Jurisprudence administrative
965 937 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
965 937
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2501484
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, donne acte du désistement d'instance du requérant concernant son recours contre le refus implicite de renouvellement de titre de séjour étudiant. La juridiction rejette sa demande de condamnation de l'État à payer des frais d'avocat sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. L'ordonnance est rendue en application des articles R. 222-1 et L. 761-1 du même code.
Avocat : MATHIS
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2207398
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi d'un recours en excès de pouvoir contre un permis de construire. Le requérant, un voisin, contestait la légalité de l'arrêté accordant ce permis pour des travaux d'extension et de réhabilitation, en invoquant de multiples violations du règlement du plan local d'urbanisme (PLUi). Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés et que le projet respectait les règles d'urbanisme applicables, notamment celles du code de l'urbanisme et du PLUi intercommunal.
Avocat : REGNIER
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2512418
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, donne acte du désistement d'instance de la requérante concernant son recours contre le refus implicite de titre de séjour. Il condamne néanmoins l'État à lui verser 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. La juridiction s'est fondée sur l'article R. 222-1 du même code pour statuer après ce désistement.
Avocat : DIEYE
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2600302
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant par ordonance, donne acte du désistement d'instance du requérant concernant le refus implicite de renouvellement de son titre de séjour. La juridiction condamne néanmoins l'État à verser au requérant la somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Elle se fonde sur l'article R. 222-1 du même code pour statuer sur les seules demandes subsistantes après un désistement.
Avocat : MIRAN
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2211788
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la demande en responsabilité de Nantes Métropole formulée par une usagère victime d'une chute sur un trottoir. Le tribunal a reconnu l'existence d'un défaut d'entretien de la voie publique, mais a estimé que la victime, qui connaissait les lieux et circulait en plein jour, avait commis une faute en ne prêtant pas une attention suffisante à sa marche, exonérant ainsi totalement la collectivité de sa responsabilité. La demande d'expertise médicale a été jugée inutile et l'action de la CPAM a été rejetée par voie de conséquence.
Avocat : NORMAND & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2603156
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme A... comme étant manifestement irrecevable. Le sujet principal concernait une demande de transfert de jours de compte épargne-temps (CET) entre établissements hospitaliers et une demande indemnitaire. La juridiction a retenu que la requête, qui ne visait pas l'annulation d'une décision administrative et ne justifiait pas d'une demande préalable indemnitaire, excédait les pouvoirs du juge administratif, lequel ne peut adresser d'injonctions à l'administration. La solution s'appuie sur les articles R. 222-1, R. 411-1 et R. 421-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2603566
Le Tribunal administratif de Grenoble rejette une requête pour excès de pouvoir formée par des requérants contestant la clôture de leur dossier d'agrément pour adoption. La juridiction estime que la requête, qualifiée de "recours gracieux" et ne sollicitant pas l'annulation d'une décision, est manifestement irrecevable. Elle applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative, rappelant que le juge ne peut statuer sur un recours gracieux ni se substituer à l'administration.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2300373
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête du syndicat SNUDI-FO 53 visant à faire reconnaître le droit des enseignants du premier degré de la Mayenne à un service effectif de médecine préventive. Le tribunal a jugé que le syndicat n'apportait pas la preuve d'une carence dans l'organisation de ce service au niveau départemental, ni que la situation des personnels justifiait une action en reconnaissance de droits collectifs. La décision s'appuie sur les dispositions du décret n°82-453 du 28 mai 1982 et de l'article L. 77-12-1 du code de justice administrative.
Avocat : SELARL GRIMALDI-MOLINA ET ASSOCIES
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2406872
**Sujet principal** : Recours en annulation contre une suspension conservatoire d'une fonctionnaire publique pour faute grave. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Nantes (11ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal annule l'arrêté de suspension, considérant que les faits reprochés (propos injurieux lors d'un entretien) ne présentent pas, à eux seuls, le caractère de gravité suffisant requis pour justifier une telle mesure conservatoire. L'autorité administrative a commis une erreur d'appréciation. **Textes appliqués** : L'article L. 531-1 du code général de la fonction publique, qui encadre la suspension pour faute grave.
Avocat : CASSEL
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2407078
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté les requêtes visant à annuler les refus de visa au titre du regroupement familial pour une mère et ses enfants. Le juge a considéré que le refus, fondé sur l'absence d'autorisation préalable de regroupement familial pour l'un des enfants, était légal au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les moyens tirés d'une insuffisance de motivation et d'une méconnaissance du droit au respect de la vie familiale n'ont pas été retenus.
