Jurisprudence administrative
966 388 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
966 388
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602631
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, rejette la demande de suspension de travaux visant à protéger l'habitat du hérisson d'Europe. Le juge estime la requête manifestement irrecevable car elle ne vise aucune décision administrative précise et n'est pas accompagnée d'une requête principale en annulation, comme l'exige l'article R. 522-1 du code de justice administrative. En application de l'article L. 522-3 du même code, la demande est donc rejetée sans examen du fond.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2113997
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant par ordonnance, a donné acte du désistement d'office des requérants. Ce désistement est intervenu après que les contribuables, invités à confirner le maintien de leurs conclusions sur le fondement de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, n'ont pas répondu dans le délai imparti. Par conséquent, leur demande de décharge d'impôts et de pénalités pour les années 2012 à 2017 est éteinte.
Avocat : FISCAREA
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2407630
Le Tribunal administratif de Nantes constate qu'il n'y a pas lieu de statuer sur un recours en excès de pouvoir visant l'annulation d'un refus de visa de long séjour et une injonction d'en délivrer un. Le tribunal relève que le visa a été délivré par l'autorité consulaire postérieurement à l'introduction de la requête, rendant celle-ci sans objet. Il fonde sa décision sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet de constater l'absence de lieu à statuer.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2516169
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant par ordonnance, a constaté l'absence de lieu à statuer sur la demande principale de réduction d'impôt. Cette solution s'explique car l'administration avait déjà accordé la demi-part fiscale contestée pour 2021 et 2022, et prononcé un dégrèvement total pour 2023. Le tribunal a par ailleurs rejeté la demande concernant les années futures, au motif que le juge de l'impôt ne peut se prononcer que sur une imposition déjà mise en recouvrement et préalablement contestée devant l'administration. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2522086
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé-suspension, rejette la demande de M. A... visant à suspendre la décision préfectorale ayant clôturé son dossier de demande d'autorisation de travail. Le juge estime que la requête est manifestement mal fondée, car aucun des moyens soulevés ne crée un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée. La demande est donc rejetée en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2604760
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, rejette la demande d'une ressortissante guinéenne visant à obtenir une autorisation provisoire de séjour ou une attestation de maintien sur le territoire. Le juge estime que la mesure sollicitée ferait obstacle à l'exécution de l'arrêté préfectoral de refus de séjour et d'obligation de quitter le territoire, sans qu'un péril grave soit justifié. Il relève par ailleurs que les effets rechervés pourraient être obtenus via la procédure de référé-suspension prévue à l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rendant la demande irrecevable sur le fondement de l'article L. 521-3 invoqué.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2604766
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant par ordonnance, se prononce sur la compétence territoriale pour un recours en excès de pouvoir contre une décision préfectorale de classement sans suite d'une demande de naturalisation. Il juge qu'il n'est pas compétent, car la décision attaquée, prise par le préfet de la Seine-Maritime sur le fondement des articles 37 et 40 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993, n'entre pas dans le champ des décisions attribuées à sa compétence spéciale par l'article R. 312-18 du code de justice administrative. En application des articles R. 312-1 et R. 351-3 du même code, il transmet le dossier au tribunal administratif de Rouen, juridiction territorialement compétente.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2605163
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, rejette la demande de suspension du refus de visa de long séjour. Il juge irrecevable la demande de l'employeur et estime que le requérant, M. B..., ne démontre pas l'urgence requise par l'article L. 521-1 du code de justice administrative pour justifier une suspension avant l'issue du recours administratif préalable en cours. Le tribunal considère notamment que les allégations de préjudice professionnel ou économique ne caractérisent pas, en l'espèce, une situation d'urgence particulière.
Avocat : SOUIDI
Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2301819
La décision du Tribunal Administratif de Pau concerne le recours d'une SCI contre des mises en demeure de payer des taxes foncières et le rejet de ses réclamations. Le tribunal s'est déclaré incompétent pour connaître des contestations relatives à la régularité formelle des actes de poursuite (mises en demeure), relevant des juridictions judiciaires. Cette solution s'appuie sur la répartition des compétences entre l'ordre administratif et judiciaire en matière de procédures de recouvrement fiscal.
Avocat : SCP ADJUDICIA
Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2400292
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la demande de décharge partielle de taxe foncière sur les propriétés bâties pour des locaux commerciaux vacants. La requérante invoquait l'article 1389 du code général des impôts, qui prévoit un dégrèvement en cas de vacance involontaire d'une partie d'immeuble susceptible d'exploitation séparée. Le tribunal a jugé que la requérante n'apportait pas la preuve suffisante que la vacance prolongée des locaux commerciaux était indépendante de sa volonté, condition essentielle pour bénéficier du dégrèvement.
