Jurisprudence administrative

966 388 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

966 388

Décisions totales

384 307

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA76Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2404801

Le Tribunal Administratif de Rouen rejette l'opposition formée par une requérante contre une contrainte émise pour le recouvrement d'un indu d'aide personnelle au logement. La juridiction estime que le moyen soulevé, contestant le bien-fondé de la dette, est inopérant car la requérante n'a pas exercé au préalable le recours administratif obligatoire devant la caisse, comme l'exige l'article R. 825-1 du code de la construction et de l'habitation. La décision s'appuie également sur les dispositions du code de la sécurité sociale relatives à la procédure d'opposition à contrainte.

24 mars 2026• POLE URGENCES
TA76Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2404802

Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la demande de Mme A... visant à obtenir la remise totale d'un indu d'aide au logement, après qu'une remise gracieuse de 50% lui ait été accordée par la caisse. Le juge a estimé que, bien que l'indu soit imputable à un dysfonctionnement de l'administration et que la bonne foi de la requérante ne soit pas contestée, celle-ci n'établissait pas se trouver dans une situation de précarité financière justifiant une remise totale. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la construction et de l'habitation et de l'article L. 553-2 du code de la sécurité sociale relatives au recouvrement des indus.

24 mars 2026• POLE URGENCES
TA76Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2405216

Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté le recours en excès de pouvoir formé par un surveillant principal stagiaire contre son licenciement pour insuffisance professionnelle prononcé par le ministre de la justice. Le juge a estimé que la décision, fondée sur l'appréciation de l'aptitude professionnelle de l'agent en période de stage, n'était entachée ni d'erreur de droit, ni d'erreur manifeste d'appréciation, ni d'irrégularité procédurale. La décision s'appuie sur les dispositions du code général de la fonction publique relatives au stage et à la titularisation.

Avocat : LANGUIL

24 mars 2026• 1 ère Chambre
TA76Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2500126

Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. A... B... visant à annuler le refus de titre de séjour et à en obtenir un. Le tribunal a jugé que le signataire de la décision était compétent, que le refus était suffisamment motivé, et que le requérant, ressortissant tunisien membre de la famille d'un citoyen italien, ne remplissait pas les conditions pour bénéficier du droit au séjour dérivé de la libre circulation, notamment parce que son père, citoyen de l'Union, n'exerçait pas d'activité professionnelle en France. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (articles L. 233-1 et L. 233-2) et la directive 2004/38/CE.

Avocat : AIT-TALEB

24 mars 2026• 1 ère Chambre
TA76Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2601276

Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé-suspension, a rejeté la demande de suspension d'un arrêté municipal de préemption urbaine. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie pour les acquéreurs évincés, mais qu'aucun doute sérieux sur la légalité de la décision n'était établi, notamment sur le respect des délais de notification et la réalité du projet d'intérêt général. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 210-1 du code de l'urbanisme.

Avocat : LEGENDRE

24 mars 2026
TA76Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2601311

Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé, a rejeté la demande d’injonction visant à obtenir une attestation de prolongation d’instruction d’un titre de séjour. Le juge a considéré que l’urgence n’était pas établie, l’administration ayant déjà délivré un récépissé autorisant le travail. La décision s’appuie sur les articles L. 521-3 et L. 511-1 du code de justice administrative, tout en accordant l’aide juridictionnelle provisoire au requérant.

Avocat : NIAKATE

24 mars 2026
TA76Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2601416

Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé-liberté, rejette la requête de Mme A... visant à annuler le renouvellement de son assignation à résidence. Il estime que l'éloignement demeure une perspective raisonnable et que les modalités de l'assignation, définies par le préfet, ne sont pas disproportionnées. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1, L. 733-1, L. 733-2 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : FOTSO POUOKAM

24 mars 2026• POLE URGENCES
TA76Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2601430

Le Tribunal administratif de Rouen rejette la requête d'un ressortissant sénégalais visant l'annulation de son assignation à résidence de 45 jours. Le juge estime que la mesure, prise par le préfet de la Seine-Maritime, est légalement fondée sur les articles L. 731-1 et L. 732-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, l'éloignement du requérant constituant une perspective raisonnable. Les moyens invoqués, notamment le défaut de motivation et l'atteinte disproportionnée à la liberté d'aller et venir, sont écartés.

