Jurisprudence administrative

966 388 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

966 388

Décisions totales

384 307

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA14Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2501883

Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de Mme A... visant à obtenir l'annulation du refus de remise de dette d'un trop-perçu de prime d'activité. Le juge, statuant en plein contentieux, a estimé que la situation financière de la requérante, malgré ses charges, ne présentait pas une précarité justifiant une remise gracieuse au titre de l'article L. 845-3 du code de la sécurité sociale. La décision confirme ainsi l'obligation de remboursement de l'indu, tout en mentionnant la possibilité pour l'intéressée de solliciter un échéancier auprès de la caisse.

24 mars 2026• 3ème chambre JU
TA14Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2502258

Le Tribunal Administratif de Caen, saisi d'un recours pour excès de pouvoir, a examiné la demande de M. A... B... visant à obtenir l'annulation d'une décision du département du Calvados n'accordant qu'une remise partielle d'un indu de revenu de solidarité active (RSA). Le tribunal, appliquant notamment les articles L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles, a rejeté la requête, considérant que la situation de l'intéressé ne justifiait pas une remise totale de la dette au regard des critères de bonne foi et de précarité.

24 mars 2026• 3ème chambre JU
TA14Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2502528

Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en plein contentieux, rejette l'opposition formée par Mme B... A... à une contrainte émise pour le recouvrement d'indus de prime d'activité. Le tribunal rappelle que, si l'opposition à la contrainte elle-même n'est pas soumise à un recours administratif préalable, le débiteur ne peut contester le bien-fondé de l'indu devant le juge que s'il a préalablement exercé un recours auprès de la commission de recours amiable, conformément à l'article L. 845-2 du code de la sécurité sociale. En l'espèce, la requérante n'ayant pas démontré avoir exercé ce recours administratif obligatoire, le juge ne peut examiner le fond de ses arguments sur la régularité des indus.

24 mars 2026• 3ème chambre JU
TA14Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2502660

Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en plein contentieux, a rejeté la requête de M. C... qui contestait la décision du département du Calvados lui réclamant le remboursement d'indus de revenu de solidarité active (RSA). Le tribunal a jugé que l'organisme payeur avait respecté son obligation d'information préalable en vertu de l'article L. 114-21 du code de la sécurité sociale, permettant à l'allocataire de discuter les éléments retenus contre lui. Il a également estimé que les règles de calcul et de recouvrement des indus, prévues notamment aux articles L. 553-2 et D. 553-1 du même code, avaient été correctement appliquées au cas de l'intéressé.

24 mars 2026• 3ème chambre JU
TA14Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2503146

Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. A... qui contestait le refus de remise d'un indu de prime d'activité. Le juge, statuant en plein contentieux, a estimé que la situation financière du requérant, malgré des charges importantes, ne caractérisait pas une précarité justifiant une remise gracieuse. La décision s'appuie sur les articles L. 845-3 et R. 846-5 du code de la sécurité sociale relatifs à la récupération et à la possible remise des paiements indus.

24 mars 2026• 3ème chambre JU
TA14Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2503154

Sujet principal : Opposition à une contrainte émise par France Travail Normandie pour le recouvrement d'un indu d'allocation d'aide au retour à l'emploi. Juridiction : Tribunal Administratif de Caen (3ème chambre). Solution retenue : Le tribunal rejette l'opposition du requérant et valide la contrainte, considérant que la procédure de recouvrement (mise en demeure puis contrainte) a été régulièrement suivie par France Travail. Textes appliqués : Articles L. 5426-8-2, R. 5426-20 et R. 5426-21 du code du travail, régissant la procédure de contrainte pour le recouvrement des prestations indûment versées.

Avocat : SELARL SALMON ET ASSOCIES

24 mars 2026• 3ème chambre JU
TA14Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2503239

Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé, a ordonné une expertise sur l'enrochement Pignochet à Saint-Jean-le-Thomas. L'expertise, demandée par la communauté d'agglomération Mont Saint-Michel Normandie, vise à déterminer l'origine des désordres de l'ouvrage et son impact sur l'érosion côtière, dans la perspective d'un éventuel litige en responsabilité. La juridiction a retenu l'utilité de cette mesure d'instruction au regard de l'article R. 532-1 du code de justice administrative.

