Jurisprudence administrative
965 937 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
965 937
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2300769
Le Tribunal Administratif de Bastia a statué sur des recours concernant le refus d'aides PAC (Politique Agricole Commune) et des ordres de recouvrement. Le tribunal a jugé que la lettre de fin d'instruction de 2022 était devenue sans objet suite à son retrait par l'administration, entraînant un non-lieu à statuer sur ce point. En revanche, il a rejeté les autres requêtes de l'agricultrice, considérant notamment que les décisions de refus d'aides pour les campagnes 2021 et 2022 et les ordres de recouvrement pour 2020 étaient légaux. La décision s'appuie sur le règlement européen (UE) n° 1307/2013 et le code des relations entre le public et l'administration.
Avocat : ANTONIOTTI
Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2300892
Le Tribunal Administratif de Bastia rejette la requête de Mme A... visant à annuler des ordres de recouvrer émis par l'Agence de services et de paiement pour le remboursement d'aides agricoles indûment perçues. La juridiction estime que la prescription de cinq ans prévue par le règlement (CE, Euratom) n° 2988/95 n'est pas acquise, le point de départ du délai étant la date de la décision de retrait des aides devenue définitive, et non la date des paiements litigieux. Elle rejette également les conclusions en suppression de propos et en dommages-intérêts, considérant que les écritures de l'Agence ne dépassent pas les limites de la liberté de la défense.
Avocat : CHEVALIER
Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2301257
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de Mme B... visant à annuler des ordres de recouvrer émis par l'Agence de services et de paiement (ASP) pour des aides agricoles perçues indûment pour les campagnes 2015 et 2016. Le tribunal a jugé que les ordres de recouvrer étaient légaux car fondés sur de nouvelles décisions de retrait régulières des aides, intervenues en 2025, ce qui rendait inopérants les moyens soulevés contre l'ancienne décision de 2022. La juridiction a appliqué les dispositions du code rural et de la pêche maritime ainsi que la réglementation européenne relative aux aides agricoles.
Avocat : GIANSILY
Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2301529
Le Tribunal Administratif de Bastia a annulé un permis de construire délivré par le maire de Grosseto-Prugna. Le juge a constaté que le projet, situé dans une zone dépourvue de plan local d'urbanisme valide, nécessitait un avis conforme du préfet, lequel avait émis un avis défavorable. L'arrêté municipal a donc été annulé pour méconnaissance des articles L. 422-5 et L. 121-8 du code de l'urbanisme, le projet constituant une extension de l'urbanisation en dehors des agglomérations existantes.
Avocat : CABINET D'AVOCATS CONCEPT
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601265
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral de fermeture d'un établissement Intermarché. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie au sens de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, considérant que les manquements à l'hygiène alimentaire constatés par l'autorité administrative justifient la mesure. La demande est donc rejetée sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens soulevés par la société requérante.
Avocat : SELARL JURIADIS
Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2600693
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé-liberté, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté municipal ordonnant le huis clos d'un match de football. Le juge a estimé que le maire, agissant dans le cadre de ses pouvoirs de police générale pour prévenir des troubles à l'ordre public, n'avait pas porté une atteinte grave et manifestement illégale aux libertés fondamentales invoquées. La décision s'appuie sur les articles L. 521-2 du code de justice administrative et L. 2212-2 du code général des collectivités territoriales.
Avocat : DARMANIN
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2504546
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. B... visant à annuler un arrêté préfectoral lui enjoignant de quitter le territoire français. La juridiction a estimé que la décision était régulière, notamment en ce qui concerne la compétence du signataire et la motivation suffisante de l'arrêté, qui prenait en compte la situation personnelle du requérant et le rejet définitif de sa demande d'asile. Les textes appliqués incluent le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (articles L. 611-1 notamment) et le code des relations entre le public et l'administration (articles L. 211-2 et L. 211-5).
Avocat : BIGARNET VALENTIN
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2504808
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de Mme E... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction a estimé que l'arrêté préfectoral était régulier, notamment en ce qui concerne la compétence du signataire, la motivation suffisante et l'examen de la situation personnelle de l'intéressée. La décision s'appuie sur les dispositions du code des relations entre le public et l'administration et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : DESPRAT ADELE
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2601050
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la demande de suspension en référé de l'annulation d'un permis de conduire. Le juge a estimé que la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'était pas remplie, malgré les difficultés personnelles et professionnelles invoquées par le requérant. Cette décision a été motivée par l'intérêt public à l'application immédiate de la sanction, au regard du comportement dangereux et répété du conducteur.
