Jurisprudence administrative

966 388 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

966 388

Décisions totales

384 307

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA63Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2301252

Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête en excès de pouvoir visant à annuler un arrêté municipal autorisant des animations musicales. Le tribunal a d'abord écarté l'exception de non-lieu soulevée par la commune, estimant que l'arrêté, bien que caduc, n'avait pas été retiré et avait été exécuté. Sur le fond, il a jugé que le requérant n'apportait pas la preuve que ces autorisations, limitées dans le temps, porteraient une atteinte excessive à la tranquillité du voisinage au sens des articles R.1336-5 et suivants du code de la santé publique et de l'article L.2212-1 du code général des collectivités territoriales.

24 mars 2026• Chambre 3
TA63Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2302587

Sujet principal : Demande d'indemnité de fin de contrat par un agent contractuel hospitalier. Juridiction : Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand. Solution retenue : Le tribunal rejette la fin de non-recevoir soulevée par l'hôpital (car une demande préalable avait bien été formulée), mais devra statuer au fond sur le bien-fondé de la demande d'indemnité. Textes appliqués : Article R. 421-1 du code de justice administrative (recevabilité), article L. 554-3 du code général de la fonction publique et décret du 6 février 1991 (régime de l'indemnité de fin de contrat).

Avocat : ERB JEAN-PHILIPPE

24 mars 2026• Chambre 3
TA63Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2302728

Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête de la commune visant à annuler l'arrêté ministériel du 22 juillet 2023 refusant la reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle pour des mouvements de terrain liés à la sécheresse de 2022. Le tribunal a jugé que les signataires de l'arrêté, en l'occurrence des hauts fonctionnaires, étaient compétents pour prendre cette décision en vertu de délégations de signature prévues par le décret n°2005-850 du 27 juillet 2005 et les arrêtés d'organisation des ministères concernés. Les autres moyens soulevés par la commune, notamment ceux relatifs à la composition de la commission et à l'erreur d'appréciation, n'ont pas été retenus.

Avocat : DMMJB AVOCATS

24 mars 2026• Chambre 3
TA63Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2402867

Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a statué sur un recours en excès de pouvoir contre le refus de délivrance d'un titre de séjour et une obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le requérant, de nationalité algérienne, invoquait notamment l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté ses demandes, considérant que le préfet du Puy-de-Dôme n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation dans l'examen de sa situation personnelle et familiale au regard des textes applicables, principalement le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : BADJI OUALI CHREIFA

24 mars 2026• Chambre 3
TA63Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2500229

Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête de M. B... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF) et le délai de départ volontaire de trente jours qui lui était accordé. Le tribunal a jugé que le préfet du Cantal avait légalement fondé sa décision sur l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, M. B... s'étant vu refuser un titre de séjour. Il a estimé que l'OQTF, malgré son impact sur la scolarité du requérant en CAP, ne portait pas atteinte à sa situation personnelle de manière exceptionnellement grave, compte tenu notamment de sa famille en Tunisie et de la durée récente de son séjour en France.

Avocat : CHAVINIER

24 mars 2026• Chambre 3
TA63Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2401459

Le Tribunal administratif de Clermont-Ferrand, statuant par ordonnance, a donné acte du désistement partiel de la requérante concernant ses demandes d'annulation et d'injonction. Il a en conséquence rejeté sa demande subsidiaire de condamnation de l'État aux dépens sur le fondement de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991. La juridiction a appliqué les dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour statuer sur les suites à donner à ce désistement.

Avocat : AD'VOCARE

24 mars 2026
TA63Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2600183

Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand, statuant par ordonnance, rejette la requête en excès de pouvoir visant à annuler un arrêté préfectoral de suspension du permis de conduire. Le juge administratif a écarté le seul moyen soulevé par le requérant, qui contestait la matérialité de l'infraction de consommation de stupéfiants, en rappelant que l'appréciation des faits constitutifs d'une infraction relève exclusivement du juge judiciaire. La requête a été rejetée en application de l'article R. 222-1 7° du code de justice administrative, pour défaut de moyen sérieux de légalité externe.

24 mars 2026
TA63Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2601056

Le Tribunal administratif de Clermont-Ferrand, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'un refus préfectoral d'échanger un permis de conduire malien contre un permis français. Le juge a estimé, sans examiner l'urgence, qu'aucun des moyens soulevés ne créait un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée. L'ordonnance s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative pour rejeter la requête.

24 mars 2026
TA64Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2600600

Le Tribunal Administratif de Pau a été saisi d'un référé-liberté (article L. 521-3 du code de justice administrative) par un demandeur sollicitant l'enregistrement de sa demande de titre de séjour et la délivrance d'un récépissé. Le juge a enjoint au préfet des Pyrénées-Atlantiques de convoquer le requérant pour procéder à l'enregistrement de sa demande dans un délai raisonnable, considérant que l'administration, en ne le convoquant pas malgré ses relances, méconnaissait son obligation d'examiner sa situation. La décision s'appuie sur les principes généraux du droit des étrangers et l'obligation pour l'administration d'agir dans un délai raisonnable.

Avocat : DUMAZ ZAMORA

24 mars 2026
TA64Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2600809

Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté une demande de référé-suspension visant une délibération de la commission syndicale du pays de Cize. Le requérant, un ancien agent saisonnier, contestait la légalité de la décision modifiant le mode de gestion d'un chalet et lançant un nouveau recrutement. Le juge a estimé que les conditions d'urgence et de doute sérieux sur la légalité, exigées par l'article L. 521-1 du code de justice administrative, n'étaient pas remplies.

