Jurisprudence administrative
966 388 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
966 388
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2533298
Le Tribunal administratif de Paris, saisi d'une demande d'indemnisation pour préjudice lié à un décès imputable au service public, a statué par ordonnance. Il a constaté que la résidence des requérants se situe dans le ressort du tribunal administratif de Montpellier. En application des articles R. 312-14 3° et R. 221-3 du code de justice administrative, il a en conséquence transmis le dossier à cette juridiction territorialement compétente.
Avocat : CABINET BCA - AVOCATS ET ASSOCIES (SARL)
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2504424
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de Mme E..., ressortissante algérienne, visant l'annulation du refus de titre de séjour et de l'obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction a estimé que le préfet, agissant dans le cadre d'une délégation régulière, avait procédé à un examen personnalisé et suffisamment motivé de sa situation au regard des dispositions de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Elle a considéré que le droit au respect de la vie privée et familiale de la requérante ne justifiait pas, en l'espèce, une régularisation.
Avocat : LEXGLOBE
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2534315
Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, a été saisi d'un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral d'éloignement et d'interdiction de retour. Le tribunal a constaté que le requérant résidait dans les Yvelines à la date de la décision attaquée. En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, il a déclaré incompétent et a transmis le dossier au tribunal administratif de Versailles, compétent territorialement.
Avocat : NICOLET
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2534962
Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, a été saisi d'un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction a estimé qu'elle n'était pas territorialement compétente pour connaître de ce litige, car le requérant résidait dans le Loiret à la date de la décision attaquée. En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, elle a ordonné la transmission du dossier au tribunal administratif d'Orléans, juridiction territorialement compétente.
Avocat : ESCUILLIE
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2536268
Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, rejette la requête de Mme A... qui contestait une amende infligée par la SNCF. Le tribunal estime que le litige, relevant des relations entre un usager et un service public industriel et commercial, constitue un rapport de droit privé. Par conséquent, il se déclare incompétent au profit de la juridiction judiciaire, en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2606131
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a rejeté la requête d'une ressortissante étrangère demandant l'injonction au préfet de police d'examiner sa demande de titre de séjour et de lui délivrer un récépissé. Le juge a estimé que la requérante s'était placée elle-même dans une situation d'urgence et qu'une décision implicite de rejet était née du silence de l'administration après quatre mois, conformément aux articles R.* 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. De plus, le juge a considéré qu'un refus de délivrance d'un récépissé avait déjà été opposé à la requérante, faisant obstacle à la mesure sollicitée sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative.
Avocat : MAHOUKOU
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2536745
Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre le rejet d'une demande de mutation dérogatoire d'un fonctionnaire. Considérant que le requérant était affecté à Dieppe (Seine-Maritime) à la date de la décision attaquée, le tribunal s'est déclaré incompétent. Il a ordonné la transmission du dossier au Tribunal administratif de Rouen, en application des articles R. 312-12 et R. 221-3 du code de justice administrative qui attribuent la compétence au tribunal du lieu d'affectation.
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2505121
Le Tribunal Administratif de Rouen a annulé l'arrêté préfectoral refusant un titre de séjour et ordonnant l'éloignement d'un ressortissant nigérian. La juridiction a jugé que le préfet de la Seine-Maritime n'avait pas correctement pris en compte l'intérêt supérieur des deux enfants de l'intéressé, né en France d'une union avec une résidente légale, au regard de l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a également relevé une insuffisance de motivation concernant le pays de renvoi désigné.
Avocat : EDEN AVOCATS
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2309826
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la demande de l'association du Rassemblement des Disciples de Jésus-Christ, qui sollicitait la décharge de la taxe foncière sur les propriétés bâties pour les années 2021 à 2023. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions pour 2021 et 2023, faute d'une réclamation préalable obligatoire dans les délais légaux prévus par l'article L. 199 du Livre des Procédures Fiscales. Concernant l'année 2022, la demande a été rejetée au fond, le tribunal estimant que le local n'était pas affecté à l'exercice du culte à la date d'exigibilité de l'impôt, ne remplissant donc pas les conditions de l'exonération prévue par le code général des impôts.
Avocat : NGAFAOUNAIN
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2607021
Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, a été saisi d'un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le tribunal a estimé qu'il n'était pas territorialement compétent, car l'intéressé résidait dans les Yvelines à la date de la décision attaquée. En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, il a donc transmis le dossier au Tribunal administratif de Versailles, qui est la juridiction compétente.
Avocat : CABINET CHALOUPECKY HASENOHRLOVA-SILVAIN (SELARL)
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2304065
La décision du Tribunal Administratif de Rouen porte sur des recours en matière de taxes foncières (TF) et de cotisation foncière des entreprises (CFE). La société Linex Panneaux contestait l'assiette de ces impôts pour plusieurs années, en invoquant l'exonération de l'outillage prévue par l'article 1382 du code général des impôts. Le tribunal a rejeté la majeure partie des demandes, considérant que les immobilisations litigieuses (fondations, charpentes, équipements électriques, etc.) ne pouvaient être regardées comme de l'outillage exonéré mais constituaient des éléments de la construction elle-même, intégrés à son coût. Il a toutefois prononcé un non-lieu à statuer pour les années où des dégrèvements avaient été accordés par l'administration en cours d'instance.