Avocat : GILLIOEN
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2407188
Le Tribunal administratif de Nantes rejette la requête en annulation d'un refus de visa de court séjour. Le juge déclare le recours irrecevable car la requérante n'a pas exercé au préalable le recours administratif obligatoire devant le sous-directeur des visas du ministère de l'intérieur, comme l'exige l'article D. 312-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La décision s'appuie également sur le règlement communautaire des visas (CE n° 810/2009).
Avocat : DIENG
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2407406
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête en annulation d’un refus de visa au titre du regroupement familial. Le juge a estimé que la commission de recours, en se fondant sur l’impossibilité d’établir l’identité de la demanderesse et les liens familiaux allégués, n’avait pas commis d’erreur de droit ou d’appréciation. La décision s’appuie sur les articles L. 434-2 et L. 811-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que sur l’article 47 du code civil concernant la vérification des actes d’état civil étrangers.
Avocat : SARFATI LOU
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2407414
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête visant à annuler le refus de visas de long séjour pour deux enfants mineurs au titre de la réunification familiale avec leur père réfugié. La juridiction a jugé que la commission de recours avait légalement fondé son refus sur l'absence de preuve de l'autorité parentale exclusive du père requérant, conformément aux articles L. 434-3 et L. 434-4 du CESEDA. Elle a également estimé que la procédure était régulière et que le refus ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie familiale garanti par l'article 8 de la CEDH.
Avocat : RIDJA MALI
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2407494
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête en excès de pouvoir visant à annuler le refus implicite d'un visa de long séjour pour réunification familiale. Le tribunal a jugé que la commission de recours, en confirmant implicitement la décision consulaire, avait valablement retenu le motif légal tiré de l'absence de preuve suffisante du lien de filiation exclusif avec le parent réfugié en France, conformément aux articles L. 434-3 et L. 434-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les moyens invoqués, notamment la méconnaissance de l'article 8 de la CEDH, n'ont pas été retenus.
Avocat : PERROT
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2407591
Le Tribunal administratif de Nantes a annulé la décision implicite de rejet d'un visa de réunification familiale pour une fille de réfugiée. La juridiction a jugé que la commission de recours avait commis une erreur de droit en se fondant sur l'âge de la requérante, celle-ci étant mineure à la date de sa demande et relevant donc du bénéfice de l'article L. 561-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a renvoyé l'affaire à l'administration pour un nouvel examen, en précisant qu'elle pouvait se fonder sur un autre motif légal existant à la date de la décision initiale.
Avocat : MULAND DE LIK
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2407708
Le Tribunal administratif de Nantes rejette la demande d'annulation du refus de visa d'entrée et de court séjour opposé à une ressortissante pakistanaise. Le juge estime que la décision administrative était suffisamment motivée par le risque de détournement du visa à des fins migratoires et qu'elle ne comportait pas d'erreur manifeste d'appréciation. La décision s'appuie notamment sur le code communautaire des visas (règlement CE n° 810/2009) et le code des relations entre le public et l'administration.
Avocat : KONATE
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2407905
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. G... visant à annuler le refus de visa pour son épouse et ses enfants. Le tribunal a jugé que la décision implicite de rejet du sous-directeur des visas, qui s'est substituée à la décision consulaire initiale, était légale. Il a estimé que l'administration avait suffisamment motivé son refus en relevant des incohérences dans la justification du séjour et des doutes sur l'authenticité des documents, conformément aux articles 21 et 32 du règlement (CE) n° 810/2009 (code des visas Schengen).
Avocat : BARBOT-LAFITTE
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2408015
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi de plusieurs recours pour excès de pouvoir visant à annuler des décisions implicites de rejet de visa au titre de la réunification familiale. Le sujet principal concerne la légalité de ces refus de visa opposés à des enfants et à un conjoint. La juridiction a rejeté les requêtes, considérant que l'administration n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en doutant de l'exercice exclusif de l'autorité parentale par la requérante et de la réalité des liens familiaux, au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
Avocat : SINGH
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2408076
Le Tribunal administratif de Nantes rejette la requête en excès de pouvoir visant à annuler le refus de visa pour l'épouse et la fille du requérant. Le juge estime que le motif du refus, fondé sur un risque de détournement de l'objet du visa à des fins migratoires, n'est pas utilement contesté. La décision s'appuie sur les dispositions du code communautaire des visas, notamment l'article 32 du règlement (CE) n° 810/2009.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2408169
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. C... E... visant à annuler le refus de visa d'entrée en France en qualité d'enfant d'une ressortissante française. Le juge a estimé que l'administration avait légalement pu douter de la valeur probante des actes d'état civil produits pour établir la filiation, au regard des vérifications effectuées. La décision s'appuie sur les articles L. 811-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et 47 du code civil, relatifs à la vérification des actes d'état civil étrangers.
Avocat : DUBOIS-TOUBE