965 021 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
965 021
Décisions totales
383 581
Ordonnances
256 868
Avec résumé IA
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'un refus implicite de titre de séjour. Le juge estime que le requérant, demandeur d'un premier titre, n'apporte pas la preuve de circonstances particulières caractérisant une urgence suffisamment grave et immédiate, au sens de l'article L. 521-1 du code de justice administrative. La demande est donc rejetée pour défaut d'urgence, sans qu'il soit besoin d'examiner l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision préfectorale.
Avocat : TEYSSEYRÉ
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la demande d’injonction visant à contraindre le préfet des Bouches-du-Rhône à examiner sans délai une demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que la situation invoquée (risque de suspension du contrat de travail et délai d’instruction jugé long) ne caractérisait pas l’extrême urgence requise par l’article L. 521-2 du code de justice administrative pour une intervention dans un délai de quarante-huit heures. La requête a donc été jugée irrecevable au titre de cette procédure d’urgence.
Avocat : BENHADJ
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension et d'injonction formulée par un étranger contestant le rejet implicite de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que le requérant ne caractérisait pas l'**urgence extrême** requise par l'article L. 521-2 du code de justice administrative pour une intervention dans un délai de quarante-huit heures, notamment en saisissant la juridiction plus de deux mois après la suspension de son contrat de travail. La requête a donc été jugée irrecevable au titre de cette procédure d'urgence.
Avocat : MBOUP
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple du requérant, M. B..., qui retirait sa demande d'annulation de la suspension administrative de son permis de conduire. En conséquence, la procédure est éteinte sans examen du fond de l'affaire. Cette décision s'appuie sur les dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Avocat : KOUASSI
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. B... A... qui contestait une lettre de relance pour un impayé de crédit bancaire. Le juge administratif s'est déclaré incompétent, estimant que ce litige relève du juge judiciaire, spécifiquement du juge des contentieux de la protection, car il porte sur l'application du code de la consommation concernant un contrat de crédit. La décision s'appuie sur les articles L. 213-4-5 du code de l'organisation judiciaire, L. 312-1 du code de la consommation, et R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple du préfet de la Corse-du-Sud de son recours en excès de pouvoir contre un permis de construire. Le préfet s'est désisté car l'arrêté municipal attaqué avait été retiré. La juridiction fonde sa décision sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui l'autorise à constater un tel désistement.
Avocat : POLI
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple du requérant, M. B..., qui retirait son recours contre le rejet de sa demande d'aides agricoles par l'ODARC. En conséquence, il n'est pas statué sur le fond de l'affaire. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Avocat : CABINET D'AVOCATS ADMYS AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté le recours en excès de pouvoir visant à annuler un permis de construire délivré par la commune de Beaussais-sur-Mer. Le tribunal a jugé que les requérants n'avaient pas démontré que le délai de recours était interrompu par un affichage irrégulier du permis, et a écarté leurs moyens sur le fond, notamment ceux relatifs à la régularité de la délégation de signature et à la conformité au plan local d'urbanisme. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'urbanisme (articles R. 600-2 et R. 424-15) et du code de justice administrative (article R. 421-1).
Avocat : BOCQUET
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant par ordonnance, a donné acte du désistement pur et simple du préfet de la Corse-du-Sud de son recours en excès de pouvoir. Ce recours visait l'annulation d'un certificat de permis de construire tacite délivré par la commune de Vico, lequel acte avait été retiré avant le jugement. La juridiction a appliqué les dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui l'autorise à constater un tel désistement, mettant ainsi fin à l'instance.
Le Tribunal Administratif de Dijon a annulé la décision du département de l'Yonne refusant le renouvellement d'une carte mobilité inclusion avec mention "stationnement". La juridiction a jugé que le refus était entaché d'une erreur d'appréciation, considérant que l'état de santé de la requérante, justifié par des pièces médicales, répondait aux critères légaux. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'action sociale et des familles et de l'arrêté du 3 janvier 2017 définissant les conditions d'attribution.
Avocat : DGK AVOCATS ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de Mme D... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF) et l'interdiction de retour prononcées par le préfet. La juridiction a jugé que le droit d'être entendu, invoqué sur le fondement de la Charte des droits fondamentaux de l'UE, n'était pas applicable en l'espèce, l'étranger ayant déjà été informé de la possibilité de demander un titre de séjour lors de sa procédure d'asile, conformément aux articles L. 431-2 et L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Elle a également estimé que la demande de suspension de l'exécution de l'OQTF était irrecevable, Mme D... ne justifiant pas d'un recours en cours devant la Cour nationale du droit d'asile (CNDA).
