Jurisprudence administrative
965 937 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
965 937
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2601107
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant par ordonnance, a été saisi d'un recours en excès de pouvoir contre le refus d'attribution du complément indemnitaire annuel (CIA) à un fonctionnaire. Il a constaté que le requérant, un attaché d'administration, était affecté à Rennes et non dans le ressort de Dijon. En application de l'article R. 312-12 du code de justice administrative, il a déclaré incompétent et a transmis le dossier au Tribunal Administratif de Rennes.
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2604499
**Sujet principal** : Demande en référé-liberté (article L. 521-3 CJA) visant à obtenir la convocation pour le renouvellement d'un titre de séjour et la délivrance d'un récépissé de travail. **Juridiction** : Tribunal administratif de Cergy-Pontoise (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés a très probablement fait droit à la requête en enjoignant au préfet de convoquer la requérante dans un délai bref. Cette solution s'appuie sur la jurisprudence constante selon laquelle, en matière de renouvellement, un dysfonctionnement empêchant d'obtenir un rendez-vous et exposant à une perte d'emploi caractérise l'urgence. **Textes appliqués** : Article L. 521-3 du code de justice administrative (référé-liberté) et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile relatives au renouvellement des titres de séjour.
Avocat : PENTIER FRANCOISE
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2603804
**Sujet principal** : Demande de suspension en référé d'une décision implicite de rejet d'une demande de certificat de résidence algérien. **Juridiction** : Tribunal administratif de Melun (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés rejette la requête en considérant que les conclusions en suspension sont "manifestement irrecevables". Il estime que la requérante n'a pas présenté sa demande via le téléservice obligatoire, et qu'elle n'a pas justifié de difficultés nécessitant le recours à la solution de substitution prévue. Par conséquent, la décision attaquée est considérée comme inexistante. **Textes appliqués** : L'article L. 522-3 du code de justice administrative (permettant un rejet sans instruction), l'article R. 431-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (instaurant l'obligation de dépôt en ligne).
Avocat : MEGHERBI
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2202070
Le Tribunal administratif de Nantes statue sur une demande de décharge de responsabilité solidaire pour des cotisations d'impôt sur le revenu. La juridiction constate un désistement d'office de la requérante, Mme B..., faute d'avoir confirmé le maintien de ses conclusions après y avoir été invitée. Elle donne acte de ce désistement en application des articles R. 612-5-1 et R. 611-8-6 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2503845
**Sujet principal** : Demande d'injonction urgente (référé) pour obtenir la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction d'une demande de renouvellement de titre de séjour. **Juridiction** : Tribunal administratif de Caen (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge déclare qu'il n'y a plus lieu de statuer, car l'administration a délivré l'attestation demandée après l'introduction de la requête, rendant la demande sans objet. **Textes appliqués** : Article L. 521-3 du code de justice administrative (mesures d'urgence).
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2209956
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la demande de la société de transports ambulanciers Ourson bleu, qui réclamait le paiement de frais d'attente impayés par les Hôpitaux Paris Est Val-de-Marne. Le tribunal a jugé que la facturation de ces frais d'attente était contraire aux stipulations du marché public, notamment à son article 7.1. qui prévoyait une tarification forfaitaire excluant une rémunération « au temps ». La décision s'appuie sur les dispositions du code de la commande publique et du cahier des clauses administratives générales applicables aux marchés publics.
Avocat : AERIGE AVOCATS
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2204497
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête d'une enseignante stagiaire qui demandait l'annulation de l'arrêté renouvelant son stage et sollicitait sa titularisation ainsi qu'une indemnisation pour harcèlement moral. La juridiction a jugé que le renouvellement du stage, fondé sur un avis défavorable du jury, n'était entaché ni d'erreur manifeste d'appréciation ni d'irrégularité procédurale, et que les allégations de harcèlement n'étaient pas établies. La décision s'appuie sur les dispositions du code général de la fonction publique et de l'arrêté du 22 août 2014 relatif au stage des enseignants.
Avocat : INGELAERE & PARTNERS AVOCATS
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2211505
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête d'un professeur contestant son interdiction d'accès à son collège et sa suspension disciplinaire. Concernant l'interdiction d'accès, le tribunal a jugé le recours irrecevable pour tardiveté, le délai de deux mois n'ayant pas été respecté. Concernant la suspension de quatre mois, la requête a été jugée sans objet car une décision ultérieure de réintégration avait mis fin à la mesure. Les textes appliqués sont les articles R. 421-1 et R. 421-2 du code de justice administrative relatifs aux délais de recours.
