965 021 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
965 021
Décisions totales
383 581
Ordonnances
257 768
Avec résumé IA
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé, a enjoint au préfet des Alpes-Maritimes de convoquer un ressortissant américain pour lui remettre son titre de séjour "visiteur" expiré et lui permettre de déposer une demande de renouvellement, assortissant cette injonction d'une astreinte. Le juge a retenu l'urgence et l'utilité de la mesure, considérant que la carence de l'administration plaçait le requérant en situation irrégulière. La décision s'appuie sur les articles L.521-3 du code de justice administrative et R.431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers.
Avocat : CABINET LEXIDY (SELARL)
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé, a rejeté la demande des parents visant à enjoindre la rectrice de rétablir la scolarisation à temps plein de leur enfant en situation de handicap et à lui attribuer un accompagnant (AESH) à hauteur de 24 heures. Le juge a considéré que l'administration, confrontée à des difficultés de recrutement, avait mis en place un accompagnement de 8 heures hebdomadaires et que l'atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale, condition du référé-liberté (article L. 521-2 du code de justice administrative), n'était pas établie. La décision s'appuie sur les principes du droit à l'éducation (article L. 111-1 du code de l'éducation) et de scolarisation des enfants en situation de handicap (article L. 112-1 du même code).
Avocat : PERSICO
Le Tribunal administratif de Nice, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... qui demandait une injonction de logement d'urgence. Le juge estime que la demande est irrecevable car, la requérante ayant été reconnue prioritaire par la commission de médiation, le contentieux relève du dispositif spécifique du droit au logement opposable (article L.441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation). Par conséquent, la procédure de référé-liberté (article L.521-2 du code de justice administrative) n'est pas applicable en l'espèce.
Le Tribunal Administratif de Nice rejette la requête en excès de pouvoir visant l'annulation d'un refus implicite de titre de séjour. Le juge constate que la demande a été irrégulièrement présentée par voie postale, sans que ce mode de dépôt ne soit autorisé par le préfet des Alpes-Maritimes, en méconnaissance de l'article R. 431-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Par conséquent, le silence gardé par l'administration sur cette demande irrégulière ne constitue pas une décision faisant grief susceptible d'un recours pour excès de pouvoir.
Avocat : DARMON
Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant en plein contentieux, a rejeté la requête de la communauté intercommunale CIREST visant à annuler un protocole transactionnel de 2019 et à obtenir réparation pour des travaux défectueux sur un émissaire en mer. Le tribunal a jugé que la CIREST n'établissait pas l'existence des vices de consentement allégués (erreur, dol, déséquilibre manifeste) et que les sociétés Egis Eau et SBTPC SOGEA Réunion ne pouvaient être tenues pour responsables contractuellement des dommages survenus après la signature de ce protocole, qui avait mis fin au litige initial. La décision s'appuie sur les principes généraux du droit des contrats administratifs et les dispositions du code de la commande publique relatives aux transactions.
Avocat : ROUX
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de Mme A... visant à annuler le rejet de sa demande de reprise d'ancienneté. La juridiction a jugé irrecevable son recours pour excès de pouvoir contre la décision du 21 décembre 2023, car celle-ci était confirmative de décisions antérieures (notamment du 12 juin 2019 et du 13 décembre 2021) contre lesquelles aucun recours n'avait été formé dans le délai légal. Le tribunal a appliqué les principes de sécurité juridique et de délai raisonnable (article R. 421-1 du code de justice administrative, article L. 411-2 du code des relations entre le public et l'administration), estimant que le délai d'un an pour contester était dépassé.
Avocat : BENOITON
Le Tribunal Administratif de La Réunion a jugé une requête en annulation d'une décision d'affectation d'un fonctionnaire. Le tribunal a d'abord écarté la fin de non-recevoir en estimant que la mesure, qui entraînait une diminution notable des attributions et responsabilités de l'agent, n'était pas une simple mesure d'ordre intérieur mais un acte faisant grief, susceptible de recours. Il a ensuite examiné le fond pour annuler la décision, considérant qu'elle constituait une sanction déguisée, prise en méconnaissance des garanties procédurales dues à l'agent, notamment celles prévues par l'article 65 de la loi du 22 avril 1905.