Avocat : FIDAL LE MANS
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2304082
La décision du Tribunal Administratif de Rouen porte sur des recours en matière de taxe foncière sur les propriétés bâties (TF) et de cotisation foncière des entreprises (CFE). La société requérante contestait l'assiette de ces impôts locaux, en soutenant que certaines immobilisations liées à son outillage industriel devaient être exonérées en vertu de l'article 1382 du code général des impôts. Le tribunal a rejeté les demandes principales, considérant que les éléments litigieux (fondations, charpentes, équipements électriques, etc.) constituaient des constructions ou des accessoires immobiliers indissociables, et non de l'outillage exonéré. Il a toutefois prononcé un non-lieu à statuer pour les années où des dégrèvements avaient déjà été accordés par l'administration.
Avocat : FIDAL LE MANS
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2400366
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. A..., un ressortissant sénégalais, qui contestait le refus de délivrance d'une carte de résident de dix ans. La juridiction a jugé que le préfet de la Seine-Maritime avait légalement fondé son refus sur l'absence de ressources suffisantes du requérant. Cette décision s'appuie sur l'article L. 426-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur la convention franco-sénégalaise du 1er août 1995, dont l'article 11 ne dispense pas de la condition de ressources pour un séjour de longue durée.
Avocat : MARY-INQUIMBERT
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2608700
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé-liberté, a rejeté la demande d'un requérant visant à obtenir des mesures urgentes pour régulariser le paiement de son prêt immobilier, gelé dans le cadre de sanctions financières administratives. Le juge a estimé que le requérant ne justifiait pas de l'urgence particulière requise par l'article L. 521-2 du code de justice administrative, malgré ses allégations d'atteinte au droit au respect de la vie privée et familiale. La décision s'appuie sur le défaut de preuve d'une situation de précarité imminente résultant directement de l'action de l'administration.
Avocat : NJIFOUTAHOUO-WOUOCHAWOUO
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2608892
Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, a rejeté la requête d'un agent de la RATP contestant sa mise en disponibilité d'office. Le tribunal a jugé que les litiges entre la RATP, un établissement public industriel et commercial, et ses agents relèvent de la compétence des juridictions judiciaires et non administratives. La requête a donc été déclarée irrecevable pour incompétence de l'ordre administratif, en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2303084
**Sujet principal** : Recours en plein contentieux d'une société industrielle contestant les bases d'imposition de la taxe foncière sur les propriétés bâties (TF) et de la cotisation foncière des entreprises (CFE) pour 2020 et 2021. **Juridiction** : Le Tribunal Administratif de Rouen (1ère Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal a déclaré partiellement irrecevable la requête concernant les communes de Montivilliers et Harfleur, faute de réclamation fiscale distincte régularisée, et a rejeté le fond de la demande pour la commune de Gonfreville-l'Orcher. Il a jugé que les installations litigieuses (traitement de l'air, sécurité, stockage automatisé, etc.) ne constituaient pas des "outillages" ou "moyens matériels d'exploitation" exonérables au sens du code général des impôts. **Textes appliqués** : Articles R.* 197-2 du livre des procédures fiscales (recevabilité des réclamations) et articles 1380, 1381 et 1382 du code général des impôts (champ d'application et exonérations de la taxe foncière sur les propriétés bâties).
Avocat : M2C AVOCAT
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2403027
La décision du Tribunal Administratif de Rouen porte sur des recours en matière de taxe foncière sur les propriétés bâties (TF) et de cotisation foncière des entreprises (CFE). Le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer pour les cotisations ayant fait l'objet de dégrèvements d'office et a rejeté le surplus des requêtes, considérant que les immobilisations contestées ne relevaient pas de l'exonération pour outillage prévue par l'article 1382 du code général des impôts. Les textes appliqués sont principalement le code général des impôts et le code de justice administrative.
Avocat : FIDAL LE MANS
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2403028
La décision du Tribunal Administratif de Rouen porte sur des recours en matière de taxes foncières (TF) et de cotisation foncière des entreprises (CFE). La société requérante contestait l'assiette de ces impôts, en soutenant que certaines immobilisations devaient être exonérées en tant qu'outillage au sens de l'article 1382 du code général des impôts. Le tribunal a rejeté les demandes de la société, considérant que les éléments litigieux (fondations, charpentes, équipements électriques, etc.) constituaient des constructions ou des accessoires immobiliers et non de l'outillage exonéré. Il a également prononcé un non-lieu à statuer pour les années où des dégrèvements avaient déjà été accordés par l'administration.
Avocat : FIDAL LE MANS
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2404447
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en plein contentieux, rejette la requête de Mme B... A... visant à obtenir l'annulation du rejet de sa demande de remise gracieuse d'un indu de RSA. Le juge, se substituant à l'administration, estime que l'indu résultant de l'omission de déclarer des salaires ne permet pas de caractériser la bonne foi de l'allocataire, condition exigée par l'article L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles pour accorder une remise. En conséquence, aucune remise de la dette n'est justifiée.
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2404450
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la demande de Mme A... visant à annuler le refus de remise gracieuse d'indus d'aides sociales (APL et prime de fin d'année). Le tribunal a jugé que la remise gracieuse, subordonnée à une situation de précarité et à la bonne foi du bénéficiaire, ne pouvait être accordée car les indus résultaient d'omissions répétées de déclaration de ressources, caractérisant une fausse déclaration. La décision s'appuie sur les principes issus du code de la sécurité sociale et de la jurisprudence relative aux conditions d'octroi des remises gracieuses.