Jurisprudence administrative
966 388 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
966 388
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2509942
Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé l'arrêté préfectoral refusant le renouvellement d'un titre de séjour pour raison médicale à une ressortissante camerounaise. La juridiction a retenu que l'administration avait méconnu les dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en ne procédant pas à un examen sérieux et particulier de l'évolution de l'état de santé de la requérante et des conditions de sa prise en charge dans son pays d'origine. Les décisions d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et de fixation du pays de destination, qui en dépendaient, ont également été annulées.
Avocat : SCP ROBIN VERNET
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2510552
Le Tribunal Administratif de Lyon rejette la requête de Mme A..., ressortissante angolaise, visant l'annulation d'un arrêté préfectoral de l'Ardèche lui enjoignant de quitter le territoire français. La juridiction estime que la préfète a procédé à l'examen particulier requis de la situation de l'intéressée et que les moyens tirés de la méconnaissance des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ne sont pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2510553
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme A..., une ressortissante algérienne, visant à annuler l'arrêté préfectoral lui refusant un titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction a estimé que le refus de délivrer une carte de séjour au titre de l'accord franco-algérien, malgré un PACS conclu avec un ressortissant français, n'était entaché ni d'un défaut de motivation ni d'une erreur manifeste d'appréciation. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968.
Avocat : GILLIOEN
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2510554
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté le recours en excès de pouvoir formé par un ressortissant algérien contre un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction a estimé que les moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, l'insuffisance de motivation et le défaut d'examen individuel de la situation, n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : SCP COUDERC ZOUINE
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2510555
Le Tribunal Administratif de Lyon rejette la requête de M. B... visant à annuler un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et une interdiction de retour de six mois. La juridiction estime que la décision, prise par une personne dûment habilitée, est suffisamment motivée et ne méconnaît pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, l'intéressé n'ayant pas établi l'existence d'une vie familiale ou privée en France. Les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) sont correctement appliquées.
Avocat : BOUHALASSA
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2510556
Le Tribunal Administratif de Lyon rejette la requête de M. A... visant à annuler un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et une interdiction de retour. La juridiction estime que la décision, prise par un agent dûment habilité, est suffisamment motivée et ne méconnaît pas le droit au respect de la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH), compte tenu de la durée très récente du séjour et de l'absence de preuve d'une insertion sociale ou familiale particulièrement intense en France. Les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile sont appliquées.
Avocat : BOUHALASSA
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2511340
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre les décisions préfectorales du 6 août 2025 retirant la carte de séjour pluriannuelle de M. B..., ressortissant albanais marié à une Française, et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a annulé ces décisions, considérant que le retrait était intervenu en méconnaissance du principe du contradictoire, notamment des articles L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration et L. 432-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), sans que l'intéressé ait pu présenter ses observations. Il a également relevé que les dispositions de l'article L. 423-3 du CESEDA, invoquées par le préfet, ne pouvaient justifier le retrait d'une carte de séjour pluriannuelle délivrée en application des articles L. 423-1 et L. 411-4 du même code.
Avocat : MOKEDDEM SEYF-EDDINE
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2511373
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. C... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le juge a estimé que le fondement légal de l'OQTF, initialement erroné (article L. 611-1, 1° du CESEDA), pouvait être régularisé par substitution avec l'article L. 611-1, 2° du même code, l'intéressé étant entré régulièrement avec un visa mais s'étant maintenu irrégulièrement après son expiration. Les moyens soulevés, notamment le défaut de motivation et la méconnaissance de l'article 8 de la CEDH, ont été écartés.
Avocat : MESSAOUDI SABRINE
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2511399
Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé la décision du préfet de la Loire refusant un titre de séjour à une étudiante nigérienne et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction a estimé que l'administration avait méconnu les dispositions des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en ne tenant pas compte de l'intégration réussie de la requérante, de ses excellents résultats universitaires et de son parcours en France depuis l'âge de quinze ans. Le tribunal a également ordonné à l'État de verser une somme au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : VRAY
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2601308
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme B... visant à annuler le refus de l'OFII de lui accorder des conditions matérielles d’accueil. La juridiction a jugé que le refus, fondé sur le dépôt tardif de sa demande d'asile sans motif légitime (article L. 551-15 du CESEDA), était légal et suffisamment motivé. Elle a toutefois admis la requérante au bénéfice provisoire de l'aide juridictionnelle.