Avocat : MAILLOT
Le Tribunal Administratif de La Réunion a statué sur un recours en excès de pouvoir visant l'annulation de décisions du SDIS de La Réunion refusant de reconnaître une rechute d'accident de service et plaçant un agent en congé maladie ordinaire. Le tribunal a jugé que la demande d'annulation de l'arrêté de placement en congé maladie ordinaire était devenue sans objet suite à son retrait et à son remplacement par un arrêté de congé de longue maladie. Concernant le refus de prise en compte de la rechute, le tribunal a examiné la légalité des décisions au regard des articles L. 822-1, L. 822-5 et L. 822-18 du code général de la fonction publique et du décret du 30 juillet 1987.
Avocat : MAILLOT
Le Tribunal Administratif de La Réunion a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir visant l'annulation du refus de verser le RIFSEEP (IFSE et CIA) à un agent contractuel. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le régime indemnitaire (RIFSEEP), régi par le décret n° 2014-513 du 20 mai 2014 et l'article L. 714-4 du code général de la fonction publique, est fixé par délibération de la collectivité et ne s'applique pas de plein droit aux agents contractuels, sauf si la délibération le prévoit explicitement.
Avocat : BENOITON
**Sujet principal** : Recours d'une aide-soignante contractuelle contre le rejet implicite de sa demande de reclassement et son licenciement pour inaptitude physique par le centre hospitalier de La Réunion (CHUR). **Juridiction** : Tribunal Administratif de La Réunion (2ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal a jugé les deux requêtes (rejet implicite du reclassement et licenciement) recevables et les a jointes pour statuer par un même jugement, sans trancher le fond dans l'extrait fourni. L'analyse de la légalité de la décision implicite de rejet est engagée, notamment au regard de l'obligation de motivation. **Textes appliqués** : L'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration (motivation des décisions) est cité pour l'examen de la régularité de la décision implicite. Le code général de la fonction publique et le code de la santé publique sont également visés.
Avocat : MAILLOT
Le Tribunal Administratif de La Réunion a annulé la décision du préfet rejetant la demande de titre de séjour "parent d'enfant français" de la requérante. Le juge a estimé que le préfet avait commis une erreur de droit en opposant la condition d'entrée régulière prévue à l'article L. 412-1 du CESEDA, alors que cette condition est expressément écartée par l'article L. 423-7 du même code pour ce type de demande. La juridiction a également jugé que le préfet avait outrepassé ses compétences en prenant en compte des éléments non prévus par la loi, comme le lieu de scolarisation de l'enfant.
Avocat : BELLIARD
**Sujet principal** : Le litige concerne une poursuite pour contravention de grande voirie liée à la construction d'un mur de soutènement sur le domaine public maritime à la Martinique. **Juridiction** : Le Tribunal Administratif de la Martinique, statuant en formation de juge unique. **Solution retenue** : Le tribunal rejette les moyens soulevés par la défense concernant l'irrégularité des poursuites. Il constate que l'agent verbalisateur était régulièrement commissionné et assermenté, et que le préfet était compétent pour saisir la juridiction. La régularité de l'action publique est donc établie. **Textes appliqués** : Les articles L. 2132-2 et suivants du code général de la propriété des personnes publiques, notamment l'article L. 2132-3-2, ainsi que le code de justice administrative.
