965 021 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
965 021
Décisions totales
383 581
Ordonnances
258 218
Avec résumé IA
Le Tribunal Administratif de Rennes a examiné un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral refusant le renouvellement d'un titre de séjour étudiant, prononçant une obligation de quitter le territoire et une interdiction de retour. Le tribunal a annulé l'arrêté, considérant que l'administration avait commis une erreur d'appréciation en jugeant insuffisamment sérieux et progressifs les études de la requérante, sans tenir compte de l'ensemble de son parcours académique. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : NKOGHE
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté les requêtes de deux ressortissantes géorgiennes visant l'annulation d'arrêtés préfectoraux de refus de titre de séjour, d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et d'interdiction de retour. La juridiction a estimé que le préfet d'Ille-et-Vilaine avait légalement exercé son pouvoir discrétionnaire en refusant l'admission au séjour au titre de la vie privée et familiale (article L. 413-1 du CESEDA), et que les mesures d'éloignement ne méconnaissaient pas le droit au respect de la vie familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Les moyens soulevés, notamment le vice d'incompétence et l'erreur manifeste d'appréciation, ont été écartés.
Avocat : GONULTAS
Le Tribunal administratif de Rennes rejette la demande de M. B... visant à mettre fin à la suspension de son permis de construire tacitement accordé par la maire de Pontivy. Le juge des référés estime que l'absence de notification directe du recours gracieux et contentieux du préfet ne constitue pas un "élément nouveau" au sens de l'article L. 521-4 du code de justice administrative justifiant de revenir sur l'ordonnance de suspension. La suspension, prononcée sur le fondement des articles L. 554-1 du code de justice administrative et L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales, est donc maintenue.
Avocat : CUNIN
Le Tribunal Administratif de Grenoble rejette la requête de la société France Formation Routière, qui demandait l'annulation de l'arrêté préfectoral suspendant son agrément pour 15 jours. Le tribunal estime que la suspension, motivée par des manquements répétés dans les formations dispensées, est suffisamment motivée, légalement prise après une procédure contradictoire, et proportionnée. La décision s'appuie principalement sur les articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration et l'article R. 3314-24 du code des transports.
Avocat : FLORENT
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A... visant à annuler l'arrêté du maire de Châteauneuf-du-Rhône retirant un sursis à statuer et à obtenir la délivrance d'un permis d'aménager tacite. Le tribunal a jugé qu'aucun permis tacite n'était né, car le délai d'instruction de trois mois (majoré à quatre) n'avait pas commencé à courir en raison de l'absence de notification par la mairie de la liste des pièces manquantes dans le délai d'un mois prévu par l'article R. 423-38 du code de l'urbanisme. Par conséquent, le retrait du sursis à statuer n'équivalait pas au retrait d'une décision tacite et était légal.
Avocat : SCP FAYOL & ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Grenoble, saisi d'un recours pour excès de pouvoir, a annulé l'arrêté du 17 avril 2023 par lequel la maire de Châteauneuf-du-Rhône a refusé un permis d'aménager. Le tribunal a jugé que le demandeur avait acquis un permis tacite, l'administration ayant notifié une demande de pièces complémentaires illégale qui n'interrompt pas le délai d'instruction. La solution s'appuie sur les articles L. 424-2 et R. 423-38 et suivants du code de l'urbanisme, qui régissent la naissance des permis tacites et les modalités de demande de pièces manquantes.
Avocat : SELARL RETEX AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Grenoble rejette la requête en excès de pouvoir visant à annuler un permis de construire délivré par la commune de Gières. La juridiction estime que les moyens soulevés, notamment concernant les vices de procédure, la méconnaissance des règles d'urbanisme et les troubles de voisinage, ne sont pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'urbanisme et du code de justice administrative.
Avocat : SCP CDMF - AVOCATS AFFAIRES PUBLIQUES
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A... C..., un ressortissant brésilien, qui contestait le refus d'entrée sur le territoire français pris par le directeur de la police aux frontières de Modane le 28 mars 2023. La juridiction a estimé que le refus d'entrée, motivé par le dépassement de la durée de séjour autorisée dans l'espace Schengen, était légal et que les garanties procédurales, notamment celles prévues par le code frontières Schengen (règlement UE 2016/399) et le code de l'entrée et du séjour des étrangers, avaient été respectées. Le tribunal a également jugé que les moyens soulevés, concernant l'incompétence, le défaut de motivation ou la violation de la liberté d'aller et venir, n'étaient pas fondés.
Avocat : VIGNERON
**Sujet principal** : Recours contre une radiation de la liste des demandeurs d'emploi et la suppression de l'allocation de retour à l'emploi (ARE) pour insuffisance d'actes de recherche. **Juridiction** : Tribunal administratif de Grenoble (juge unique). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête de la demanderesse. Il estime que l'administration a légalement constaté l'insuffisance de ses démarches actives de recherche d'emploi, malgré son statut d'infirmière, et que la sanction d'un mois de radiation et de suppression de l'ARE n'est pas disproportionnée. **Textes appliqués** : Articles L. 5411-6, R. 5411-11, R. 5411-12, L. 5412-1 (3°c), R. 5412-5 et L. 5426-2 du code du travail.
