Jurisprudence administrative

965 937 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

965 937

Décisions totales

384 075

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA69DécisionExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2510207

Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre les décisions de la préfète du Rhône refusant un titre de séjour et ordonnant l'éloignement d'un ressortissant algérien. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que l'administration n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en estimant que l'intéressé constituait une menace pour l'ordre public, justifiant ainsi le refus de titre et les mesures d'éloignement. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'examen des conventions internationales invoquées.

Avocat : SELARL BSG AVOCATS ET ASSOCIES

3 avril 20268ème chambre
TA69DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2510920

Le Tribunal Administratif de Lyon a statué sur une demande d'annulation d'une décision implicite de rejet d'une demande de titre de séjour. Le requérant, un ressortissant tunisien, contestait l'absence de réponse de la préfecture du Rhône à ses sollicitations répétées. Le tribunal a jugé la requête irrecevable, considérant que les demandes initiales effectuées via une plateforme numérique ne constituaient pas des demandes régulières de titre de séjour au sens des articles R. 431-2 et R. 431-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par conséquent, aucun délai de rejet implicite, prévu à l'article R. 432-1 du même code, n'avait pu commencer à courir.

Avocat : MARTINEZ

3 avril 20268ème chambre
TA69DécisionExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2511671

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme E... visant à annuler les décisions de refus de titre de séjour et d'éloignement prises par la préfète du Rhône. La juridiction a jugé que les décisions étaient régulières, notamment en écartant le moyen d'incompétence de la signataire et en estimant que le refus était suffisamment motivé au regard des articles L. 423-23, L. 432-1-1 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les autres moyens, y compris ceux fondés sur la Convention européenne des droits de l'homme, n'ont pas été retenus.

Avocat : KOKO

3 avril 20268ème chambre
TA69DécisionExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2603200

Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, a constaté l'absence d'objet des conclusions de la requérante demandant la suspension et l'injonction. Cette décision fait suite à la délivrance, postérieurement à l'introduction du recours, d'un titre de séjour par la préfète du Rhône. Le juge a néanmoins mis à la charge de l'État une somme de 800 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : RODRIGUES

3 avril 2026
TA69DécisionExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2603764

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, a été saisi d'une demande de suspension d'un refus implicite de renouvellement de carte de résident d'une réfugiée. La juridiction constate qu'il n'y a pas lieu de statuer sur la demande principale, celle-ci ayant perdu son objet suite à la délivrance d'une nouvelle carte par la préfète postérieurement à l'introduction du recours. Elle accorde néanmoins l'aide juridictionnelle provisoire à la requérante et met à la charge de l'État une somme au profit de son avocat, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de la loi du 10 juillet 1991.

Avocat : MUSCILLO

3 avril 2026
TA69DécisionExécution d'un jugement

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2604298

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête d'un ressortissant géorgien demandant l'annulation et la suspension d'une obligation de quitter le territoire français (OQTF) assortie d'une interdiction de retour. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, notamment l'insuffisance de motivation et la méconnaissance de la Convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision préfectorale. Il a toutefois accordé l'aide juridictionnelle provisoire au requérant.

Avocat : LEBEAUX

3 avril 2026ELOIGNEMENT
TA69DécisionExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2604307

Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté d'éloignement. Le tribunal a annulé l'arrêté du 23 mai 2025 de la préfète de l'Ain, qui obligeait le requérant à quitter le territoire français, fixait son pays de renvoi et prononçait une interdiction de retour. Cette annulation est fondée sur une erreur manifeste d'appréciation, l'administration n'ayant pas pris en compte l'intégration sociale et professionnelle récente du requérant, au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : TOMASI

3 avril 2026ELOIGNEMENT
TA69OrdonnanceExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2604389

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, a rejeté la demande d'un requérant visant à enjoindre à la préfète du Rhône de rétablir son accès au téléservice ANEF (Administration Numérique pour les Étrangers en France). Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant ne démontrant pas l'impossibilité de recourir aux dispositifs d'accompagnement et de solution de substitution prévus par la réglementation. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative, ainsi que sur l'article R. 431-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et son arrêté d'application du 1er août 2023.

Avocat : VIBOUREL

3 avril 2026
TA69OrdonnanceExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2604517

Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'une décision implicite de rejet d'une demande de regroupement familial. Le juge a estimé que le requérant, qui invoquait la séparation prolongée d'avec son épouse et son fils, n'avait pas démontré l'existence d'une situation d'urgence justifiant une mesure provisoire. La demande a été jugée irrecevable au regard des conditions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, et rejetée selon la procédure simplifiée de l'article L. 522-3 du même code.

Avocat : PRUDHON

3 avril 2026
TA69OrdonnanceExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2604619

Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé-liberté, rejette la demande d'une ressortissante étrangère visant à enjoindre à la préfète de lui délivrer un récépissé de travail. Le juge estime que, son dossier de renouvellement de titre de séjour étant complet depuis juin 2025, le silence gardé par l'administration au-delà du délai de quatre mois a fait naître une décision implicite de rejet. La requête est donc jugée manifestement mal fondée au regard des articles L. 521-2 et L. 522-3 du code de justice administrative et des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers.

