Jurisprudence administrative
965 937 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
965 937
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2601613
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé, a ordonné l'expulsion d'un étudiant occupant sans titre un logement Crous. Le juge a considéré que le maintien dans les lieux, après l'abrogation de la décision d'admission, portait atteinte à la continuité du service public du logement étudiant, satisfaisant ainsi aux conditions d'urgence et d'utilité prévues à l'article L. 521-3 du code de justice administrative. La décision s'appuie sur les missions de service public confiées aux Crous par le code de l'éducation.
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2601625
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé, a rejeté la demande de la préfète du Loiret visant à l'expulsion d'une famille d'un hébergement d'urgence pour demandeurs d'asile. Le juge a estimé que la condition d'urgence prévue par l'article L. 521-3 du code de justice administrative n'était pas établie, notamment en raison d'un défaut de notification régulière de la requête à l'intéressée. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile relatives à la fin de l'hébergement.
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2602026
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé, a fait droit à la demande de la commune de Guilleville en désignant un expert pour examiner un bâtiment présentant un risque d'effondrement. Le juge a appliqué les articles L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation et R. 531-1 du code de justice administrative, qui permettent une telle désignation en cas de danger pour la sécurité publique. L'expert a pour mission de constater l'état des lieux, d'évaluer le danger imminent et de proposer des mesures conservatoires dans un délai de 24 heures.
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2507008
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant par ordonnance, rejette la requête en excès de pouvoir dirigée contre le refus d'enregistrement d'une demande de titre de séjour. Le juge estime que le requérant, qui fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français (OQTF) exécutoire, n'apporte aucun élément nouveau et précis justifiant l'enregistrement de sa nouvelle demande. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1 du code de justice administrative et R. 431-10 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2600317
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant par ordonnance, donne acte du désistement d'instance de la requérante. Cette décision fait suite au rejet de ses demandes de suspension et à l'absence de confirmation du maintien de sa requête en annulation dans le délai prescrit, conformément aux articles R. 612-5-2 et R. 222-1 du code de justice administrative. Le litige portait sur l'annulation d'un arrêté préfectoral refusant un certificat de résidence et enjoignant de quitter le territoire.
Avocat : MEGHERBI
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2600770
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant par ordonnance, rejette la requête de Mme B... concernant le refus de la carte mobilité inclusion mention « stationnement » et de l'allocation aux adultes handicapés (AAH). La juridiction se déclare incompétente pour connaître du recours relatif à l'AAH, qui relève du tribunal judiciaire de Tours en vertu des articles L. 241-6 et L. 241-9 du code de l'action sociale et des familles. Elle rejette également la demande d'annulation concernant la carte mobilité inclusion comme irrecevable, la requérante n'ayant pas exercé le recours administratif préalable obligatoire devant le président du conseil départemental, prescrit par l'article R. 241-17-1 du même code.
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2601494
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé, rejette la requête de M. B... qui demandait une injonction au préfet pour un réexamen urgent de sa situation. Le juge constate que la demande, fondée sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative, fait obstacle à l'exécution d'une décision administrative préalable (un refus de regroupement familial), ce qui est incompatible avec ce fondement. La requête est donc rejetée en application de l'article L. 522-3 du même code, sans préjudice d'un éventuel nouveau recours administratif.
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2601539
Le Tribunal administratif d'Orléans statue sur une requête en excès de pouvoir visant l'annulation du retrait d'une carte professionnelle d'agent de sécurité privée. Il constate son incompétence territoriale, car l'établissement employeur du requérant est situé dans le ressort du tribunal administratif de Versailles. En application des articles R. 312-10 et R. 351-3 du code de justice administrative, il ordonne la transmission du dossier à la juridiction de Versailles.
Avocat : LOUIS JEUNE
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2601927
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé-liberté, a rejeté la demande d'un détenu visant à obtenir la conservation et la communication d'images de vidéosurveillance d'une bagarre en prison. Le juge a estimé que la requête était manifestement mal fondée, car l'administration pénitentiaire avait déjà conservé les éléments pour une éventuelle réduction de peine et le requérant n'avait pas préalablement sollicité l'accès à ces images. La décision s'appuie sur les articles L. 521-2 et L. 522-3 du code de justice administrative, constatant l'absence d'atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale justifiant une mesure d'urgence.
Avocat : DAVID
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2601956
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé-liberté (article L. 521-2 du CJA), rejette la demande de Mme A... visant à faire cesser des travaux d'aménagement d'une piste cyclable. Le juge estime que la requérante n'apporte pas la preuve d'une situation d'urgence particulière justifiant une intervention dans ce cadre, malgré son allégation d'emprise sur sa propriété. La décision s'appuie sur le code de justice administrative et le droit de propriété, reconnu comme une liberté fondamentale.
Avocat : WEINKOPF
Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2600876
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a annulé la décision du directeur territorial de l'OFII refusant les conditions matérielles d’accueil à l’enfant mineure. Le juge a retenu que l’autorité avait méconnu les exigences procédurales, notamment l’obligation de motivation et la prise en compte de la vulnérabilité de la famille, prescrites par les articles L. 551-15 et L. 522-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. La requérante a également été admise à titre provisoire au bénéfice de l’aide juridictionnelle en raison de l’urgence de sa situation.
Avocat : GABON
Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2600899
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de M. B... visant à annuler l'arrêté préfectoral prolongeant son assignation à résidence. Le tribunal a jugé que le défaut d'interprète lors de la notification, invoqué au titre de l'article L. 141-3 du CESEDA, était inopérant car il n'affecte pas la légalité de la décision. Il a également estimé que la condition de perspectives raisonnables d'éloignement, prévue à l'article L. 731-1 du CESEDA, était satisfaite au vu des démarches engagées par l'administration.
