965 021 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
965 021
Décisions totales
383 581
Ordonnances
257 368
Avec résumé IA
Le Tribunal Administratif de Rouen a annulé l'arrêté préfectoral du 13 juin 2025 refusant un titre de séjour à la requérante, lui enjoignant de quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour. La juridiction a retenu un vice de forme, constatant que la signature de l'arrêté ne mentionnait pas le prénom, le nom et la qualité du signataire, en méconnaissance de l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration. Cette illégalité formelle a entraîné l'annulation de l'ensemble de la décision attaquée.
Avocat : SEYREK
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté les requêtes de Mme F... et M. E... visant à annuler des arrêtés préfectoraux de refus de titre de séjour, d'obligation de quitter le territoire et d'interdiction de retour. La juridiction a estimé que le préfet de la Seine-Maritime était compétent pour signer ces actes et que les décisions attaquées n'étaient entachées d'aucune illégalité, notamment au regard des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Les demandes d'injonction et de condamnation pécuniaire ont par conséquent été écartées.
Avocat : SEYREK
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. B... visant à annuler l'arrêté préfectoral lui refusant un titre de séjour et lui notifiant une obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction a estimé que le préfet de la Seine-Maritime avait légalement exercé son pouvoir discrétionnaire en constatant l'absence de perspectives sérieuses d'insertion professionnelle du requérant, et que la procédure suivie était régulière. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), notamment ses articles L. 435-1 et L. 435-4, ainsi que sur l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968.
Avocat : SOUTY
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de Mme B... A... visant à annuler plusieurs arrêtés municipaux relatifs à un permis de construire et à un permis modificatif pour un immeuble de douze appartements à Cany-Barville. La juridiction a estimé que les moyens soulevés, fondés sur des vices de procédure et des méconnaissances du code de l'urbanisme (notamment les articles R. 431-8 à R. 431-14 et R. 431-21) et du plan local d'urbanisme, n'étaient pas établis ou ne constituaient pas des irrégularités de nature à entacher la légalité des autorisations délivrées. Elle a également rejeté les demandes d'application des articles L. 600-5 ou L. 600-5-1 du code de l'urbanisme ainsi que les demandes de condamnation aux dépens.
Avocat : SELARL AUDICIT
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté les requêtes d'un détenu visant à annuler une suspension d'affectation et une sanction disciplinaire. Le tribunal a jugé que la suspension de quatre jours était une mesure de police justifiée par les nécessités du service et proportionnée, et que la sanction de huit jours avec déclassement prononcée par la commission de discipline était régulière, notamment après substitution de base légale du code de procédure pénale au code pénitentiaire. Les moyens soulevés, notamment sur l'incompétence de l'auteur des décisions, le défaut de motivation et l'erreur d'appréciation, ont été écartés.
Avocat : AIT-TALEB
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé-liberté, a rejeté la requête de M. C... qui invoquait une atteinte à ses libertés fondamentales et à son droit d'accès au service public par le défaut de réponse de la Défenseure des droits et du ministre de la justice. Le juge a estimé que le requérant n'avait pas justifié de l'urgence particulière requise par l'article L. 521-2 du code de justice administrative pour une intervention dans un délai de quarante-huit heures. La demande a donc été rejetée par application de l'article L. 522-3 du même code, sans qu'il soit nécessaire d'organiser une procédure contradictoire.
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'un refus implicite de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que le requérant, occupant un CDI et étant hébergé, ne démontrait pas l'existence d'une urgence caractérisée par une atteinte grave et immédiate à sa situation. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative, le défaut d'urgence rendant inutile l'examen des moyens soulevés contre la légalité de la décision préfectorale.
Avocat : FUNCK
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé-liberté (article L. 521-2 du code de justice administrative), rejette la demande d'injonction visant à obtenir la délivrance d'un titre de voyage pour réfugié. Le juge estime que le requérant, bien que justifiant d'un besoin de se rendre auprès d'un parent malade, ne démontre pas l'existence d'une urgence impliquant une intervention dans un délai de quarante-huit heures, notamment en l'absence de nouvelle réservation de voyage et de date précise pour l'intervention chirurgicale. La condition d'urgence, nécessaire pour la procédure de référé-liberté, n'est donc pas caractérisée.
Avocat : KODMANI
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé-liberté, a rejeté la demande de Mme A... visant à enjoindre au préfet de police de lui délivrer un certificat de résidence. Le juge a estimé que la condition d'urgence particulière requise par l'article L. 521-2 du code de justice administrative n'était pas remplie, car la requérante n'a pas justifié d'une situation nécessitant une mesure dans un délai de quarante-huit heures, notamment en ce qui concerne son risque de perte d'emploi ou son impossibilité de voyager. La décision a été rendue en application des articles L. 521-2 et L. 522-3 du même code.
