Jurisprudence administrative
965 937 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
965 937
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2605815
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'un refus de visa et d'injonction de délivrance. Le requérant n'a pas prouvé avoir exercé le recours administratif préalable obligatoire devant la sous-direction des visas, condition de recevabilité du recours contentieux. La requête est donc déclarée irrecevable sur le fondement des articles D. 312-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et L. 522-3 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2606077
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'un refus de visa au titre de la réunification familiale. Le juge estime que la condition d'urgence, exigée par l'article L. 521-1 du code de justice administrative, n'est pas établie, les éléments produits ne démontrant pas une situation de précarité extrême ou de risque imminent justifiant une mesure provisoire. La requête est également tardive, la saisine du juge étant intervenue plusieurs mois après la décision contestée.
Avocat : TOLOUDI
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2606079
**Sujet principal** : Demande de suspension en urgence d'un refus de visa de long séjour pour réunification familiale d'un enfant résidant en Haïti. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Nantes (juge des référés). **Solution retenue** : Le juge rejette la demande de suspension. Il estime que le requérant n'a pas démontré l'existence d'une **urgence** justifiant la mesure, au sens de l'article L. 521-1 du code de justice administrative. Les délais de saisine et l'absence de preuve d'une atteinte grave et immédiate à la situation de l'enfant (précarité extrême, menaces personnelles directes) ne permettent pas de caractériser l'urgence. **Textes appliqués** : Articles L. 521-1, L. 522-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : LE FLOCH
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2606186
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé-liberté (article L. 521-2 du code de justice administrative), a rejeté la demande d’injonction faite au département de la Loire-Atlantique d’héberger une mère et son enfant. Le juge a estimé que la requérante, dont la demande d’asile était en réexamen, n’avait pas préalablement sollicité le service de l’aide sociale à l’enfance du département, ce qui excluait la caractérisation d’une carence de sa part. La demande dirigée contre l’État a également été rejetée, l’administration ayant justifié de ses diligences au regard de la saturation du dispositif d’hébergement d’urgence.
Avocat : GAY
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2606194
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé-liberté (article L. 521-2 du code de justice administrative), a été saisi d'une demande visant à obtenir la restitution d'un passeport et la délivrance urgente d'un visa pour un enfant. Le juge constate que le visa a été délivré par l'administration après l'introduction de la requête, rendant celle-ci sans objet. Il n'y a donc pas lieu de statuer sur le fond, mais l'État est condamné à verser 550 euros à la requérante au titre des frais exposés pour l'instance.
Avocat : PHUSIS AVOCATS
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2606195
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a été saisi d'une demande visant à contraindre le consulat de France à Madrid à délivrer un rendez-vous et à statuer rapidement sur une demande de visa long séjour. Le juge a constaté que la convocation avait été donnée après l'introduction de la requête, rendant cette demande sans objet. Il a également rejeté la demande d'injonction à statuer dans un délai contraint, estimant que les circonstances ne caractérisaient pas une atteinte grave et illégale à une liberté fondamentale au sens de l'article L. 521-2 du code de justice administrative. L'État a été condamné à verser 550 euros au requérant au titre des frais de l'instance.
Avocat : ROCHA
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2606270
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... visant à suspendre le refus de visa et à en enjoindre la délivrance. Le juge constate que la requête, signée par un mandataire non habilité à agir devant la juridiction administrative, est irrecevable. Il applique en conséquence l'article L. 522-3 du code de justice administrative pour rejeter la demande sans examen du fond.
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2304055
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par un conseiller pénitentiaire contestant un titre de perception de 972,26 € émis pour la non-restitution d'un ordinateur portable et de moyens d'accès. Le tribunal a annulé le titre de perception, considérant qu'il était insuffisamment motivé car il ne précisait pas les bases de liquidation et les éléments de calcul de la créance, en méconnaissance de l'article 24 du décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012 relatif à la gestion budgétaire et comptable publique. Le juge n'a pas eu à statuer sur le bien-fondé de la créance, l'annulation pour vice de forme rendant cet examen inutile.
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2401052
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de l'agent de la Banque de France visant à annuler son licenciement pour inaptitude. La juridiction a jugé irrecevable la demande d'annulation, estimant que le contentieux du licenciement des agents de la Banque de France relève, en l'absence d'allégation de harcèlement, du seul juge judiciaire et ne peut donner lieu qu'à une indemnisation. La décision s'appuie sur les articles L. 142-1 et L. 142-9 du code monétaire et financier, qui soumettent ces agents au code du travail.
Avocat : SCP DIKAIA AVOCATS
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2506641
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. C..., un ressortissant serbe, visant à annuler les décisions de refus de titre de séjour, d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et d'interdiction de retour prononcées par le préfet de Loir-et-Cher. Le tribunal a jugé que l'intéressé, bien qu'entré régulièrement sous le régime d'exemption de visa de court séjour, ne justifiait pas de son droit au séjour au-delà de 90 jours et que l'autorité préfectorale avait légalement apprécié l'absence de menace à l'ordre public. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et du règlement (UE) 2016/399 (code frontières Schengen).