Avocat : SODALO

24 mars 2026• POLE URGENCES
TA76Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2601668

Le Tribunal Administratif de Rouen, saisi en référé-suspension, rejette la demande de Mme A... D... visant à suspendre diverses décisions relatives à ses prestations sociales (RSA, APL, indus). Le juge estime que la demande concernant la pénalité pour fraude (décision du 29 janvier 2026) relève manifestement de la compétence du tribunal judiciaire en vertu des articles L. 114-17 et L. 211-16 du code de la sécurité sociale et de l'organisation judiciaire. Pour les autres conclusions, l'ordonnance indique qu'elles seront examinées par une formation de jugement, sans qu'un caractère d'urgence justifiant une suspension en référé soit établi.

24 mars 2026
TA76Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2501178

Le Tribunal administratif de Rouen, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple du requérant concernant son recours en excès de pouvoir contre une décision d'avancement d'échelon d'un centre hospitalier. La juridiction applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui l'autorise à constater un tel désistement. En conséquence, la procédure est éteinte.

24 mars 2026
TA76Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2601579

Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant par ordonnance, a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B... L'objet principal était une contestation relative à des propos tenus lors de la pré-campagne des élections municipales de 2026, qui ne constituait pas une protestation électorale régulière. La juridiction a appliqué l'article R. 222-1 du code de justice administrative, considérant que la requête, dépourvue de conclusions visant à modifier les résultats du scrutin, n'entrait pas dans le champ du contentieux électoral.

24 mars 2026
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2403668

La décision concerne une demande de décharge de taxe d’habitation secondaire pour un pavillon inoccupé. Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en plein contentieux, rejette la requête de la propriétaire. Il retient que la taxe est due au titre de l’année 2023 car, au 1er janvier, le logement était meublé et à la disposition du propriétaire, conformément aux articles 1407, 1408 et 1415 du code général des impôts.

24 mars 2026• 11ème chambre, JU
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2404408

**Sujet principal** : Demande de décharge de la taxe foncière sur les propriétés bâties au titre de 2023, fondée sur l'exonération temporaire pour construction nouvelle. **Juridiction** : Tribunal administratif de Melun (11ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la demande des requérants. L'exonération de deux ans prévue à l'article 1383 du code général des impôts pour les constructions nouvelles est subordonnée au dépôt d'une déclaration (modèle H2) dans les 90 jours suivant l'achèvement des travaux. En l'espèce, la déclaration a été déposée hors délai (le 1er juin 2022 pour un achèvement le 12 janvier 2022). **Textes appliqués** : Articles 1380, 1383, 1406 et 1415 du code général des impôts.

24 mars 2026• 11ème chambre, JU
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2405117

Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la demande de décharge et de remise gracieuse de la taxe foncière sur les propriétés bâties pour un appartement neuf. Les requérants, ayant transmis leur déclaration H2 hors du délai légal de 90 jours après l'achèvement des travaux, ne peuvent bénéficier de l'exonération temporaire prévue à l'article 1383 du code général des impôts. Le tribunal a jugé que les difficultés invoquées avec le promoteur ne constituaient pas un cas de force majeure justifiant la dérogation aux conditions strictes posées par les articles 1383 et 1406 du même code.

24 mars 2026• 11ème chambre, JU
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2406519

Le Tribunal administratif de Melun (11ème chambre) a rejeté la requête de l'association ETAI, qui contestait le refus de versement de l'aide personnalisée au logement (APL) pour les résidents d'une maison d'accueil spécialisée (MAS). Le tribunal a jugé que le régime juridique et financier des MAS, régi par le code de l'action sociale et des familles et financé par l'assurance maladie, exclut le bénéfice de l'APL, ce qui rend la convention invoquée par l'association inopposable à la caisse d'allocations familiales. Par conséquent, la décision de refus de la CAF n'est pas entachée d'illégalité.