Avocat : NICOLAS AUTET AVOCAT
Sujet principal : Recours contre une amende forfaitaire majorée et un retrait de points suite à une infraction au code de la route. Juridiction : Tribunal Administratif de la Martinique (formation de juge unique). Solution retenue : Le tribunal déclare incompétent pour statuer sur la demande de décharge de la majoration de l'amende, cette contestation relevant de la juridiction judiciaire (articles 529-2, 529-9 et 530-2 du code de procédure pénale). Concernant le retrait de points, l'analyse juridique n'est pas entièrement reproduite, mais le tribunal examine la légalité de la décision ministérielle au regard des dispositions du code de la route, notamment l'article L. 223-3 relatif à l'information du contrevenant.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a rejeté les requêtes d'un enseignant demandant l'annulation du refus de protection fonctionnelle et une indemnisation pour préjudice lié à des allégations de harcèlement moral. Le juge a estimé que l'agent n'avait pas apporté d'éléments suffisants pour établir l'existence de faits de harcèlement moral ou de discrimination dans l'exercice de ses fonctions. La décision s'appuie sur les articles L. 133-2 et L. 134-1 du code général de la fonction publique, qui encadrent la protection des agents publics.
Avocat : INGELAERE BENJAMIN
La décision du Tribunal Administratif de la Guadeloupe concerne une demande d'indemnisation de la SCI OWI contre la commune de Terre-de-Haut, suite à la délivrance d'un certificat d'urbanisme opérationnel positif pour un terrain finalement jugé inconstructible. Le tribunal, statuant en excès de pouvoir, a considéré que la commune, ayant acquiescé aux faits par son silence après mise en demeure, pouvait voir sa responsabilité engagée pour faute. La solution retenue est l'examen du principe de responsabilité, fondé sur les articles L. 111-3, L. 121-40, L. 121-46 et L. 121-45 du code de l'urbanisme, ainsi que sur l'article R. 612-6 du code de justice administrative.
Avocat : ADALTYS AFFAIRES PUBLIQUES
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a rejeté la requête de plusieurs associations de protection de la nature visant à annuler l'arrêté préfectoral fixant la saison de chasse 2024-2025. Le tribunal a jugé que le préfet était compétent pour fixer les dates de chasse et que les mesures contestées (quotas, périodes) n'étaient pas entachées d'erreur manifeste d'appréciation ou d'illégalité au regard du code de l'environnement et du principe de précaution. La décision s'appuie principalement sur les dispositions du code de l'environnement.
Avocat : VICTORIA
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a rejeté la requête en excès de pouvoir visant à annuler la délibération communale classant quatre parcelles en zone agricole (A2B) dans le plan local d'urbanisme de Saint-François. La juridiction a jugé que le classement contesté n'était entaché ni d'erreur manifeste d'appréciation, ni d'illégalité au regard des dispositions du code de l'urbanisme, notamment ses articles L. 151-4 et R. 151-18. Les demandes d'injonction, de réparation et de condamnation aux dépens ont également été rejetées.
Avocat : PIERRE-LOUIS
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe rejette la requête en annulation de la délibération approuvant le Plan Local d'Urbanisme (PLU) de Saint-François. Le juge écarte les moyens soulevés, notamment l'absence de vice de procédure concernant le débat préalable sur le projet d'aménagement et le caractère facultatif des orientations d'aménagement et de programmation (OAP). La décision s'appuie sur les articles L. 153-12, L. 151-2 et L. 151-6 du code de l'urbanisme.
Avocat : GOURANTON
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a rejeté la requête de M. A... C... visant à annuler l'arrêté préfectoral lui refusant un titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction a estimé que le requérant n'apportait pas la preuve de la continuité de sa présence en France et que la situation de sa concubine, dont le titre de séjour avait expiré, ne s'opposait pas à une reconstitution familiale hors de France. Les moyens tirés de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ont donc été écartés.
Avocat : DJIMI
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a rejeté la requête de M. C... B... visant à annuler l'arrêté préfectoral lui refusant un titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction a estimé que les conditions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n'étaient pas remplies, notamment au regard de l'ancienneté et de la stabilité de ses liens personnels et familiaux en France. Elle a également jugé que cette mesure ne constituait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de la vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : DJIMI