Jurisprudence administrative
966 388 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
966 388
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2504502
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a annulé l'arrêté préfectoral du 5 février 2025 refusant un titre de séjour à M. B... et lui imposant une obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le tribunal a jugé que, en tant que père d'un enfant mineur reconnu réfugié, M. B... bénéficiait de plein droit d'une carte de résident en application des articles L. 424-1 et L. 424-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par conséquent, le refus de titre de séjour et l'OQTF étaient illégaux.
Avocat : BOKOLOMBE
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2504678
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B... A... visant à annuler un arrêté préfectoral l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que la décision était régulière, notamment en ce qui concerne la compétence de la signataire et la motivation fondée sur l'absence de titre de séjour régulier (article L. 611-1 du CESEDA). La demande d'aide juridictionnelle provisoire a également été rejetée pour défaut d'urgence.
Avocat : SELARL ULDRIF ASTIE
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2601847
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme C... visant à annuler le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder des conditions matérielles d'accueil à la suite d'une demande de réexamen de sa demande d'asile. Le tribunal a jugé que le signataire de la décision était compétent et que l'administration avait correctement procédé à un examen de sa vulnérabilité, sans commettre d'erreur d'appréciation au regard des dispositions de l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Seule la demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle, fondée sur l'urgence, a été accordée.
Avocat : CESSO
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2601960
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé, rejette la demande d'expulsion urgente de la société « Les douceurs du Médoc » formulée par la SAS Port Médoc. Le juge estime que la mesure se heurte à une contestation sérieuse concernant la validité et l'application des conventions d'occupation du domaine public. La décision est rendue sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, qui conditionne l'urgence à l'absence d'une telle contestation.
Avocat : WURTZ
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2602050
Le Tribunal administratif de Bordeaux, saisi en référé sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, a été sollicité pour modifier une précédente ordonnance en y ajoutant une astreinte, en raison de la non-exécution par le préfet d'une injonction de réexaminer une demande de titre de séjour. La juridiction constate que le préfet a finalement pris une décision de réexamen (un refus d'enregistrement pour dossier incomplet) avant son jugement, rendant la demande d'astreinte sans objet. Par conséquent, le juge des référés déclare qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la requête principale et rejette également la demande de condamnation aux dépens.
Avocat : HUGON
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2602251
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. C... visant à annuler son assignation à résidence de 45 jours. Le tribunal a jugé que l'arrêté était régulier, signé par un agent disposant d'une délégation, et que les conditions légales de l'article L.731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) étaient remplies, une obligation de quitter le territoire étant en vigueur. Il a estimé que les allégations sur les difficultés d'éloignement vers l'Algérie n'établissaient pas, en l'espèce, l'absence de perspective raisonnable d'exécution.
Avocat : CHEVALLIER CHIRON
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2504199
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple de la requérante dans le cadre d'un litige concernant le rejet d'une demande de remise gracieuse d'un indu d'aide au logement. La juridiction applique les dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui l'autorise à enregistrer ce désistement. En conséquence, la procédure est close.
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2304762
Le Tribunal Administratif de Montpellier a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir visant à annuler une décision implicite de rejet du préfet concernant l'abrogation d'une autorisation "loi sur l'eau" et d'actes relatifs à un projet d'aménagement. Le tribunal constate le désistement pur et simple du requérant, M. A..., intervenu après l'enrôlement de l'affaire. En conséquence, il donne acte de ce désistement et rejette la demande de condamnation aux frais présentée par la société mise en cause, sans avoir à statuer sur le fond de la requête.
Avocat : SCP D'AVOCATS VIGO
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2305690
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête en excès de pouvoir visant à annuler l'arrêté préfectoral de cessibilité du 10 juillet 2023 pour un projet de ZAC à Villeneuve-de-la-Raho. Les requérants contestaient la légalité de la procédure d'expropriation et de l'arrêté de déclaration d'utilité publique antérieur. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, notamment ceux relatifs à la compétence, à la procédure et à l'utilité publique, n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'expropriation pour cause d'utilité publique, du code de l'environnement et du code général des collectivités territoriales.
Avocat : SCP CGCB & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2305692
Le Tribunal Administratif de Montpellier a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral déclarant cessibles des terrains pour une ZAC. Le requérant s'étant désisté de l'instance, le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple. En conséquence, il n'a pas eu à statuer sur le fond de la requête ni sur les demandes de condamnations aux dépens.
Avocat : SCP D'AVOCATS VIGO
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2601992
Sujet principal : Recours contre des publications sur un réseau social durant une campagne électorale, jugé irrecevable. Juridiction : Tribunal administratif de Bordeaux (ordonnance du président). Solution retenue : Rejet de la requête comme manifestement irrecevable, car les faits dénoncés ne constituent pas une protestation contre des opérations électorales achevées. Textes appliqués : Article L. 248 du code électoral (conditions de recevabilité des recours contre des opérations électorales) et article R. 222-1 du code de justice administrative (rejet des requêtes manifestement irrecevables).
