Jurisprudence administrative
965 937 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
965 937
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2601152
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand, statuant en référé-suspension, rejette la demande de Mme A... visant à suspendre sa sanction d'exclusion d'un mois. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas établie, malgré la situation financière et de santé de la requérante, et qu'aucun doute sérieux n'existe quant à la légalité de la sanction disciplinaire prononcée pour des manquements liés à des échanges sur un réseau social privé. La décision s'appuie sur les dispositions du code général de la fonction publique et de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : EYRAUD
Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2601299
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand, statuant en référé-liberté, a rejeté la demande d'un détenu visant à faire cesser les fouilles intégrales systématiques après chaque parloir familial. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie et que l'administration avait justifié ces mesures par le profil pénal du requérant et le contexte sécuritaire de l'établissement, sans méconnaître manifestement ses droits fondamentaux. La décision s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative (article L. 521-2) et du code pénitentiaire.
Avocat : SALKAZANOV
Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2600984
Le Tribunal Administratif de Pau a annulé l'arrêté du 12 mars 2026 par lequel le préfet des Hautes-Pyrénées avait assigné M. A... B... à résidence dans ce département. Le juge a retenu que le choix du lieu d'assignation, qui ne correspondait pas au lieu de résidence habituel de l'intéressé dans le Morbihan, constituait une erreur manifeste d'appréciation au regard des dispositions de l'article R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le moyen tiré de l'incompétence de l'autorité signataire a été rejeté.
Avocat : LESFAURIES
Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2601149
Le Tribunal Administratif de Pau, statuant en urgence, a annulé l'arrêté préfectoral ordonnant l'éloignement de M. C... et l'interdiction de retour. Le juge a estimé que le préfet des Landes avait commis une erreur manifeste d'appréciation en caractérisant une menace à l'ordre public, notamment en s'appuyant sur une garde à vue classée sans suite, et n'avait pas correctement pris en compte les liens personnels et familiaux stables de l'intéressé en France au regard des articles 8 de la CEDH et 3-1 de la CIDE. Les autres mesures (fixation du pays de destination, refus de délai de départ) sont tombées avec l'annulation de l'obligation de quitter le territoire.
Avocat : SANCHEZ-RODRIGUEZ
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2400335
**Sujet principal** : Recours pour excès de pouvoir contre une sanction disciplinaire (exclusion temporaire d'un an) infligée à une agent territoriale, et demande indemnitaire consécutive. **Juridiction** : Tribunal administratif de Lyon (8ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la demande d'annulation de l'arrêté de sanction et, par voie de conséquence, la demande d'indemnisation. Il estime que la procédure disciplinaire était régulière et que la sanction n'était pas disproportionnée. **Textes appliqués** : Le contrôle s'exerce dans le cadre du droit de la fonction publique territoriale et des principes généraux du droit, sans annulation fondée sur les moyens soulevés (incompétence, vice de procédure, disproportion).
Avocat : MINARD
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2400841
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la majeure partie des demandes d'indemnisation d'un agent contractuel contre la commune de Mions. La juridiction a toutefois retenu une faute de l'employeur pour l'absence d'entretiens professionnels annuels, en violation de l'article 1-3 du décret n°88-145 du 15 février 1988, et a alloué 500 euros au titre du préjudice moral. Les autres griefs, notamment ceux relatifs à un harcèlement moral, une promesse de CDI, un recours abusif aux CDD et l'illégalité du non-renouvellement du contrat, ont été écartés faute de preuve suffisante ou de préjudice établi.
Avocat : KELBER
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2403260
**Sujet principal** : Demande d'indemnisation par une ancienne fonctionnaire territoriale victime d'un accident de service reconnu imputable au service. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Lyon (8ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal admet le principe de la responsabilité de la commune, même en l'absence de faute, pour réparer les préjudices personnels et patrimoniaux complémentaires non couverts par le régime forfaitaire des pensions. Il précise que le rapport d'expertise médicale unilatéral produit par la requérante pourra être pris en compte par le juge s'il est soumis au débat contradictoire et corroboré par d'autres éléments du dossier. **Textes appliqués** : Articles L. 27 et L. 28 du code des pensions civiles et militaires de retraite (régime de réparation forfaitaire), complétés par les principes de la responsabilité administrative pour risque permettant une indemnisation complémentaire.
Avocat : ATV AVOCATS ASSOCIES
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2404700
Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé la révocation d'une adjointe technique territoriale, prononcée par le maire de Lyon pour des manquements en matière d'hygiène alimentaire et de gestion. La juridiction a jugé que la sanction était disproportionnée, notamment au regard de l'avis du conseil de discipline qui préconisait une rétrogradation et de l'absence d'antécédent disciplinaire de l'agent. Le tribunal s'est fondé sur les articles L.530-1 et L.533-1 du code général de la fonction publique pour contrôler la légalité de la sanction disciplinaire.
Avocat : HEMERY
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2405042
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B... visant à annuler une sanction disciplinaire d'exclusion temporaire de deux jours et à obtenir une indemnisation pour harcèlement moral et discrimination. La juridiction a estimé que l'utilisation à des fins personnelles répétées et dissimulée d'un service d'interprétariat professionnel, ainsi que des propos dénigrants tenus à l'encontre du prestataire, constituaient des fautes justifiant la sanction prononcée par le maire de Lyon, laquelle était proportionnée. Concernant les demandes indemnitaires, le tribunal a jugé que les allégations de harcèlement et de discrimination liées au handicap n'étaient pas établies. La décision s'appuie sur les dispositions du code général de la fonction publique relatives à la discipline.
