Jurisprudence administrative
966 388 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
966 388
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2600535
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne rejette la requête en annulation d'un arrêté préfectoral prolongeant l'assignation à résidence d'un ressortissant nigérian. La juridiction estime que la mesure, prise en application des articles L. 731-1 et L. 732-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, respecte la durée légale maximale et que les démarches engagées pour l'éloignement confèrent un caractère raisonnable à la perspective d'exécution. Elle écarte également la violation alléguée de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : SELARL MAINNEVRET-MALBLANC
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2601666
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant par ordonnance, a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre le refus de renouvellement d'un titre de séjour et une obligation de quitter le territoire. Le juge a constaté que le requérant, domicilié à Nantes, relevait de la compétence territoriale du tribunal administratif de Nantes en application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative. Par conséquent, il a ordonné la transmission du dossier à cette juridiction.
Avocat : MATERGIA
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2601584
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. C... contestant l'exclusion définitive de son fils d'un collège. La juridiction estime que la simple transmission de la décision attaquée, sans l'exposé de moyens et de conclusions, ne constitue pas une requête recevable. Elle applique les articles R. 222-1 et R. 411-1 du code de justice administrative pour rejeter cette demande manifestement irrecevable.
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2601546
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. A... qui demandait un aménagement de la suspension de son permis de conduire. Le juge estime que cette demande, qui relève d'un pouvoir d'administration et non d'un contrôle juridictionnel, est manifestement irrecevable. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1, R. 411-1 et R. 421-1 du code de justice administrative, qui définissent les limites de la saisine du juge administratif.
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2506878
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. A... qui contestait la mise à charge d'un indu de prime d'activité par la caisse d'allocations familiales de Loir-et-Cher. Le tribunal a constaté que le requérant n'avait pas joint à sa demande l'acte attaqué, malgré une mise en demeure de régulariser, et n'avait pas justifié de l'impossibilité de le produire. La requête a donc été jugée manifestement irrecevable et rejetée en application des articles R. 222-1 et R. 412-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2503914
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de M. B... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le tribunal a jugé que le préfet de Meurthe-et-Moselle avait légalement fondé sa décision sur l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, estimant que M. B... ne justifiait pas d'une entrée régulière en France. Les moyens invoqués, notamment la méconnaissance de l'article 8 de la CEDH et l'erreur d'appréciation, ont été écartés.
Avocat : MARTIN
Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2502784
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de M. B..., un ressortissant albanais, visant à annuler les décisions de la préfète de Meurthe-et-Moselle (refus de séjour, obligation de quitter le territoire, interdiction de retour). Le tribunal a jugé que l'administration n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation et que les décisions contestées étaient légalement fondées, notamment au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'intérêt supérieur de l'enfant n'ont pas été retenus.
Avocat : CHAIB
Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2501406
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de Mme D... visant à annuler le refus de titre de séjour "vie privée et familiale". La juridiction a jugé que le préfet de Meurthe-et-Moselle était fondé à refuser le titre, en application de l'article L. 432-1-1 (1°) du CESEDA, au motif que la requérante n'avait pas exécuté une précédente obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le tribunal a estimé que ce motif légal justifiait le refus, sans qu'il soit nécessaire d'examiner séparément le respect de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme au regard de sa vie familiale.
Avocat : SCP LEVI-CYFERMAN - CYFERMAN
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2603132
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, a rejeté la protestation de M. B... concernant des irrégularités présumées lors du premier tour des élections municipales de Saint-Paul-lès-Romans. Le tribunal a jugé la requête manifestement irrecevable car le requérant a explicitement indiqué qu'il ne sollicitait pas l'annulation du scrutin. La décision s'appuie sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet de rejeter par ordonnance les requêtes manifestement irrecevables.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2303136
Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête de M. B... visant à annuler la décision implicite du ministre de l'intérieur rejetant son recours contre l'irrecevabilité de sa demande de naturalisation. Le juge écarte le moyen tiré du défaut de motivation, car le requérant n'a pas préalablement demandé communication des motifs de la décision ministérielle implicite, comme l'exige l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. La juridiction estime également que le ministre dispose d'un pouvoir d'appréciation pour déclarer une demande irrecevable lorsque les conditions légales, notamment l'assimilation à la communauté française prévue par les articles 21-24 et 21-25 du code civil, ne sont pas remplies.
