Jurisprudence administrative

966 388 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

966 388

Décisions totales

384 307

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA44Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2604612

Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la demande de suspension d'un refus implicite de titre de séjour en qualité de parent d'enfant français. Le juge des référés estime que la condition d'urgence, exigée par l'article L. 521-1 du code de justice administrative, n'est pas caractérisée, car la requérante n'apporte pas la preuve d'une situation de grande précarité immédiate pour elle et ses enfants. La décision s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

25 mars 2026
TA44Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2605201

Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'une amende administrative de 42 000 euros infligée à la société Nour pour emploi de travailleurs étrangers sans autorisation. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, la société ayant été informée longtemps à l'avance des poursuites et n'ayant pas saisi le juge dans un délai raisonnable après la notification. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.

Avocat : DOUAR

25 mars 2026
TA44Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2605272

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'un refus de visa de long séjour pour un travailleur salarié. Le juge estime que le requérant ne démontre pas l'urgence particulière requise par l'article L. 521-1 du code de justice administrative, notamment en l'absence de précisions sur sa situation personnelle. La juridiction rappelle également l'obligation préalable d'un recours administratif devant la commission compétente, conformément aux articles D. 312-3 et D. 312-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : SOUIDI

25 mars 2026
TA44Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2605365

Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'une décision de l'OFII refusant des conditions matérielles d'accueil à une demandeuse d'asile. Le juge estime que la requête, fondée sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative, est manifestement irrecevable, car ce type de litige relève exclusivement de la procédure spécifique et accélérée prévue par l'article L. 921-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il rejette également comme sans objet la demande d'aide juridictionnelle provisoire, celle-ci ayant déjà été refusée par le bureau compétent.

Avocat : TOUCHARD

25 mars 2026
TA45Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2506537

Le Tribunal Administratif d'Orléans a annulé l'arrêté préfectoral du 4 novembre 2025 refusant le renouvellement du titre de séjour de Mme F... et l'obligeant à quitter le territoire. La juridiction a estimé que le préfet avait commis une erreur manifeste d'appréciation en ne tenant pas suffisamment compte des liens familiaux de la requérante en France, notamment de sa vie de couple et de ses enfants mineurs, au regard des exigences de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Le tribunal a enjoint au préfet de délivrer à Mme F... une autorisation provisoire de séjour dans l'attente de la délivrance d'un titre de séjour.

Avocat : SCP ROBILIARD

25 mars 2026• Reconduite à la frontière
TA45Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2601298

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté les requêtes d'un ressortissant camerounais visant à annuler un arrêté fixant le Cameroun comme pays de renvoi et un arrêté de maintien en rétention administrative. Le tribunal a jugé que le préfet de la Loire-Atlantique était compétent pour prendre ces décisions et que leur motivation était suffisante, notamment au regard des articles L. 721-3 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également estimé que les moyens tirés de la méconnaissance des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme n'étaient pas fondés en l'espèce.

Avocat : GOUDEAU

25 mars 2026• Reconduite à la frontière
TA45Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2601521

Le Tribunal Administratif d'Orléans a annulé les arrêtés préfectoraux ordonnant l'éloignement et l'assignation à résidence de Mme B..., une ressortissante kosovare. Le tribunal a retenu que la procédure était irrégulière, notamment en raison d'une notification de l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) effectuée sans l'assistance d'un interprète, ce qui constitue une violation des droits de la défense. Cette irrégularité, prévue par l'article L. 511-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), a entaché l'ensemble de la procédure, rendant illégales les mesures d'éloignement et d'assignation à résidence qui en découlaient.

Avocat : MOUSSAVOU-DJEMBI

25 mars 2026• Reconduite à la frontière
TA45Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2601689

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A..., un ressortissant guinéen, qui demandait l'annulation de l'arrêté préfectoral fixant la Guinée comme pays de renvoi pour l'exécution d'une interdiction judiciaire du territoire. La juridiction a jugé que le préfet avait légalement désigné le pays de nationalité du requérant, conformément aux articles L. 721-3 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que les moyens tirés de la vie familiale (article 8 de la CEDH) et de l'intérêt supérieur de l'enfant (article 3-1 de la CIDE) n'étaient pas, en l'espèce, de nature à faire obstacle à cette désignation.

Avocat : DUFOUR

25 mars 2026• Reconduite à la frontière
TA45Décision

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2601773

Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé, a fait droit à la demande de la commune de La Chapelle-Saint-Mesmin en désignant un expert pour évaluer l'état de bâtiments présentant un risque pour la sécurité publique. Le juge a ordonné cette mesure d'expertise urgente en application de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation et de la procédure de référé prévue aux articles R. 556-1 et R. 531-1 du code de justice administrative. L'expert devra constater l'état des lieux et se prononcer sur l'existence d'un danger imminent dans un délai de vingt-quatre heures.

25 mars 2026
TA45Ordonnance

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2601558

Sujet principal : Demande d'injonction urgente pour la délivrance d'un récépissé de demande de titre de séjour. Juridiction : Tribunal Administratif d'Orléans (juge des référés). Solution retenue : Rejet de la requête, car la demanderice n'apporte aucun élément justifiant le dépôt effectif de sa demande de titre de séjour, rendant la mesure sollicitée inutile. Textes appliqués : Articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative, relatifs aux mesures d'urgence et aux conditions de rejet des requêtes.

