Jurisprudence administrative

966 388 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

966 388

Décisions totales

384 307

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2507153

Le Tribunal Administratif de Toulouse a été saisi de trois requêtes en excès de pouvoir concernant un ressortissant portugais faisant l'objet de mesures d'éloignement. Le tribunal a rejeté les demandes d'annulation des arrêtés préfectoraux d'assignation à résidence et de fixation du pays de destination (Portugal) pour exécution d'une mesure d'expulsion. Il a jugé que ces mesures, prises en application du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, étaient légalement fondées et proportionnées, notamment au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : PIAZZON

25 mars 2026• 1ère Chambre
TA33Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2601462

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, saisi en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, constate un non-lieu à statuer. Le litige concernait un retard allégué de la préfecture de la Gironde dans le traitement des demandes de titres de voyage déposées par une famille de réfugiés. Le juge a relevé que l'administration avait mis en fabrication les titres sollicités, privant ainsi la requête de son objet, et a estimé que le délai de fabrication annoncé était raisonnable.

25 mars 2026
TA33Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2601867

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé-suspension (article L. 521-1 CJA), rejette la demande de M. B... visant à suspendre sa révocation prononcée par le centre hospitalier Sud-Gironde. Le juge estime qu'aucun des moyens soulevés (compétence de la signataire, proportionnalité de la sanction) ne crée un doute sérieux sur la légalité de la décision disciplinaire. Par conséquent, la condition légale requise pour ordonner la suspension n'est pas remplie, sans qu'il soit nécessaire d'examiner la condition d'urgence.

Avocat : BALTAZAR

25 mars 2026
TA33Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2601917

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'un permis de construire délivré pour la reconstruction à l'identique d'une cabane forestière après incendie. Le juge estime que le préfet n'apporte pas la preuve d'un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté municipal, notamment au regard des dispositions de l'article L. 111-15 du code de l'urbanisme sur la reconstruction à l'identique et des règles relatives à la sécurité (article R. 111-2 du même code). La solution retenue est le rejet de la requête en référé-suspension.

Avocat : DUBARRY

25 mars 2026
TA33Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2601928

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé, rejette la demande du préfet de la Gironde visant à suspendre un permis de construire délivré pour la reconstruction à l'identique d'une cabane forestière. Le juge estime que le préfet ne démontre pas l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté municipal, notamment au regard des dispositions du code de l'urbanisme relatives à la reconstruction à l'identique (article L. 111-15), à la loi Littoral et à la sécurité (article R. 111-2). La solution retenue est donc le rejet de la demande de suspension.

25 mars 2026
TA33Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2601934

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé, rejette la demande d'une ressortissante arménienne visant à enjoindre au préfet de la délivrer un récépissé autorisant le travail. Le juge estime que la mesure se heurte à une contestation sérieuse, le dossier de la requérante étant incomplet suite à une demande de pièces complémentaires non fournies. La décision est prise sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, les conditions d'urgence et d'absence de contestation sérieuse n'étant pas réunies.

Avocat : MEAUDE

25 mars 2026
TA33Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2602036

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, saisi en référé-suspension par le préfet de la Gironde, a suspendu l'exécution d'un permis de construire délivré par le maire de La Teste-de-Buch pour la reconstruction d'une cabane. Le juge a estimé que les moyens soulevés, fondés sur le code de l'urbanisme (notamment la méconnaissance de la loi littoral et des règles sur la reconstruction à l'identique en zone naturelle et en espace boisé classé), créaient un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté municipal. La suspension est prononcée en application de l'article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales et de l'article L. 554-1 du code de justice administrative.

Avocat : LAPLACE

25 mars 2026
TA35Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2306558

Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la demande de M. A... visant à obtenir la restitution d'une retenue à la source opérée sur une indemnité versée suite à la nullité de son licenciement. Le tribunal a jugé que cette indemnité, correspondant au préjudice subi du fait de la nullité du licenciement et ordonnée par la cour d'appel, ne relevait pas de l'exonération prévue par l'article 80 duodecies du code général des impôts pour les indemnités de licenciement. Par conséquent, elle constitue une rémunération imposable en application de l'article 79 du même code, et la retenue à la source était donc légale.