Avocat : MARC

24 mars 2026
TA20Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2600456

Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté le recours en excès de pouvoir formé par un ressortissant capverdien contre un arrêté préfectoral de remise aux autorités portugaises et d'interdiction de circulation. Le tribunal a estimé que la décision était suffisamment motivée et qu'elle reposait sur un examen sérieux de la situation de l'intéressé, qui séjournait irrégulièrement en France sans avoir tissé de liens profonds avec le pays. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment les articles L. 411-1, L. 621-2 et L. 622-1.

24 mars 2026• Réconduite à la frontière
TA20Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2600458

Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté le recours en excès de pouvoir formé par un ressortissant capverdien contre un arrêté préfectoral de réadmission au Portugal et d'interdiction de circulation. Le tribunal a estimé que la décision était suffisamment motivée et fondée sur un examen sérieux de la situation administrative et personnelle du requérant. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment les articles L. 411-1, L. 621-2 et L. 622-1.

24 mars 2026• Réconduite à la frontière
TA20Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2600459

Le Tribunal Administratif de Bastia rejette la requête d'un ressortissant algérien visant l'annulation du rejet de sa demande de titre de séjour et de son assignation à résidence. Le juge constate que la requête ne contient aucun moyen juridique à l'encontre des décisions attaquées, en violation des exigences de procédure. La requête est donc déclarée irrecevable sur le fondement des articles R. 411-1 du code de justice administrative et R. 922-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : DAAGI

24 mars 2026• Réconduite à la frontière
TA20Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2101390

Le Tribunal administratif de Bastia, saisi d'une demande en responsabilité de la Fédération française de football par les liquidateurs du Sporting Club de Bastia, s'est déclaré incompétent. Il a estimé que le fait générateur du dommage, une inaction administrative, relevait de la compétence du tribunal du lieu où ce fait s'est produit, en application de l'article R. 312-14 du code de justice administrative. Par ordonnance, il a transmis le dossier au président de la section du contentieux du Conseil d'État pour qu'il attribue le jugement à la juridiction compétente, invoquant l'article R. 351-8 du même code dans l'intérêt d'une bonne administration de la justice.

Avocat : CABINET D'AVOCATS VEIL JOURDE

24 mars 2026
TA25Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2502070

Le Tribunal Administratif de Besançon a annulé l'arrêté préfectoral refusant un titre de séjour à une ressortissante algérienne et l'obligeant à quitter le territoire. La juridiction a estimé que le préfet avait méconnu son pouvoir discrétionnaire de régularisation en ne tenant pas suffisamment compte de la situation médicale grave et de la perte d'autonomie de la mère de la requérante, dont elle est le seul soutien en France. La décision s'appuie sur les principes découlant de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et sur les exigences du respect de la vie privée et familiale.

Avocat : BERTIN BRIGITTE

24 mars 2026• 1ère chambre
TA25Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2402454

Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de M. B... visant à annuler le refus d'enregistrement de sa demande de renouvellement de titre de séjour étudiant. Le juge a considéré que le refus, fondé sur l'absence de production d'un visa de long séjour mention "étudiant" exigé par l'instruction, ne constituait pas une décision faisant grief susceptible d'un recours pour excès de pouvoir, car le dossier était effectivement incomplet. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment ses articles R. 431-10 et R. 431-11 et l'annexe 10.

Avocat : ALVARENGA

24 mars 2026• 1ère chambre
TA21Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2601172

**Sujet principal** : Contestation des résultats d'une élection municipale concernant la répartition des sièges dans une commune de moins de 1 000 habitants. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Dijon (statuant par ordonnance). **Solution retenue** : Rejet de la requête, la protestante se bornant à critiquer le mode de scrutin sans contester utilement les résultats. **Textes appliqués** : Article R. 222-1 du code de justice administrative (rejet par ordonnance des moyens inopérants) et les règles du code électoral sur la répartition des sièges dans les petites communes.

