Jurisprudence administrative

966 388 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

966 388

Décisions totales

384 307

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA78Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2603781

Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé, rejette la requête de M. B... qui demandait l'instruction de son dossier de naturalisation. Le juge a décliné sa compétence territoriale, estimant que le tribunal administratif de Cergy-Pontoise était compétent pour connaître de cette demande dirigée contre le préfet des Hauts-de-Seine. La décision s'appuie sur les articles R. 312-1 et R. 221-3 du code de justice administrative, ainsi que sur l'article 35 du décret du 30 décembre 1993 relatif aux naturalisations.

24 mars 2026
TA78Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2603820

Le Tribunal administratif de Versailles rejette la demande d'un ressortissant béninois visant à obtenir une attestation de prolongation d'instruction pour son titre de séjour. Le juge des référés estime que la requête est manifestement mal fondée, car le silence de la préfecture au-delà du délai de quatre mois constitue une décision implicite de rejet. La solution s'appuie sur les articles L. 521-2 et L. 522-3 du code de justice administrative, ainsi que sur les articles R. 432-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers.

24 mars 2026
TA83Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2601193

Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en référé-suspension, a suspendu l'exécution d'un arrêté préfectoral refusant un titre de séjour à une ressortissante guinéenne, mère d'un enfant malade. Le juge a estimé qu'il existait un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard de l'absence d'examen médical individualisé de l'enfant par l'OFII et de la méconnaissance potentielle des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant. La condition d'urgence a été retenue en raison du préjudice grave et immédiat causé par le refus de séjour assorti d'une mesure d'éloignement, compromettant la continuité des soins de l'enfant.

Avocat : SAIDANI

24 mars 2026
TA86Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2600684

**Sujet principal** : Demande de suspension en référé d'un refus communal de réaliser des travaux d'aménagement et d'entretien sur une voie d'accès à des parcelles privées. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Poitiers (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés rejette la demande de suspension. Il estime que la condition d'urgence n'est pas caractérisée, les travaux principaux de construction des requérants étant achevés et l'accès restant praticable pour les finitions. **Textes appliqués** : L'article L. 521-1 du code de justice administrative, relatif aux conditions de suspension d'une décision administrative en cas d'urgence et de doute sérieux sur sa légalité.

Avocat : CALLAUD - MELLIER AVOCATS

24 mars 2026
TA86Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2600790

Le Tribunal Administratif de Poitiers, statuant en référé, rejette la requête de Mme C... visant à suspendre son contrat d'engagement avec France Travail et à obtenir son reclassement en catégorie 5 des demandeurs d'emploi. Le juge estime que la requête est manifestement mal fondée, car les conditions d'urgence et de doute sérieux sur la légalité des décisions attaquées, exigées par l'article L. 521-1 du code de justice administrative, ne sont pas réunies. La demande est donc rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code, qui permet un rejet sans instruction contradictoire en cas de demande manifestement irrecevable ou mal fondée.

24 mars 2026
TA87Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2400322

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête d'un magistrat demandant l'annulation de sa fiche d'évaluation professionnelle pour 2021-2022. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, notamment les vices de procédure et l'exception d'illégalité contre une circulaire ministérielle, n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les règles statutaires de l'évaluation des magistrats, principalement l'ordonnance du 22 décembre 1958 et le décret du 7 janvier 1993.

Avocat : GRANGER

24 mars 2026• 1ère chambre
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2603036

Sujet principal : Demande d'injonction en référé pour obtenir un rendez-vous en préfecture et la délivrance d'un récépissé dans le cadre d'une demande de titre de séjour. Juridiction : Tribunal Administratif de Montreuil (formation de référé). Solution retenue : Le tribunal rejette la demande de Mme A..., estimant qu'elle ne justifie pas de l'urgence requise pour une mesure de référé. Il considère que la requérante n'a pas démontré avoir effectué des démarches personnelles suffisantes ni établi de circonstances particulières nécessitant un rendez-vous rapide. Textes appliqués : Articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative, ainsi que le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : PAPINOT

24 mars 2026
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2604704

Sujet principal : Demande de sursis de paiement d'impôts contestés assortie d'une garantie par nantissement d'un logiciel. Juridiction : Tribunal administratif de Montreuil (formation de référé fiscal). Solution retenue : Le tribunal rejette la demande de la société SAS Avekapeti, considérant que la garantie proposée (nantissement d'un logiciel) n'est pas propre à assurer le recouvrement de la créance fiscale, notamment en raison de l'absence de réponse aux demandes d'informations complémentaires de l'administration. Textes appliqués : Articles L. 277 et L. 279 du livre des procédures fiscales, relatifs au sursis de paiement et au référé fiscal.

Avocat : 1885

24 mars 2026
TA93Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2606452

Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé, a rejeté la demande de M. B... visant à enjoindre au préfet de délivrer un titre de séjour. Le juge a estimé que la situation de l'intéressé, dont le titre expirait deux jours après la requête, ne caractérisait pas l'urgence particulière requise par l'article L. 521-2 du code de justice administrative pour une mesure de sauvegarde d'une liberté fondamentale. L'ordonnance de rejet a été rendue selon la procédure simplifiée de l'article L. 522-3 du même code.