Avocat : AUDEVAL
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2601101
Le Tribunal administratif d'Orléans a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre le refus de rétablir les conditions matérielles d'accueil d'une demandeuse d'asile. La juridiction a jugé la requête recevable, rejetant l'exception de tardiveté soulevée par l'administration, car le délai de sept jours pour agir avait été respecté. Le tribunal a ensuite examiné le fond de l'affaire, qui portait sur l'appréciation de la vulnérabilité de la requérante au regard de sa maladie, en application des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : SCP PETIT
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2601520
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé-suspension, rejette la demande de M. A... B... visant à suspendre sa sanction disciplinaire de quatre mois d'exclusion temporaire prononcée par l'Agence Régionale de Santé Centre-Val de Loire. Le juge estime que le requérant ne démontre pas l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision, les griefs de comportements fautifs (propos dénigrants, autoritarisme, consignes contradictoires) étant suffisamment étayés par l'enquête administrative. La condition d'urgence n'est pas non plus caractérisée, malgré la privation de rémunération, en l'absence d'éléments précis sur une situation financière critique.
Avocat : BARONE
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2601525
Le Tribunal Administratif d'Orléans, saisi en référé-suspension, a rejeté la demande de M. C... B... visant à suspendre la rupture de son contrat à durée déterminée de la fonction publique pendant sa période d'essai. Le juge a estimé que l'urgence, condition de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, n'était pas caractérisée, car l'agent n'établissait pas que la perte de son traitement le placerait dans une situation de précarité irrémédiable. Sans se prononcer sur le fond de la légalité de la rupture, le tribunal a donc refusé d'en suspendre l'exécution.
Avocat : LAURENT
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2601581
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral ordonnant l'éloignement d'un ressortissant marocain. Le tribunal a annulé l'arrêté du 12 mars 2026, considérant que la décision était entachée d'incompétence, le préfet ayant délégué sa signature de manière irrégulière. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et du code des relations entre le public et l'administration (CRPA).
Avocat : SCP PETIT
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2601599
Le Tribunal administratif d'Orléans a annulé la décision de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) refusant les conditions matérielles d'accueil (CMA) à une demandeuse d'asile iranienne. Le tribunal a jugé que le refus, fondé sur le dépôt tardif de la demande d'asile (plus de 90 jours après l'entrée en France), ne pouvait être automatique et devait être motivé au regard de la vulnérabilité de l'intéressée et de l'apparition possible des faits justifiant l'asile après son entrée sur le territoire. La décision s'appuie sur les articles L. 551-15 et D. 551-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur la directive européenne 2013/33/UE.
Avocat : SELARL EQUATION AVOCATS
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2601645
Le Tribunal Administratif d'Orléans a annulé l'arrêté préfectoral fixant l'Afghanistan comme pays de destination pour l'éloignement de M. D..., un ressortissant afghan. Le tribunal a retenu que la décision était entachée d'un vice de procédure, car elle avait été prise sans mise en œuvre de la procédure contradictoire préalable requise par l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration, aucune des exceptions légales (comme l'urgence) n'étant justifiée. La juridiction n'a pas eu à examiner les autres moyens, notamment la violation de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme, en raison de cette illégalité procédurale.
Avocat : TOURNIER
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2601882
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral fixant le pays de renvoi d'un ressortissant algérien faisant l'objet d'une mesure d'éloignement. Le tribunal a annulé la décision du préfet de la Loire-Atlantique en date du 27 mars 2026, considérant qu'elle était entachée d'une erreur de droit. La juridiction a fondé sa décision sur les articles L. 721-3 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui encadrent la désignation du pays de renvoi.
Avocat : DA SILVA
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2601938
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé, a fait droit à la demande de la commune de Saint-Germain-du-Puy. Le juge a ordonné la désignation d'un expert pour examiner l'état de bâtiments privés présentant un risque potentiel pour la sécurité publique. Cette décision s'appuie sur les articles L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation et R. 531-1 du code de justice administrative, qui encadrent la procédure d'urgence en cas de péril imminent.
Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2401747
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne rejette la requête de M. B... visant à annuler la décision de la commission de médiation de l'Aube. Le juge estime que la commission a légalement exercé son pouvoir d'appréciation en considérant, sur la base d'une évaluation sociale, qu'une offre de logement autonome n'était pas adaptée au requérant et en lui proposant une place en structure d'hébergement. La décision est fondée sur les articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation.
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2600537
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme B... comme étant manifestement irrecevable. Le sujet principal concerne le rejet d'un recours contre une décision de remise partielle d'un indu de RSA, en raison du défaut de production de l'acte attaqué. La juridiction a appliqué les articles R. 222-1 et R. 412-1 du code de justice administrative, constatant que la requête n'avait pas été régularisée dans le délai imparti malgré une mise en demeure.