Jurisprudence administrative
966 388 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
966 388
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2603339
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, rejette la demande d'injonction de délivrer une carte de résident à une personne reconnue réfugiée. Le juge estime que l'urgence n'est pas caractérisée, car la requérante détient une attestation de prolongation d'instruction l'autorisant à travailler, et que la mesure sollicitée ferait obstacle à l'exécution de la décision implicite de rejet née du silence de l'administration. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et R. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : MEDJBER
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2603377
Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre le refus de l'OFII d'accorder des conditions matérielles d'accueil à une demandeuse d'asile. Le tribunal a annulé la décision de l'OFII, considérant que celle-ci avait été prise sans procéder à l'évaluation préalable et obligatoire de la vulnérabilité de la requérante, en méconnaissance des articles L. 522-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a enjoint à l'OFII de réexaminer la demande dans un délai de 48 heures.
Avocat : NERAUDAU
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2604145
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la demande de suspension d'un refus de visa pour réunification familiale. En effet, le ministre de l'intérieur a indiqué avoir donné instruction au consulat de Téhéran de délivrer les visas sollicités, rendant la requête sans objet. Le tribunal met néanmoins à la charge de l'État une somme de 550 euros au titre des frais exposés, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Avocat : DANET
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2604216
Le Tribunal administratif de Nantes, saisi en référé, rejette la demande d'une étudiante visant à obtenir une injonction enjoignant au préfet de lui délivrer une nouvelle attestation de prolongation d'instruction pour son titre de séjour. Le juge estime que la mesure sollicitée ferait obstacle à l'exécution de la décision implicite de rejet née du silence de l'administration au-delà du délai de 90 jours prévu par l'article R. 422-5 du CESEDA pour les demandes de titre "étudiant". La requête était fondée sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2604237
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'un refus de visa de regroupement familial. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas établie, malgré les allégations de la requérante concernant sa situation personnelle en Afghanistan. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : DANET
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2603844
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la requête du préfet de la Loire-Atlantique visant à expulser M. C... A... d'un lieu d'hébergement d'urgence géré par l'association Les Eaux Vives. Le juge a estimé que la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-3 du code de justice administrative n'était pas établie, l'administration n'ayant pas démontré de perturbations graves dans le fonctionnement du service public d'hébergement. La décision s'appuie également sur la Convention européenne des droits de l'homme et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : BOURGEOIS
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2604349
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'une décision ministérielle confirmant le refus de visas de réunification familiale. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés par les requérants ne créait un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée, rendant inutile l'examen de la condition d'urgence. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : REGENT
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2604351
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la demande de suspension d'un refus de visa et d'injonction, l'administration ayant donné instruction de délivrer le visa sollicité après l'introduction du recours. Le juge prononce néanmoins une condamnation de l'État à verser 550 euros aux requérants au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative pour les frais exposés. La décision s'appuie sur les règles de procédure applicables en cas d'événement rendant la requête sans objet.
Avocat : GOUACHE
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2604386
Le Tribunal administratif de Nantes rejette la demande de suspension d'une décision de la Commission de recours contre les décisions de refus de visas d'entrée en France (CRRV) qui avait confirmé le refus de visas au titre de l'asile pour une famille afghane. Le juge des référés estime qu'aucun des moyens soulevés par les requérants ne crée un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée, rendant inutile l'examen de la condition d'urgence. La demande est rejetée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : NEVE
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2604431
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, constate un non-lieu à statuer sur la demande de suspension d'un refus de visa pour regroupement familial. Cette décision fait suite à l'engagement du ministre de l'intérieur, postérieur à l'introduction du recours, de donner instruction au consulat de Dakar de délivrer le visa sollicité, rendant la requête sans objet. Le juge applique les articles L. 521-1 et L. 761-1 du code de justice administrative pour ordonner à l'Etat de verser 550 euros au requérant au titre de ses frais.
Avocat : GUEYE
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2408590
Le Tribunal Administratif de Nantes constate qu'il n'y a pas lieu de statuer sur un recours en excès de pouvoir visant l'annulation du refus implicite de visa de long séjour pour deux mineurs. Cette ordonnance est motivée par le fait que les visas ont été délivrés par l'autorité consulaire après l'introduction de la requête, rendant celle-ci sans objet. Le tribunal applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative et condamne néanmoins l'Etat à verser 500 euros au requérant au titre de l'article L. 761-1 du même code.