Avocat : JULIE HOLLARD AVOCAT

24 mars 2026
TA93Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2604647

**Sujet principal** : Demande d'injonction au préfet pour obtenir un rendez-vous en préfecture afin de déposer une demande de titre de séjour et un récépissé de travail. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Montreuil (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés rejette la demande. Il estime que la requérante, qui sollicite un changement de statut (d'« étudiant » à « commerçant ») et non un simple renouvellement, ne démontre pas l'urgence requise pour justifier la mesure sollicitée. **Textes appliqués** : L'article L. 521-3 du code de justice administrative (conditions du référé "mesures utiles"), combiné aux principes issus du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile concernant l'obligation pour l'administration de procéder à l'enregistrement des demandes dans un délai raisonnable.

24 mars 2026
TA93Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2604653

Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé, a rejeté la requête de M. A... qui demandait une injonction au préfet pour obtenir une attestation de prolongation d'instruction ou un récépissé. Le juge a estimé que la condition d'urgence, exigée par l'article L. 521-3 du code de justice administrative, n'était pas remplie, car le requérant s'était lui-même placé dans cette situation en ne produisant pas les pièces demandées par la préfecture pour le renouvellement de son titre de séjour. La décision a été rendue selon la procédure de l'article L. 522-3 du même code, applicable lorsque la demande ne présente pas de caractère d'urgence.

Avocat : DIARRA

24 mars 2026
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2522924

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a ordonné au préfet des Hauts-de-Seine de délivrer une attestation provisoire de séjour autorisant le travail à la requérante, sous astreinte. Le juge a constaté la non-exécution d'une précédente injonction, méconnaissant ainsi l'autorité des décisions de justice. La mesure, prononcée sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, est assortie d'une astreinte de 150 euros par jour de retard.

Avocat : FUNCK

24 mars 2026
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2524962

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a suspendu l'exécution du refus implicite de renouvellement de titre de séjour opposé à un ressortissant malien. Le juge a retenu la condition d'urgence, présumée en cas de refus de renouvellement, et a estimé qu'existait un doute sérieux sur la légalité de la décision préfectorale. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : DJEDDIS

24 mars 2026
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2602936

**Sujet principal** : Demande en référé-suspension et en référé-liberté concernant le refus implicite de renouvellement d'une carte de résident d'une personne reconnue réfugiée. **Juridiction** : Tribunal administratif de Cergy-Pontoise (formation de référé). **Solution retenue** : La requérante s'étant désistée de ses conclusions principales (suspension et injonction), le juge n'a pas eu à statuer sur le fond de ces demandes. Seules les conclusions subsidiaires relatives à l'aide juridictionnelle provisoire et aux frais de l'instance restaient à examiner. **Textes appliqués** : La procédure de référé était engagée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative (référé-suspension) et visait également une injonction sous astreinte. Le dossier impliquait le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (articles L. 424-1 et L. 433-2 notamment) et le code des relations entre le public et l'administration.

Avocat : ROSIN

24 mars 2026
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2602976

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé-suspension, a été saisi par une ressortissante colombienne contestant le refus implicite de renouvellement de sa carte de séjour. Le juge a rejeté la demande de suspension, estimant que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, notamment au regard de l'absence de menace immédiate d'éloignement. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : PAPINOT

24 mars 2026
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2604132

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a ordonné au recteur de l'académie de Versailles d'affecter une aide humaine mutualisée à une élève en situation de handicap, conformément à une décision de la commission des droits et de l'autonomie. Le juge a considéré que l'urgence était caractérisée par la privation de ce droit à l'éducation et a fondé sa décision sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et L. 112-1 du code de l'éducation, qui garantissent la scolarisation effective des enfants handicapés.

Avocat : LAPLANTE

24 mars 2026
TA95Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2412099

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple du requérant, M. B..., qui avait saisi la justice pour obtenir réparation d'un préjudice lié à des travaux publics. La procédure est ainsi close sans examen du fond de l'affaire. La décision s'appuie sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui habilite le président à constater un tel désistement.

Avocat : LAPLANTE

24 mars 2026
TA95Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2418102

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple du requérant, M. A..., qui contestait l'invalidation de son permis de conduire pour solde de points nul. Par conséquent, il n'y a plus lieu de statuer sur le fond de sa requête en annulation. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Avocat : SELARL SAMSON & WEIL

24 mars 2026
TA95Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2508796

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise rejette la requête de Mme C... visant à annuler le classement sans suite de sa demande de naturalisation. La juridiction estime que ce classement, motivé par un dossier incomplet malgré une mise en demeure, ne constitue pas une décision faisant grief et est donc irrecevable à être contesté par la voie du recours pour excès de pouvoir. La solution s'appuie sur les articles R. 222-1 du code de justice administrative et 40 du décret du 30 décembre 1993.

24 mars 2026
TA95Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2509916

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, a annulé la décision implicite de rejet du recteur de l'académie de Versailles et a enjoint à l'État de verser à une AESH l'indemnité de sujétions REP/REP+. Le juge a suivi la solution du Conseil d'État (décision du 16 juillet 2025) en estimant que l'exclusion des AESH du bénéfice de l'indemnité prévue par le décret n°2015-1087 du 28 août 2015 méconnaissait le principe d'égalité de traitement.

24 mars 2026