24 mars 2026
TA25Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2302199

Le Tribunal Administratif de Besançon rejette la requête de M. B... visant à annuler l'arrêté préfectoral du 25 septembre 2023. Le tribunal estime que les moyens soulevés, notamment ceux relatifs à l'irrégularité de la notice explicative et à l'avis de l'hydrogéologue, ne sont pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'expropriation pour cause d'utilité publique et du code de la santé publique.

Avocat : DRAVIGNY

24 mars 2026• 1ère chambre
TA25Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2400123

Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête d'un conseiller régional contestant la réduction de 30% de son indemnité pour absences non justifiées aux commissions. Le juge a estimé que la décision de la présidente de région était légale, notamment au regard de l'article L. 4135-16 du code général des collectivités territoriales et des dispositions du règlement intérieur de la collectivité. Il a également écarté les moyens soulevés, dont celui tiré de l'absence de mention des voies de recours dans la notification, et a rejeté la demande d'annulation de l'article 72 du règlement intérieur.

Avocat : CABINET ADAES AVOCATS (SARL)

24 mars 2026• 1ère chambre
TA25Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2400134

Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la demande principale de Mme C... visant à engager la responsabilité du centre hospitalier intercommunal de Haute Comté pour des fautes médicales présumées lors de l'accouchement de son fils. La juridiction a estimé que les éléments du dossier, notamment l'expertise de la commission de conciliation et d'indemnisation, étaient suffisants pour statuer sans ordonner une nouvelle expertise. Les conclusions subsidiaires dirigées contre l'ONIAM ont également été rejetées, le tribunal considérant que les conditions d'indemnisation au titre de la solidarité nationale n'étaient pas remplies.

Avocat : TAMBURINI-BONNFOY

24 mars 2026• 1ère chambre
TA25Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2400210

Le Tribunal Administratif de Besançon rejette la demande d'annulation de l'article 12 de l'arrêté préfectoral du 4 décembre 2023, qui interdit de pénétrer dans l'eau de la rivière Dessoubre jusqu'à une date fixée pour protéger la reproduction des salmonidés. La juridiction écarte le moyen de vice de procédure, relevant que les avis requis (fédération de pêche) ont été recueillis et que l'argument sur la consultation du public n'est pas fondé. Elle rejette également le moyen d'erreur d'appréciation, considérant que l'interdiction est justifiée par la nécessité de protéger l'ombre commun, une espèce patrimoniale en déclin, et que le préfet a agi dans le cadre de ses pouvoirs de police de la pêche (Code de l'environnement).

24 mars 2026• 1ère chambre
TA25Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2400377

Le Tribunal Administratif de Besançon rejette la requête de la commune nouvelle d’Etalans visant à annuler l'arrêté préfectoral fixant une indemnité de retrait d'une communauté de communes. La juridiction estime que le préfet du Doubs a régulièrement procédé au réexamen ordonné par une précédente décision de justice et que le calcul de l'indemnité de 251 388,12 euros respecte les dispositions des articles L. 5211-19 et L. 5211-25-1 du code général des collectivités territoriales. Elle rejette également la demande de condamnation de l'État aux dépens.

Avocat : BROCARD-GIRE

24 mars 2026• 1ère chambre
TA25Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2400617

Le Tribunal Administratif de Besançon a annulé l'arrêté préfectoral refusant le regroupement familial d'un ressortissant ivoirien. Le juge a estimé que la condamnation pénale ancienne et isolée de l'intéressé, invoquée par le préfet, n'établissait pas un manquement aux principes essentiels de la vie familiale en France, condition exigée par l'article L. 434-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a en conséquence enjoint au préfet d'accorder le regroupement familial dans un délai de deux mois.

Avocat : ABDELLI - ALVES

24 mars 2026• 1ère chambre