965 021 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
965 021
Décisions totales
383 581
Ordonnances
259 068
Avec résumé IA
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. H... visant à annuler un arrêté préfectoral ordonnant son transfert vers la Suède au titre du règlement Dublin III. Le tribunal a jugé que la décision était régulière, notamment en écartant les moyens tirés de l'incompétence de la signataire et de l'insuffisance de motivation. La juridiction a appliqué le règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III) et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : NERAUDAU
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi d'une demande de suspension d'urgence (référé-suspension) concernant le refus de délivrance d'un titre de séjour à un ressortissant tunisien. Le juge a rejeté la demande, estimant que le requérant n'apportait pas la preuve d'une situation d'urgence suffisante justifiant la suspension de la décision préfectorale. La décision s'appuie sur les conditions cumulatives de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, relatives à l'urgence et à l'existence d'un doute sérieux sur la légalité.
Avocat : CHAUMETTE
Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la demande de suspension en référé d'un arrêté préfectoral d'assignation à résidence. Le juge estime que le requérant n'a pas démontré l'existence d'une situation d'urgence justifiant une mesure provisoire, une assignation à résidence n'étant pas, par elle-même, constitutive d'urgence. La décision est rendue sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : DAHANI
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la demande de suspension d’un refus de titre de séjour. Le juge des référés a estimé que le requérant, un ressortissant tchadien, n’apportait pas la preuve d’une situation d’urgence justifiant la suspension de la décision préfectorale. La juridiction a appliqué les conditions de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, sans qu’un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée ne soit établi pour justifier la mesure.
Avocat : DESFRANCOIS
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant par ordonnance, rejette la requête en excès de pouvoir dirigée contre un arrêté préfectoral de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. Le juge estime la requête manifestement irrecevable car l'arrêté attaqué avait été abrogé et remplacé par une nouvelle décision avant même son enregistrement au tribunal, privant ainsi le recours de son objet. La décision s'appuie sur les articles R. 421-1 et R. 222-1 4° du code de justice administrative relatifs aux conditions de saisine et au rejet des requêtes manifestement irrecevables.
Avocat : BOURGET
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant par ordonnance, rejette la requête de Mme C... comme étant manifestement irrecevable. Le sujet principal est le rejet d'un recours pour excès de pouvoir contre le rejet implicite d'une demande de naturalisation, en raison d'un défaut de procédure. La juridiction a constaté que la requête, déposée via "Télérecours citoyens", n'était pas conforme à l'article R. 414-5 du code de justice administrative, car les pièces jointes n'étaient pas transmises dans des fichiers distincts, et ce défaut n'a pas été régularisé après une mise en demeure.
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'un arrêté préfectoral de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction estime que la contestation d'une OQTF relève d'une procédure spécifique prévue par le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et non de la procédure de référé-suspension de l'article L. 521-1 du code de justice administrative. Elle constate par ailleurs que l'introduction d'un recours au fond contre l'OQTF a déjà un effet suspensif de plein droit en vertu de l'article L. 722-7 du CESEDA.
Avocat : ATSATITO KAMANOU
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme B... visant à annuler un permis de construire délivré à une SCI pour une maison et une piscine. La juridiction a jugé que les box à chevaux de la requérante, constituant un bâtiment ouvert, ne pouvaient être regardés comme un "bâtiment renfermant des animaux" au sens du règlement sanitaire départemental. Par conséquent, les règles de distance prévues à l'article L. 111-3 du code rural et à l'article 153-4 du règlement sanitaire départemental d'Eure-et-Loir n'étaient pas applicables pour faire obstacle au projet.
Avocat : CABINET FIDAL
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme A... visant à annuler un titre de perception émis pour recouvrer une allocation complémentaire de fonctions (ACF) indûment perçue. Le tribunal a jugé que l'agent contractuel, recruté en CDD, n'entrait pas dans le champ d'application du décret n° 2002-710 du 2 mai 2002 et de l'arrêté du 21 juillet 2014, ces textes réservant le bénéfice de l'ACF aux fonctionnaires et aux agents non titulaires en CDI. Par conséquent, le versement de cette allocation constituait un indu, justifiant légalement l'émission du titre de perception contesté.
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête d'un professeur demandant l'annulation du refus implicite de protection fonctionnelle par le recteur d'académie. Le tribunal a jugé la requête irrecevable pour défaut de délai, le recours n'ayant pas été formé dans les deux mois suivant la naissance de la décision implicite de rejet, conformément aux articles R. 421-1 et suivants du code de justice administrative. Le fond de la demande, concernant l'application des articles L. 134-1 et suivants du code général de la fonction publique sur la protection fonctionnelle, n'a donc pas été examiné.