Avocat : DACHARY
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2601754
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, a été saisi d'une requête en excès de pouvoir visant à enjoindre à la préfète du Rhône de convoquer la requérante pour le dépôt de sa demande de titre de séjour. Le juge a constaté que la convocation avait été délivrée en cours d'instance, ce qui a fait perdre son objet à la demande principale. Par conséquent, il a été décidé de ne pas statuer sur cette demande et de rejeter la demande d'allocation pour frais d'instance présentée sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : DEME
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2601806
Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé la décision de l'OFII mettant fin aux conditions matérielles d'accueil de Mme A..., une mère isolée de quatre enfants mineurs. La juridiction a retenu que l'Office avait méconnu les dispositions de l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en prononçant cette mesure sans procéder à un examen réel et sérieux de la situation de vulnérabilité de la requérante. La décision est donc entachée d'une erreur de droit.
Avocat : SELARL BSG AVOCATS ET ASSOCIES
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2601814
Le Tribunal Administratif de Lyon a statué sur un recours en excès de pouvoir visant l'annulation d'une décision de l'OFII mettant fin aux conditions matérielles d'accueil d'une demandeuse d'asile. Le tribunal a annulé la décision attaquée, considérant que l'absence de la requérante à un seul rendez-vous, sans que sa vulnérabilité ait été prise en compte, ne constituait pas un cas exceptionnel justifiant une telle mesure au regard des articles L. 551-16 et D. 551-18 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également prononcé l'admission provisoire de la requérante à l'aide juridictionnelle.
Avocat : CHOURLIN OLIVIER
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2602856
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la demande de la préfète du Rhône d'expulser une ancienne demandeuse d'asile d'un CADA. Le juge des référés a estimé que la condition d'urgence prévue par l'article L. 521-3 du code de justice administrative n'était pas remplie, compte tenu de la situation familiale et administrative de l'intéressée. La décision s'appuie également sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile relatives à l'hébergement des demandeurs d'asile.
Avocat : SCP ROBIN VERNET
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2603240
Sujet principal : Recours contre un arrêté préfectoral ordonnant la remise d'une demanderesse d'asile aux autorités portugaises en application du règlement Dublin III. Juridiction : Tribunal Administratif de Lyon. Solution retenue : Le tribunal rejette la requête et refuse d'annuler l'arrêté. Il estime que la préfète n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant d'utiliser la clause discrétionnaire humanitaire pour examiner la demande en France. Textes appliqués : L'article 17 du règlement (UE) n° 604/2013 (règlement Dublin III), qui prévoit une clause humanitaire discrétionnaire, et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : PENIN
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2603033
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la demande de la préfète du Rhône d'expulser une famille d'un hébergement pour demandeurs d'asile (HUDA). Le juge des référés a estimé que les conditions d'urgence et d'atteinte grave au fonctionnement du service public, requises par l'article L. 521-3 du code de justice administrative, n'étaient pas caractérisées, compte tenu de la vulnérabilité de la famille avec enfants et de leurs démarches de régularisation. La décision s'appuie sur les articles L. 552-2, L. 551-12 et L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui encadrent strictement la fin de l'hébergement.
Avocat : DELBES
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2603081
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF) et son assignation à résidence. La juridiction a estimé que les arrêtés préfectoraux étaient suffisamment motivés et que l'autorité administrative avait procédé à l'examen requis de sa situation personnelle et familiale. Le tribunal a jugé que les décisions ne méconnaissaient pas les exigences du droit au respect de la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) ni l'intérêt supérieur de l'enfant (article 3-1 de la CIDE), appliquant également les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : SONMEZ KERIM
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2603096
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, a donné acte du désistement de la requérante concernant ses demandes de suspension et d'injonction vis-à-vis du refus implicite de carte de résident. Il l'a admise provisoirement au bénéfice de l'aide juridictionnelle et a condamné l'État à verser 500 € à son avocate au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous condition de renonciation à l'aide si elle est accordée définitivement.
Avocat : WIEDEMANN
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2309052
Le Tribunal Administratif de Paris rejette la demande de M. B... visant à obtenir la décharge d'intérêts de retard et d'une pénalité de 40% sur des rehaussements d'impôt sur le revenu. Le tribunal estime que les intérêts de retard, prévus par l'article 1727 du code général des impôts, sont dus indépendamment de l'intention du contribuable. Concernant la majoration pour manquement délibéré (article 1729 du CGI), le juge considère, sur le fondement de l'article L. 195 A du livre des procédures fiscales, que l'administration a prouvé le caractère délibéré des omissions, notamment par la prise en charge par la société de dépenses personnelles manifestes et répétées.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2324456
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A... qui contestait le montant de sa taxe foncière sur les propriétés bâties pour 2023, en arguant d'une double prise en compte de son chauffage central. La juridiction a jugé que le requérant n'apportait pas la preuve que cet équipement avait été comptabilisé de manière cumulative depuis 2002, l'augmentation de la taxe résultant également d'une hausse du taux communal. La décision s'appuie sur les dispositions des articles L. 324 M et 324 T de l'annexe III du code général des impôts relatives au calcul de la valeur locative.