Avocat : CABINET MAOUCHE, DE FOLLEVILLE AVOCATS (AARPI)
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'une décision implicite de refus de renouvellement de titre de séjour. Le juge estime que le requérant, en ayant attendu plus de trois mois après l'expiration de son récépissé pour saisir la justice, ne démontre pas le caractère d'urgence exigé par l'article L. 521-1 du code de justice administrative. La requête est donc rejetée en application de l'article L. 522-3 du même code.
Avocat : CHELBI
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, rejette la demande d’injonction faite au préfet de police de statuer sur une demande de titre de séjour. Le juge constate qu’un rejet implicite de la demande est né du silence de l’administration au terme du délai de quatre mois prévu par les articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers. Saisi sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, il estime que cette décision implicite fait obstacle à l’injonction sollicitée, en l’absence de péril grave à prévenir.
Sujet principal : Recours contre le refus d'accorder une carte de combattant à titre posthume. Juridiction : Tribunal Administratif de Paris (ordonnance du président). Solution retenue : La requête est rejetée comme manifestement irrecevable. Textes appliqués : Article R. 222-1 du code de justice administrative et articles du code des pensions militaires d'invalidité et des victimes de guerre, qui n'instituent pas l'attribution posthume de la carte de combattant.
Le Tribunal administratif de Paris rejette la demande de suspension en référé d'un refus d'inscription sur une liste de qualification de professeur d'architecture. La juridiction estime la requête irrecevable car le requérant n'a pas introduit de recours principal en annulation distinct, comme l'exige l'article R. 522-1 du code de justice administrative. Elle relève également que la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-1 du même code n'est pas établie.
Sujet principal : Demande de suspension en référé d'une exclusion temporaire de fonctions d'une agent universitaire. Juridiction : Tribunal administratif de Paris (formation de référé). Solution retenue : Rejet de la requête pour irrecevabilité manifeste, car la demande de suspension n'était pas accompagnée d'une requête distincte en annulation. Textes appliqués : Articles L. 521-1, R. 522-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... visant à obtenir le versement d'allocations d'aide au retour à l'emploi par la commune de Moissy-Cramayel. Le juge a décliné sa compétence territoriale au profit du tribunal administratif de Melun, considérant que le litige concernant un ancien agent contractuel relevait de ce dernier en application de l'article R. 312-12 du code de justice administrative. La requête a donc été jugée irrecevable par application des articles L. 522-3 et R. 522-8-1 du même code.
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme B... visant à enjoindre à la commune de Gagny de lui transmettre des documents de fin de contrat. Le juge a décliné sa compétence territoriale, estimant que le litige relevant de la dernière affectation de l'agent contractuel dans la Seine-Saint-Denis, il était de la compétence du Tribunal administratif de Montreuil. Cette décision d'incompétence est fondée sur les articles R. 312-12 et R. 221-3 du code de justice administrative, appliqués en vertu des articles L. 522-3 et R. 522-8-1 du même code.
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'une décision préfectorale refusant un regroupement familial. Le juge a estimé que le requérant, bien que séparé de son épouse, n'avait pas démontré l'existence d'un préjudice suffisamment grave et immédiat caractérisant l'urgence requise par l'article L. 521-1 du code de justice administrative. En conséquence, la condition d'urgence n'étant pas remplie, la demande a été rejetée sans examen du sérieux des moyens au fond, sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code.
Avocat : TAELMAN
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. A... B... visant à annuler son assignation à résidence de 45 jours. Le tribunal a jugé que l'arrêté préfectoral était légal, notamment car il était suffisamment motivé et signé par une autorité compétente, et qu'il respectait les conditions de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les autres moyens, dont la méconnaissance du droit au respect de la vie privée et familiale, ont également été écartés.
Avocat : ELATRASSI-DIOME
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a ordonné l'expulsion d'une ancienne étudiante occupant sans titre un logement universitaire géré par le CROUS. Le juge a retenu l'urgence au sens de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, considérant que l'occupation illégale privait le service public de répondre à la demande d'autres étudiants. La demande a été jugée sérieuse et non sérieusement contestée, justifiant une injonction immédiate de libérer les lieux.
Avocat : SELARL SKOV
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a ordonné l'expulsion d'un occupant sans titre d'un logement universitaire géré par le CROUS d'Aix-Marseille-Avignon. Le juge a retenu l'urgence au sens de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, considérant que l'occupation illégale privait le service public de répondre à la demande étudiante. La demande a été jugée sérieuse et non sérieusement contestée, justifiant une injonction à libérer les lieux sans astreinte.
Avocat : SELARL SKOV