Avocat : SELARL ETHIS
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête d'une ancienne surveillante pénitentiaire licenciée pour inaptitude, qui demandait à l'État une indemnisation de 20 504,23 euros. La juridiction a jugé qu'aucun texte, notamment du code général de la fonction publique, ne prévoit le versement d'une indemnité de licenciement dans son cas, excluant ainsi une faute de l'administration. Concernant les erreurs alléguées sur le solde de tout compte ayant retardé ses allocations chômage, le tribunal a estimé que la requérante n'apportait pas la preuve d'un lien de causalité entre ces erreurs et le préjudice financier invoqué.
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A... visant à annuler l'arrêté préfectoral de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire français. La juridiction a jugé que la décision était régulière, notamment quant à la compétence du signataire et à sa motivation, et qu'elle ne méconnaissait pas les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile invoquées. Les moyens tirés d'une atteinte au droit au respect de la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) ont également été écartés.
Avocat : KONATE
Le Tribunal Administratif d'Orléans a annulé l'arrêté préfectoral refusant un titre de séjour et ordonnant l'éloignement d'une ressortissante marocaine. La juridiction a estimé que cette décision portait une atteinte disproportionnée au droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de son intégration familiale et professionnelle en France. Le tribunal a enjoint au préfet de délivrer un titre de séjour "vie privée et familiale" dans un délai d'un mois.
Avocat : SCP SELATNA DE MATOS SI MOHAMED
Le Tribunal Administratif d'Orléans a jugé une requête en excès de pouvoir visant à annuler un titre exécutoire émis par la communauté d'agglomération Bourges Plus pour le remboursement de travaux de raccordement au réseau d'eaux usées. Le tribunal a déclaré la requête recevable, considérant que le délai de recours n'avait pas commencé à courir en raison d'une mention incomplète des voies de recours sur l'avis de paiement, en application de l'article R. 421-5 du code de justice administrative. Il a rejeté l'exception d'irrecevabilité soulevée par la collectivité et renvoyé l'examen du fond de l'affaire à une audience ultérieure.
Avocat : WAUTIER
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme C... D..., qui contestait un arrêté préfectoral refusant un titre de séjour, ordonnant son éloignement et fixant le pays de destination. La juridiction a estimé que la décision était régulière, notamment quant à la compétence du signataire, la motivation suffisante et l'examen sérieux de sa situation personnelle et familiale. Elle a ainsi jugé que le refus de séjour et les mesures d'éloignement ne méconnaissaient pas les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : BIKINDOU
Le Tribunal Administratif d'Orléans a annulé l'arrêté préfectoral du 29 août 2024 refusant un titre de séjour à un ressortissant indien et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction a jugé que le préfet avait commis une erreur de droit en ne procédant pas à l'examen global des critères prévus par l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment concernant l'insertion du demandeur. Le tribunal a également rejeté les autres moyens soulevés, dont le défaut de motivation, et a renvoyé l'affaire devant l'autorité préfectorale pour une nouvelle instruction conforme à la loi.
Avocat : DEZALLE
Le Tribunal administratif d'Orléans a annulé l'arrêté préfectoral du 14 octobre 2024 refusant le renouvellement du titre de séjour étudiant à une ressortissante tchadienne. Le juge a retenu que le préfet avait commis une erreur d'appréciation en ne tenant pas compte de la situation médicale grave de l'intéressée, qui justifiait un titre de séjour pour vie privée et familiale au titre de l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La juridiction a enjoint au préfet de réexaminer la demande sous deux mois et a condamné l'État à verser 1 500 euros à la requérante au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : TOURNAN
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme A... B... visant à annuler l'arrêté préfectoral du 17 octobre 2024 refusant un titre de séjour et ordonnant son éloignement. La juridiction a estimé que le préfet de Loir-et-Cher n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en considérant que la situation personnelle de la requérante, ressortissante congolaise, ne justifiait pas la délivrance d'un titre au titre de sa vie privée et familiale. Le tribunal a appliqué les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que les conventions internationales invoquées, sans y trouver de méconnaissance.
Avocat : SCP CARIOU LEVEQUE
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme B... visant à annuler le refus d'enregistrement de sa demande de titre de séjour. Le tribunal a jugé que le refus, fondé sur l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, était légal, notamment au motif que la demande était intervenue hors du délai de deux mois suivant l'enregistrement de sa demande d'asile et en l'absence de réponse à une demande de renseignements complémentaires. Les moyens soulevés, dont l'incompétence et l'insuffisance de motivation, ont été écartés.
Avocat : GREFFARD-POISSON
Le Tribunal Administratif d'Orléans rejette la requête de M. C..., un ressortissant algérien, visant l'annulation de son arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le tribunal estime que l'arrêté, signé par un secrétaire général de préfecture dûment habilité, est légal. Il juge que les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), notamment son article L. 611-1, sont applicables pour motiver l'éloignement au regard du comportement de l'intéressé, et que l'accord franco-algérien de 1968 ne régit pas cette matière.
Avocat : TOUBALE