965 021 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
965 021
Décisions totales
383 581
Ordonnances
258 618
Avec résumé IA
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A... B... visant à annuler l'ajournement de sa demande de naturalisation. Le juge a jugé irrecevables les conclusions dirigées contre la décision préfectorale initiale, car elles ont été remplacées par la décision explicite du ministre de l'intérieur du 24 avril 2023, qui constitue désormais le seul acte attaquable. La juridiction a appliqué les dispositions du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993 et du code des relations entre le public et l'administration concernant la substitution des décisions en matière de recours administratif préalable.
Avocat : TOUCHOT
**Sujet principal** : Recours contre un ajournement de deux ans d'une demande de naturalisation pour défaut de motivation et erreur manifeste d'appréciation. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Nantes (6ème Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête. Il estime que la décision ministérielle d'ajournement est suffisamment motivée et que l'appréciation de l'administration, fondée sur le comportement fiscal critiquable du requérant, relève de son pouvoir discrétionnaire et n'est pas entachée d'erreur manifeste. **Textes appliqués** : Articles 27 du code civil, L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration, et article 48 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993.
Avocat : GLEIZES
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B... visant à annuler la décision ministérielle ayant ajourné sa demande de naturalisation. Le juge a estimé que le ministre de l'intérieur, en se fondant sur le caractère récent et insuffisamment stable de son insertion professionnelle, n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation. La décision s'appuie sur les articles 21-15 du code civil et 48 du décret du 30 décembre 1993, qui confèrent à l'autorité administrative un large pouvoir d'appréciation pour évaluer l'opportunité d'accorder la naturalisation.
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A... visant à annuler le rejet de sa demande de naturalisation. Le juge a considéré que la décision ministérielle expresse du 24 mai 2023, qui s'était substituée à la décision préfectorale initiale et à la décision implicite, était régulière. Il a estimé que cette décision était suffisamment motivée, conformément aux exigences de l'article 27 du code civil et de l'article L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration, et que les griefs d'inexactitude matérielle n'étaient pas fondés.
Avocat : NEVEU
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A... B... visant à annuler l'ajournement de sa demande de naturalisation. Le tribunal a jugé que la décision ministérielle du 27 mars 2023 était suffisamment motivée et que la procédure d'enquête, incluant la consultation du fichier des antécédents judiciaires, était régulière. La décision s'appuie notamment sur les articles 45 et 48 du décret du 30 décembre 1993, ainsi que sur les articles L. 234-1 du code de la sécurité intérieure et 17-1 de la loi du 21 janvier 1995.
Avocat : VERVENNE
Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête de M. B... C... visant à annuler la décision du ministre de l'intérieur ajournant sa demande de naturalisation. La juridiction estime que la décision attaquée est suffisamment motivée et que le ministre n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en retenant l'existence d'une dette locative importante et d'incohérences dans les déclarations fiscales du requérant. Le tribunal fonde sa décision sur les articles 21-15 du code civil et 48 du décret du 30 décembre 1993, qui confèrent à l'autorité administrative un pouvoir d'appréciation pour évaluer l'opportunité d'accorder la naturalisation.
Avocat : SOGOBA
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B... A... visant à annuler le rejet de sa demande de naturalisation. Le tribunal a jugé que la décision ministérielle, fondée sur les articles 45 et 48 du décret du 30 décembre 1993, était suffisamment motivée par l'existence d'un lien particulier du requérant avec l'État du Qatar où il travaille. Il a estimé que l'administration pouvait légalement, dans le cadre de son pouvoir d'appréciation (article 21-15 du code civil), considérer ce lien comme incompatible avec l'allégeance à la France pour refuser la naturalisation.
Avocat : CALVO
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A... D... épouse B... visant à annuler le rejet de sa demande de naturalisation par le ministre de l'intérieur. La juridiction a estimé que la décision était suffisamment motivée et que le ministre pouvait légalement fonder son refus sur le défaut d'autonomie financière de la requérante, apprécié au regard de ses ressources propres. La décision s'appuie sur les articles 21-15 du code civil et 48 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993 relatifs aux conditions de naturalisation.
Avocat : CALVO
Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête de M. D... visant à annuler l'ajournement de sa demande de naturalisation. La juridiction estime que le ministre de l'intérieur, en se fondant sur une condamnation pour violences conjugales établie, n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation dans l'exercice de son pouvoir discrétionnaire. La décision s'appuie sur les articles 21-15 du code civil et 48 du décret du 30 décembre 1993 relatifs aux conditions d'acquisition de la nationalité française.
Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé l'arrêté préfectoral refusant le renouvellement du titre de séjour et imposant une obligation de quitter le territoire français (OQTF) à un ressortissant kosovar, père de trois enfants français. La juridiction a estimé que la décision administrative constituait une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, et méconnaissait l'intérêt supérieur de l'enfant prévu par l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le juge a relevé l'ancienneté et la régularité du séjour du requérant ainsi son implication dans la vie de ses enfants, concluant à une erreur manifeste d'appréciation de l'autorité préfectorale.
