965 021 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
965 021
Décisions totales
383 581
Ordonnances
256 868
Avec résumé IA
Le Tribunal Administratif de la Martinique a jugé une poursuite pour contravention de grande voirie concernant une occupation illégale du domaine public maritime. Le tribunal a condamné M. C... à une amende de 5 000 euros et l'a enjoint de remettre les lieux en l'état, rejetant ses moyens de défense. La décision s'appuie sur les articles L. 2132-3-2 et suivants du code général de la propriété des personnes publiques, considérant que les travaux réalisés constituent une atteinte à l'intégrité du domaine public.
Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de M. B... visant à annuler un titre de recettes émis pour le recouvrement d'un indu de revenu de solidarité active (RSA). Le tribunal a jugé que le requérant ne remplissait plus la condition de résidence stable et effective en France, requise par les articles L. 262-2 et R. 262-5 du code de l'action sociale et des familles, suite à son déménagement en Belgique. L'indu réclamé pour la période du 1er juin 2022 au 31 août 2023 est donc justifié.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a rejeté la requête de Mme B... A... visant à annuler deux arrêtés préfectoraux la plaçant en congé longue maladie puis en congé longue durée. Le tribunal a jugé que les arrêtés contestés étaient suffisamment motivés, car ils visaient expressément les textes applicables et le jugement antérieur ayant annulé les décisions précédentes, satisfaisant ainsi aux exigences du code des relations entre le public et l'administration. Il a également estimé que le moyen tiré d'une erreur manifeste d'appréciation n'était pas fondé, sans qu'il soit nécessaire de statuer sur l'imputabilité au service du malaise, celle-ci relevant d'une procédure indemnitaire distincte.
Avocat : TACITA PATRICE
La société Flokicat demandait l'annulation de deux factures de redevance portuaire devant le Tribunal Administratif de la Guadeloupe. Le tribunal a jugé irrecevable la demande concernant la première facture, car celle-ci avait été implicitement abrogée par l'émission de la seconde. Il a également déclaré irrecevable la demande d'annulation de la seconde facture, considérant que le recours, formé plus de deux mois après sa réception, était tardif au regard de l'article L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales. La requête a donc été rejetée.
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a ordonné l'expulsion d'un ancien étudiant occupant sans titre un logement universitaire géré par le CROUS. Le juge a retenu l'urgence au sens de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, considérant que l'occupation illégale privait le service public d'un logement nécessaire pour répondre à la demande étudiante. La demande du CROUS a été jugée sérieuse et non sérieusement contestée, justifiant une injonction de libérer les lieux sans astreinte.
Avocat : SELARL SKOV
Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi par la commune pour obtenir l'expulsion d'occupants sans droit ni titre d'une conciergerie municipale. Le tribunal a jugé la demande recevable et fondée, ordonnant la libération des lieux et l'évacuation des biens, avec recours possible à la force publique. La décision s'appuie sur les articles L. 2122-1 et L. 1 du code général de la propriété des personnes publiques, qui interdisent l'occupation sans titre d'une dépendance du domaine public.
Le Tribunal Administratif de Marseille rejette la requête de M. A... visant à annuler son arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction estime que l'arrêté préfectoral du 15 juillet 2025 est suffisamment motivé et que le préfet a correctement appliqué les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment les articles L. 611-1 et L. 613-1, après le rejet définitif de la demande d'asile du requérant. Le tribunal écarte également les moyens tirés d'une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) et de l'état de santé de l'intéressé (article L. 425-9 du CESEDA).
Avocat : GILBERT
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté le recours en excès de pouvoir de Mme A..., une ressortissante sénégalaise, visant l'annulation d'un arrêté préfectoral refusant un titre de séjour, ordonnant son éloignement et prononçant une interdiction de retour. Le tribunal a jugé que la décision était régulière, notamment quant à la compétence de la signataire, sa motivation suffisante et l'examen de la situation personnelle de l'intéressée. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : KANDJI
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. C..., un ressortissant marocain, qui contestait un arrêté préfectoral lui refusant un titre de séjour et lui ordonnant de quitter le territoire français. La juridiction a jugé que la décision était régulière, notamment en ce qui concerne la compétence de l'autorité signataire, la motivation suffisante et l'examen particulier de la situation du requérant. Elle a appliqué les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987.
Avocat : JDK-AVOCAT
Le Tribunal Administratif de Marseille a annulé l'arrêté préfectoral ordonnant l'éloignement et l'interdiction de retour d'un ressortissant tunisien. La juridiction a retenu que le préfet avait méconnu l'article L. 613-1 du CESEDA en ne procédant pas à un examen particulier de la situation du requérant, qui avait pourtant déposé une demande de titre de séjour avant la décision d'éloignement. Les mesures de fixation du pays de destination et d'interdiction de retour sont annulées par voie de conséquence.