Avocat : LEPEUC
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2411486
Le Tribunal administratif de Nantes statue par ordonnance sur une requête initialement dirigée contre le rejet implicite d'un recours visant des refus de visa pour réunification familiale. Les requérants s'étant désistés de leurs conclusions principales, le juge donne acte de ce désistement en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Il condamne néanmoins l'État à verser aux requérants la somme de 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du même code pour les frais exposés dans le litige.
Avocat : LE FLOCH
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2414748
Le Tribunal administratif de Nantes constate qu'il n'y a pas lieu de statuer sur un recours en excès de pouvoir contre le refus d'un visa de court séjour. Le tribunal relève que l'autorité consulaire a délivré le visa sollicité après l'introduction de la requête, ce qui implique le retrait de la décision initialement attaquée. La demande d'annulation est donc devenue sans objet, conformément à l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Avocat : BLAZY
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2416271
Le Tribunal administratif de Nantes donne acte du désistement pur et simple de la requérante, Mme B..., qui retirait sa demande d'annulation du refus de visa de long séjour. L'ordonnance, rendue en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, met ainsi fin à la procédure sans examen du fond. La décision est notifiée à la requérante et au ministre de l'intérieur.
Avocat : SELARL FB AVOCAT
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2522434
Le Tribunal Administratif de Nantes constate qu'il n'y a pas lieu de statuer sur la requête de M. B... demandant la décharge de la taxe d'habitation sur les résidences secondaires. Cette ordonnance est motivée par le fait que l'administration fiscale a, postérieurement à l'introduction du recours, accordé le dégrèvement total de l'imposition contestée, rendant la requête sans objet. La juridiction fonde sa décision sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2605647
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé-liberté, a suspendu l'exécution d'un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) à l'encontre d'un ressortissant roumain. Le juge a constaté que l'administration avait procédé à l'éloignement du requérant en violation manifeste de l'article L. 722-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui interdit l'éloignement effectif tant qu'un recours contentieux est pendant devant le tribunal. La décision s'appuie sur les articles L. 521-2 du code de justice administrative et L. 722-7 du CESEDA, constatant une atteinte grave et illégale à la liberté individuelle.
Avocat : CHAUVIERE
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2605061
Le Tribunal administratif de Nantes rejette la requête de Mme B... visant à annuler le refus de l'OFII de rétablir ses conditions matérielles d'accueil. La juridiction estime le recours irrecevable pour tardiveté, la requête ayant été introduite en mars 2026 pour contester une décision dont la requérante avait eu connaissance en juillet 2024, au-delà du délai raisonnable d'un an. L'ordonnance s'appuie sur les articles R. 922-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et R. 421-5 du code de justice administrative.
Avocat : PAVY
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2605510
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension du refus de visas de regroupement familial opposé à une ressortissante bangladaise et à son enfant. Le juge a estimé que la requérante ne démontrait pas l'urgence particulière requise par l'article L. 521-1 du code de justice administrative, notamment au regard de la durée de séparation familiale et de la prise en charge médicale de l'enfant dans son pays. La demande a donc été jugée irrecevable sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code.
Avocat : DA COSTA CRUZ
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2605514
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'un refus de visa long séjour pour regroupement familial. Le juge a estimé que la condition d'urgence, exigée par l'article L. 521-1 du code de justice administrative, n'était pas remplie, considérant que l'état de santé de la requérante et son isolement en Mauritanie n'étaient pas suffisamment établis. La requête a donc été rejetée en application de la procédure de l'article L. 522-3 du même code.
Avocat : GUILBAUD
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2604571
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de Mme A... visant à obtenir l'ordonnance du versement de sa pension de réversion. Le juge a estimé que les pièces médicales produites ne suffisaient pas à caractériser l'urgence requise par l'article L. 521-3 du code de justice administrative pour prononcer une telle mesure conservatoire. La demande accessoire de provision a également été rejetée, étant jugée irrecevable dans le cadre de cette procédure.