Jurisprudence administrative
965 937 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
965 937
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2600005
Le Tribunal administratif de Nîmes, statuant par ordonnance, donne acte du désistement des requérants qui avaient contesté leur taxe d'habitation. La juridiction a constaté que les requérants, invités à confirmer le maintien de leur recours après un dégrèvement total accordé par l'administration, n'ont pas répondu dans le délai imparti. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1 et R. 612-5-1 du code de justice administrative, qui prévoient qu'un défaut de réponse à une telle invitation vaut désistement.
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2601123
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. A... B... comme manifestement irrecevable. Les conclusions visant à annuler le refus de diplôme par validation des acquis de l'expérience (délibération du 21 février 2024) sont tardives, le recours ayant été introduit près de deux ans après la connaissance de la décision, au-delà du délai raisonnable d'un an posé par le principe de sécurité juridique. Les conclusions indemnitaires sont également irrecevables, car le requérant n'a pas préalablement soumis sa demande de dommages-intérêts à l'administration, comme l'exige l'article R. 421-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2503945
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé, rejette la demande de M. B... visant à enjoindre au préfet et à la DRAC Normandie d'intervenir pour la sauvegarde de l'Abbaye Blanche, monument historique. Le juge estime que l'administration a, par courriers des 31 octobre et 2 décembre 2025, répondu au requérant en l'invitant à constituer un dossier d'avant-projet complet avec son architecte, et que l'absence de mesures immédiates ne caractérise pas une carence fautive justifiant une injonction en urgence. La décision est rendue sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, le juge considérant que les conditions d'urgence et d'utilité d'une mesure provisoire ne sont pas réunies.
Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2301222
Le Tribunal Administratif de Bastia rejette la requête de Mme A... visant à annuler des ordres de recouvrer émis par l'Agence de services et de paiement pour le remboursement d'aides agricoles du premier pilier de la PAC indûment perçues. Le tribunal estime que les ordres de recouvrer sont suffisamment motivés et que la prescription n'est pas acquise, notamment en s'appuyant sur le règlement (CE, Euratom) n° 2988/95 du 18 décembre 1995. Il rejette également les conclusions de la requérante concernant la suppression de passages des mémoires de l'Agence et la condamnation de celle-ci à des dommages-intérêts.
Avocat : CHEVALIER
Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2300406
Le Tribunal Administratif de Bastia a statué sur des recours concernant le refus d'aides PAC (Politique Agricole Commune) et des ordres de recouvrement. Le tribunal a jugé que la lettre de fin d'instruction initiale pour la campagne 2021 était devenue sans objet suite à son retrait par l'administration, entraînant un non-lieu à statuer sur cette partie. Concernant les demandes pour 2022 et les ordres de recouvrement pour 2020, le tribunal a rejeté les requêtes, considérant que les décisions administratives étaient légales et suffisamment motivées, notamment au regard du règlement européen (UE) n° 1307/2013.
Avocat : ANTONIOTTI
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2503843
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé, a été saisi par un ressortissant étranger confronté à un blocage de son compte ANEF l'empêchant de renouveler son titre de séjour. Le juge lui a accordé l'aide juridictionnelle provisoire et, constatant le désistement du requérant suite à la délivrance d'un récépissé par la préfecture, a donné acte de ce désistement. Il a également mis à la charge de l'État une somme au titre des frais exposés, en application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Avocat : WAHAB
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2605769
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé-liberté (article L. 521-2 CJA), rejette la demande d'un ressortissant marocain visant à enjoindre au préfet de délivrer un récépissé de renouvellement de carte de séjour. Le juge estime que le requérant ne démontre pas l'extrême urgence nécessaire, sa situation (suspension de contrat de travail datant de plus de quinze jours, risque de licenciement) ne justifiant pas une intervention dans le délai de quarante-huit heures prévu par la procédure. La demande est donc rejetée comme ne satisfaisant pas à la condition d'urgence.
Avocat : MORA
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2605595
**Sujet principal** : Demande d'injonction en référé pour obtenir la délivrance d'un récépissé autorisant le travail dans le cadre d'une demande de renouvellement de titre de séjour. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Marseille (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés rejette la requête. Il estime que le silence gardé par la préfecture pendant quatre mois sur la demande de renouvellement a fait naître une décision implicite de rejet avant même le dépôt de la requête. Or, le juge des référés ne peut, sur le fondement de l'article L. 521-3 du Code de justice administrative, ordonner une mesure qui ferait obstacle à l'exécution de cette décision administrative. **Textes appliqués** : Articles L. 521-3 du Code de justice administrative (CJA), et R. 431-3, R. 431-12, R. 432-1 et R. 432-2 du Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
Avocat : NGOMA
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2601411
Le Tribunal administratif de Marseille rejette la requête d'un fonctionnaire contestant le refus de lui accorder un forfait de promotion de grade après un reclassement. Le juge estime que la demande, fondée sur une simple déception liée à l'évolution salariale, ne présente aucun moyen juridique utile et sérieux. La requête est donc rejetée par ordonnance en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet d'écarter les moyens manifestement infondés.
Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2501678
Le Tribunal administratif de La Réunion, statuant par ordonnance, rejette la requête d'un lieutenant-colonel de sapeurs-pompiers demandant l'annulation du refus implicite du SDIS de rembourser ses billets d'avion achetés pour une formation. Le tribunal estime que le requérant n'a pas utilement contesté la décision, ses moyens n'étant pas assortis des précisions nécessaires pour en apprécier le bien-fondé. La juridiction applique l'article R. 222-1, 7° du code de justice administrative pour rejeter la requête sans examiner les autres fins de non-recevoir.
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2507486
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé, a été saisi par une requérante reconnue prioritaire et devant être logée d'urgence par la commission de médiation. Constatant qu'aucune offre de logement adaptée (T4 avec ascenseur) ne lui avait été faite dans le délai légal de six mois, le tribunal a enjoint au préfet des Alpes-Maritimes de procéder à son relogement. Cette injonction, assortie d'une astreinte, est fondée sur les articles L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation et R. 778-1 du code de justice administrative, qui imposent à l'État une obligation de résultat en matière de droit au logement opposable (DALO).
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2606739
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. C... visant à annuler une interdiction de retour sur le territoire français d'un an. La juridiction a jugé que le préfet de police était compétent pour signer l'arrêté, que la décision était suffisamment motivée et que la mesure, prise sur le fondement de l'article L. 612-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ne constituait pas une erreur manifeste d'appréciation ni une méconnaissance de l'article 8 de la CEDH. Le tribunal a toutefois accordé l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle à l'intéressé.
Avocat : CABINET ACTIS AVOCATS (SARL)
Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2600861
Le Tribunal Administratif de Pau a été saisi d'une demande de référé-suspension par l'opérateur SFR, contestant l'arrêté municipal d'opposition à l'installation d'une antenne relais. Le juge a rejeté la demande, estimant que la condition d'urgence, pourtant présumée par l'article L. 600-3-1 du code de l'urbanisme, n'était pas caractérisée en l'espèce, notamment en raison d'un délai injustifié entre l'introduction du recours au fond et la saisine en référé. La décision s'appuie sur les dispositions des articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 600-3-1 du code de l'urbanisme.
Avocat : GARCIA
Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2601015
Le Tribunal Administratif de Nancy a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral ordonnant la reconduite à la frontière d'un ressortissant marocain sous curatelle. Le tribunal a annulé l'arrêté du préfet des Vosges en date du 6 mars 2026, considérant que la procédure était entachée d'un vice pour avoir été menée sans l'assistance du curateur de l'intéressé, en méconnaissance de ses droits. La décision s'appuie sur les principes généraux du droit et les exigences procédurales relatives à la protection des personnes vulnérables.
Avocat : AARPI GARTNER & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2419305
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple de la requête introduite par la société Serience soins de suite et de réadaptation. Cette requête contestait initialement la fixation par l'ARS de Normandie de sa dotation de financement pour 2023. La juridiction applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui l'autorise à constater un tel désistement, mettant ainsi un terme à l'instance sans examen du fond.
Avocat : MUSSET & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2308828
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A... B... visant à annuler l'ajournement de sa demande de naturalisation. Le juge a considéré que le ministre de l'intérieur, statuant en recours, pouvait légalement apprécier l'opportunité d'accorder la naturalisation, notamment au regard du degré d'insertion professionnelle. En l'espèce, le motif de l'ajournement, fondé sur l'absence de ressources suffisantes et stables, n'était pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation, les revenus professionnels du requérant étant faibles avant même l'apparition de ses problèmes de santé. La décision s'appuie sur les articles 21-15 du code civil et 48 du décret du 30 décembre 1993.
Avocat : PITIOT
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602634
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a examiné une demande d'injonction et de liquidation d'une astreinte pour inexécution d'ordonnances antérieures enjoignant à la préfète de l'Isère de réexaminer une demande de titre de séjour. La juridiction a constaté l'inexécution de l'injonction, la préfète n'ayant pas procédé au réexamen dans les délais impartis, et a liquidé l'astreinte provisoire prononcée antérieurement. La décision s'appuie sur les articles L. 521-4, L. 911-6 et L. 911-7 du code de justice administrative.
Avocat : SCHURMANN
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2601977
Le Tribunal administratif de Rennes, statuant en référé, a admis le requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire. Il a donné acte de son désistement concernant les demandes de suspension et d'injonction visant les décisions préfectorales relatives à son certificat de résidence. En revanche, le tribunal a rejeté sa demande de mise à la charge de l'État de frais de procès non compris dans les dépens.
Avocat : PERES
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601134
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé, a rejeté la requête de contribuables qui demandaient la suspension d'une saisie administrative à tiers détenteur pour le recouvrement de droits de mutation à titre gratuit. Le juge a estimé que la juridiction administrative était manifestement incompétente pour connaître de ce litige. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 199 et L. 281 du livre des procédures fiscales, qui attribuent la compétence pour les contestations relatives aux droits d'enregistrement et à leur recouvrement au tribunal judiciaire et au juge de l'impôt.
Avocat : GUYON
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2606382
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'un refus de visa de long séjour pour réunification familiale. Le juge a estimé que la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'était pas remplie, les requérants n'ayant pas démontré un préjudice grave et immédiat lié à leur situation au Liban. La requête a été rejetée en application de l'article L. 522-3 du même code, sans qu'il soit besoin de statuer sur l'existence d'un doute sérieux quant à la légalité de la décision.
Avocat : ROULLEAU