Jurisprudence administrative
965 937 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
965 937
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2606346
Le Tribunal Administratif de Paris rejette la requête en annulation d'un arrêté d'assignation à résidence de 45 jours pris à l'encontre d'un ressortissant nigérian. La juridiction estime que le préfet de police était compétent, que la décision était suffisamment motivée et fondée sur un examen particulier de la situation, et que les conditions légales de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile étaient remplies. Les autres moyens, notamment ceux relatifs à une erreur manifeste d'appréciation ou à une atteinte disproportionnée à la liberté de circulation, sont également écartés.
Avocat : ZANJANTCHI
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2609189
**Sujet principal** : Demande d'injonction en référé pour la délivrance immédiate d'une carte de séjour et d'un titre de voyage par le préfet de police. **Juridiction** : Tribunal administratif de Paris (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés rejette la requête. Il estime que la demande de délivrance définitive d'un titre ne relève pas des mesures provisoires ou conservatoires prévues par la procédure de référé. De plus, la requérante, déjà en possession d'une carte de résident valide, ne démontre ni l'urgence ni l'utilité de la mesure, notamment pour le titre de voyage en cours d'instruction. **Textes appliqués** : Articles L. 521-3 (référé "mesures utiles") et L. 511-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2529117
**Sujet principal** : Demande d'injonction de relogement d'urgence d'une personne reconnue prioritaire par une commission de médiation. **Juridiction** : Tribunal administratif de Paris (formation de référé). **Solution retenue** : Le tribunal ordonne au préfet de la région d'Île-de-France d'assurer le relogement de la requérante et de sa famille, et assortit cette injonction d'une astreinte de 550 euros par mois de retard à compter du 1er juin 2026. **Textes appliqués** : L'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, qui permet au juge d'ordonner le logement d'urgence et de prononcer une astreinte lorsque les conditions légales (désignation comme prioritaire et absence d'offre adaptée) sont remplies.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2527755
Le Tribunal Administratif de Paris, statuant par ordonnance, a ordonné à l'État de reloger en urgence un demandeur reconnu prioritaire par la commission de médiation. Le juge a constaté l'absence d'offre de logement adapté dans le délai légal et a assorti son injonction d'une astreinte. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2527916
**Sujet principal** : Demande d'injonction de relogement d'un demandeur reconnu prioritaire et en situation d'urgence. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Paris (formation de référé). **Solution retenue** : Le tribunal fait droit à la requête. Il enjoint au préfet de la région d'Île-de-France, préfet de Paris, d'assurer le relogement de M. A..., sous astreinte de 200 euros par mois de retard à compter du 1er juin 2026. **Textes appliqués** : L'ordonnance est principalement fondée sur les dispositions de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, qui permet au juge d'ordonner le relogement lorsque les conditions de priorité et d'urgence sont établies et qu'aucune offre adaptée n'a été faite dans les délais.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2532060
Le Tribunal Administratif de Paris, statuant par ordonnance, a enjoint à l'État de reloger un demandeur reconnu prioritaire et en situation d'urgence par la commission de médiation. Le juge a constaté l'absence d'offre de logement adaptée dans le délai légal, rendant l'injonction évidente. La décision, fondée sur l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, est assortie d'une astreinte mensuelle de 200 euros à compter du 1er juin 2026.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2609184
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a rejeté la requête de M. A... pour incompétence territoriale. Le litige, qui concernait une demande d'injonction relative à une demande de titre de séjour (mesure de police des étrangers), relevait de la compétence du tribunal administratif du lieu de résidence du requérant. Le juge a appliqué les articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative pour décliner sa compétence au profit du tribunal administratif de Montreuil, et a procédé au rejet par ordonnance en vertu de l'article R. 522-8-1 du même code.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2609185
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de la procédure électorale pour l'élection des conseillers des Français de l'étranger au Paraguay. Le juge estime que le recours en annulation dirigé contre le tirage au sort de l'ordre d'affichage des candidatures est irrecevable, car cet acte est considéré comme non détachable des opérations électorales. La contestation doit donc être portée, le cas échéant, après le scrutin devant le juge de l'élection, sauf illégalité grave et manifeste affectant la sincérité du vote, ce qui n'est pas retenu en l'espèce.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2609194
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... qui demandait une injonction pour obtenir la convocation à la remise de son titre de séjour. Le juge a décliné sa compétence au motif que le litige, relatif à une mesure de police des étrangers, relevait du tribunal administratif du lieu de résidence du requérant (Montreuil pour la Seine-Saint-Denis). La décision s'appuie sur les articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative pour établir l'incompétence territoriale.
