verser une somme complémentaire pour préjudice moral lié au retard dans le traitement de sa demande, en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et des principes généraux de la responsabilité administrative.
Avocat : LERAT
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2529201
Le Tribunal Administratif de Paris, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. C... D... visant à annuler un arrêté préfectoral lui enjoignant de quitter le territoire français. Le juge a estimé que les moyens soulevés (incompétence, défaut de motivation, méconnaissance du droit d'être entendu et du droit au maintien) étaient manifestement infondés, notamment au regard des dispositions de l'article L. 542-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La décision a été rendue en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative permettant un rejet par ordonnance pour des moyens manifestement infondés.
Avocat : SARHANE
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2526301
Le Tribunal administratif de Paris statue sur un recours en excès de pouvoir contre le refus de renouveler un titre de séjour étudiant. La requérante s'étant désistée de ses conclusions principales, le tribunal donne acte de ce désistement. Il condamne néanmoins l'Etat à lui verser 800 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative pour les frais exposés dans l'instance.
Avocat : HADDAG
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2524593
Le Tribunal administratif de Paris rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. La demande indemnitaire dirigée contre deux établissements hospitaliers est irrecevable car la requérante n'a pas préalablement formé de demande auprès de l'administration, méconnaissant ainsi l'article R. 421-1 du code de justice administrative. Le juge statue par ordonnance sur ce défaut de recevabilité en application de l'article R. 222-1 du même code.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2520975
Le Tribunal administratif de Paris a annulé la décision du préfet de police refusant de délivrer un récépissé de première demande de titre de séjour à la requérante. La juridiction a jugé que ce refus méconnaissait les dispositions de l'article R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la requérante ayant déposé un dossier complet. En revanche, elle a rejeté la demande d'injonction de délivrer un récépissé, une décision implicite de rejet étant intervenue depuis, et a condamné l'État à verser 500 euros à la requérante au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : GUILLIER
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2609187
Le Tribunal Administratif de Paris statue sur une demande de référé-liberté concernant le refus implicite de renouvellement d'un titre de séjour d'un ressortissant afghan bénéficiaire de la protection subsidiaire. Le requérant s'étant désisté de ses conclusions principales (suspension et injonction), le juge se limite à prononcer son admission provisoire à l'aide juridictionnelle. Il ordonne également à l'Etat de verser à son avocat une somme de 800 euros au titre des frais liés au litige, en application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et sous réserve de conditions.
Avocat : DE SEZE
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2608166
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la demande de suspension en référé du refus de renouvellement d'un titre de séjour. Le juge a reconnu la condition d'urgence, mais a estimé qu'aucun des moyens soulevés, notamment celui tiré d'une erreur manifeste d'appréciation, ne créait un doute sérieux sur la légalité de la décision préfectorale. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : TOMASI
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2606511
Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre une décision de l'OFII mettant fin aux conditions matérielles d'accueil d'un demandeur d'asile yéménite. Le tribunal a rejeté la demande d'annulation, estimant que la décision de l'OFII, motivée par le défaut de déclaration d'une protection internationale antérieure en Grèce, était suffisamment motivée et respectait les exigences procédurales. La juridiction a appliqué les dispositions de l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que la directive européenne 2013/33/UE.
Avocat : NICOLET
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2503430
Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé la décision implicite de rejet d'une demande de titre de séjour pour raisons médicales présentée par une ressortissante congolaise. La juridiction a jugé que l'avis favorable du collège de médecins de l'OFII, constatant la nécessité d'une prise en charge médicale en France, rendait la décision préfectorale contraire aux dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de deux mois et a condamné l'État à verser 1 000 euros à la requérante au titre des frais exposés.
Avocat : DRAHY
Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2601005
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête de M. A... visant à annuler plusieurs mesures d'éloignement (OQTF, interdiction de retour, refus de délai de départ volontaire, assignation à résidence). Le tribunal a jugé légal le refus de délai de départ volontaire, au motif que le comportement de l'intéressé, caractérisé par un risque de soustraction à la mesure d'éloignement, constituait une menace pour l'ordre public au sens des articles L. 612-2 et L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les autres moyens, notamment ceux tirés de la Convention européenne des droits de l'homme, ont été abandonnés par le requérant.
Avocat : DROBNIAK
Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2601004
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand rejette la requête en annulation du renouvellement de l'assignation à résidence de M. A... La juridiction estime que l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) du 29 janvier 2026, qui fonde la mesure d'assignation, est légale. Elle considère que la procédure contradictoire prévue par l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration a été respectée et que les conditions de l'article L. 615-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (signalement Schengen) sont établies.
Avocat : CHERAMY
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2510323
Le Tribunal administratif de Lille statue par ordonnance sur une requête initialement dirigée contre une décision implicite de rejet de demande de titre de séjour. Le requérant s'étant désisté de ses conclusions principales, le juge donne acte de ce désistement pur et simple. Il condamne l'État à verser à l'avocat du requérant la somme de 800 euros au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, le requérant bénéficiant de l'aide juridictionnelle.
Avocat : LESCENE
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2509836
Le Tribunal administratif de Lille constate le désistement d'office du requérant, M. A..., suite à son défaut de confirmer le maintien de sa requête dans le délai imparti. La juridiction donne acte de ce désistement, mettant ainsi fin à la procédure sans examen du fond, qui portait sur le recours contre un arrêté préfectoral d'éloignement. Cette décision d'ordonnance est fondée sur les dispositions de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative.
Avocat : DANSET-VERGOTEN