25 mars 2026• 2ème Chambre
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2306670

Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir concernant le refus du ministre des armées de délivrer une attestation d'employeur incluant l'intégralité des primes perçues par un ancien militaire. Le tribunal a jugé que la décision attaquée était la décision ministérielle du 11 octobre 2023 rejetant le recours administratif préalable, et non l'attestation initiale. Il a annulé cette décision pour vice de procédure, au motif que l'intéressé n'avait pas été mis en mesure de présenter ses observations écrites devant la commission des recours des militaires, en méconnaissance de l'article R. 4125-8 du code de la défense.

Avocat : SELARL LE MAGUER RINCAZAUX EISENECKER CHANET EHRET GUENNEC

25 mars 2026• 2ème Chambre
TA35Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2306682

Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête d'une contributable qui contestait son assujettissement à la taxe d’habitation sur les résidences secondaires pour deux logements qu'elle loue via des plateformes comme Airbnb. La juridiction a jugé que le fait de louer ces locaux neuf à dix mois par an ne privait pas la propriétaire de leur disposition ou jouissance personnelle potentielle au 1er janvier de l'année d'imposition, condition d'exigibilité posée par les articles 1407 et suivants du code général des impôts. Elle a également estimé que le paiement de la cotisation foncière des entreprises pour cette activité professionnelle était sans incidence sur l'application de la taxe d’habitation.

25 mars 2026• MSS 2ème chambre M. ALBOUY
TA35Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2306794

Le Tribunal Administratif de Rennes rejette la demande de décharge de taxe foncière sur les propriétés bâties pour les années 2022 et 2023. Le requérant, propriétaire d'un local, invoquait en vain l'application de l'article 1389 du code général des impôts (vacance d'un local destiné à la location) et l'état de ruine du bien. La juridiction a jugé que le local, ayant été utilisé pour une activité commerciale, relevait de la catégorie des locaux professionnels et que les conditions légales pour un dégrèvement n'étaient pas remplies, notamment l'obligation de déclarer tout changement d'affectation (article 1406 du CGI).

25 mars 2026• MSS 2ème chambre M. ALBOUY
TA35Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2205462

Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de la société Villes Vivantes, qui contestait un titre exécutoire émis par le Syndicat d’urbanisme du Pays de Vitré pour une créance de 56 123,54 €. Le tribunal a jugé que le titre exécutoire était régulier en la forme et que la créance était légale, fondée sur la convention de recherche et développement conclue entre les parties. La société n'a pas démontré que les objectifs contractuels de la tranche ferme avaient été atteints, ni prouvé une exécution déloyale de la convention par le Syndicat.

Avocat : SOCIETE D'AVOCATS LEXCAP

25 mars 2026• 2ème Chambre
TA35Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2301078

**Sujet principal** : Demande d'indemnisation d'une professeure victime d'une agression reconnue comme accident de service. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Rennes (formation de 2ème Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal a admis le principe de la responsabilité sans faute de l'État du fait de la reconnaissance de l'imputabilité au service. Il a ordonné une expertise médicale contradictoire pour évaluer les préjudices invoqués par la requérante, avant de statuer sur le montant de l'indemnisation. **Textes appliqués** : Le tribunal s'appuie sur les principes généraux de la responsabilité administrative sans faute de la puissance publique pour les accidents de service, ainsi que sur les dispositions du code de justice administrative (notamment l'article L. 761-1 concernant les frais irrépétibles).

Avocat : SOCIETE D'AVOCATS LEXCAP

25 mars 2026• 2ème Chambre
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2301867

Le Tribunal Administratif de Rennes rejette la requête d'une enseignante visant à annuler le refus de reconnaissance de sa maladie comme imputable au service. La juridiction estime que la composition du conseil médical départemental, qui a émis un avis défavorable, était régulière au regard des dispositions du décret n°86-442 du 14 mars 1986. Elle écarte également le grief d'erreur manifeste d'appréciation concernant le taux d'incapacité, considérant que l'administration n'a pas commis d'erreur dans l'appréciation des faits et du droit.