24 mars 2026
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2602153

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de Mme C... visant à annuler plusieurs arrêtés préfectoraux (obligation de quitter le territoire, interdiction de retour, assignation à résidence). Le tribunal a jugé que le préfet du Bas-Rhin avait légalement exercé ses pouvoirs de police des étrangers, notamment au regard des articles L. 511-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), et que les moyens soulevés (défaut de motivation, méconnaissance de l'article 8 de la CEDH, erreurs de droit) n'étaient pas fondés. La demande d'injonctions (délivrance d'un titre de séjour, effacement du signalement Schengen) a également été rejetée.

Avocat : BERRY

24 mars 2026• Reconduite à la frontière
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2602247

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a examiné un recours pour excès de pouvoir contre des arrêtés préfectoraux ordonnant la reconduite à la frontière de deux ressortissants kosovars. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les décisions contestées, prises sur le fondement du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, étaient légales. Il a notamment estimé que l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) sans délai et l'interdiction de retour prononcées n'étaient pas contraires à l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : AARPI ELEOS AVOCATS

24 mars 2026• Reconduite à la frontière
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2602286

**Sujet principal** : Recours en annulation d'un arrêté préfectoral ordonnant l'éloignement d'un ressortissant albanais du territoire français. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Strasbourg. **Solution retenue** : Le tribunal rejette les moyens soulevés par le requérant concernant le non-respect de son droit d'être entendu et l'insuffisance de motivation de l'arrêté. Il constate que l'étranger a été entendu en procédure de vérification du droit au séjour avant la décision et que l'arrêté est suffisamment motivé. **Textes appliqués** : Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (article L. 611-1), jurisprudence de la Cour de justice de l'Union européenne sur le droit d'être entendu.

Avocat : SELARL AXIO AVOCATS

24 mars 2026• Reconduite à la frontière
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2602291

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) sans délai, une interdiction de retour et une assignation à résidence. Le tribunal a annulé l'ensemble de ces mesures, considérant que le préfet avait commis une erreur de fait en estimant que l'intéressé n'avait entrepris aucune démarche de régularisation, et que la procédure était entachée d'un défaut d'examen individuel de sa situation. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).

Avocat : AIRIAU

24 mars 2026• Reconduite à la frontière
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2602318

Le Tribunal Administratif de Strasbourg rejette la demande de suspension d'expulsion. Le juge des référés estime que la condition d'urgence n'est pas établie et qu'aucun doute sérieux sur la légalité de l'arrêté préfectoral accordant le concours de la force publique n'est soulevé. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 714-1 du code de la consommation, considérant que la suspension des effets de la clause résolutoire prévue par ce dernier texte ne fait pas obstacle à l'exécution d'un jugement d'expulsion devenu définitif.

Avocat : NICOLAS

24 mars 2026
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2309170

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la demande d'indemnisation des proches d'un ancien militaire décédé d'un lymphome après son exposition aux essais nucléaires en Polynésie française. Le tribunal a jugé que leur action en responsabilité contre l'État était prescrite, le délai de quatre ans ayant commencé à courir à compter de l'année suivant le décès en 2002, et non à partir de la décision du CIVEN. La juridiction a appliqué la loi n° 68-1250 du 31 décembre 1968 relative à la prescription des créances sur l'État.

Avocat : SCP TEISSONNIERE & ASSOCIES

24 mars 2026• 5ème chambre
TA67Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2602408

Le Tribunal administratif de Strasbourg, statuant par ordonnance, a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre une décision préfectorale d'éloignement et d'interdiction de retour. Le tribunal s'est déclaré incompétent pour connaître de l'affaire. En application des articles R. 922-4 et R. 922-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, il a transmis le dossier au Tribunal administratif de Nancy, compétent car le requérant était maintenu en rétention administrative à Metz.

Avocat : SCHALCK

24 mars 2026
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2311199

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de la société Weesure Protection visant à annuler le refus d'autorisation de licenciement disciplinaire d'un salarié protégé. Le juge a considéré que l'inspectrice du travail avait légalement apprécié que les absences reprochées, liées à un arrêt maladie, ne constituaient pas une faute d'une gravité suffisante pour justifier le licenciement, au regard notamment des obligations de l'employeur en matière de santé et sécurité (article L. 4121-1 du code du travail). La décision implicite de rejet du recours hiérarchique a également été jugée légale.

Avocat : DELSOL AVOCATS

24 mars 2026• 5ème chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2306099

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de la société Formago, qui contestait son déréférencement de la plateforme « moncompteformation » et les sanctions financières associées prononcées par la Caisse des Dépôts et Consignations. La juridiction a jugé que la procédure contradictoire avait été respectée et que la décision attaquée était régulière, notamment au regard des dispositions du code du travail et du code des relations entre le public et l’administration. Elle a également validé la procédure de soustraction au contradictoire d’une pièce confidentielle, fondée sur l’article R. 412-2-1 du code de justice administrative.

Avocat : SAFFAR

24 mars 2026• 5ème chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2401467

Le Tribunal Administratif de Lyon a statué sur un recours en excès de pouvoir visant à obtenir la restitution de points sur un permis de conduire. Le sujet principal était la légalité du refus implicite du ministre de l'Intérieur de créditer huit points après l'annulation judiciaire des amendes correspondantes. La juridiction a rejeté la requête pour sept infractions, constatant soit l'absence de retrait initial, soit la suppression ultérieure des mentions, mais a ordonné la restitution d'un point pour l'infraction du 16 mars 2021, cette mention n'ayant pas été supprimée. La solution s'appuie sur les articles L. 223-1 et L. 225-1 du code de la route, ainsi que sur les articles 529 et suivants du code de procédure pénale, qui régissent l'établissement de la réalité de l'infraction et la gestion du retrait de points.

Avocat : FRANK

24 mars 2026• JU 4ème chambre