Jurisprudence administrative
384 075 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
384 075
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2600263
Le Tribunal administratif de Clermont-Ferrand a rejeté comme tardive l’opposition formée par Mme A... contre une contrainte émise par France Travail pour le recouvrement d’un indu d’allocation solidarité spécifique de 2 240,74 euros. La contrainte avait été notifiée le 3 mars 2025, et le délai de quinze jours pour former opposition, prévu à l’article R. 5426-22 du code du travail, expirait le 18 mars 2025. La requête, enregistrée le 22 janvier 2026, était manifestement irrecevable, ce qui a conduit à son rejet sur le fondement du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2600608
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B..., qui contestait le rejet implicite de ses demandes de régularisation statutaire et de classement indiciaire par le centre hospitalier de Mauriac. Le requérant n’avait développé aucun moyen d’annulation dans son exposé, en méconnaissance de l’article R. 411-1 du code de justice administrative. En application du 4° de l’article R. 222-1 du même code, la requête a été rejetée sans invitation à régulariser.
Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2600641
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A... contestant le classement sans suite de sa demande de naturalisation. Le juge a rappelé qu'une telle décision ne fait pas grief et n'est pas susceptible de recours pour excès de pouvoir, sauf si le demandeur justifie avoir déposé un dossier complet. En l'espèce, M. A... n'a pas contesté l'incomplétude de son dossier au moment de la décision, se bornant à invoquer des difficultés matérielles ultérieures. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative et de l'article 40 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993.
Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2600667
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête de Mme A... qui contestait une décision de la caisse d’allocations familiales de la Haute-Loire ne lui accordant qu’une remise partielle d’un indu d’aide personnelle au logement. La requérante invoquait sa bonne foi et une erreur de la caisse pour obtenir une remise totale de sa dette de 2 320,50 euros. Le tribunal a jugé que l’erreur du créancier ne fait pas obstacle à l’obligation de restitution du paiement indu, conformément aux articles 1302 et 1302-1 du code civil, rendant ce moyen inopérant. En l’absence de précarité établie, la requête a été rejetée sur le fondement du 7° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2600768
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête de M. B..., qui demandait l'indemnisation de ses congés annuels non pris en tant qu'adjoint administratif. La requête a été jugée manifestement irrecevable car le requérant n'a exposé aucun moyen ni précision de fait à l'appui de ses conclusions, en violation des articles R. 222-1 et R. 411-1 du code de justice administrative. La solution retenue est le rejet de la requête sans invitation à régulariser.
Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2601188
Litige opposant Mme B... à la caisse d'allocations familiales du Puy-de-Dôme. Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand, statuant par ordonnance, rejette la requête comme manifestement irrecevable. La requérante n'a formulé aucune conclusion tendant à l'annulation d'une décision administrative ou à la condamnation au paiement d'une somme d'argent, ce qui est requis par les articles R. 411-1 et R. 421-1 du code de justice administrative. Le juge administratif ne peut se substituer à l'administration.
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2504127
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a été saisi par M. A... d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 29 septembre 2025 refusant son admission au séjour et l’obligeant à quitter le territoire. En cours d’instance, le préfet de la Moselle a produit une carte de séjour pluriannuelle délivrée à l’intéressé le 9 mars 2026. Invité à confirmer le maintien de ses conclusions en application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, M. A... n’a pas répondu dans le délai imparti. Par ordonnance du 1er juin 2026, le tribunal a donc constaté le désistement d’office de la requête et en a donné acte.
Avocat : KONÉ
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2509234
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de Mme B... contestant un refus de permis de visite à un détenu. La requête a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'a pas produit la décision attaquée, malgré deux demandes de régularisation. La solution retenue est fondée sur les articles R. 222-1 (4°) et R. 412-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2600286
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a été saisi de deux requêtes en excès de pouvoir, l'une par M. A... et l'autre par la SAS Renorev, visant à contester des titres de recettes émis par la commune de Balbronn pour le remplacement d'un lampadaire. En cours d'instance, la commune a annulé le titre concernant la société Renorev et a indiqué qu'un nouveau titre serait émis pour M. A.... Les deux requérants se sont ensuite désistés de leurs requêtes. Par ordonnance du 1er juin 2026, le tribunal a donné acte de ces désistements purs et simples, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2603006
Le Tribunal administratif de Strasbourg a été saisi par le préfet du Haut-Rhin d’un déféré en plein contentieux visant à annuler l’élection de deux adjoints au maire de la commune d’Eteimbes, tenue le 20 mars 2026. Le préfet s’est ensuite désisté purement et simplement de son recours. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par une ordonnance du 1er juin 2026. Aucune autre solution au fond n’a été retenue, la procédure s’étant achevée sur ce désistement.
