Jurisprudence administrative
965 937 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
965 937
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2606212
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'une décision implicite de la CRRV rejetant un recours contre le refus de visas de réunification familiale. Le juge estime que la condition d'urgence, exigée par l'article L. 521-1 du code de justice administrative, n'est pas remplie, les requérants ayant contribué au délai allégué en déposant leur demande de visa plus de deux ans après l'octroi de la protection internationale et en saisissant le juge avec plus de trois mois de retard.
Avocat : AGIUS
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2606271
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'une décision refusant la communication d'un récapitulatif d'heures de cours non assurés. Le juge estime que le requérant n'apporte aucun élément concret pour établir l'urgence requise par l'article L. 521-1 du code de justice administrative. L'ordonnance est donc rendue en application de l'article L. 522-3 du même code, permettant le rejet sans instruction lorsque le caractère d'urgence n'est pas caractérisé.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2606456
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'un refus de visa pour réunification familiale. Le juge estime la requête manifestement irrecevable car la requérante n'a pas justifié du dépôt préalable obligatoire d'un recours auprès de la commission compétente, en ne produisant qu'un avis d'envoi postal. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative ainsi que sur l'article D. 312-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : MOPO KOBANDA
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2606473
**Sujet principal** : Demande d'injonction, sur le fondement du référé-mesures utiles, pour contraindre un poste consulaire à fixer un rendez-vous en vue du dépôt d'une demande de visa de long séjour pour asile. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Nantes (juge des référés). **Solution retenue** : Le juge rejette la demande. Il estime que le délai de traitement de la requête par l'administration n'est pas déraisonnable et que la requérante ne démontre pas l'urgence caractérisée, notamment en ne prouvant pas qu'elle serait personnellement exposée à un risque imminent d'expulsion ou pour sa sécurité au Pakistan. **Textes appliqués** : Articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative (conditions du référé-mesures utiles), et dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile rappelant l'absence de droit à la délivrance d'un visa pour demander l'asile.
Avocat : MARAL
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2606603
**Sujet principal** : Demande d'injonction en référé-liberté pour obtenir la délivrance d'un visa retour en France. **Juridiction** : Tribunal administratif de Nantes (juge des référés). **Solution retenue** : Le juge rejette la demande. Il estime que la condition d'urgence particulière, nécessaire pour statuer dans un délai de 48 heures sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative (CJA), n'est pas caractérisée. **Textes appliqués** : L'ordonnance se fonde principalement sur les articles L. 521-2 et L. 522-3 du CJA. Le juge considère que les circonstances invoquées (séparation familiale, suivi médical, absence de réponse de l'administration) ne justifient pas une intervention ultra-rapide, notamment car la requérante a contribué à sa situation en voyageant sans vérifier la validité de son titre de séjour.
Avocat : FERDAOUSSI
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2402159
**Sujet principal** : La SARL Maçonnerie Amboisienne conteste devant le tribunal administratif des rectifications fiscales (impôt sur les sociétés et TVA) et le rejet de sa comptabilité suite à un contrôle ayant relevé des factures présumées fictives. **Juridiction** : Le Tribunal Administratif d'Orléans (3ème chambre), statuant en plein contentieux. **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête de la société. Il estime que la procédure de contrôle a été régulière et que la société n'apporte pas la preuve nécessaire pour justifier la réalité et le bien-fondé des charges déduites, qui sont contestées par l'administration. **Textes appliqués** : Le tribunal s'appuie principalement sur les dispositions du code général des impôts (notamment l'article 39 relatif à la déduction des charges) et les règles de preuve devant le juge administratif, qui incombent au contribuable pour justifier ses déductions.
Avocat : DOGAN
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2402429
La décision concerne une demande de remboursement de TVA indûment facturée par une SARL en raison d'une erreur de paramétrage de son système de caisse. Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en plein contentieux, rejette la requête. Il applique les principes issus de l'article 283 du code général des impôts et de la jurisprudence de la CJUE, estimant que le risque de perte de recettes fiscales n'était pas éliminé et que la société n'avait pas émis de factures rectificatives.
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2402993
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en plein contentieux, a rejeté la requête de la société Guard Force Agency Security qui contestait des redressements fiscaux (TVA et impôt sur les sociétés) et une amende. La juridiction a jugé que le rejet de la comptabilité comme non probante était justifié, notamment en raison de l'absence de preuve de la réalité des prestations facturées par un tiers, et a estimé que les procédures de vérification avaient été régulières. La décision s'appuie sur les dispositions du code général des impôts et du livre des procédures fiscales.
Avocat : SELAS AVOCATS PICOVSCHI
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2403221
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en urgence, a rejeté la requête de M. B... visant à annuler le rejet implicite de sa demande de restitution de points sur son permis de conduire. Le tribunal a jugé le recours irrecevable pour tardiveté, considérant que la décision récapitulative (48SI) lui avait été régulièrement notifiée le 20 novembre 2021, bien avant son recours gracieux de mai 2024. La solution s'appuie sur les articles R. 421-1 et R. 421-5 du code de justice administrative relatifs aux délais de recours.