Avocat : BADECHE
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... visant à annuler un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et une interdiction de retour. Le tribunal a jugé que l'arrêté était régulier, notamment quant à la compétence de son signataire, sa motivation suffisante et l'examen de la situation personnelle du requérant. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : PREZIOSO
Le Tribunal Administratif de Marseille rejette la requête de Mme A... visant à annuler un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction écarte les moyens soulevés, notamment ceux relatifs à l'incompétence de l'autorité signataire, à l'insuffisance de motivation et à la méconnaissance des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La décision s'appuie sur le code des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur le code des relations entre le public et l'administration.
Avocat : PREZIOSO
Le Tribunal Administratif de Marseille rejette la requête de M. D... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF) et l'interdiction de retour. Le tribunal écarte les moyens soulevés, notamment ceux relatifs à l'incompétence de l'autorité signataire, à l'insuffisance de motivation et au défaut d'information sur d'autres motifs de séjour. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : PREZIOSO
Le Tribunal Administratif de Marseille, saisi d'un recours pour excès de pouvoir, a annulé la décision du préfet des Bouches-du-Rhône du 28 juillet 2025 rejetant la demande de titre de séjour pour raisons médicales de la requérante. La juridiction a jugé que le préfet avait commis une erreur de droit en refusant d'examiner la demande au seul motif d'une précédente obligation de quitter le territoire, sans procéder à l'instruction requise. Le tribunal s'est fondé sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, sans qu'il soit nécessaire de statuer sur les autres moyens invoqués.
Avocat : GHERIB
Le Tribunal Administratif de Marseille a examiné un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral rejetant une demande de titre de séjour et ordonnant une obligation de quitter le territoire. Le tribunal a annulé l'arrêté, considérant que le préfet avait commis une erreur de droit et une erreur manifeste d'appréciation en n'examinant pas de manière suffisamment concrète et précise si le refus de séjour portait une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de la requérante, au regard notamment des articles L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a enjoint au préfet de procéder à un nouvel examen de la situation de l'intéressée.
Avocat : BATAILLE
Le Tribunal Administratif de Marseille, saisi d'un recours pour excès de pouvoir, rejette la demande d'annulation d'un arrêté préfectoral rejetant une demande de titre de séjour et ordonnant une obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le tribunal écarte les moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation et la méconnaissance de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, qui régit exclusivement la situation du requérant algérien. La décision s'appuie sur les dispositions de cet accord, du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : LE FEVRE
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de remettre effectivement un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour à un ressortissant marocain, ou à défaut la carte de séjour sollicitée, dans un délai de dix jours. Le juge a considéré que l'urgence était caractérisée, notamment en raison de la suspension du contrat de travail du requérant, et que la mesure était utile. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a été saisi par une ressortissante marocaine demandant l'injonction au préfet des Bouches-du-Rhône de statuer sur sa demande de renouvellement de titre de séjour (type "passeport talent") ou de lui délivrer un document provisoire autorisant le travail. Le juge a constaté l'urgence, notamment au regard des risques de suspension de son contrat de travail, et a jugé la mesure utile. Il a en conséquence ordonné au préfet de statuer dans un délai de deux mois sur la demande de la requérante, en application de l'article L. 521-3 du code de justice administrative et des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile relatives aux procédures dématérialisées.
Le Tribunal administratif de Marseille rejette la requête de M. B... comme étant manifestement irrecevable. Le recours en annulation contre l'arrêté préfectoral de 2023 prononçant une interdiction de retour est tardif, car déposé hors du délai de 48 heures prévu par le code de l'entrée et du séjour des étrangers. Par ailleurs, la demande d'annulation d'un prétendu rejet implicite d'un recours gracieux est prématurée, l'administration n'ayant pas encore pu se prononcer dans le délai légal. L'ordonnance est fondée sur les articles R. 222-1 du code de justice administrative et L. 614-6 du CESEDA.
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, rejette la demande de Mme B... visant à obtenir la délivrance forcée d'une attestation employeur par la Métropole d’Aix-Marseille. Le juge estime que la requérante n'a pas démontré le caractère d'urgence de sa situation, condition nécessaire pour obtenir une mesure de suspension, au sens des articles L. 521-1 et R. 522-1 du code de justice administrative. La demande est donc rejetée en application de la procédure prévue à l'article L. 522-3 du même code.