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2601471
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé, a suspendu l'exécution du refus implicite de renouvellement du titre de séjour d'une étudiante. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, ce refus portant une atteinte grave et immédiate à sa situation en l'empêchant notamment de conclure un contrat de travail dans le cadre de son alternance. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : MBOGNING KENFACK
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2601793
La décision concerne un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en formation d'urgence, a rejeté la requête de la ressortissante argentine. Le tribunal a jugé que l'arrêté du préfet du Nord était légal et que les moyens soulevés (incompétence, motivation, méconnaissance des articles L. 423-23 du CESEDA et des articles 3 et 8 de la CEDH) n'étaient pas fondés.
Avocat : BERRADIA NEJLA
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2601853
Le Tribunal administratif de Rouen, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... qui demandait une injonction pour être reçu par le consulat de France à Kinshasa afin d'y déposer une demande de visa. Le juge a décliné sa compétence au profit du tribunal administratif de Nantes, en application de l'article R. 312-18 du code de justice administrative qui attribue un contentieux exclusif à cette juridiction pour les litiges relatifs aux visas. La requête a donc été rejetée sans examen au fond, conformément à la procédure prévue par l'article R. 522-8-1 du même code.
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2601621
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant par ordonnance, rejette une requête en remise gracieuse d'une suspension de permis de conduire. Le juge estime que la demande, qui ne conteste pas la décision préfectorale mais sollicite son remplacement par un éthylotest anti-démarrage, ne constitue pas un recours contentieux recevable. La requête est jugée manifestement irrecevable car elle ne comporte pas de conclusions soumises au juge et relève d'un recours gracieux, en application des articles R. 411-1 et R. 222-1 4° du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2601622
Le Tribunal administratif de Rouen, statuant par ordonnance, a examiné une demande en responsabilité de l'État pour préjudice lié à la transmission d'informations fiscales erronées au Portugal. Il a jugé que le fait générateur du dommage (l'agissement administratif du service des impôts des non-résidents) relevait de la compétence territoriale d'un autre tribunal. En application des articles R. 312-14 et R. 351-3 du code de justice administrative, il a donc ordonné le renvoi de l'affaire au Tribunal administratif de Montreuil.
Avocat : PETIT ANNE-FRANCE
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2601883
Le Tribunal administratif de Rouen, statuant en référé, a rejeté la demande d’un étudiant étranger visant à enjoindre au préfet de statuer sur le renouvellement de son titre de séjour. Le juge a considéré que le silence gardé par l’administration pendant quatre mois constituait une décision implicite de rejet, rendant la mesure sollicitée inutile. La décision s’appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et R. 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2600851
Le Tribunal administratif de Versailles statue sur la liquidation d'une astreinte prononcée contre l'État pour défaut d'offre de logement à un demandeur prioritaire. La juridiction constate que l'obligation a été exécutée avec retard et liquide l'astreinte due pour la période d'inexécution. Elle en modère toutefois le montant, fixant la somme définitive à verser au fonds national d'accompagnement vers et dans le logement à 18 000 euros, en application des articles L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation et R. 778-8 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2600852
Le Tribunal administratif de Versailles statue sur la liquidation d'une astreinte prononcée contre l'État pour défaut d'offre de logement à un demandeur prioritaire. Considérant que l'obligation a été exécutée le 8 octobre 2025, le juge liquide l'astreinte due pour la période de retard, mais en modère le montant. La décision s'appuie sur les articles L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation et R. 778-8 du code de justice administratif.
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2605318
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé, a suspendu l'exécution d'un arrêté préfectoral ordonnant la remise aux autorités italiennes et l'interdiction de territoire d'un ressortissant étranger. Le juge a estimé que les conditions d'urgence et de doute sérieux sur la légalité étaient remplies, notamment en raison d'un vice de procédure concernant la saisine des autorités italiennes et d'une erreur d'appréciation au regard de la situation personnelle du requérant. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 722-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : EL IDE
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2603130
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant par ordonnance, a enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis d'assurer le logement de la requérante. Le juge a constaté que, bien que reconnue prioritaire et devant être relogée en urgence par la commission de médiation départementale, elle n'avait reçu aucune offre de logement adapté dans le délai légal. L'injonction est assortie d'une astreinte de 600 euros par mois de retard, prononcée en application de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation.
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2603167
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant par ordonnance en référé, a enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis de loger le requérant, M. A..., en application de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation. Le juge a constaté que la commission de médiation avait reconnu le caractère prioritaire et urgent de la demande, et qu'aucune offre de logement adaptée n'avait été faite dans le délai légal. L'injonction est assortie d'une astreinte de 400 euros par mois de retard au profit du fonds national d'accompagnement vers et dans le logement.