965 021 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
965 021
Décisions totales
383 581
Ordonnances
256 868
Avec résumé IA
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la demande de suspension en référé d'un arrêté municipal de Rodez réglementant les horaires nocturnes des commerces de vente à emporter. Le juge a estimé que la société requérante n'avait pas démontré l'existence d'un doute sérieux quant à la légalité de l'arrêté, qui relève des pouvoirs de police générale du maire pour prévenir les troubles à l'ordre public. La demande d'allocation d'une somme d'argent a également été rejetée.
Avocat : SELARL HORTUS AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé, a fait droit à la demande du maire de Cahuzac de désigner un expert pour constater l'état d'un immeuble présentant un péril pour la sécurité publique. Le juge a ordonné cette mesure d'expertise en application de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation et selon la procédure de référé prévue à l'article R. 531-1 du code de justice administrative. L'expert devra, dans un délai de 24 heures après sa désignation, examiner l'immeuble et proposer les mesures nécessaires pour mettre fin au danger imminent.
Le Tribunal administratif de Toulouse, statuant par ordonnance, rejette la requête de Mme B... visant à contester le refus d'octroi de l'allocation adulte handicapé (AAH). Il estime que le litige, portant sur le versement de cette prestation, relève manifestement de la compétence de l'ordre judiciaire, en application des articles L. 821-5 et L. 142-1 du code de la sécurité sociale. La juridiction administrative se déclare donc incompétente et indique que le requérant doit saisir le pôle social du tribunal judiciaire de Toulouse.
Le Tribunal administratif de Toulouse, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. A... qui demandait le réexamen de sa demande d'asile. Le juge estime que le litige, portant sur une décision de l'Office français des réfugiés et apatrides ou de la Cour nationale du droit d'asile, relève de voies de recours spécifiques et exclusives. Par conséquent, le tribunal se déclare incompétent pour en connaître, en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Toulouse, statuant en référé, a ordonné le relogement d'urgence de M. A..., reconnu prioritaire par la commission de médiation. Le juge a enjoint au préfet de la Haute-Garonne de lui attribuer un logement adapté, sous astreinte, constatant l'inexécution par l'État de son obligation de résultat. La décision s'appuie sur l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, qui consacre le droit au logement opposable.
Avocat : OUDDIZ-NAKACHE
Le Tribunal Administratif de Toulouse, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. B... contestant le refus de l'allocation adulte handicapé (AAH). Le tribunal a estimé qu'il n'était pas compétent pour connaître de ce litige, relevant du contentieux de la sécurité sociale. La solution retenue est donc un déclinatoire de compétence, fondé sur les articles L. 821-5 et L. 142-1 du code de la sécurité sociale, renvoyant le requérant devant le pôle social du tribunal judiciaire d'Albi.
Le Tribunal administratif de Toulouse, statuant par ordonnance, constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la requête en annulation et en injonction de Mme B..., car l'arrêté préfectoral contesté du 17 décembre 2025 a été retiré par l'administration. La juridiction prononce l'admission provisoire de la requérante à l'aide juridictionnelle et condamne l'État à verser 1 000 euros à son avocat au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Avocat : BREL JULIEN
Le Tribunal Administratif de Montpellier a jugé une demande en responsabilité contre la commune de Codalet suite à l'effondrement d'un mur de soutènement. Le tribunal s'est reconnu compétent, estimant que le mur litigieux, bien que n'appartenant pas en propre à la commune, constitue un accessoire indispensable d'une voie publique communale. En conséquence, il a condamné la commune à indemniser le propriétaire lésé pour son préjudice et à procéder aux travaux de réfection du mur, appliquant les principes de la responsabilité du fait des ouvrages publics.
Avocat : AMADEI
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de Mme A... visant à annuler le refus d'autorisation d'installer une terrasse en surplomb d'un canal géré par une Association Syndicale Autorisée (ASA). La juridiction a jugé que les décisions contestées, bien que dépourvues de la mention des voies de recours, étaient suffisamment motivées et que le refus était légal au regard des statuts de l'ASA et de l'ordonnance du 1er juillet 2004. Ces textes imposent aux propriétaires des obligations attachées aux immeubles, notamment de permettre l'entretien des ouvrages, ce que le projet de la requérante ne garantissait pas.
Avocat : SORIANO
Le Tribunal administratif de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme A... B... visant à suspendre et annuler son refus d'entrée sur le territoire français. Le juge constate que la décision attaquée, déjà exécutée par le réacheminement de la requérante, a épuisé ses effets, rendant la demande de suspension sans objet et irrecevable. La demande d'annulation, quant à elle, relève d'une procédure au fond et non du référé. La décision s'appuie sur les articles L. 521-2 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... qui demandait la suspension de la décision de la MDPH interrompant son allocation adulte handicapé (AAH). Le juge estime que le litige relève de la compétence exclusive du tribunal judiciaire, en application des articles L. 241-9 du code de l'action sociale et des familles et L. 142-1 du code de la sécurité sociale. Par conséquent, la juridiction administrative se déclare incompétente pour connaître de cette affaire.