Avocat : DJELLOULI
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2302217
**Sujet principal** : Recours contre le classement sans suite d'une demande de naturalisation pour défaut de production de documents requis. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Nantes (formation de jugement unique). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête et valide la décision de classement sans suite. Il estime que l'administration a pu légalement prononcer ce classement, l'intéressé n'ayant pas produit l'original de la traduction assermentée de son acte de mariage comme exigé. **Textes appliqués** : Articles 9, 37-1 et 40 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993 relatif aux déclarations de nationalité.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2300586
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la demande d'indemnisation de M. A... contre la communauté urbaine Le Mans Métropole suite à un accident avec une borne escamotable. Le tribunal a considéré que la responsabilité de la collectivité n'était pas engagée, car l'accident était dû à la faute exclusive de la victime qui n'avait pas respecté la signalisation lumineuse. La décision s'appuie sur les principes de la responsabilité du fait des dommages de travaux publics et sur la preuve d'un entretien normal de l'ouvrage.
Avocat : SCP HAUTEMAINE AVOCATS
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602824
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, donne acte du désistement pur et simple de la société SFR de sa demande de suspension d'une décision municipale d'opposition à une déclaration préalable. En conséquence, le juge ne statue pas sur le fond de la demande initiale de référé-suspension (article L. 521-1 du code de justice administrative) ni sur les autres conclusions. L'ordonnance met ainsi un terme à la procédure de référé sans examen de la légalité de la décision du maire.
Avocat : BIDAULT
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2602196
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé, rejette la requête de M. B... qui demandait la suspension de travaux d'élagage et des mesures conservatoires sur un site d'aménagement. Le juge a retenu que le requérant ne justifiait pas d'un intérêt lui donnant qualité pour agir, rendant sa demande irrecevable. La décision est fondée sur les articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative relatifs aux conditions de recevabilité des référés.
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2602202
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant par ordonnance, rejette la requête du Collectif Citoyens Victimes de Maire visant à contester l'élection municipale de Talence. Le juge estime que le collectif, n'étant ni électeur ni éligible, n'a pas la qualité pour agir en contestation électorale. La décision s'appuie sur l'article L. 248 du code électoral et rejette la requête comme manifestement irrecevable en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2602127
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant par ordonnance, rejette une requête en excès de pouvoir visant à annuler les opérations de vote du premier tour des élections municipales de Jumilhac-Le-Grand. Le juge estime la requête manifestement irrecevable car elle concerne un scrutin qui n'a abouti à la proclamation d'aucun candidat élu. Cette décision d'irrecevabilité est fondée sur l'article R. 222-1, 4°, du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2505196
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. C... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français et l'interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a écarté le moyen tiré d'un vice de procédure, constatant que le requérant avait renoncé par écrit à l'assistance d'un avocat. Il a également jugé, en application des articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, que l'interdiction de retour n'était pas disproportionnée au regard de son entrée irrégulière et de l'absence d'attaches familiales en France.
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2305527
**Sujet principal** : Recours en annulation contre un arrêté municipal n'opposant pas d'opposition à une déclaration préalable pour l'installation d'une antenne-relais. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Bordeaux (6ème Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête. Il estime que le projet relève bien du régime de la déclaration préalable (et non d'un permis de construire) au regard de l'article R. 421-9 du code de l'urbanisme, et que le moyen tiré de la méconnaissance du principe de précaution (article 5 de la Charte de l'environnement) n'est pas fondé en l'espèce. **Textes appliqués** : Code de l'urbanisme (notamment article R. 421-9) et Charte de l'environnement (article 5).
Avocat : SELARL GALY ET ASSOCIES
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2601991
Le Tribunal administratif de Toulouse, statuant par ordonnance, a été saisi d'un recours en excès de pouvoir contre le refus de renouvellement d'un titre de séjour et une obligation de quitter le territoire. La juridiction a constaté que la requérante résidait à Paris, et non dans son ressort. En application des articles R. 312-8 et R. 351-3 du code de justice administrative, elle a déclaré incompétente et a transmis le dossier au Tribunal administratif de Paris, seul territorialement compétent pour statuer sur la décision attaquée.
Avocat : HELALIAN
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2601913
Le Tribunal Administratif de Toulouse, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de la société Auto Fast 72 visant à annuler une mise en demeure de payer émise par un comptable public. Le tribunal a estimé que la contestation, portant sur la régularité formelle de l'acte de recouvrement d'une créance non fiscale de l'État, relevait de la compétence exclusive du juge judiciaire, en l'occurrence le juge de l'exécution. La décision s'appuie sur les articles L. 281 du livre des procédures fiscales et R. 222-1 du code de justice administrative.