Jurisprudence administrative
965 937 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
965 937
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2604394
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral ordonnant le transfert d'un demandeur d'asile vers l'Espagne. Le tribunal a annulé l'arrêté, considérant que l'administration n'avait pas rapporté la preuve que l'entretien individuel préalable, exigé par l'article 5 du règlement Dublin III (UE n° 604/2013), avait été conduit par une personne qualifiée en droit national. La décision s'appuie sur le droit de l'Union européenne, en particulier le règlement Dublin III, et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : NERAUDAU
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2604643
Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête de M. D... visant à annuler l'arrêté préfectoral fixant l'Algérie comme pays de reconduite suite à une interdiction judiciaire du territoire. Le tribunal estime que l'arrêté est suffisamment motivé et que le préfet a procédé à un examen sérieux de la situation personnelle de l'intéressé, sans méconnaître l'article 3 de la CEDH. La décision s'appuie sur les articles L. 721-3 et L. 641-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article 131-30 du code pénal.
Avocat : KOSO OMAMBODI
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2606448
Le Tribunal Administratif de Nantes statue sur une requête en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français. Il constate que le requérant a été placé en rétention administrative à Rennes (Ille-et-Vilaine) après l'introduction de son recours. En application des articles R. 922-2 et R. 922-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article R. 221-3 du code de justice administrative, le tribunal se déclare incompétent au profit du Tribunal Administratif de Rennes, dans le ressort duquel se situe le lieu de rétention, et ordonne la transmission du dossier.
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2404571
Le Tribunal Administratif d'Orléans a annulé l'arrêté préfectoral du 15 juillet 2024 refusant un titre de séjour à une ressortissante camerounaise et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction a jugé que ce refus, fondé sur l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, méconnaissait son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, au regard de son pacte civil de solidarité et de sa vie familiale établie en France. Le préfet est enjoint de réexaminer sa situation dans un délai de deux mois.
Avocat : SCP OMNIA LEGIS
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2601711
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé-suspension, rejette la demande de M. A... B... visant à suspendre son arrêté d'expulsion et les mesures associées. La juridiction estime qu'en raison de la gravité et de la récence de ses condamnations pénales, notamment pour des faits de stupéfiants et de vol, sa présence constitue une menace grave pour l'ordre public, justifiant l'expulsion malgré son parcours d'insertion et son état de santé. Elle applique les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) relatives à l'éloignement et considère que l'atteinte à sa vie privée et familiale n'est pas disproportionnée au regard de cette menace.
Avocat : SCP OMNIA LEGIS
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2601937
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé, donne acte du désistement d'instance du requérant, M. B..., qui retirait sa demande de suspension d'une sanction disciplinaire universitaire. Le juge constate que ce désistement est pur et simple et qu'aucun motif ne s'oppose à y donner suite. La procédure est close sans examen du fond, sur le fondement des règles générales de procédure du code de justice administrative.
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2601113
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant par ordonnance, donne acte du désistement d'instance du requérant concernant son recours en annulation contre un refus de reconnaissance d'imputabilité au service d'un entretien pénitentiaire. Ce désistement est la conséquence de l'absence de confirmation du maintien de sa requête dans le délai d'un mois suivant le rejet de sa demande de suspension par le juge des référés, conformément aux dispositions de l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative. La procédure est ainsi close.
Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2600853
Le Tribunal Administratif de Nancy statue sur deux requêtes en référé-suspension concernant le retrait d'agrément et le licenciement d'une assistante familiale par le département des Vosges. La requérante s'étant désistée de ses demandes principales de suspension et d'injonction, le juge donne acte de ce désistement. Il rejette ses conclusions subsidiaires tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative pour les frais exposés.
Avocat : CACCIAPAGLIA
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2511533
Le Tribunal administratif de Lille statue par ordonnance sur une requête initialement dirigée contre une décision de révocation d'un agent par un établissement public de santé. Le requérant s'étant désisté de ses conclusions principales après le retrait de l'acte attaqué, le juge donne acte de ce désistement. Il condamne l'État, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, à verser à l'agent la somme de 800 euros au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
Avocat : ROBILLARD
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2603220
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé, a été saisi d'une demande d'injonction visant à supprimer le signalement du requérant dans le système d'information Schengen. Le juge constate que le signalement contesté a déjà été retiré, rendant la demande d'injonction dépourvue d'objet. Par conséquent, il n'y a plus lieu de statuer sur ces conclusions et rejette la demande d'allocation d'une somme d'argent au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2601935
Le Tribunal administratif de Rouen, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... qui demandait la suspension de l'invalidation de son permis de conduire. Le juge a jugé la demande **manifestement irrecevable** car le requérant n'avait pas introduit une requête distincte à fin d'annulation, comme l'exige l'article R. 522-1 du code de justice administrative. La décision a donc été rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code, sans examen du fond.
