Jurisprudence administrative
965 937 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
965 937
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2601389
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant par ordonnance, a rejeté la requête en excès de pouvoir formée par des particuliers contre une décision du maire n'opposant pas d'opposition à une déclaration préalable pour l'implantation d'un pylône. Le tribunal a jugé la requête manifestement irrecevable, estimant que les requérants, dont la propriété n'est pas mitoyenne et est située à environ 200 mètres, ne justifiaient pas d'un intérêt à agir suffisant. Cette solution s'appuie sur les conditions de recevabilité posées par l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme et l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Avocat : GUYON
Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2600894
Le Tribunal administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête en référé d'un ressortissant algérien demandant l'examen de sa demande de titre de séjour et la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction. Le juge a constaté que le requérant résidait désormais dans le Val-de-Marne et que son dossier avait été transféré à la préfecture territorialement compétente. Par conséquent, le tribunal s'est déclaré incompétent au profit du tribunal administratif de Melun, en application des articles R. 312-8 et R. 522-8-1 du code de justice administrative relatifs à la compétence territoriale.
Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2600915
Le Tribunal administratif de Châlons-en-Champagne, statuant en référé-suspension, a été saisi d'une demande visant à suspendre le rejet implicite d'une demande de titre de séjour et à enjoindre au préfet un réexamen. Le juge constate qu'un titre de séjour a finalement été délivré au requérant avant l'ordonnance, ce qui rend la demande de suspension sans objet. Par conséquent, il déclare qu'il n'y a plus lieu de statuer sur ces conclusions. La décision accorde néanmoins l'aide juridictionnelle provisoire au requérant et fixe une somme à la charge de l'État au titre des frais exposés, en application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Avocat : SELARL MAINNEVRET-MALBLANC
Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2601072
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne rejette la requête en annulation d'une sanction disciplinaire scolaire (exclusion temporaire) pour irrecevabilité. Il rappelle que, conformément aux articles R. 511-49 et R. 511-53 du code de l'éducation, un recours administratif préalable obligatoire devant le recteur d'académie est nécessaire avant toute saisine du juge administratif. Le tribunal précise que les délais pour exercer ce recours gracieux ne sont pas opposables à la requérante en raison d'une notification erronée de la décision attaquée.
Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2503470
Le Tribunal Administratif de Nancy a statué sur deux recours en excès de pouvoir formés par une ressortissante malienne contre des arrêtés préfectoraux (obligation de quitter le territoire français et assignation à résidence). Le tribunal a rejeté la demande d'annulation de l'arrêté d'obligation de quitter le territoire, estimant que le refus définitif de sa demande d'asile par l'OFPRA et la CNDA rendait légal cette mesure. En revanche, il a annulé l'arrêté d'assignation à résidence, considérant que la perspective d'un éloignement n'était plus raisonnable suite à la demande de réexamen de l'asile de ses enfants mineurs. La décision s'appuie principalement sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : OLSZAKOWSKI JONAS
Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2600059
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de M. B... visant à annuler les décisions préfectorales de refus de titre de séjour, d'obligation de quitter le territoire (OQTF) et d'interdiction de retour. Le tribunal a jugé que le préfet était compétent pour signer les arrêtés et que les décisions étaient suffisamment motivées, notamment au regard des conditions de séjour prévues par les articles L. 423-1 et L. 423-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Il a également estimé que l'interdiction de retour de douze mois était légale et que le droit au respect de la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) n'était pas méconnu en l'espèce.
Avocat : BAKIR
Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2600835
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la demande de suspension en référé d'un arrêté préfectoral accordant une dérogation temporaire aux dates d'entretien des haies. Le juge a estimé que l'association requérante n'avait pas démontré l'existence d'une urgence suffisante, l'arrêté contesté étant de courte durée et rappelant les obligations de protection de la faune. Les moyens soulevés, notamment l'absence de consultation publique, n'ont pas été retenus comme établissant un doute sérieux sur la légalité de l'acte administratif.
Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2600836
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la demande de référé-suspension formée par l'association Oiseaux-Nature 88 contre un arrêté préfectoral autorisant la destruction de grands cormorans sur une pisciculture. Le juge a estimé que l'association n'apportait pas la preuve d'un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté, qui s'inscrivait dans le cadre des dérogations prévues par le code de l'environnement pour la protection des élevages piscicoles. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 411-2 du code de l'environnement.
Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2600826
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la demande d'annulation d'un arrêté de reconduite à la frontière et d'assignation à résidence pris à l'encontre d'un ressortissant ivoirien. Le tribunal a jugé que le préfet de Meurthe-et-Moselle avait légalement exercé son pouvoir de police des étrangers, notamment au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). La juridiction a estimé que les mesures contestées étaient justifiées par la situation de l'intéressé, dont la demande d'asile avait été définitivement rejetée, et qu'elles ne méconnaissaient pas ses droits fondamentaux.
Avocat : SCP LEVI-CYFERMAN - CYFERMAN
Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2600915
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté les requêtes de Mme G... B... et M. F... A... visant à annuler leurs arrêtés de transfert vers l'Allemagne et d'assignation à résidence. La juridiction a jugé que les décisions préfectorales étaient légales, notamment au regard du règlement Dublin III (règlement (UE) n° 604/2013), et que les moyens soulevés, tels que le défaut de motivation ou la méconnaissance de la procédure contradictoire, n'étaient pas fondés. Les demandes d'admission à la procédure d'asile normale en France ont également été rejetées.
