Jurisprudence administrative
966 388 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
966 388
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2601220
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a ordonné au préfet des Hauts-de-Seine de convoquer un ressortissant algérien pour le dépôt de sa demande de titre de séjour dans un délai de quinze jours. Le juge a retenu l'urgence au sens de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, en raison d'un délai de traitement anormal de plus de deux ans constituant un dysfonctionnement grave de la préfecture. La juridiction a également condamné l'État à verser 1 000 euros au requérant sur le fondement de l'article L. 761-1 du même code.
Avocat : ZOUBA
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2603041
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a liquidé une astreinte prononcée contre l'État pour retard dans l'exécution d'une injonction. Le juge a condamné l'État à verser 2 100 euros à un étranger, M. Prince B., car la préfecture des Hauts-de-Seine a tardé à délivrer une attestation de prolongation d'instruction lui permettant de travailler. La juridiction a rejeté les justifications de l'administration (augmentation d'activité et dysfonctionnements) et a appliqué les articles L. 911-6 et L. 911-7 du code de justice administrative relatifs à la liquidation des astreintes.
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2603104
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'un refus implicite de titre de séjour. Le juge estime que le requérant, ressortissant algérien entré avec un visa "famille de français", n'apporte pas la preuve d'une urgence suffisamment grave et immédiate, malgré l'expiration prochaine de son visa et un contrat de travail signé. La décision est rendue sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : ROSIN
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2603938
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête en référé d'un demandeur sollicitant l'injonction au préfet de lui attribuer un logement adapté, suite à une décision de priorité. Le juge a jugé la demande irrecevable, car la loi (article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation) institue un recours spécial exclusif pour faire exécuter une telle décision, excluant ainsi la voie du référé général (article L. 521-3 du code de justice administrative). La demande de condamnation aux dépens du préfet a également été rejetée.
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2604057
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise rejette la requête en référé d'une ressortissante algérienne demandant l'injonction au préfet de lui délivrer un récépissé de sa demande de titre de séjour. Le juge estime que la mesure sollicitée ferait obstacle à l'exécution de la décision implicite de rejet née du silence de l'administration au terme du délai de quatre mois prévu par les articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La condition de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, selon laquelle la mesure ne doit pas faire obstacle à l'exécution d'une décision administrative, n'est donc pas remplie.
Avocat : MOLLER
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2604095
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a admis le requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire. Le juge a pris acte du désistement du requérant concernant sa demande d'injonction sous astreinte visant le préfet, et n'a donc pas eu à statuer sur ce point. Enfin, il a mis à la charge de l'État une somme de 1 200 euros au titre des frais exposés, en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve de l'admission définitive à l'aide juridictionnelle.
Avocat : CHINOUF
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2604164
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a ordonné au préfet du Val-d'Oise d'examiner et d'instruire la demande de naturalisation du requérant dans un délai d'un mois, sous astreinte. Le juge a retenu l'urgence en raison d'une inertie administrative déraisonnable de plus d'un an, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative. Il a également condamné l'État à verser 1 200 euros au requérant au titre de l'article L. 761-1 du même code.
Avocat : LASSOUED
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2604191
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la requête d'un ressortissant marocain demandant une injonction au préfet. Le juge a estimé que la demande de communication d'une obligation de quitter le territoire était inutile, cette décision n'étant pas établie, et que le risque d'interpellation allégué lors d'une convocation en préfecture n'était ni avéré ni susceptible d'être prévenu par une mesure d'urgence. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers.
Avocat : BERREBI-WIZMAN
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2306792
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, constate qu'il n'y a pas lieu de statuer sur les requêtes de la société Efimmo 1. Le sujet principal était le recours contre le refus préfectoral d'octroyer un agrément d'urbanisme (article L. 510-1 du code de l'urbanisme). La juridiction a retenu cette solution car les arrêtés attaqués ont été abrogés par le préfet après l'introduction des recours, rendant les demandes d'annulation et d'injonction sans objet. L'État est condamné à verser à la société la somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : CAMILLE MIALOT AVOCAT
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2405230
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur le recours en annulation. Le sujet principal est la contestation d'une décision de retrait de permis pour solde de points nul. La juridiction retient cette solution car l'administration a retiré la décision attaquée après l'introduction de la requête, ayant réintégré les 4 points du stage de sensibilisation. Les conclusions à fin d'injonction et la demande d'allocation au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Avocat : DECAMPS
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2406923
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, a donné acte du désistement de la requête de la société OGF. Cette décision fait suite à l'absence de réponse de la société à une demande de maintien de ses conclusions, adressée par voie électronique via Télérecours. En application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, le requérant est réputé s'être désisté à l'expiration du délai d'un mois sans avoir confirmé son intérêt à poursuivre l'instance.
