965 021 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
965 021
Décisions totales
383 581
Ordonnances
257 368
Avec résumé IA
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la demande principale de la société Assurances Crédit Mutuel – IARD visant à faire condamner le centre hospitalier de Cholet à lui verser une indemnité. La juridiction a estimé que l'assureur, ayant réglé l'intégralité des préjudices de la victime par une transaction, ne pouvait plus exercer de recours subrogatoire contre l'établissement hospitalier. La décision s'appuie sur les articles L. 124-3 et L. 124-5 du code des assurances, qui régissent les droits de l'assureur après indemnisation.
Avocat : SELARL FABRE ET ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé les décisions d'éloignement prises le 7 mars 2025 à l'encontre d'un ressortissant algérien. Le juge a retenu que le préfet de la Loire-Atlantique avait méconnu l'obligation d'examiner la situation personnelle de l'intéressé, notamment au regard de son droit au respect de la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH). Les décisions attaquées (obligation de quitter le territoire sans délai, interdiction de retour et signalement SIS) sont ainsi illégales.
Avocat : PIC-BLANCHARD
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B..., un ressortissant sénégalais, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour "vie privée et familiale" et les mesures d'éloignement associées. La juridiction a estimé que le préfet avait correctement apprécié la situation au regard des conditions légales, notamment l'existence d'une communauté de vie effective, et que les décisions attaquées n'étaient pas entachées d'erreur manifeste d'appréciation ou de vice de procédure. La décision s'appuie principalement sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), en particulier l'article L. 423-1, et sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : OTCHE
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en urgence, a enjoint au préfet de la Loire-Atlantique de proposer un logement de transition à la requérante dans un délai d'un mois. Le juge a constaté que l'État, garanti du droit au logement opposable (DALO), avait manqué à son obligation de résultat en ne proposant aucun hébergement malgré une décision prioritaire de la commission de médiation. La solution s'appuie sur les articles L. 441-2-3-1 et R. 441-18 du code de la construction et de l'habitation, qui imposent cette obligation à l'administration.
Le Tribunal Administratif de Nantes a statué sur un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral ordonnant l'éloignement d'un ressortissant guinéen. Le tribunal a annulé l'arrêté du 5 février 2026, considérant que l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et l'interdiction de retour (IRTF) étaient entachées d'illégalité, notamment au regard d'un examen insuffisant de la situation personnelle et familiale de l'intéressé. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : CHAUMETTE
Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête en annulation d'un arrêté préfectoral renouvelant l'assignation à résidence d'un ressortissant étranger. La juridiction estime que l'arrêté est légal, notamment car il est dûment motivé et fondé sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (articles L. 731-1 et L. 732-1). Elle écarte les moyens soulevés par le requérant, dont celui tiré de l'incompétence de la signataire et celui relatif à l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : LIETAVOVA
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi d'un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral ordonnant le transfert d'un ressortissant pakistanais vers l'Italie au titre du règlement Dublin III. Le tribunal a annulé l'arrêté, retenant que l'autorité administrative n'avait pas rapporté la preuve que l'entretien individuel préalable, exigé par l'article 5 du règlement (UE) n° 604/2013, avait été conduit par une personne qualifiée selon le droit national. La décision s'appuie sur les dispositions du règlement Dublin III et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : NERAUDAU
**Sujet principal** : Recours en annulation contre une décision de jury universitaire refusant l'accès en deuxième année de médecine et contre le rejet d'une demande de troisième candidature exceptionnelle. **Juridiction** : Tribunal Administratif d'Orléans (2ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête. Il estime que le jury était régulièrement composé et que ses décisions, ainsi que le refus du doyen, ne sont entachées d'aucune illégalité (incompétence, vice de forme ou erreur manifeste d'appréciation). **Textes appliqués** : L'arrêté du 4 novembre 2019 relatif à l'accès aux formations de santé (notamment son article 9) et les principes généraux du droit administratif (compétence, motivation, droits de la défense).
Avocat : BERNIER
Le Tribunal Administratif d'Orléans rejette la requête d'un doctorant visant à annuler une sanction disciplinaire de six mois d'exclusion avec sursis prononcée par l'université de Tours. Le tribunal estime que la composition de la commission de discipline était régulière, que les droits de la défense ont été respectés, et que les faits reprochés (atteinte à la dignité d'une autre doctorante et propos menaçants) constituent bien un trouble au bon fonctionnement de l'université au sens de l'article R. 811-11 du code de l'éducation. Il juge la sanction proportionnée et ne portant pas atteinte à la liberté d'expression.
Avocat : LE BORGNE
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A... B... visant à annuler un arrêté préfectoral du 18 octobre 2022 classant le barrage de l'étang du moulin le Comte en classe C et le désignant comme exploitant. La juridiction a jugé que les moyens soulevés, notamment le défaut de motivation, le vice de procédure et l'erreur d'appréciation, n'étaient pas fondés. La décision s'appuie principalement sur les dispositions du code de l'environnement (articles R. 214-112 et suivants) et du code des relations entre le public et l'administration.
Avocat : SCPA PIELBERG-KOLENC
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête d'un étudiant visant à annuler une sanction disciplinaire d'un an d'exclusion avec sursis prononcée par l'université de Tours. Le tribunal a jugé que la procédure disciplinaire, notamment le délai de convocation, était conforme aux dispositions du code de l'éducation (articles R. 811-26, R. 811-27 et R. 811-31). Il a également estimé que les faits reprochés (utilisation de l'adresse électronique universitaire pour envoyer des insultes) étaient établis et justifiaient la sanction, et a rejeté la demande d'indemnisation pour préjudice moral.
