965 021 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
965 021
Décisions totales
383 581
Ordonnances
257 518
Avec résumé IA
Le Tribunal administratif de la Guadeloupe, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'une décision implicite de rejet de titre de séjour. Le juge a estimé que la situation de grande précarité invoquée par la requérante ne caractérisait pas l'urgence particulière requise par l'article L. 521-2 du code de justice administrative pour sauvegarder une liberté fondamentale. La décision implicite de rejet, née du silence gardé par la préfecture au-delà du délai de quatre mois prévu à l'article R. 432-1 du CESEDA, n'est donc pas suspendue.
Le Tribunal Administratif de Saint-Martin a rejeté la demande de suspension en référé d'un arrêté préfectoral de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire français. Le juge a estimé que le requérant, ressortissant haïtien, n'avait pas démontré l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment quant à une violation de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme concernant un risque en cas de retour en Haïti. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi par la métropole Aix-Marseille-Provence pour constater une contravention de grande voirie. Le tribunal a retenu la responsabilité de M. A..., propriétaire du navire "Mariclo", pour occupation sans autorisation d'un poste à flot dans le port du Frioul. Cette occupation irrégulière, constitutive d'une atteinte au domaine public portuaire, a été constatée sur le fondement des articles L. 5335-4 et L. 5337-1 du code des transports et L. 2122-1 du code général de la propriété des personnes publiques.
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de Mme D... visant à annuler un arrêté préfectoral l'obligeant à quitter le territoire français. Le juge a estimé que le préfet des Bouches-du-Rhône était compétent pour signer l'arrêté et que la mesure, fondée sur l'article L. 611-1 4° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, était légale après le rejet définitif de sa demande d'asile. La demande d'injonction de délivrer un titre de séjour a également été rejetée.
Avocat : DAVID
Le Tribunal Administratif de Marseille rejette la requête d'un ressortissant marocain demandant l'annulation d'un arrêté préfectoral lui refusant un titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire français. Le tribunal estime que la décision, prise par une autorité compétente en vertu d'une délégation, est suffisamment motivée et ne révèle pas d'erreur manifeste d'appréciation dans l'examen de la situation personnelle du requérant. Les moyens tirés de la méconnaissance de l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987, du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), et de la Convention européenne des droits de l'homme sont écartés.
Avocat : JDK-AVOCAT
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté le recours en excès de pouvoir formé par un ressortissant guinéen contre un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et d'interdiction de retour de deux ans. La juridiction a jugé que la décision était suffisamment motivée, procédait d'un examen particulier de la situation du requérant et ne portait pas d'atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a notamment relevé que le requérant, débouté de l'asile et sans attaches familiales ou insertion en France, n'était pas fondé à contester la mesure d'éloignement.
Avocat : GILBERT
Le Tribunal Administratif de Marseille rejette la requête de M. D... visant à annuler un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction écarte les moyens soulevés, notamment ceux relatifs à l'incompétence de l'autorité signataire, à l'insuffisance de motivation et à la méconnaissance de l'article L. 311-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Elle estime que l'arrêté est régulier en droit et que le préfet n'était pas tenu de procéder à un examen particulier de la situation personnelle du requérant au stade de cette procédure d'éloignement.
Avocat : PREZIOSO
Le Tribunal Administratif de Marseille a annulé l'arrêté préfectoral refusant un titre de séjour et ordonnant l'éloignement d'une ressortissante russe. La juridiction a estimé que le refus méconnaissait le droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'intégration scolaire prolongée et des attaches familiales de l'intéressée en France. Le tribunal a enjoint au préfet de délivrer un titre de séjour "vie privée et familiale" dans un délai de quinze jours.
Avocat : LOUAFI RYNDINA
Le Tribunal Administratif de Marseille rejette la requête en annulation d'un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) avec interdiction de retour. Le tribunal estime que l'arrêté, pris sur le fondement des articles L. 611-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, est légal, notamment car le signataire était compétent par délégation et la motivation est suffisante. Il écarte également les griefs tirés d'une erreur manifeste d'appréciation et d'une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH), considérant que l'autorité administrative a procédé à l'examen individuel requis par la loi.
Avocat : CHELLY
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B... C... visant à annuler l'arrêté préfectoral rejetant sa demande de titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire. Le tribunal a jugé que le signataire de l'arrêté était compétent et que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation dans l'application de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a estimé que le requérant, dont la présence régulière en France n'était établie qu'à partir de 2020 et qui avait conclu un PACS en 2023, ne démontrait pas que le refus de titre portait une atteinte disproportionnée à son droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : IBRAHIM
Le Tribunal Administratif de Marseille a annulé l'arrêté préfectoral du 5 août 2025 rejetant la demande de titre de séjour de la requérante et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction a estimé que le refus, fondé sur la possibilité d'une procédure de regroupement familial, portait une atteinte disproportionnée au droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a enjoint au préfet de délivrer une carte de séjour temporaire "vie privée et familiale" dans un délai d'un mois, sous astreinte.