Avocat : DUPONT

25 mars 2026• 2ème Chambre
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2302539

Le Tribunal administratif de Rennes a jugé incompétent pour statuer sur le litige opposant la société Brink’s Process Outsourcing à la commune de Landéda concernant le paiement de factures liées à un contrat de services pour un distributeur automatique de billets. La juridiction a relevé d’office que ce contrat, qualifié de marché public au sens du code de la commande publique, ne confiait pas une mission de service public et ne contenait pas de clauses exorbitantes du droit commun, relevant ainsi des rapports de droit privé. En conséquence, le tribunal s'est déclaré incompétent au profit de l'ordre judiciaire.

Avocat : GRÉVELLEC

25 mars 2026• 2ème Chambre
TA35Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2400898

Le Tribunal Administratif de Rennes rejette la demande de décharge de la taxe d’habitation sur les résidences secondaires pour l’année 2023. Le requérant, propriétaire d’un gîte, est considéré comme ayant conservé la disposition du local au 1er janvier 2023, malgré sa mise en location. La juridiction fonde sa décision sur les articles 1407, 1408 et 1415 du code général des impôts, qui établissent l’assujettissement à la taxe au nom de la personne disposant de la jouissance du bien à cette date clé.

25 mars 2026• Vice-président de la 2 ème chambre
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2303208

Le Tribunal administratif de Rennes a rejeté la requête de Mme A... visant à annuler un titre exécutoire émis pour le recouvrement d'un trop-perçu de rémunération. La juridiction a estimé que les moyens soulevés (connaissance de l'administration par le rectorat, erreur sur le montant, et négligences fautives) étaient soit inopérants, soit insuffisamment précis. La décision s'appuie sur les principes généraux du droit de la responsabilité et de la procédure administrative de recouvrement.

25 mars 2026• 2ème Chambre
TA35Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2303589

**Sujet principal** : Contestation d'une imposition rectificative concernant des rémunérations et avantages perçus par un associé, qualifié de gérant de fait, et traités comme des revenus distribués. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Rennes (2ème Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête des contribuables. Il confirme la qualification de M. C... en tant que gérant de fait de la société durant la période litigieuse et valide le principe de l'imposition des sommes en cause. Il estime que l'administration a suffisamment motivé sa proposition de rectification et que la procédure suivie était régulière. **Textes appliqués** : Code général des impôts (notamment articles 62 et 111) et Livre des procédures fiscales.

Avocat : SOCIETE D'AVOCATS GORRET

25 mars 2026• 2ème Chambre
TA35Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2303899

Le Tribunal Administratif de Rennes a statué sur un litige en plein contentieux opposant la commune de Cléguérec à la SAS Gerflor concernant des vices cachés affectant un sol sportif. La juridiction a rejeté la requête de la commune, considérant que la preuve des vices allégués n'était pas établie et que la commune n'avait pas démontré que les désordres constatés étaient antérieurs à la vente. La décision s'appuie sur les dispositions du code civil relatives à la garantie des vices cachés (article 1641 et suivants).

Avocat : AVOXA RENNES

25 mars 2026• 2ème Chambre
TA35Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2305363

**Sujet principal** : Contestation par une SCI d'une cotisation supplémentaire d'impôt sur les sociétés suite à la rectification de la plus-value réalisée lors de la cession d'un bien immobilier, après un changement de régime fiscal. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Rennes (2ème Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête de la SCI Rivière et valide la rectification opérée par l'administration fiscale. Il estime que les amortissements non pratiqués avant le changement de régime (de société de personnes à société de capitaux) doivent bien être réintégrés dans la base de calcul de la plus-value imposable lors de la cession ultérieure du bien. **Textes appliqués** : L'article 39 duodecies du code général des impôts (CGI), relatif au régime des plus-values à court et long terme, et les dispositions régissant le changement de régime fiscal d'une société.

Avocat : SOCIETE D'AVOCATS BONDIGUEL & ASSOCIES

25 mars 2026• 2ème Chambre