Avocat : PRIGENT
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2407390
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, donne acte du désistement d'office de la requérante. Le sujet principal était un recours pour excès de pouvoir visant à obtenir la communication de documents administratifs relatifs à un refus de titularisation. La juridiction a constaté que la requérante, invitée à confirmer le maintien de ses conclusions après la communication des documents par l'administration, n'avait pas répondu dans le délai prescrit, ce qui entraîne un désistement réputé d'office en application des articles R. 612-5-1 et R. 611-8-6 du code de justice administrative.
Avocat : SAUTEREAU
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2504847
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme B... A... visant à annuler le classement sans suite de sa demande de naturalisation. Le juge a estimé que ce classement, motivé par l'absence de production de pièces essentielles (acte de naissance légalisé et traduit, copie intégrale de l'acte de mariage), ne constituait pas une décision faisant grief. La requête a donc été jugée irrecevable, conformément à l'article R. 222-1 du code de justice administrative et aux dispositions du décret du 30 décembre 1993 relatives à l'instruction des demandes de naturalisation.
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2517934
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple de la requérante, Mme A..., qui retirait son recours contre le refus de renouvellement de son titre de séjour et les mesures d'éloignement. La juridiction applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui l'autorise à constater un tel désistement. En conséquence, l'instance est close sans examen du fond de l'affaire.
Avocat : BOULEGUE
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2519398
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la requête en annulation d'un retrait de points et d'une invalidation du permis de conduire. Cette solution est retenue car l'administration a retiré les décisions contestées après l'introduction du recours, supprimant l'infraction du dossier du requérant et lui restituant ses points. En conséquence, les conclusions à fin d'injonction et la demande d'indemnité sont rejetées, sur le fondement des articles R. 222-1 et L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : HOXHA VLORA
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2603586
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise rejette la requête de M. A... visant à annuler son arrêté d'éloignement. La juridiction estime la requête irrecevable car elle ne contient pas l'adresse du requérant, ce qui empêche toute notification et méconnaît les exigences de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. L'ordonnance est rendue en application des articles R. 222-1 et R. 411-1 du même code.
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2605083
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, rejette la demande d'un requérant visant à enjoindre à l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) d'immatriculer son véhicule. Le juge estime que la décision de rejet de l'ANTS du 13 février 2026 fait obstacle à l'octroi d'une mesure d'urgence sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, car la mesure sollicitée ne vise pas à prévenir un péril grave. La requête est donc jugée mal fondée et rejetée en application de l'article L. 522-3 du même code.
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2605702
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande d'un sapeur-pompier professionnel visant à enjoindre son service d'incendie et de secours de lui communiquer son dossier administratif. Le juge a estimé que la demande, fondée sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était dépourvue d'utilité et de caractère d'urgence. En effet, le requérant ayant déjà formé un recours sur le fond contre la décision de retrait de sa protection fonctionnelle, c'est au juge de cette instance principale qu'il appartient d'ordonner, le cas échéant, les mesures d'instruction nécessaires.
Avocat : RICHER ET ASSOCIES DROIT PUBLIC
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2605812
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur un recours pour excès de pouvoir. Le requérant contestait le rejet implicite de sa demande de reconnaissance du caractère prioritaire et urgent de son relogement par la commission de médiation du Val-d'Oise. La juridiction applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative, considérant que la demande a été satisfaite par la commission postérieurement à l'introduction du recours, rendant celui-ci sans objet.
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2605930
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, rejette la demande de suspension de la décision du SDIS du Val-d'Oise ayant retiré la protection fonctionnelle à un sapeur-pompier. Le juge estime que le requérant ne démontre pas l'urgence de la situation, malgré son arrêt de travail, et qu'aucun moyen ne crée un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée. La demande est examinée sur le fondement des articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : RICHER ET ASSOCIES DROIT PUBLIC