3 avril 2026
TA75DécisionExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2605182

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. D... visant à annuler son arrêté de transfert vers la Croatie au titre du règlement Dublin III. Le tribunal a jugé que les allégations de défaillances systémiques dans la procédure d'asile croate n'étaient pas suffisamment étayées pour constituer un risque de traitement inhumain ou dégradant au sens de l'article 3 de la CEDH. Il a également rappelé que la clause de souveraineté prévue à l'article 17 du règlement (UE) n° 604/2013 est discrétionnaire et ne confère pas de droit au demandeur.

Avocat : DAVILA

3 avril 20268e Section - MESD
TA75DécisionExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2606512

Le Tribunal Administratif de Paris rejette la requête de M. B... visant à annuler son transfert vers la Roumanie au titre du règlement Dublin III. Le tribunal estime que l'administration a procédé à un examen suffisant de sa situation personnelle et qu'aucun élément ne démontre l'existence de défaillances systémiques en Roumanie exposant le requérant à un risque de traitement inhumain ou dégradant. La décision s'appuie principalement sur le règlement (UE) n° 604/2013 (règlement Dublin III) et la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne.

Avocat : AMATALA BEFOUCK

3 avril 20268e Section - MESD
TA75DécisionExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2606709

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. C... visant à annuler son arrêté de transfert vers l'Italie au titre du règlement Dublin. La juridiction a jugé que la décision du préfet de police était suffisamment motivée et ne révélait ni vice de procédure ni erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a fondé sa décision sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article L. 742-3, et sur le règlement (UE) n° 604/2013.

Avocat : OKILA

3 avril 20268e Section - MESD
TA75DécisionExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2606723

Le Tribunal Administratif de Paris rejette la requête d'un ressortissant pakistanais visant à annuler une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de douze mois. Le juge estime que le préfet de police, en application des articles L. 612-7 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation. La décision est fondée sur le maintien irrégulier de l'intéressé au-delà de son délai de départ volontaire et l'absence de liens suffisamment anciens ou forts avec la France.

Avocat : CABINET ACTIS AVOCATS (SARL)

3 avril 20268e Section - MESD
TA75DécisionExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2607397

Le Tribunal Administratif de Paris rejette la demande de suspension en référé d'un arrêté de radiation des cadres et d'une décision de remboursement de trop-perçu, présentée par une maître de conférences hospitalière. La juridiction estime que la requérante n'a pas démontré l'existence d'une situation d'urgence justifiant la suspension, notamment au regard du délai écoulé depuis son départ de poste. Elle applique les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative relatives aux conditions du référé-suspension.

Avocat : MALILI

3 avril 2026
TA75DécisionExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2607492

**Sujet principal** : Demande en référé-liberté (article L. 521-3 CJA) visant à obtenir une convocation en préfecture pour le dépôt d'une demande de renouvellement de titre de séjour et la délivrance d'un récépissé de travail. **Juridiction** : Tribunal administratif de Paris (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge constate un non-lieu à statuer sur la demande d'injonction, celle-ci ayant perdu son objet puisque le requérant a finalement obtenu un rendez-vous en préfecture. Cependant, il condamne l'État à verser 800 euros au requérant au titre des frais exposés pour l'instance. **Textes appliqués** : Articles L. 521-3 (référé-liberté) et L. 761-1 (frais d'instance) du code de justice administrative.

Avocat : CABINET AMERHA AVOCAT SELARL

3 avril 2026
TA75DécisionExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2608067

Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé-suspension, a rejeté la demande de M. A... visant à suspendre le refus de rendez-vous pour le renouvellement de son titre de séjour et à enjoindre au préfet de police de lui en délivrer un récépissé. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, considérant que la situation du requérant, qui avait obtenu un rendez-vous en cours d'instance, ne subissait pas de préjudice grave et immédiat justifiant une mesure provisoire. Seule sa demande d'admission à l'aide juridictionnelle provisoire, fondée sur l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991, a été accordée.

Avocat : SIRAN

3 avril 2026
TA75DécisionExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2608568

Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a été saisi d'une demande d'annulation d'un refus implicite de délivrance d'une carte de résident de dix ans. Le juge a admis la requérante au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire en raison de l'urgence, sur le fondement de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991. Il a ensuite pris acte du désistement de la requérante concernant les conclusions en suspension et injonction, et a rejeté sa demande de condamnation de l'État aux frais d'instance.

Avocat : ROSIN

3 avril 2026
TA75DécisionExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2608640

Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a été saisi d'une demande d'injonction visant à contraindre le préfet de police à délivrer un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour. La juridiction a constaté un non-lieu à statuer sur cette demande, car l'administration avait, postérieurement à l'introduction du recours, convoqué le requérant pour la délivrance du récépissé, rendant ainsi la demande sans objet. Le juge a appliqué les dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative et a également rejeté la demande de condamnation de l'Etat aux frais d'instance.

Avocat : CABINET EXILAE

3 avril 2026
TA75DécisionExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2609183

Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé-suspension, rejette la demande de M. A... visant à suspendre le refus de renouvellement de son titre de séjour « carte bleue européenne » et l'obligation de quitter le territoire français. Le juge estime que le requérant n'apporte pas la preuve d'un doute sérieux sur la légalité de la décision préfectorale du 7 juillet 2025, notamment au regard des conditions de ressources et de l'emploi effectif requises par l'article L. 421-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). La demande d'injonction sous astreinte est également rejetée, l'urgence n'étant pas caractérisée pour cette mesure distincte.

Avocat : TOMASI

3 avril 2026