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2602204
Le Tribunal administratif de Bordeaux rejette par ordonnance une requête contestant la distribution de boissons gratuites lors d'élections municipales. La juridiction estime la requête irrecevable car elle vise l'annulation d'un premier tour de scrutin qui n'a abouti à la proclamation d'aucun élu. La décision s'appuie sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative relatif au rejet des requêtes manifestement irrecevables.
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2602205
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. B... visant à rectifier les résultats du premier tour des élections municipales de Pujols. Il juge la requête irrecevable car elle ne tend pas à l'annulation des opérations électorales et que ce premier tour n'a abouti à la proclamation d'aucun candidat. La décision s'appuie sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant le rejet des requêtes manifestement irrecevables.
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2602208
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. A... comme irrecevable. Le requérant contestait des domiciliations lors d'élections municipales, mais sa demande ne visait pas l'annulation du scrutin et portait sur un premier tour n'ayant proclamé aucun élu. La juridiction a appliqué l'article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant de rejeter les requêtes manifestement irrecevables.
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2401144
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de deux associations environnementales visant à annuler l'arrêté préfectoral du 28 décembre 2023 prorogeant la déclaration d'utilité publique d'une ZAC golfique à Villeneuve-de-la-Raho. Le tribunal a jugé que les requérantes n'avaient pas démontré que les évolutions législatives, climatiques ou des documents d'urbanisme (comme le SAGE ou le SDAGE) étaient de nature à imposer une nouvelle enquête publique avant la prorogation. Il a également estimé que les conditions de l'article R. 123-24 du code de l'environnement, permettant une prorogation sans nouvelle enquête, étaient remplies.
Avocat : ALTES AVOCATS
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2401301
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête en excès de pouvoir visant à annuler l'arrêté préfectoral prorogeant la déclaration d'utilité publique d'une ZAC. Le tribunal a jugé que les requérants ne justifiaient pas d'un intérêt à agir et que les moyens, fondés sur un changement de circonstances de fait (sécheresse) et de droit (SDAGE), n'étaient pas établis. La décision s'appuie principalement sur les dispositions du code de l'expropriation pour cause d'utilité publique.
Avocat : PONS-SERRADEIL
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2406824
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête en excès de pouvoir visant à annuler un permis de construire valant permis de démolir délivré par le maire de Lunel. Le tribunal a jugé que les irrégularités alléguées dans le dossier de demande, notamment concernant le plan de masse et les photographies, n'étaient pas de nature à vicier la procédure d'instruction, l'autorité ayant pu disposer d'éléments suffisants pour statuer. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'urbanisme, en particulier l'article R.451-2, et a également rejeté les autres moyens soulevés concernant le respect du plan local d'urbanisme.
Avocat : SCP S.JOSEPH-BARLOY - F.BARLOY
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2403632
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de l'association « Pays Catalan Ecologie » visant à annuler l'arrêté préfectoral du 28 décembre 2023 prorogeant la déclaration d'utilité publique d'une ZAC. Le tribunal a jugé que l'association avait un intérêt à agir, mais a estimé que les moyens soulevés, notamment le changement de circonstances lié à la sécheresse ou au SDAGE, n'étaient pas de nature à remettre en cause la légalité de la prorogation. La décision s'appuie principalement sur les dispositions de l'article L. 121-5 du code de l'expropriation pour cause d'utilité publique.
Avocat : PONS-SERRADEIL
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2503850
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. C... qui contestait la décision du préfet de la région Occitanie soumettant son projet agrivoltaïque à une étude d'impact environnemental. Le tribunal a jugé que le recours administratif préalable obligatoire, condition de recevabilité, n'avait pas été exercé dans les délais légaux prévus par l'article R. 122-3-1 du code de l'environnement. Par conséquent, il n'a pas examiné le fond du litige concernant la qualification du projet au titre des rubriques 30 et 39 du code de l'environnement.
Avocat : SCP D'AVOCATS VIGO
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2503851
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. D... E... qui demandait l'annulation d'une décision préfectorale soumettant son projet agrivoltaïque à une étude d'impact environnemental. La juridiction a jugé que le préfet avait légalement exercé son pouvoir d'appréciation en estimant que le projet, par son emprise au sol et ses caractéristiques, relevait de la rubrique 39 a) du code de l'environnement et nécessitait une évaluation environnementale. La décision s'appuie sur les dispositions des articles R. 122-3, R. 122-18 et L. 122-1 du code de l'environnement concernant l'examen au cas par cas et les seuils d'emprise.
Avocat : SCP D'AVOCATS VIGO