Le Tribunal administratif de Montpellier a été saisi par la commune de Cerbère pour liquider une astreinte prononcée contre une occupante sans titre de son domaine public. Le tribunal a fait droit à la demande de la commune, liquidant l'astreinte définitive à 10 700 euros pour inexécution tardive de l'injonction de libérer les lieux. Il a appliqué les articles L. 911-7 et R. 751-3 du code de justice administrative, rejetant les moyens de la défenderesse fondés sur des difficultés d'exécution et une notification incertaine du jugement initial.
Avocat : S.C.P. CHICHET-HENRY AVOCATS - HG&C
Le Tribunal Administratif de Grenoble rejette la requête de M. A... visant à annuler l'arrêté préfectoral refusant le renouvellement de son titre de séjour de travailleur saisonnier et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction estime que l'arrêté est régulier, suffisamment motivé et ne procède pas d'une erreur manifeste d'appréciation, en relevant que la carte de séjour sollicitée est soumise à des conditions spécifiques, notamment le maintien de la résidence habituelle hors de France, prévues à l'article L. 421-34 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la CEDH et d'autres dispositions du CESEDA sont également écartés.
Avocat : ZOUAOUI
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral rejetant une demande de titre de séjour et ordonnant l'éloignement. Le tribunal a annulé la décision de la préfète de l'Isère, considérant qu'elle portait une atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale de la requérante, au regard notamment de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention relative aux droits de l'enfant. Il a enjoint à l'administration de réexaminer la situation de l'intéressée sous deux mois.
Avocat : MATHIS
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête en annulation d'un arrêté municipal de non-opposition à une déclaration préalable de détachement d'un lot à bâtir. Les requérants, des voisins, contestaient la légalité de l'autorisation au regard du code de l'urbanisme, mais le tribunal a jugé leurs moyens non fondés, notamment en considérant que les autorisations d'urbanisme sont délivrées sous réserve des droits des tiers. Le tribunal a également déclaré irrecevables les conclusions indemnitaires des bénéficiaires de l'autorisation, fondées sur l'article L. 600-7 du code de l'urbanisme, car cette disposition ne s'applique pas aux recours contre une non-opposition à déclaration préalable.
Avocat : CABINET D'AVOCATS VIA
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de riverains demandant l'annulation du refus implicite du préfet du Finistère d'ordonner la suspension de travaux et de mettre en demeure un aménageur de déposer une demande de dérogation pour atteinte aux espèces protégées. Le tribunal a jugé que les requérants ne justifiaient pas d'un intérêt à agir suffisant pour demander une telle injonction, et que leur moyen tiré d'un défaut d'examen de leur demande par le préfet n'était pas fondé. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'environnement relatives à la protection des espèces.
Avocat : SOCIETE D'AVOCATS LE ROY GOURVENNEC PRIEUR
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté une requête en annulation d'une décision tacite de non-opposition à une déclaration préalable de travaux. Les requérants invoquaient notamment un vice d'incompétence et de forme, mais le tribunal a jugé que le certificat délivré par la commune ne constituait pas une décision expresse et que son éventuelle illégalité n'affectait pas la légalité de l'autorisation tacite acquise. La décision s'appuie sur les articles R. 424-1, R. 423-23 et R. 424-13 du code de l'urbanisme.
Avocat : CABINET D'AVOCATS VIA
Le Tribunal Administratif de Rennes rejette la requête de M. A... visant à annuler l'arrêté préfectoral fixant son pays de renvoi. Le juge écarte tous les moyens soulevés, notamment ceux relatifs à l'incompétence, au vice de procédure, à l'insuffisance de motivation, au défaut d'examen et à l'erreur manifeste d'appréciation. La décision s'appuie sur le respect des procédures prévues par le code des relations entre le public et l'administration et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : CIMADE
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête en excès de pouvoir visant à annuler un permis d'aménager délivré pour un lotissement à Pléhédel. La juridiction a jugé non fondé le moyen tiré de l'incomplétude du dossier de demande, au regard des prescriptions des articles R. 441-2 à R. 441-4 du code de l'urbanisme. Elle a également considéré inopérant le moyen soulevé par voie d'exception concernant la légalité de l'OAP et du classement en zone du document d'urbanisme.
Avocat : LE CORNO ANTONIN
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la demande d'indemnisation de trois anciens associés d'une société de traiteur. Les requérants estimaient que l'État avait commis une faute en refusant initialement l'aide du fonds de solidarité COVID-19, causant la liquidation de leur entreprise. Le tribunal a jugé que le refus initial de l'administration était justifié, car la société ne remplissait pas une condition d'éligibilité (l'absence de dette fiscale impayée au 31 décembre 2019), et que le lien de causalité entre ce refus et la liquidation n'était pas établi. La décision s'appuie sur les dispositions du décret n° 2020-371 du 30 mars 2020 relatif au fonds de solidarité.
Avocat : ROCHE