Jurisprudence administrative
206 301 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
206 301
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2501449
Le Tribunal Administratif de Rennes, par une ordonnance du 1er juin 2026, a donné acte du désistement d’instance de M. B..., qui contestait le refus implicite du préfet du Morbihan de lui délivrer un titre de séjour. Ce désistement, intervenu après que le préfet a conclu au non-lieu à statuer, a été jugé pur et simple. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le magistrat désigné a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur le fond du recours pour excès de pouvoir. Les conclusions de M. B. tendant à la condamnation de l’État au titre de l’article L. 761-1 du même code ont été rejetées.
Avocat : LE CRANE
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2503940
Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi par M. A... d’une demande d’indemnisation pour des préjudices subis lors de sa prise en charge au CHU de Rennes, et par la CPAM d’Ille-et-Vilaine pour le remboursement de débours. Par la suite, tant M. A... que la CPAM se sont désistés de leur instance. Par ordonnance du 1er juin 2026, le tribunal, statuant sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, a donné acte de ces désistements purs et simples. Il a également rejeté les conclusions présentées au titre de l’article L. 761-1 du même code, estimant qu’il n’y avait pas lieu de faire droit aux demandes de frais de justice.
Avocat : SELARL ARES
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2504684
Le Tribunal Administratif de Rennes a constaté le désistement d’instance de M. C..., qui contestait le refus du Conseil national des activités privées de sécurité de lui délivrer une carte professionnelle. Le requérant n’ayant pas confirmé expressément le maintien de ses conclusions dans le délai d’un mois imparti par le tribunal, en application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, il est réputé s’être désisté. L’ordonnance donne acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du même code.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2604363
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A... qui contestait la décision implicite de rejet du ministre de l'intérieur relative à l'ajournement de sa demande de naturalisation. La requête a été jugée manifestement irrecevable car le requérant n'a pas produit, malgré une demande de régularisation, la preuve du dépôt du recours administratif préalable obligatoire auprès du ministre, conformément à l'article 45 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993. L'ordonnance a été rendue sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Avocat : EZZAITAB
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2609536
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête en référé suspension de M. A..., qui contestait le refus implicite de renouvellement de son autorisation provisoire de séjour par le préfet de la Sarthe. Le juge des référés constate qu'aucune décision administrative n'est née, le délai de naissance d'une décision implicite de rejet n'étant pas expiré. La requête est donc manifestement irrecevable, faute d'objet, et rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : LAPLANE
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2610596
Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi d’une requête en référé suspension visant à contester un refus de visa de long séjour opposé par l’autorité consulaire française à Dakar, confirmé par la commission de recours. La requérante, Mme A..., a ensuite présenté un désistement pur et simple de sa demande. Par ordonnance du 1er juin 2026, le tribunal, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, a donné acte de ce désistement et clos l’instance. Aucune mesure d’injonction ou d’astreinte n’a donc été prononcée.
Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2600608
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B..., qui contestait le rejet implicite de ses demandes de régularisation statutaire et de classement indiciaire par le centre hospitalier de Mauriac. Le requérant n’avait développé aucun moyen d’annulation dans son exposé, en méconnaissance de l’article R. 411-1 du code de justice administrative. En application du 4° de l’article R. 222-1 du même code, la requête a été rejetée sans invitation à régulariser.
Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2600641
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A... contestant le classement sans suite de sa demande de naturalisation. Le juge a rappelé qu'une telle décision ne fait pas grief et n'est pas susceptible de recours pour excès de pouvoir, sauf si le demandeur justifie avoir déposé un dossier complet. En l'espèce, M. A... n'a pas contesté l'incomplétude de son dossier au moment de la décision, se bornant à invoquer des difficultés matérielles ultérieures. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative et de l'article 40 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993.
Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2600768
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête de M. B..., qui demandait l'indemnisation de ses congés annuels non pris en tant qu'adjoint administratif. La requête a été jugée manifestement irrecevable car le requérant n'a exposé aucun moyen ni précision de fait à l'appui de ses conclusions, en violation des articles R. 222-1 et R. 411-1 du code de justice administrative. La solution retenue est le rejet de la requête sans invitation à régulariser.
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2504127
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a été saisi par M. A... d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 29 septembre 2025 refusant son admission au séjour et l’obligeant à quitter le territoire. En cours d’instance, le préfet de la Moselle a produit une carte de séjour pluriannuelle délivrée à l’intéressé le 9 mars 2026. Invité à confirmer le maintien de ses conclusions en application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, M. A... n’a pas répondu dans le délai imparti. Par ordonnance du 1er juin 2026, le tribunal a donc constaté le désistement d’office de la requête et en a donné acte.