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2604772
Le Tribunal administratif de Strasbourg, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A... qui demandait la suspension de la décision de France Travail réduisant son allocation d'aide au retour à l'emploi (ARE) par application de la dégressivité. Le juge a estimé que le litige, portant sur une prestation du régime d'assurance chômage, ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative mais du juge judiciaire, en application des articles L. 5312-1 et L. 5312-12 du code du travail. Par conséquent, la requête a été rejetée comme portée devant un ordre de juridiction incompétent, sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2604824
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. C... qui demandait l’annulation d’un refus d’admission à l’aide médicale d’État et la suspension d’un titre exécutoire de 11 404 euros. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, faute pour le requérant d’avoir produit le titre exécutoire contesté et d’avoir démontré une situation justifiant une intervention dans un délai de 48 heures. La décision s’appuie sur les articles L. 521-2 et L. 522-3 du code de justice administrative, ainsi que sur l’article L. 252-3 du code de l’action sociale et des familles.
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2604835
Le Tribunal administratif de Strasbourg, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B... tendant à la suspension d’une délibération du conseil communautaire de la communauté de communes Haut Chemin Pays de Pange relative aux taxes additionnelles et à la taxe GEMAPI. Le juge a estimé que le requérant ne justifiait d’aucune situation d’urgence ni d’une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale, en l’occurrence la liberté d’expression et de conscience. La demande a été rejetée sans instruction ni audience, conformément à l’article L. 522-3 du même code.
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2604862
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant par ordonnance, a été saisi par Mme D... d’un recours contestant le refus de la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées du Bas-Rhin de lui accorder l’allocation d’éducation de l’enfant handicapé (AEEH) et la prestation de compensation du handicap (PCH) pour son fils. En application des articles L. 241-6 et L. 241-9 du code de l’action sociale et des familles, le tribunal a constaté que ces décisions relèvent de la compétence de la juridiction judiciaire. Par conséquent, il a ordonné la transmission de la requête au tribunal judiciaire de Mulhouse, compétent pour en connaître.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2430700
Le Tribunal administratif de Paris a été saisi par M. et Mme B... d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet de Paris du 30 mai 2024 les mettant en demeure de cesser une mise à disposition d’un local à usage d’habitation et de reloger les occupants. Les requérants se sont désistés de leur instance par un mémoire enregistré le 21 mai 2026. Par une ordonnance du 1er juin 2026, la présidente de formation de jugement a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucun texte de fond du code de la construction et de l’habitation n’a été appliqué au fond, la procédure s’étant achevée par un désistement.
Avocat : CABINET CORDELIER & ASSOCIES (SCP)
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2431026
Le Tribunal administratif de Paris a été saisi d’un recours en plein contentieux par M. B... contre une décision du directeur du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) refusant de lui délivrer un agrément dirigeant. Par un mémoire enregistré le 6 mai 2026, M. B... s’est désisté de sa requête. Le tribunal, constatant que rien ne s’opposait à ce désistement, en a donné acte par ordonnance, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Avocat : CABINET LAMBOUROUD CEPOI AVOCATS
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2613398
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A... qui demandait à être inscrit au concours externe de directeur des services pénitentiaires en complément du concours spécial « talents ». Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, car le requérant s’était lui-même placé dans cette situation en ne s’inscrivant pas avant la date limite du 9 janvier 2026. De plus, la mesure sollicitée aurait fait obstacle à l’exécution de la délibération du jury ayant arrêté la liste des candidats admissibles.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2616024
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du préfet de police refusant un titre de séjour à Mme A..., ressortissante sénégalaise. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas signée par un avocat, mais par un juriste-consultant sans qualité pour représenter la requérante, en méconnaissance des articles R. 431-2 et R. 431-4 du code de justice administrative. Le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans examiner l’urgence ni le doute sérieux sur la légalité de la décision.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2616122
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du préfet de police du 7 mai 2026 refusant un titre de séjour à M. C..., ressortissant tunisien. Concernant l'obligation de quitter le territoire français, le juge a rappelé que cette décision bénéficie d'un effet suspensif automatique en cas de recours au fond, rendant la demande de suspension sans objet et irrecevable. Pour le refus de séjour, le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, le requérant n'apportant pas la preuve de conséquences d'une exceptionnelle gravité. La requête a été rejetée sur le fondement des articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2616131
Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du préfet de police refusant la délivrance d'un titre de séjour "recherche d'emploi/création d'entreprise" à M. B..., ressortissant géorgien. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le requérant ne pouvait pas se prévaloir de la présomption d'urgence applicable aux refus de renouvellement de titre de séjour, sa demande portant sur un titre différent de son précédent statut d'étudiant. Les éléments avancés, tels qu'une promesse d'embauche ou le risque général d'éloignement, n'ont pas été jugés suffisants pour caractériser une atteinte grave et immédiate à sa situation.
Avocat : BASSALER