25 mars 2026
TA51Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2600807

Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne, statuant en juge unique, a rejeté la requête de M. A... visant à annuler un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et un arrêté d'assignation à résidence. Le tribunal a admis le requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire mais a jugé que les moyens invoqués, notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas fondés en l'absence d'éléments établissant une vie familiale en France. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : SELARL MAINNEVRET-MALBLANC

25 mars 2026• Juge unique - Eloignement
TA51Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2600808

Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête d'un ressortissant kosovar visant à annuler son assignation à résidence et à suspendre son obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le juge a estimé que le requérant n'apportait pas la preuve que son éloignement n'était pas une perspective raisonnable, condition légale de l'assignation à résidence prévue par l'article L. 731-1 du CESEDA. La demande de suspension de l'OQTF a également été rejetée, le tribunal considérant que les éléments invoqués (travail et projet de création d'entreprise sans titre de séjour) ne constituaient pas des faits nouveaux de nature à justifier cette mesure.

Avocat : SELARL MAINNEVRET-MALBLANC

25 mars 2026• Juge unique - Eloignement
TA51Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2601015

Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'un arrêté préfectoral d'assignation à résidence d'un ressortissant algérien. Le juge estime que la contestation d'une telle mesure relève exclusivement de la procédure spéciale et accélérée prévue par les articles L. 732-8 et L. 921-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et non du référé-liberté (article L. 521-2 du code de justice administrative). Par conséquent, la requête est jugée irrecevable dans le cadre de cette procédure d'urgence.

Avocat : METIDJI TALBI

25 mars 2026
TA54Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2600810

Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête d'un demandeur d'asile angolais visant à annuler son transfert vers le Portugal et son assignation à résidence. Le tribunal a jugé que les arrêtés du préfet du Bas-Rhin étaient réguliers, notamment en constatant que les obligations d'entretien individuel et d'information prévues par le règlement Dublin III (règlement UE 604/2013) avaient été respectées. Il a toutefois accordé l'aide juridictionnelle provisoire au requérant.

Avocat : CHAIB

25 mars 2026• Reconduites à la frontière
TA54Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2600827

Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de M. A... visant à annuler plusieurs mesures d'éloignement (refus de titre de séjour, obligation de quitter le territoire, interdiction de retour, assignation à résidence). Le tribunal a estimé que le préfet de Meurthe-et-Moselle n'avait pas commis d'erreur de droit ou d'appréciation dans la prise de ces décisions. La juridiction a notamment examiné les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : CHAIB

25 mars 2026• Reconduites à la frontière
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2209057

Le Tribunal Administratif de Lille a annulé la décision du 7 septembre 2022 retirant à un candidat le bénéfice de son admission au concours d'agent de constatation des douanes pour inaptitude physique. La juridiction a jugé que l'administration n'avait pas pris en compte un certificat médical post-opératoire du 6 août 2022, qui établissait que le requérant remplissait, avant la décision litigieuse, les conditions d'aptitude visuelle requises. La décision s'appuie sur les dispositions du décret n° 79-88 du 25 janvier 1979 fixant le statut particulier du corps des agents de constatation des douanes.

25 mars 2026• 3ème Chambre
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2301120

Sujet principal : Recours d'une fonctionnaire contre une décision de remboursement d'un trop-perçu de rémunération et une demande d'indemnisation. Juridiction : Tribunal Administratif de Lille (3ème Chambre). Solution retenue : Le tribunal déclare qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la demande d'annulation (devenue sans objet après une régularisation administrative), et rejette la demande indemnitaire comme irrecevable, faute de demande préalable à l'administration. Textes appliqués : Article R. 421-1 du code de justice administrative (exigence d'une demande préalable pour les conclusions indemnitaires).

25 mars 2026• 3ème Chambre
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2301541

Le Tribunal Administratif de Lille (3ème Chambre) a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre le rejet implicite d'une demande d'inscription au tableau d'avancement au grade de technicien supérieur principal du développement durable. La juridiction a constaté le désistement pur et simple du requérant, M. A..., enregistré avant le jugement. En conséquence, le tribunal a simplement donné acte de ce désistement, mettant ainsi fin à l'instance sans examen du fond de l'affaire.

Avocat : SELARL NEOS AVOCATS CONSEILS

25 mars 2026• 3ème Chambre
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2207590

**Sujet principal** : Recours en annulation d'un arrêté préfectoral déclarant un logement insalubre et ordonnant des travaux. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Lille (formation collégiale). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête. Il écarte le moyen tiré de la violation du droit à un procès équitable (article 6 CEDH), considérant que les mesures de police de l'insalubrité ne relèvent pas du champ d'application de cet article. **Textes appliqués** : Le tribunal fonde son analyse sur les dispositions du code de la construction et de l'habitation (notamment les articles L. 511-2, L. 511-4, L. 511-8 et L. 511-11) et du code de la santé publique (article L. 1331-22) relatives à la police de l'insalubrité.

25 mars 2026• 3ème Chambre
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2304184

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. et Mme C... visant à annuler les décisions de la CAF du Pas-de-Calais relatives à un trop-perçu de prime d'activité qualifié de fraude. Le juge a jugé irrecevable le recours contre la notification du 3 mars 2023, car cette décision ne faisait pas grief, et a estimé que l'indu principal du 12 juillet 2022 était légalement justifié par l'omission de déclarer une pension d'invalidité. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la sécurité sociale relatives au contrôle et au recouvrement des indus.

Avocat : MEZINE

25 mars 2026• juge unique (6)