Avocat : SELARL VALORIA SOCIETE D'AVOCATS
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2405046
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir visant l'annulation du refus de la préfète du Rhône de fixer un rendez-vous pour le dépôt d'une demande de titre de séjour. Le tribunal a constaté que le requérant, ayant annoncé un mémoire complémentaire dans sa requête sommaire, ne l'avait pas produit dans le délai légal de quinze jours prévu à l'article R. 911-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par conséquent, il a donné acte du désistement réputé du requérant et n'a pas examiné le fond de l'affaire.
Avocat : ANDUJAR
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2407575
**Sujet principal** : Demande d'annulation du rejet d'une indemnité pour congés payés non pris par une fonctionnaire territoriale placée en disponibilité d'office avant sa retraite. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Lyon (8ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la fin de non-recevoir opposée par l'administration (la requête n'est pas tardive), mais rejette également le fond de la requête. Il estime que la requérante, placée en disponibilité d'office, n'a pas généré de droits à congés payés durant cette période et que l'article 7 de la directive 2003/88/CE ne lui est pas applicable en l'espèce. **Textes appliqués** : Directive 2003/88/CE (article 7), Code général de la fonction publique, Code de justice administrative (articles R. 421-1 et R. 421-5), et jurisprudence de la CJUE (arrêt C-214/10).
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2411045
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. C... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF), la fixation de son pays de renvoi et l'interdiction de retour. Le tribunal a jugé que l'OQTF était suffisamment motivée, qu'une erreur factuelle sur le rejet de sa demande d'asile était sans incidence sur sa légalité, et que les mesures d'éloignement ne méconnaissaient pas ses droits au respect de la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) ni n'exposaient à un risque de traitement inhumain (article 3 de la CEDH). La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2501344
Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé l'arrêté du 10 janvier 2025 prolongeant l'assignation à résidence de M. B... pour un an. Le juge a relevé d'office que l'autorité administrative avait méconnu le champ d'application des articles L. 731-3 et L. 732-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui régissent spécifiquement les assignations à résidence lorsque l'étranger est dans l'impossibilité de quitter le territoire. La décision attaquée a été annulée pour excès de pouvoir.
Avocat : BECQUET
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2502077
Le Tribunal administratif de Lyon a rejeté la requête de M. C... visant à annuler le refus de titre de séjour et les mesures d'éloignement prises par le préfet du Nord. La juridiction a jugé que le refus explicite du 21 janvier 2025, fondé sur l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, était légal et qu'aucune atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) n'était caractérisée. En conséquence, les décisions d'obligation de quitter le territoire français et de fixation du pays de renvoi ont été déclarées légales.
Avocat : DEWAELE EMILIE
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2503003
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme B... visant à annuler le refus de rendez-vous pour une demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la demande d'admission exceptionnelle au séjour ne relevait pas de la procédure dématérialisée obligatoire et que l'administration n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant le rendez-vous. La décision s'appuie sur les articles R. 431-2 et R. 431-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : DELBES
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2503428
Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé la décision implicite de rejet d'une demande de titre de séjour pour motif médical (article L. 425-9 du CESEDA) formée par un ressortissant congolais. Le juge a retenu l'illégalité de cette décision pour défaut de communication des motifs, malgré une demande régulière de l'intéressé, en application des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Il a enjoint à la préfète de réexaminer la situation du requérant, sans accorder l'injonction spécifique de délivrance du titre de séjour sollicitée.
Avocat : DRAHY
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2505339
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête d'un ressortissant albanais contestant le refus implicite d'abroger son interdiction de retour sur le territoire français. Le tribunal a jugé la demande irrecevable car le requérant ne justifiait pas résider hors de France à la date de sa saisine, condition exigée par l'article L. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par voie de conséquence, les conclusions accessoires, dont une demande d'injonction et l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, ont également été rejetées.
Avocat : SELARL BSG AVOCATS ET ASSOCIES
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2506936
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la demande d'expertise médicale formulée par une agente de la ville de Lyon sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. Le juge des référés a estimé que la mesure n'était pas utile, considérant notamment que les séquelles des anciens accidents et maladies professionnelles étaient prescrites et que l'évaluation pour une admission à la retraite pour invalidité était prématurée. La décision s'appuie sur l'avis du conseil médical du 4 février 2025 et sur l'expertise médicale antérieure, que la requérante ne remettait pas en cause par des éléments probants.
Avocat : MICHEL
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2509646
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite d'une demande de titre de séjour. La juridiction constate un non-lieu à statuer sur les conclusions d'annulation et d'injonction, la préfète ayant accordé une carte de séjour pluriannuelle en cours d'instance. En revanche, elle retient la responsabilité de l'État pour faute, en raison du délai illégal ayant causé un préjudice professionnel à la requérante, et l'en condamne à réparer.
Avocat : CADOUX
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2510188
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme B..., une ressortissante rwandaise, visant à annuler le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire (OQTF) et la fixation du pays de destination prononcés par la préfète du Rhône. Le tribunal a jugé que les décisions étaient suffisamment motivées et que l'administration avait procédé à un examen particulier de sa situation, notamment au regard de l'article L. 421-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile relatif aux travailleurs temporaires. Il a également estimé que les moyens soulevés concernant l'atteinte disproportionnée à ses droits fondamentaux et l'erreur manifeste d'appréciation n'étaient pas fondés.
Avocat : GALLOUZE