Avocat : CABINET CASSEL
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2211471
Sujet principal : Recours contre le refus de valider l'admission à un examen professionnel de la fonction publique pour accéder au grade supérieur. Juridiction : Tribunal Administratif de Melun. Solution retenue : Rejet de la requête, confirmant la légalité du refus de validation. Textes appliqués : Article L. 325-37 du code général de la fonction publique et article 25 du décret n° 2009-1388 du 11 novembre 2009, qui autorisent l'administration à vérifier les conditions d'éligibilité des candidats jusqu'à leur nomination, même après la réussite aux épreuves.
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2400959
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de M. A... B..., un ressortissant malien, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) prononcés par le préfet de Seine-et-Marne. Le tribunal a estimé que la décision préfectorale était suffisamment motivée et ne méconnaissait pas les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a jugé que l'administration avait procédé à un examen sérieux de la situation du requérant et que le seul fait de disposer d'un contrat de travail ne constituait pas un motif exceptionnel justifiant la délivrance d'un titre de séjour.
Avocat : PIERROT
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2400922
Le Tribunal Administratif de Melun a annulé l'arrêté préfectoral du 25 octobre 2023 refusant un titre de séjour à un ressortissant malgache et lui enjoignant de quitter le territoire. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis une erreur manifeste d'appréciation en ne tenant pas compte de l'intégration professionnelle et personnelle du requérant, notamment de ses liens familiaux en France, au regard des dispositions de l'article L. 435-1 du CESEDA et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Par conséquent, le refus de titre de séjour et les mesures d'éloignement associées sont annulés, et l'administration est invitée à réexaminer la situation.
Avocat : SELARL AEQUAE AVOCATS
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2400541
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête d'une enseignante stagiaire contestant le renouvellement de son stage et demandant réparation pour un préjudice lié à des allégations de harcèlement moral. La juridiction a jugé que la décision de renouvellement était régulière et que les faits allégués ne caractérisaient pas un harcèlement moral au sens de l'article 6 quinquies de la loi du 13 juillet 1983. Elle a également déclaré irrecevables les conclusions tendant à des injonctions à titre principal, conformément aux principes du contentieux administratif.
Avocat : INGELAERE & PARTNERS AVOCATS
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2312578
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de M. A..., un ressortissant centrafricain, qui demandait l'annulation du rejet implicite de sa demande de renouvellement d'un titre de séjour "vie privée et familiale". La juridiction a jugé que l'administration n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en estimant que le requérant n'apportait pas la preuve du maintien des conditions requises pour ce titre, notamment une insertion suffisante dans la société française. La décision s'appuie sur les dispositions des articles L. 423-23 et L. 433-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : HARIR
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2308763
**Sujet principal** : Recours contre des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et des pénalités, suite à une vérification de comptabilité d'une société. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Melun (10ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête de la contribuable. Il écarte les moyens soulevés, considérant que le principe d'indépendance des procédures rend inopérantes les critiques sur la vérification de la société, et que la proposition de rectification adressée à la contribuable respectait ses droits de la défense. **Textes appliqués** : Article L. 57 du Livre des Procédures Fiscales (motivation et délai de réponse) et article 109 du Code Général des Impôts (définition des revenus distribués).
Avocat : GUIDET EMMANUEL
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2401356
Le Tribunal Administratif de Melun a annulé une décision implicite de rejet d'une demande d'admission exceptionnelle au séjour d'une ressortissante togolaise. Le juge a retenu un défaut de motivation, l'administration n'ayant pas répondu à la demande de communication des motifs formulée dans les délais, en application de l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Il a enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de deux mois et de délivrer une autorisation provisoire de séjour, et a condamné l'État à verser 1 000 euros à la requérante au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : MHK AVOCATS
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2401167
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de Mme C... visant à annuler l'arrêté préfectoral du 20 décembre 2023 qui refusait un titre de séjour et lui ordonnait de quitter le territoire français. La juridiction a estimé que le préfet de Seine-et-Marne avait légalement exercé son pouvoir d'appréciation en constatant l'absence de ressources stables et suffisantes de la requérante, conformément aux dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les moyens invoqués, notamment la méconnaissance de l'article 8 de la CEDH, n'ont pas été retenus.
Avocat : PESCHANSKI
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2401079
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de Mme C... D... visant à annuler le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) pris par la préfète du Val-de-Marne. Le tribunal a estimé que le signataire de la décision était compétent, que le refus était suffisamment motivé au regard de l'absence d'insertion professionnelle régulière de la requérante, et que ce refus ne méconnaissait pas les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les conclusions indemnitaires ont également été rejetées.
Avocat : DELAINE
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2536378
Le Tribunal administratif de Paris rejette une requête en excès de pouvoir visant à obtenir la délivrance d’une carte professionnelle d’agent de sécurité. La juridiction constate que le requérant n’a pas joint l’acte attaqué à sa demande, malgré une mise en demeure de régularisation. Elle prononce l’irrecevabilité manifeste de la requête en application des articles R. 412-1 et R. 222-1 (4°) du code de justice administrative.