Avocat : KALAI
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant sur un recours pour excès de pouvoir, a rejeté la demande d'annulation d'un arrêté préfectoral rejetant une demande de titre de séjour et ordonnant une obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction a jugé que l'arrêté n'était pas entaché d'illégalité, notamment au regard des stipulations de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, considérant que la requérante n'établissait pas que son éloignement porterait une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale.
Avocat : IBRAHIM
Le Tribunal Administratif de Marseille a annulé l'arrêté préfectoral du 23 mai 2025 rejetant la demande de titre de séjour de M. B... et lui imposant une obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction a jugé que le préfet avait commis une erreur manifeste d'appréciation en ne reconnaissant pas que le refus de séjour portait une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressé, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a également annulé l'interdiction de retour associée, considérant qu'elle découlait de la décision illégale de rejet.
Avocat : DALANÇON
Le Tribunal Administratif de Marseille a statué sur un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) sans délai et d'interdiction de retour. Le tribunal a rejeté la demande d'annulation, estimant que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait correctement appliqué les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (articles L. 611-1 et suivants), après avoir examiné la situation individuelle du requérant au regard notamment de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a également déclaré irrecevables les conclusions aux fins de suspension et rejeté la demande d'aide juridictionnelle, présentée hors délai.
Le Tribunal Administratif de Marseille a annulé un arrêté préfectoral ordonnant l'éloignement d'un ressortissant égyptien, au motif que la décision ne respectait pas les exigences formelles de signature. La juridiction a retenu que l'arrêté, pris en application de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, était entaché d'illégalité pour avoir méconnu l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration, qui impose la mention du nom, du prénom et de la qualité du signataire. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la situation de l'intéressé dans un délai d'un mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l'attente, conformément à l'article L. 614-16 du CESEDA.
Avocat : KUHN-MASSOT
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de Mme C... visant à annuler un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction a estimé que l'arrêté était régulier, écartant les moyens soulevés, notamment sur la compétence du signataire, le respect des formalités et l'examen de la situation personnelle. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et du code des relations entre le public et l'administration.
Avocat : GHERIB
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B... visant à annuler l'arrêté préfectoral du 4 août 2025 qui refusait son titre de séjour et lui ordonnait de quitter le territoire. Le tribunal a jugé que l'arrêté était légal, notamment car le signataire était compétent (délégation de signature régulière) et que la motivation, s'appuyant sur les articles L. 423-23 et L. 611-1 du CESEDA ainsi que sur les articles 3 et 8 de la CEDH, était suffisante. Les autres moyens, comme la violation du principe du contradictoire ou de l'accord franco-tunisien, ont également été écartés.
Avocat : BOULFIZA
Le Tribunal Administratif de Marseille a annulé l'arrêté préfectoral du 4 août 2025 rejetant la demande de titre de séjour de M. B... et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction a estimé que le préfet avait commis une erreur manifeste d'appréciation en écartant la demande au titre de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, sans avoir procédé à un examen suffisant des compétences professionnelles et de l'insertion du requérant. Le tribunal a en conséquence ordonné au préfet de réexaminer la demande de titre de séjour dans un délai de deux mois.
Avocat : BECHELEN
Le Tribunal Administratif de Marseille a annulé la décision du préfet des Bouches-du-Rhône refusant le renouvellement de la carte de résident d'un ressortissant marocain. La juridiction a jugé que les condamnations pénales anciennes et peu graves de l'intéressé ne caractérisaient pas une menace grave pour l'ordre public au sens des articles L. 432-3 et L. 433-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Le tribunal a enjoint au préfet de délivrer la carte de résident dans un délai d'un mois.
Avocat : GILBERT
Le Tribunal Administratif de Marseille a annulé la décision du préfet des Bouches-du-Rhône refusant le renouvellement de la carte de résident d'un ressortissant tunisien. La juridiction a jugé que, compte tenu de l'ancienneté des condamnations et des preuves de réinsertion, sa présence ne constituait pas une menace grave pour l'ordre public au moment de la décision attaquée. Le tribunal a enjoint au préfet de délivrer la carte de résident dans un délai d'un mois, sous astreinte, en application des articles L. 432-3 et L. 433-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers.
Avocat : ZERROUKI