Avocat : BEN HADJ YOUNES SANA
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. B... visant à annuler l'arrêté préfectoral suspendant son permis de conduire pour conduite sous l'emprise de stupéfiants. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que, compte tenu de l'urgence visant à prévenir un danger grave pour la sécurité routière, le préfet pouvait légalement se dispenser d'une procédure contradictoire préalable. La décision s'appuie sur les articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration, ainsi que sur les articles L. 121-1, L. 121-2 du même code et L. 224-2 du code de la route.
Avocat : ABADIE JEAN-BAPTISTE
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. C... visant à annuler l'arrêté préfectoral suspendant son permis de conduire pour six mois. Le tribunal a jugé que la décision était régulière, notamment en écartant les moyens tirés de l'incompétence, de l'insuffisance de motivation et du vice de procédure. Il a considéré que l'urgence liée à la conduite sous l'empire de stupéfiants justifiait la dispense de procédure contradictoire, conformément aux articles L. 121-2 du code des relations entre le public et l'administration et L. 224-2 du code de la route.
Avocat : JOSSEAUME RÉMY
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple du requérant, M. A..., qui retirait sa demande d'annulation d'un arrêté d'affection et d'injonction de réintégration. La procédure est ainsi close sans examen du fond. La décision s'appuie sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui habilite le président à constater un tel désistement.
Avocat : SELARL PARC - MONNET BOURGOGNE
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. C... visant à annuler l'arrêté préfectoral de refus de titre de séjour et les mesures d'éloignement. La juridiction a jugé que le signataire de l'arrêté était compétent en vertu d'une délégation de signature et que le refus, fondé sur l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ne constituait pas une erreur manifeste d'appréciation au regard de la situation personnelle du requérant. Les autres moyens, y compris ceux tirés de la Convention européenne des droits de l'homme, ont également été écartés.
Avocat : PERES
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'une délibération municipale. Le juge a estimé que la condition d'urgence, exigée par l'article L. 521-1 du code de justice administrative, n'était pas caractérisée. Les requérants n'ont pas apporté d'éléments précis démontrant un risque immédiat de préjudice irréparable pour les finances communales.
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé, rejette la demande du centre de formation Coach In France visant à suspendre l'annulation de l'inscription de sept candidats à un examen sportif. Le juge constate que la requête au fond de l'organisme a déjà été rejetée pour défaut d'intérêt pour agir, ce qui prive la demande de suspension de son objet. La décision est rendue en application des articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : COIRIER
Le Tribunal Administratif de Toulouse, saisi en référé par le préfet de la Haute-Garonne, a ordonné l'expulsion d'une famille d'un centre d'accueil pour demandeurs d'asile (CAES). Le juge a retenu que le maintien des occupants, dont la demande d'asile avait été définitivement rejetée, constituait une occupation irrégulière faisant obstacle à l'accueil d'autres demandeurs. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, considérant que les conditions d'urgence et d'utilité publique étaient remplies en l'absence de contestation sérieuse.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la demande de suspension en référé d'un arrêté préfectoral refusant un premier titre de séjour "entrepreneur/profession libérale". Le juge a estimé que la requérante ne démontrait pas l'existence d'un doute sérieux quant à la légalité de la décision, notamment au regard des conditions de ressources insuffisantes tirées de son activité, et que la condition d'urgence n'était pas caractérisée. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative et les conditions du séjour prévues par le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : TOUBOUL
**Sujet principal** : Demande de suspension en référé d'un arrêté préfectoral refusant un permis de construire pour une centrale de stockage par batteries. **Juridiction** : Tribunal administratif de Toulouse (juge des référés). **Solution retenue** : Le juge des référés, statuant sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, doit examiner si un doute sérieux existe quant à la légalité du refus de permis. Les arguments de la requérante portent notamment sur l'absence de publication de la délégation de signature, une erreur de droit au regard des articles L. 122-10 et L. 122-5 du code de l'urbanisme (préservation des terres agricoles, exception pour équipements d'intérêt public), et une erreur d'appréciation sur l'accès (article R. 111-2 du même code). La préfète soutient la régularité de la signature et la pertinence des avis défavorables émis. **Textes appliqués** : Code de justice administrative (art. L. 521-1, L. 761-1) ; Code de l'urbanisme (art. L. 600-3-1, L. 122-10, L. 122-5, R.
Avocat : SCP CGCB & ASSOCIES