Avocat : SELARL MAINNEVRET-MALBLANC
Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2600904
**Sujet principal** : Demande de suspension en référé d'une sanction disciplinaire universitaire (exclusion d'un an avec sursis partiel) pour usage de faux certificats médicaux. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne (juge des référés). **Solution retenue** : Le juge rejette la demande de suspension. Il estime que la condition d'urgence prévue par l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'est pas remplie, notamment car l'étudiante a pu se présenter à une partie de ses examens et que la sanction, bien que retardant ses études, ne l'empêche pas définitivement de les poursuivre. **Textes appliqués** : Article L. 521-1 du code de justice administrative (conditions du référé-suspension) et article R. 811-40 du code de l'éducation (procédure disciplinaire).
Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2600920
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne, statuant en référé-suspension, a rejeté la demande d'un agent hospitalier visant à suspendre sa sanction disciplinaire de deux ans d'exclusion. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés (défaut de consultation de la commission administrative paritaire, absence de motivation de l'avis disciplinaire, etc.) ne créait un doute sérieux sur la légalité de la décision. La requête a donc été rejetée sans qu'il soit besoin d'examiner la condition d'urgence, sur le fondement des articles L. 521-1 et L. 522-1 du code de justice administrative.
Avocat : SCP AUBERSON DESINGLY
Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2501900
Le Tribunal administratif de Châlons-en-Champagne statue sur une demande d'annulation d'arrêtés préfectoraux d'éloignement et d'assignation à résidence. Il constate que le requérant a été placé en rétention administrative à Lyon après l'introduction de son recours. En application des articles R. 776-15 et R. 776-16 du code de justice administrative, qui fixent la compétence territoriale en fonction du lieu de rétention, le tribunal ordonne la transmission du dossier au Tribunal administratif de Lyon.
Avocat : FOURNIER
Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2600972
Le Tribunal administratif de Châlons-en-Champagne, statuant par ordonnance, a déclaré incompétent pour connaître d'un recours contre une assignation à résidence d'un étranger. Le juge a ordonné la transmission du dossier au Tribunal administratif de Lyon, considérant que la compétence territoriale revient à la juridiction du lieu de la nouvelle mesure de placement en rétention administrative (Lyon) et non de l'assignation à résidence initiale (Aube). Cette solution s'appuie sur les articles R. 776-15 et R. 776-16 du code de justice administrative.
Avocat : FOURNIER
Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2403684
Sujet principal : Recours d'une clinique contestant le montant de sa dotation à la file active (DFA) pour 2023, fixé par l'Agence Régionale de Santé (ARS) Grand Est. Juridiction : Tribunal Administratif de Nancy (saisi par transfert de compétence). Solution retenue : Le tribunal rejette la requête de la clinique. Il estime que l'ARS n'a pas commis d'erreur de droit dans l'application du mécanisme de sécurisation prévu par le décret n° 2021-1255 du 29 septembre 2021. Textes appliqués : Le tribunal se fonde principalement sur les dispositions du décret n° 2021-1255 du 29 septembre 2021 relatif au mécanisme de sécurisation de la DFA, en vérifiant la régularité du calcul opéré par l'administration.
Avocat : CABINET D'AVOCATS CORMIER-BADIN
Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2403707
Le Tribunal Administratif de Nancy a été saisi par la SAS Clinéa pour contester la fixation de sa dotation financière (notamment la DFA) pour 2023 et 2024 par l'ARS Grand Est, l'établissement estimant que les montants notifiés ne couvraient pas ses charges réelles. La juridiction a rejeté la requête, considérant que l'ARS avait correctement appliqué les règles de calcul et de sécurisation prévues par le décret du 29 septembre 2021, et qu'une insuffisance de recettes par rapport aux charges ne caractérisait pas à elle seule une erreur manifeste d'appréciation.
Avocat : CABINET D'AVOCATS CORMIER-BADIN
Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2403728
Le Tribunal Administratif de Nancy a été saisi par un établissement de santé contestant le montant de sa dotation relative à la file active (DFA) pour 2023, fixé par l'Agence Régionale de Santé (ARS) Grand Est. La juridiction a rejeté la requête, considérant que le calcul de la dotation par l'ARS respectait le cadre légal, notamment les dispositions de l'article L. 162-22-18 du code de la sécurité sociale relatives à l'objectif national de dépenses. Le tribunal a estimé que la méthode de répartition, fondée sur une enveloppe régionale et les pondérations d'activité des établissements, était légale et que le principe de sécurisation des ressources avait été respecté.
Avocat : SCP MUSSET ET ASSOCIES
Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2403729
**Sujet principal** : Recours d'un établissement de santé contre la fixation par l'ARS Grand Est de sa dotation relative à la file active (DFA) pour 2023, qu'il estime insuffisante. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Nancy (saisi par transfert de compétence du tribunal de la tarification sanitaire et sociale). **Solution retenue** : Le tribunal a rejeté la requête de l'établissement. Il a jugé que la méthode de calcul de la DFA par l'ARS, s'inscrivant dans le cadre d'une enveloppe financière nationale fermée et utilisant une grille de pondération réglementaire, était légale. **Textes appliqués** : Le cadre légal est principalement défini par les articles L. 162-22-18 et L. 162-22-19 du code de la sécurité sociale, ainsi que par les arrêtés d'application du 31 décembre 2022 et du 30 mars 2023 fixant les modalités de calcul et de répartition.
Avocat : SCP MUSSET ET ASSOCIES