Avocat : KONÉ
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2509234
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de Mme B... contestant un refus de permis de visite à un détenu. La requête a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'a pas produit la décision attaquée, malgré deux demandes de régularisation. La solution retenue est fondée sur les articles R. 222-1 (4°) et R. 412-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2600286
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a été saisi de deux requêtes en excès de pouvoir, l'une par M. A... et l'autre par la SAS Renorev, visant à contester des titres de recettes émis par la commune de Balbronn pour le remplacement d'un lampadaire. En cours d'instance, la commune a annulé le titre concernant la société Renorev et a indiqué qu'un nouveau titre serait émis pour M. A.... Les deux requérants se sont ensuite désistés de leurs requêtes. Par ordonnance du 1er juin 2026, le tribunal a donné acte de ces désistements purs et simples, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2604835
Le Tribunal administratif de Strasbourg, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B... tendant à la suspension d’une délibération du conseil communautaire de la communauté de communes Haut Chemin Pays de Pange relative aux taxes additionnelles et à la taxe GEMAPI. Le juge a estimé que le requérant ne justifiait d’aucune situation d’urgence ni d’une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale, en l’occurrence la liberté d’expression et de conscience. La demande a été rejetée sans instruction ni audience, conformément à l’article L. 522-3 du même code.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2430700
Le Tribunal administratif de Paris a été saisi par M. et Mme B... d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet de Paris du 30 mai 2024 les mettant en demeure de cesser une mise à disposition d’un local à usage d’habitation et de reloger les occupants. Les requérants se sont désistés de leur instance par un mémoire enregistré le 21 mai 2026. Par une ordonnance du 1er juin 2026, la présidente de formation de jugement a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucun texte de fond du code de la construction et de l’habitation n’a été appliqué au fond, la procédure s’étant achevée par un désistement.
Avocat : CABINET CORDELIER & ASSOCIES (SCP)
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2613398
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A... qui demandait à être inscrit au concours externe de directeur des services pénitentiaires en complément du concours spécial « talents ». Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, car le requérant s’était lui-même placé dans cette situation en ne s’inscrivant pas avant la date limite du 9 janvier 2026. De plus, la mesure sollicitée aurait fait obstacle à l’exécution de la délibération du jury ayant arrêté la liste des candidats admissibles.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2616024
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du préfet de police refusant un titre de séjour à Mme A..., ressortissante sénégalaise. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas signée par un avocat, mais par un juriste-consultant sans qualité pour représenter la requérante, en méconnaissance des articles R. 431-2 et R. 431-4 du code de justice administrative. Le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans examiner l’urgence ni le doute sérieux sur la légalité de la décision.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2616122
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du préfet de police du 7 mai 2026 refusant un titre de séjour à M. C..., ressortissant tunisien. Concernant l'obligation de quitter le territoire français, le juge a rappelé que cette décision bénéficie d'un effet suspensif automatique en cas de recours au fond, rendant la demande de suspension sans objet et irrecevable. Pour le refus de séjour, le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, le requérant n'apportant pas la preuve de conséquences d'une exceptionnelle gravité. La requête a été rejetée sur le fondement des articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2616131
Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du préfet de police refusant la délivrance d'un titre de séjour "recherche d'emploi/création d'entreprise" à M. B..., ressortissant géorgien. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le requérant ne pouvait pas se prévaloir de la présomption d'urgence applicable aux refus de renouvellement de titre de séjour, sa demande portant sur un titre différent de son précédent statut d'étudiant. Les éléments avancés, tels qu'une promesse d'embauche ou le risque général d'éloignement, n'ont pas été jugés suffisants pour caractériser une atteinte grave et immédiate à sa situation.
Avocat : BASSALER
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2616592
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de M. B... qui demandait une injonction d'hébergement d'urgence adapté à son handicap (autisme avec hyperréactivité sensorielle). Le juge estime que la condition d'urgence et d'atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale n'est pas remplie, faute pour le requérant d'établir être effectivement à la rue et de justifier de démarches préalables suffisantes auprès des services compétents (115, préfet). La carence de l'État n'est donc pas caractérisée. La requête est rejetée en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2616594
Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B... qui demandait l'arrêt du scrutin des élections des conseillers des Français de l'étranger en Irlande. La requérante invoquait une atteinte grave à la sincérité du scrutin en raison de la radiation d'une candidate et de l'envoi d'identifiants de vote à des électeurs radiés. Le juge a estimé que la contestation des inscriptions ou radiations sur les listes électorales ne relève pas de sa compétence, en l'absence de manœuvres avérées, et a renvoyé la requérante à saisir le juge de l'élection. La solution retenue est un rejet pour incompétence de la juridiction administrative, en application des articles L. 521-2 et L. 522-3 du code de justice administrative.