Avocat : CHAMPY
Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2600959
Le Tribunal Administratif de Nancy a statué sur un recours en excès de pouvoir contre deux arrêtés préfectoraux (obligation de quitter le territoire français et assignation à résidence) pris à l'encontre d'une ressortissante malienne. Le tribunal a rejeté la demande d'annulation, considérant que l'arrêté d'obligation de quitter le territoire était légalement fondé sur le rejet définitif de sa demande d'asile (article L. 611-1 4° du CESEDA). Il a également jugé que la demande de réexamen de l'asile pour ses filles ne suffisait pas à priver de perspective raisonnable son éloignement, validant ainsi l'assignation à résidence.
Avocat : OLSZAKOWSKI JONAS
Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2600963
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de M. C... visant à annuler plusieurs arrêtés préfectoraux (obligation de quitter le territoire, interdiction de retour, assignation à résidence). La juridiction a estimé que le préfet des Vosges avait légalement exercé ses pouvoirs de police des étrangers, notamment au regard des articles L. 731-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Elle a jugé que les décisions étaient suffisamment motivées et que les atteintes alléguées aux droits familiaux (Convention européenne des droits de l'homme, Convention internationale des droits de l'enfant) n'étaient pas caractérisées en l'espèce.
Avocat : COCHE-MAINENTE
Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2601068
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête d'un ressortissant haïtien demandant l'annulation de la décision préfectorale fixant Haïti comme pays de destination de son éloignement, suite à une interdiction judiciaire du territoire. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de la vie privée et familiale, au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a également estimé que le requérant n'apportait pas d'éléments suffisants pour établir un risque de traitement contraire à l'article 3 de la même convention en cas de retour dans son pays d'origine.
Avocat : ROUSSEL
Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2600784
Le Tribunal administratif de Nancy, statuant par ordonnance, constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur le recours en excès de pouvoir dirigé contre un arrêté de maintien en rétention administrative. Cette décision fait suite à la libération de l'intéressé, ordonnée par l'autorité judiciaire, qui a rendu la requête sans objet. Le tribunal rejette également la demande d'allocation de frais de justice.
Avocat : ASSFAM – GROUPE SOS SOLIDARITÉS
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2205375
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête du Syndicat des énergies renouvelables visant à annuler une subvention régionale accordée à une fédération opposée à l'éolien. Le tribunal a jugé que le syndicat requérant n'avait pas d'intérêt à agir pour contester cette décision locale spécifique. Les moyens soulevés, notamment ceux relatifs à la procédure, à la motivation ou au détournement de pouvoir, n'ont donc pas été examinés sur le fond.
Avocat : SCP SEBAN ET ASSOCIES
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2303959
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête en excès de pouvoir visant à annuler deux délibérations municipales autorisant la vente de parcelles du domaine privé. Le tribunal a jugé que les irrégularités de procédure alléguées, notamment concernant la convocation et la note de synthèse, n'étaient pas de nature à entacher la légalité des délibérations. La décision s'appuie sur les articles L. 2121-10 et L. 2121-12 du code général des collectivités territoriales.
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2309647
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté le recours en excès de pouvoir du préfet du Nord visant à annuler huit marchés publics de travaux de la commune de Marcoing. Le juge a estimé que, dans le cadre d'une procédure adaptée, l'absence de pondération ou de hiérarchisation des sous-critères techniques dans le règlement de consultation ne constituait pas une méconnaissance du principe de transparence, dès lors que ces sous-critères étaient détaillés et que leur pondération était globalement équilibrée. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la commande publique relatives aux procédures adaptées.
Avocat : HOLTERBACH
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2310612
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de la commune de Fléchin visant à annuler le refus préfectoral d'attribution du Fonds de compensation de la TVA (FCTVA) pour des travaux de parking. Le tribunal a jugé que, malgré la satisfaction des critères généraux d'éligibilité prévus par le code général des collectivités territoriales, la dépense n'était pas inscrite sur un compte budgétaire figurant sur la liste des comptes éligibles fixée par l'arrêté ministériel du 30 décembre 2020, condition essentielle depuis l'automatisation de la procédure. Par conséquent, la demande de la commune était irrecevable.
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2310807
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de la société Henri Dehondt, qui contestait le rejet de son offre pour un marché public de travaux. Le juge a estimé que le recours de plein contentieux n'était pas recevable, car la société, en tant que tiers au contrat, ne démontrait pas que ses intérêts étaient lésés de façon suffisamment directe et certaine par l'attribution du marché à un autre candidat. La décision s'appuie sur les principes généraux du contentieux des contrats administratifs et le code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2400943
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de l'Association France Renouvelables visant à annuler une subvention régionale accordée à la Fédération Stop Éoliennes Hauts-de-France. La juridiction a jugé la requête irrecevable pour défaut d'intérêt à agir, estimant que l'association requérante, de portée nationale, ne justifiait pas d'un intérêt suffisant pour contester une décision d'objet local et matériellement limité. Cette décision a été rendue en application des principes généraux du contentieux administratif relatifs à la recevabilité des recours.
Avocat : SCP SEBAN ET ASSOCIES