Avocat : SELARL DEHAN SCHINAZI
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2404481
Le Tribunal Administratif d'Orléans a annulé une décision implicite de rejet d'une demande de titre de séjour pour vie privée et familiale. Le juge a retenu un défaut de motivation, l'administration n'ayant pas répondu à la demande de communication des motifs formulée par la requérante dans les délais, en violation de l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Le préfet est enjoint de réexaminer la demande dans un délai de deux mois.
Avocat : NGAMAKITA
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2501013
Le Tribunal Administratif d'Orléans a annulé l'arrêté préfectoral refusant un titre de séjour étudiant à un ressortissant tchadien et les mesures d'éloignement associées. La juridiction a jugé que le préfet avait méconnu l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers en estimant, à tort, que le requérant ne poursuivait pas des études réelles et sérieuses, celui-ci étant autorisé à redoubler sa deuxième année de BTS. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la demande de titre de séjour.
Avocat : SELARL ETHIS
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2501484
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. C... visant à annuler l'arrêté préfectoral lui refusant un titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction a estimé que le refus ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de la vie privée et familiale, au regard des articles L. 423-23 du CESEDA et 8 de la CEDH, et que l'intérêt supérieur des enfants n'était pas méconnu. Elle a également écarté les moyens fondés sur la Convention internationale des droits de l'enfant, considérant que la cellule familiale pouvait se reconstituer en Angola.
Avocat : SELARL EQUATION AVOCATS
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2304883
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple de l'association requérante (CDPE 28) de son recours en excès de pouvoir. Ce recours visait initialement l'annulation des résultats d'élections de parents d'élèves et l'attribution de sièges. La juridiction applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet de constater un tel désistement, mettant ainsi fin à l'instance.
Avocat : TOURNIQUET
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2501657
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant par ordonnance, donne acte du désistement d'instance pur et simple formé par le requérant, M. A..., qui renonçait ainsi à contester son obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction a appliqué les dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour enregistrer ce désistement, mettant fin à la procédure sans examen du fond.
Avocat : PASSY
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2601545
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. A... pour incompétence. Le litige portait sur un indu d'allocation de solidarité aux personnes âgées et une pénalité pour fraude infligée par la MSA. Le tribunal a jugé que ce contentieux relevant spécifiquement de la sécurité sociale, en application des articles L. 142-1, L. 815-15 du code de la sécurité sociale et L. 211-16 du code de l'organisation judiciaire, était de la compétence exclusive du tribunal judiciaire, en l'occurrence le pôle social du tribunal judiciaire de Tours.
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2602042
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé-liberté (article L. 521-2 du code de justice administrative), a ordonné au préfet d'Indre-et-Loire de délivrer un récépissé à Mme D... dans un délai de 48 heures, sous astreinte. Le juge a estimé que l'absence de titre de séjour valide, en la privant de travail, de revenus et d'accès aux soins, constituait une atteinte grave et manifestement illégale à ses libertés fondamentales. La requérante a également été admise provisoire au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Avocat : SCP OMNIA LEGIS
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2602053
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'une sanction disciplinaire d'exclusion d'une étudiante de l'université de Tours. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, la requête ayant été introduite trop tardivement pour permettre un examen contradictoire avant le début des examens invoqués. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2601210
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté préfectoral rejetant une demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence, exigée par l'article L. 521-1 du code de justice administrative, n'était pas remplie, car la perte d'une opportunité d'embauche et la rupture d'un parcours d'intégration n'étaient pas suffisamment graves et immédiates. Par conséquent, sans examiner le sérieux des moyens de légalité, la requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code.
Avocat : SELARL MAINNEVRET-MALBLANC
Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2601006
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de M. B..., un ressortissant géorgien, qui contestait son assignation à résidence dans les Vosges. Le tribunal a jugé que le préfet n'avait commis ni défaut d'examen de la situation personnelle, ni erreur de fait concernant la remise des documents d'identité, et que la mesure ne méconnaissait pas le droit au respect de la vie familiale garanti par l'article 8 de la CEDH. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (articles L. 731-1, L. 732-3 et L. 733-4) autorisant cette mesure coercitive.
Avocat : CHOFFE
Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2601052
Le Tribunal Administratif de Nancy a annulé l'arrêté préfectoral ordonnant l'éloignement de Mme A... et les mesures associées (interdiction de retour, assignation à résidence). La juridiction a retenu que le préfet n'avait pas procédé à un examen suffisant et individualisé de la situation personnelle et familiale de l'intéressée, notamment au regard des risques allégués en cas de retour en Albanie et de la présence régulière de sa fille mineure en France. Cette décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et sur les conventions internationales protectrices des droits fondamentaux invoquées.
Avocat : SCP LEVI-CYFERMAN - CYFERMAN