Avocat : CORNILLIER AVOCATS

24 mars 2026• 11ème chambre, JU
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2407153

Le Tribunal Administratif de Melun a jugé une opposition à une contrainte émise pour le recouvrement d'un indu d'allocation de logement sociale et d'aide exceptionnelle. Le requérant contestait le bien-fondé et le montant de la dette. La juridiction a déclaré la requête irrecevable, au motif principal que le recours contentieux était subordonné à l'exercice préalable obligatoire d'un recours administratif devant la commission de recours amiable de la caisse, conformément aux articles L. 825-2 et R. 825-1 du code de la construction et de l'habitation.

24 mars 2026• 11ème chambre, JU
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2407481

**Sujet principal** : Recours contre le refus de renouvellement d'une carte mobilité inclusion portant la mention « stationnement ». **Juridiction** : Tribunal Administratif de Melun (11ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal annule la décision de rejet du président du conseil départemental de Seine-et-Marne. Il enjoint à l'administration de procéder à une nouvelle instruction du dossier de la requérante, Mme B..., dans un délai de quatre mois. **Textes appliqués** : Les articles L. 241-3 et R. 241-12 du code de l'action sociale et des familles, ainsi que l'arrêté du 3 janvier 2017, définissent les conditions d'attribution de la carte. Le tribunal relève que l'administration n'a pas suffisamment motivé son refus en ne démontrant pas que les critères médicaux de la requérante (fibromyalgie, arthrose, dépression) avaient été correctement appréciés au regard de ces textes.

24 mars 2026• 11ème chambre, JU
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2411560

Sujet principal : Recours contre l'invalidation d'un permis de conduire suite à un retrait total des points. Juridiction : Tribunal Administratif de Melun (11ème chambre). Solution retenue : Le tribunal rejette la requête. Il constate l'irrecevabilité partielle (pour deux infractions sans retrait effectif de points) et, pour les deux autres infractions, estime que le recours est irrecevable car tardif, la requête ayant été introduite hors du délai de deux mois suivant la notification de la décision attaquée, sans recours gracieux interruptif de délai produit. Textes appliqués : Articles R. 421-1 et R. 421-5 du code de justice administrative (délais de recours), et articles L. 410-1 et L. 411-2 du code des relations entre le public et l'administration (recours gracieux).

Avocat : LAPLANTE

24 mars 2026• 11ème chambre, JU
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2411726

Le Tribunal Administratif de Melun a statué sur un recours visant à annuler l'invalidation d'un permis de conduire pour solde nul de points et plusieurs décisions de retrait de points. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer concernant les infractions de 2014 et 2015, ainsi que la décision d'invalidation, car le ministre de l'Intérieur avait rétabli un solde positif de points après l'introduction de la requête. Il a rejeté les moyens du requérant contestant les autres infractions, considérant que les procès-verbaux, pris en application des articles L. 223-1 et suivants du code de la route, établissaient régulièrement les contraventions et l'identité du conducteur.

Avocat : TRITSCHLER

24 mars 2026• 11ème chambre, JU
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2603399

Sujet principal : Demande de suspension en référé du refus de renouvellement d'un contrat "jeune majeur" et d'injonctions corrélatives. Juridiction : Tribunal administratif de Melun (juge des référés). Solution retenue : Le juge prononce l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle. Il retient que la condition d'urgence est remplie en raison des effets de la décision contestée pour le jeune majeur, et qu'un doute sérieux existe sur sa légalité au regard de l'article L. 222-5 du code de l'action sociale et des familles. La suspension de la décision de refus est donc ordonnée. Textes appliqués : Article L. 521-1 du code de justice administrative (référé-suspension), article L. 222-5 du code de l'action sociale et des familles, et loi du 10 juillet 1991 (aide juridictionnelle).

Avocat : SELARL NEGREVERGNE-FONTAINE-DESENLIS

24 mars 2026