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a rejeté la requête de M. B... qui contestait sa radiation de la liste des demandeurs d'emploi et la suppression de son allocation pour un mois. Le tribunal a estimé que l'administration avait caractérisé un manquement à l'obligation d'accomplir des actes positifs et répétés de recherche d'emploi, conformément aux articles L. 5411-6 et R. 5411-11 du code du travail. La sanction d'un mois de radiation, prévue à l'article R. 5412-5 du même code, a donc été jugée légale.
Avocat : SELARL BALESTAS DURAND GRANDGONNET MURIDI & ASSOCIES
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de provision de 100 000 euros formulée par une patiente à l'encontre d'un centre hospitalier pour une prétendue faute médicale. Le juge a estimé que l'existence d'une faute n'était pas suffisamment établie et sérieusement contestable, car l'acte médical litigieux pouvait relever d'un principe de précaution justifié. La décision s'appuie sur les articles L. 1142-1 I du code de la santé publique et R. 541-1 du code de justice administrative, qui conditionnent la responsabilité des établissements de santé à la preuve d'une faute et l'octroi d'une provision en référé à une obligation non sérieusement contestable.
Avocat : SELARL GALLIZIA DUMOULIN ALVINERIE
Le Tribunal Administratif de Grenoble a statué sur un recours en excès de pouvoir concernant le refus de délivrance d'un titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) notifiée à un ressortissant tunisien. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la décision explicite de refus et d'OQTF du 25 novembre 2025 se substituait à la décision implicite antérieure et que les moyens soulevés (défaut de motivation, erreur d'appréciation, méconnaissance de l'article 8 de la CEDH) n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
Avocat : GHELMA
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme D... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction a estimé que l'arrêté préfectoral du 22 octobre 2025 était régulier, notamment car la procédure contradictoire avait été respectée lors de son audition par la police. La décision s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que sur le principe général du droit de l'Union relatif au respect des droits de la défense.
Avocat : CENTAURE AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Grenoble rejette la requête d'un ressortissant kosovar visant à annuler une obligation de quitter le territoire français (OQTF) et la fixation du pays de destination. La juridiction estime que le signataire de l'arrêté était compétent par délégation, que le droit d'être entendu n'était pas méconnu dans ce cas de figure, et que le requérant n'apporte pas d'éléments prouvant un risque de traitement contraire à l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme en cas de retour. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : SELARL LFMA
Le Tribunal Administratif de Grenoble rejette la requête de M. B... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF) et l'interdiction de retour prononcées par la préfète de la Haute-Savoie. La juridiction estime que la décision préfectorale n'est entachée ni d'une erreur manifeste d'appréciation, ni d'un défaut d'examen particulier, et qu'elle ne méconnaît pas le droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal fonde sa décision sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et rejette également la demande d'injonction de délivrer un titre de séjour ainsi que la demande de condamnation de l'État aux frais d'avocat.
Avocat : DANA
Le Tribunal Administratif de Grenoble rejette la requête en excès de pouvoir de M. B... visant l'annulation de l'arrêté préfectoral de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction estime que la décision attaquée, fondée notamment sur l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'article 8 de la CEDH, est suffisamment motivée et ne révèle pas de défaut d'examen sérieux de la situation personnelle du requérant. Les autres moyens, y compris ceux relatifs au droit d'être entendu et à la circulaire Valls, sont également écartés.
Avocat : SONKO
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté les requêtes de M. D... et Mme D..., ressortissants algériens, visant l'annulation d'un arrêté préfectoral leur refusant un certificat de résidence et leur enjoignant de quitter le territoire. Le tribunal a jugé que le préfet avait légalement apprécié l'absence de preuve d'une vie familiale effective en France et que les atteintes alléguées au droit au respect de la vie familiale (article 8 de la CEDH) et à l'intérêt supérieur de l'enfant (article 3-1 de la CIDE) n'étaient pas caractérisées. Les mesures d'éloignement et d'interdiction de retour, ainsi que le refus de délivrer un titre de séjour, ont donc été maintenus.
Avocat : CANS
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a déclaré qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur une demande d'injonction visant à étendre une décision de regroupement familial. Le juge a constaté que la préfète avait déjà accordé l'extension demandée au profit de l'enfant du requérant, ce qui rendait la requête sans objet. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 et L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : SCHURMANN
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'un refus implicite de renouvellement de titre de séjour et de délivrance d'une carte de résident. Le juge a estimé que la condition d'urgence, pourtant présumée dans ce type de litige, n'était pas remplie en l'espèce, compte tenu de la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction et de l'engagement de l'administration à statuer rapidement. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : GHANASSIA
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi d'une demande de suspension et d'injonction concernant le refus implicite de renouvellement d'un titre de séjour. La juridiction constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur ces conclusions, la préfète ayant délivré une carte de séjour permanent avant l'ordonnance. Toutefois, elle condamne l'État à verser 1 200 euros à l'intéressé au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, estimant que le recours a été nécessaire pour obtenir la décision.
Avocat : DIEYE