Avocat : CABINET CASADEI-JUNG
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de parents contestant une mise en demeure d'inscrire leur enfant dans un établissement scolaire, suite à des résultats jugés insuffisants lors de deux contrôles de l'instruction en famille. La juridiction a estimé que les modalités du second contrôle, organisé dans un établissement, étaient conformes aux dispositions du code de l'éducation (articles L. 131-10 et R. 131-16), l'administration ayant une marge d'appréciation sur le lieu du contrôle. Elle a également jugé que les griefs relatifs à l'absence de motivation et à l'évaluation des compétences n'étaient pas fondés en l'espèce.
Avocat : SELAS NAUSICA
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A... visant à annuler l'arrêté du recteur prolongeant sa suspension de fonctions. Le juge a estimé que la prolongation était légale car l'intéressé faisait l'objet de poursuites pénales, ce qui constitue une exception au principe de réintégration automatique après quatre mois. La décision s'appuie sur les articles L. 531-1 à L. 531-3 du code général de la fonction publique.
Avocat : SELARL ETHIS
**Sujet principal** : Recours contre le refus de délivrance d'un certificat de résidence algérien portant la mention « salarié » et contre une obligation de quitter le territoire français (OQTF). **Juridiction** : Tribunal Administratif d'Orléans (1ère chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête. Il estime que l'arrêté préfectoral de rejet et d'OQTF est suffisamment motivé (énonçant les considérations de droit et de fait) et qu'un examen de la situation personnelle du requérant a été effectué. Les conclusions sont donc dirigées contre cette décision explicite, qui se substitue à la décision implicite de rejet initialement attaquée. **Textes appliqués** : Accord franco-algérien du 27 décembre 1968, code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (articles L. 435-1 et L. 435-4), et code des relations entre le public et l'administration (articles L. 211-2 et L. 211-5 sur l'obligation de motivation).
Avocat : SELARL EQUATION AVOCATS
**Sujet principal** : Recours en référé contractuel visant à annuler une procédure de délégation de service public pour l'exploitation d'une unité de valorisation énergétique, pour offre anormalement basse et irrégularité de la procédure. **Juridiction** : Tribunal administratif d'Orléans (juge des référés). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête de la société Paprec Energie Centre Est. Il estime que le syndicat mixte BGV n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en jugeant viable l'offre de l'attributaire, et que la requérante ne démontre pas que cette offre était anormalement basse ou fondée sur un tonnage de déchets non autorisé. **Textes appliqués** : Article L. 551-1 du code de justice administrative (référé contractuel).
Avocat : SELARL CABANES AVOCATS
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. F... C..., un ressortissant algérien, visant à annuler un arrêté préfectoral de refus de titre de séjour, d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) sans délai et d'assignation à résidence. Le tribunal a jugé que l'arrêté, signé par une secrétaire générale délégataire, n'était pas entaché d'incompétence et que le refus de séjour, fondé sur l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et les articles L. 435-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), était légal. Il a également estimé que l'absence de délai de départ volontaire et l'assignation à résidence étaient justifiées au regard des circonstances de l'espèce.
Avocat : SAIDI
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé-suspension, rejette la demande de Mme D... visant à suspendre un arrêté préfectoral lui interdisant d'exercer ses fonctions d'éducatrice sportive. Le juge estime que l'urgence n'est pas caractérisée, notamment au regard du maintien de sa rémunération principale, et qu'aucun doute sérieux sur la légalité de la décision n'est établi, le préfet pouvant, en situation d'urgence attestée par des signalements, se dispenser de la consultation de la commission prévue à l'article L. 212-13 du code du sport. La décision est rendue sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : VASSINE
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. E... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF) et les mesures associées. Le tribunal a jugé que le préfet d'Indre-et-Loire avait légalement fondé sa décision sur une menace à l'ordre public, justifiée par l'interpellation de l'intéressé pour non-respect d'une interdiction préfectorale de paraître en des lieux déterminés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et respecte les exigences procédurales, notamment le droit d'être entendu.
Avocat : HAJJI
Le Tribunal Administratif de La Réunion a annulé l'arrêté du maire de Saint-Paul prononçant un blâme contre un agent détaché, ainsi que la décision rejetant son recours gracieux. Le tribunal a relevé d'office l'incompétence de l'autorité territoriale pour sanctionner un agent en position de détachement, en application de l'article L. 532-1 du code général de la fonction publique. La juridiction a jugé que le pouvoir disciplinaire appartenait à l'autorité d'origine de l'agent, et non à la collectivité d'accueil.
Avocat : CHARREL ET ASSOCIES*
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé-suspension, rejette la demande de M. B... visant à suspendre le refus de renouvellement de sa carte professionnelle d'agent de sécurité privée par le CNAPS. Le juge estime qu'aucun des moyens soulevés (méconnaissance du contradictoire, erreur de fait, violation de l'article L. 612-20 du code de la sécurité intérieure, etc.) ne crée un doute sérieux sur la légalité de la décision administrative. Par conséquent, la condition cumulative de l'article L. 521-1 du code de justice administrative (urgence et doute sérieux) n'est pas remplie.
Avocat : MAAMOURI