Avocat : GOUEDO
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. D... visant à annuler un arrêté préfectoral lui imposant une obligation de quitter le territoire français (OQTF) sans délai, une interdiction de retour et une assignation à résidence. La juridiction a estimé que le préfet de la Sarthe avait légalement exercé son pouvoir de police des étrangers, notamment au regard des articles L. 611-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), et que les mesures contestées n'étaient pas entachées d'erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a également jugé que les conditions pour enjoindre la délivrance d'un titre de séjour n'étaient pas réunies.
Avocat : GOUILLON
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B... visant à annuler les décisions préfectorales de février 2025 refusant son titre de séjour et lui imposant une obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en estimant que l'intéressé ne remplissait pas les conditions pour bénéficier d'une admission exceptionnelle au séjour, notamment au regard de la durée de sa présence en France et de son intégration. Les textes appliqués sont principalement les articles L. 435-1 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : DESOUCHES
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête d'un ressortissant égyptien demandant l'annulation du refus de titre de séjour et de l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) prononcés par le préfet de Maine-et-Loire. La juridiction a estimé que la décision préfectorale était suffisamment motivée au regard des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Elle a également jugé que le requérant ne remplissait pas les conditions, notamment au titre de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, pour bénéficier d'une admission exceptionnelle au séjour.
Avocat : SMATI
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme D... épouse A... visant à annuler le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et la décision fixant le pays de destination, pris par le préfet de la Sarthe. Le tribunal a jugé que la requérante, pouvant bénéficier d'une procédure de regroupement familial, n'était pas fondée à invoquer l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les autres moyens, notamment ceux tirés d'un défaut de motivation ou d'une méconnaissance de la Convention européenne des droits de l'homme, ont également été écartés.
Avocat : CESSE
Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête en référé présentée par deux agents contre la région des Pays de la Loire. Le juge estime que la demande de provision (article R. 541-1 du CJA) n'est pas fondée, les requérants n'établissant pas le caractère non sérieusement contestable de leur créance. Par ailleurs, la demande de suspension de sanctions financières (article L. 521-1 du CJA) est jugée irrecevable car présentée dans une même instance qu'une demande de provision, sans avoir été régularisée par une requête distincte.
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi d'un recours en plein contentieux visant à enjoindre au préfet de la Loire-Atlantique de loger le requérant, M. A..., conformément à une décision prioritaire de la commission de médiation. Le tribunal a constaté que l'État, garanti du droit au logement opposable, n'avait pas proposé d'offre dans le délai légal de six semaines, malgré la situation précaire et le handicap du requérant. En application des articles L. 300-1, L. 441-2-3-1 et R. 441-18 du code de la construction et de l'habitation, le juge a donc ordonné au préfet d'assurer cet accueil, pouvant assortir cette injonction d'une astreinte.
Avocat : BOURJON
Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé la décision de l'OFII refusant les conditions matérielles d'accueil à un demandeur d'asile. Le juge a retenu que l'OFII avait méconnu ses obligations d'évaluation individuelle de la vulnérabilité du requérant, prévues aux articles L. 522-1 à L. 522-3 du CESEDA. La décision a été annulée pour insuffisance de motivation et erreur manifeste d'appréciation, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens.
Avocat : SARL ALTG19
Le Tribunal administratif de Nantes a annulé la décision de l'OFII refusant les conditions matérielles d'accueil à un demandeur d'asile. La juridiction a jugé que le refus, fondé sur le dépôt tardif de la demande, était entaché d'une erreur manifeste d'appréciation, car le requérant justifiait d'un motif légitime. La décision s'appuie sur les articles L. 522-1 à L. 522-3 et L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur la directive 2013/33/UE.
Avocat : SARL ALTG19
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. E... B..., un ressortissant afghan, qui demandait l'annulation d'un arrêté de transfert vers la Bulgarie. Le tribunal a jugé que les conditions de l'entretien individuel, notamment le droit à l'information garanti par l'article 4 du règlement Dublin III (n° 604/2013) et l'article L. 141-2 du CESEDA, avaient été respectées. Il a également estimé que les autres moyens, relatifs aux articles 3, 5, 17 et 23 du même règlement ainsi qu'aux conventions européennes, n'étaient pas fondés.
Avocat : RENAUD
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté les requêtes de deux ressortissants turcs visant l'annulation d'arrêtés préfectoraux ordonnant leur transfert vers l'Allemagne au titre du règlement Dublin III. La juridiction a estimé que les moyens soulevés, notamment concernant l'information, l'entretien individuel, l'examen de la situation personnelle et le risque de traitement inhumain, n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur le règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III), la Convention européenne des droits de l'homme et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : BARBIER