Avocat : MALEYSSON MARIELLE
Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2503885
Le Tribunal Administratif de Pau donne acte du désistement pur et simple de l'association France Nature Environnement Nouvelle-Aquitaine de sa requête, qui visait à annuler un refus implicite du préfet du Gers de communiquer des informations environnementales et à enjoindre leur transmission. La juridiction applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui autorise à donner acte des désistements. En conséquence, l'instance est éteinte sans examen du fond.
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2407548
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple du requérant de son instance et de son action, qui portait sur l'annulation de titres de recettes émis par la commune de Bron. La juridiction rejette la demande de la commune visant à condamner le requérant aux frais exposés au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article R. 222-1 du même code.
Avocat : SELARL LEGA CITE
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2510687
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. B... pour incompétence de l'ordre juridictionnel administratif. Le litige portait sur une décision du vice-président chargé de l'application des peines et sur une demande d'indemnisation liée au fonctionnement du service public de la justice judiciaire. Le tribunal a jugé que ces matières relevaient manifestement de la compétence de la juridiction judiciaire, en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2602549
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant par ordonance, rejette une requête en excès de pouvoir visant à enjoindre à la préfète de délivrer une attestation de prolongation d'instruction. Le tribunal estime que la demande est manifestement irrecevable, car il n'a pas, en l'espèce, le pouvoir d'adresser une telle injonction à l'administration. Cette solution s'appuie sur les articles R. 222-1 et L. 911-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2607363
**Sujet principal** : Demande de suspension et d'injonction concernant le refus de délivrance d'une carte de résident, suivie d'un désistement partiel du requérant. **Juridiction** : Tribunal administratif de Paris (formation de référé). **Solution retenue** : Le tribunal donne acte du désistement du requérant concernant les conclusions en suspension et injonction, et condamne l'État à lui verser 800 euros au titre des frais irrépétibles (article L. 761-1 du code de justice administrative), réduisant ainsi le montant initialement demandé. **Textes appliqués** : Article L. 761-1 du code de justice administrative pour l'allocation des frais irrépétibles.
Avocat : CABINET LGAVOCATS (AARPI)
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2429270
Le Tribunal administratif de Paris constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur une requête en annulation et en injonction visant le rejet implicite d'une demande de titre de séjour, le préfet de police ayant ultérieurement délivré la carte demandée. La juridiction applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour prononcer ce non-lieu à statuer. Elle condamne néanmoins l'État à verser 800 euros au requérant au titre des frais exposés pour l'instance, en application de l'article L. 761-1 du même code.
Avocat : BESSE
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2517832
Le Tribunal administratif de Paris constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la requête de M. A... car le préfet de police lui a délivré une carte de résident après l'introduction du recours. La juridiction met néanmoins à la charge de l'État une somme de 1 000 euros à verser à l'avocate du requérant, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve d'une renonciation de sa part.
Avocat : CABINET HUG & ABOUKHATER (AARPI)
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2502981
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple du requérant, M. B..., qui retirait sa demande d'annulation de la suspension provisoire de son permis de conduire. En conséquence, l'instance est éteinte sans examen du fond de l'affaire. La décision s'appuie sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative qui autorise à donner acte d'un désistement.
Avocat : MORIN
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2600719
Sujet principal : Demande de carte mobilité inclusion (mention « stationnement »). Juridiction : Tribunal administratif de Rouen (ordonnance). Solution retenue : Rejet de la requête pour irrecevabilité manifeste, car le requérant n'a pas exercé le recours administratif préalable obligatoire devant le président du conseil départemental. Textes appliqués : Article R. 241-17-1 du code de l'action sociale et des familles (recours préalable obligatoire) et article R. 222-1 du code de justice administrative (rejet des requêtes manifestement irrecevables).