Avocat : LÉCUSSAN
Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2400466
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté une demande d'expertise graphologique visant à déterminer l'auteur d'une mention manuscrite sur une déclaration fiscale de 1970. Le juge des référés a estimé que cette mesure n'était pas utile, car l'administration fiscale avait déjà reconnu l'erreur sur la surface habitable et procédé aux dégrèvements d'impôts. La décision s'appuie sur l'article R. 531-1 du code de justice administrative, qui subordonne l'ordonnance d'une expertise à son utilité pour la résolution du litige.
Avocat : DUSSUD
Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2401487
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête de M. C... qui demandait réparation pour une fouille à nu subie en détention. Le juge a estimé que la mesure, justifiée par des soupçons d'introduction d'objets prohibés, respectait les conditions légales et ne constituait pas un traitement inhumain ou dégradant. La décision s'appuie sur les articles L. 225-1 et L. 225-2 du code pénitentiaire et l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : SCP THEMIS AVOCATS & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2600313
Le Tribunal administratif de Pau, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. A... dirigée contre l'ARIPA. Le juge a estimé que le litige relatif au recouvrement d'une pension alimentaire fixée par un jugement du juge aux affaires familiales relevait exclusivement de la compétence de l'ordre judiciaire. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1 du code de justice administrative, 373-2-2 du code civil, L. 582-1 du code de la sécurité sociale et L. 213-3 du code de l'organisation judiciaire.
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2603853
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant par ordonnance, a été saisi d'un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral d'éloignement. Il a constaté que le requérant avait ultérieurement été assigné à résidence dans l'Isère. En application des articles R. 922-4 du CESEDA et R. 221-3 du CJA, la juridiction a déclaré incompétente et a transmis le dossier au Tribunal administratif de Grenoble, territorialement compétent du lieu de l'assignation à résidence.
Avocat : RIKABI
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2603878
**Sujet principal** : Demande de suspension d'exécution d'une décision de remise aux autorités allemandes dans le cadre d'une procédure d'asile (référé-suspension). **Juridiction** : Tribunal Administratif de Lyon (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés rejette la demande de suspension. **Motifs et textes appliqués** : La requête au fond (demande d'annulation) ayant été préalablement rejetée pour tardiveté, la demande de suspension qui l'accompagnait est devenue irrecevable. Le rejet est prononcé en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, car il apparaît manifeste que la demande n'est pas fondée.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2604783
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a été saisi d'une demande visant à faire exécuter une précédente ordonnance enjoignant au préfet des Hauts-de-Seine de délivrer une autorisation provisoire de séjour à la requérante. La juridiction a constaté un non-lieu à statuer sur la demande principale, la requérante ayant obtenu le titre de séjour sollicité et s'étant désistée. Elle a en revanche mis à la charge de l'État une somme de 800 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, au bénéfice de l'avocate de la requérante admise à l'aide juridictionnelle.
Avocat : SILVESTRE
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2523431
Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, rejette la requête d'un père demandant l'annulation du refus de délivrance d'un passeport pour sa fille majeure. Le tribunal estime que le requérant, agissant seul, ne justifie pas d'un intérêt lui donnant qualité pour agir au nom de son enfant majeur. La requête est donc jugée manifestement irrecevable et rejetée en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Avocat : CABINET LELONG DUCLOS AVOCATS (SELARL)
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2608492
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a été saisi d'une requête visant à annuler la décision de clôture d'une demande de titre de séjour et à enjoindre la délivrance d'un titre. Le juge a estimé que le litige, relatif à une décision individuelle de police, relevait de la compétence territoriale du tribunal administratif de Montreuil, le requérant ayant son domicile déclaré en Seine-Saint-Denis. En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, l'affaire a été transmise à cette juridiction.
Avocat : WERBA
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2607815
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'une amende administrative pour embauche d'un salarié en situation irrégulière. La juridiction constate que la société requérante n'a pas introduit de recours au fond en annulation contre la décision contestée, ce qui rend sa demande de suspension manifestement irrecevable. L'ordonnance est fondée sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative, qui subordonnent la suspension à l'existence d'un recours principal.
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2604778
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé-liberté, rejette la demande de Mme B... visant à enjoindre au préfet de lui proposer un hébergement adapté. La juridiction estime que la requérante, qui bénéficie déjà d'un hébergement d'urgence, ne démontre pas l'existence d'une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale, condition exigée par l'article L. 521-2 du code de justice administrative. Le juge se fonde également sur les obligations de l'État en matière d'hébergement d'urgence prévues par le code de l'action sociale et des familles.