Avocat : COHEN FRANCK
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2601096
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé, rejette la demande de suspension de trois arrêtés municipaux plaçant un agent territorial en congé maladie ordinaire. Le juge estime que le requérant ne démontre pas l'existence d'une situation d'urgence financière suffisante, ni ne présente un moyen sérieux créant un doute sur la légalité des décisions contestées, qui relèvent du pouvoir d'appréciation de l'autorité territoriale. La décision est rendue sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : SCP THEMIS AVOCATS & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2600749
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant par ordonnance, a donné acte du désistement pur et simple de la requérante, Mme A... B..., qui contestait une décision ministérielle relative au calcul de son ancienneté. La juridiction a appliqué les dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui l'autorise à constater un tel désistement. En conséquence, la procédure est close sans examen du fond du litige.
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2601554
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé, a rejeté la requête visant à annuler et suspendre la réunion d'un conseil communautaire pour irrégularité de convocation. Le juge a estimé que les requérants, en invoquant l'article L. 521-2 du code de justice administrative, n'avaient pas établi que l'urgence invoquée portait atteinte à une liberté fondamentale. La demande a donc été jugée mal fondée et rejetée selon la procédure de l'article L. 522-3 du même code.
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2600772
Le Tribunal Administratif de Besançon a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre deux arrêtés préfectoraux (refus de titre de séjour avec OQTF et assignation à résidence) concernant un étranger. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en estimant que l'état de santé de l'enfant du requérant ne créait pas un besoin de protection au sens de l'article L. 425-9 du CESEDA. Les décisions attaquées sont donc jugées légales.
Avocat : BERTIN BRIGITTE
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2601578
Le Tribunal administratif de Rennes a rejeté la demande de suspension en référé d'un arrêté municipal s'opposant à une extension de maison. Le juge a estimé que le maire n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en fondant son refus sur le règlement du PLUi, qui limite les extensions en zone UHT-i aux dimensions de la construction existante à la date d'approbation du plan (17 février 2020), sans tenir compte des agrandissements ultérieurs. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et les dispositions pertinentes du code de l'urbanisme.
Avocat : SOCIETE D'AVOCATS LE ROY GOURVENNEC PRIEUR
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2601458
Le Tribunal Administratif de Nîmes rejette la demande de suspension en référé d'un soldat contestant une mise en demeure pour désertion et la suspension de sa solde. Le juge estime qu'aucun des moyens soulevés ne crée un doute sérieux sur la légalité de la décision militaire attaquée. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative et les articles pertinents du code de la défense.
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2601490
Le Tribunal administratif de Nîmes, statuant en référé, constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la requête de M. A... qui demandait l'injonction à l'ANTS de traiter sa demande d'échange de permis de conduire. Cette décision fait suite à la notification, postérieure à l'introduction du recours, de l'acceptation de sa demande par l'administration le 2 avril 2026. Le juge s'est fondé sur les dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative pour constater que la requête était devenue sans objet.
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2601622
Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en référé, a fait droit à la demande de la commune de Villars en désignant un expert. Cette décision, prise en application de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation et des articles R. 556-1 et R. 531-1 du code de justice administrative, vise à faire constater l'état d'un immeuble présentant un risque pour la sécurité publique. L'expert devra remettre son rapport dans un délai de vingt-quatre heures.
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2602418
Le Tribunal Administratif de Bordeaux rejette la requête de Mme A... visant à annuler un arrêté de transfert vers la Slovénie au titre du règlement Dublin. Le tribunal écarte les moyens soulevés, estimant que le signataire était compétent, que l'information a été délivrée dans une langue comprise (le français) et que l'entretien a été mené par un agent qualifié. La décision s'appuie sur le règlement (UE) n° 604/2013 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : LANNE
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2601448
Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en référé, a rejeté la requête de particuliers demandant au maire d'Alès de faire cesser les nuisances d'un café. Le juge a estimé que la demande était manifestement mal fondée car les requérants n'avaient pas précisé le fondement juridique de leur saisine en urgence parmi les différents régimes prévus par le code de justice administrative. La décision s'appuie sur l'article L. 522-3 du code de justice administrative, permettant un rejet sans instruction lorsque la demande est manifestement mal fondée.
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2602426
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a annulé l'arrêté préfectoral ordonnant le transfert du requérant vers la Croatie pour l'examen de sa demande d'asile. Le juge a retenu que l'entretien préalable, prévu par l'article 5 du règlement Dublin III (UE n° 604/2013), n'avait pas été conduit par une personne dont la qualification était établie, ce qui constitue un vice de procédure. Le préfet est enjoint de réexaminer la situation du requérant dans un délai de deux mois.
Avocat : GHETTAS