Jurisprudence administrative
966 388 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
966 388
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2324495
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté les requêtes de la société ITF visant à annuler le refus d'agrément fiscal pour le transfert de déficits suite à des fusions. La juridiction a jugé que les conditions légales de l'article 209 du code général des impôts n'étaient pas remplies, notamment parce que l'activité à l'origine des déficits avait subi un changement significatif ou n'était pas poursuivie. La demande d'indemnité sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative a également été rejetée.
Avocat : CABINET FIDAL (SELAS)
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2514829
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, a ordonné à la préfète du Rhône de reloger M. A... avant le 1er mai 2026. Cette injonction, assortie d'une astreinte de 300 euros par mois de retard, fait suite à l'absence de proposition de logement malgré une décision de la commission de médiation DALO le reconnaissant comme prioritaire. La juridiction a appliqué les articles L. 441-2-3-1 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation, constatant que le délai de six mois pour une offre de logement adapté était expiré.
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2515030
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en ordonnance de référé, a enjoint à la préfète du Rhône d'assurer le relogement d'un demandeur reconnu prioritaire par la commission de médiation DALO. La juridiction a constaté l'absence d'offre de logement malgré l'expiration du délai légal de six mois prévu à l'article R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation. Elle a assorti cette injonction d'une astreinte de 300 euros par mois de retard à compter du 1er mai 2026, en application de l'article L. 441-2-3-1 du même code.
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2515230
Le Tribunal administratif de Lyon rejette la demande d'exécution d'une précédente injonction d'hébergement. Le juge constate le défaut d'exécution par la préfète mais estime qu'il n'y a pas lieu de prononcer une nouvelle injonction ni de majorer l'astreinte existante. Il rappelle que le régime spécifique de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation exclut l'application des dispositions générales du code de justice administrative et que l'astreinte est due au fonds national d'accompagnement vers et dans le logement.
Avocat : SARL LACHENAUD AVOCAT
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2600350
Le Tribunal administratif de Lyon rejette la requête de M. A... visant à enjoindre la préfète du Rhône d'exécuter une décision de la commission de médiation DALO. La juridiction estime le recours manifestement irrecevable car introduit hors délai, celui-ci expirant le 26 décembre 2025. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1 du code de justice administrative et L. 441-2-3-1 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2405147
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté les requêtes de M. et Mme C. visant à obtenir la décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de pénalités pour les années 2020 et 2021. Le tribunal a jugé que l'administration fiscale avait correctement appliqué les coefficients de majoration prévus par l'article 158 du code général des impôts aux bénéfices non commerciaux du requérant, et que l'abattement de l'article 102 ter n'était pas applicable à sa situation. Les demandes relatives aux montants déjà dégrevés par une décision administrative ultérieure ont été écartées.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2411379
Le Tribunal Administratif de Paris rejette la demande d'un contribuable visant à réduire son imposition sur le revenu de 2019. La juridiction estime la réclamation irrecevable car présentée hors délai, le contribuable n'ayant pas justifié d'un événement, au sens de l'article R. 196-1 du livre des procédures fiscales, susceptible de rouvrir un nouveau délai. Le tribunal ne se prononce pas sur le fond de la demande, se bornant à constater la forclusion.
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2603118
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, rejette la demande d’injonction visant à obtenir une attestation de prolongation d’instruction ou une décision sur le renouvellement d’un titre de séjour. Le juge constate qu’une décision implicite de rejet est née du silence de la préfecture au terme du délai de quatre mois prévu par le code de l’entrée et du séjour des étrangers, et que l’urgence n’est pas caractérisée au sens de l’article L. 521-3 du code de justice administrative. La requête est donc jugée irrecevable.
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2603120
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, a rejeté la demande d'une ressortissante algérienne visant à enjoindre à la préfète du Rhône de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la requérante, dont une précédente demande avait été rejetée et qui se maintenait irrégulièrement sur le territoire, n'apportait pas la preuve de circonstances particulières caractérisant l'urgence requise par l'article L. 521-3 du code de justice administrative. La décision s'appuie sur la jurisprudence relative aux conditions d'urgence pour ce type de demande, distinctes du cas d'un renouvellement.
Avocat : SELARL BSG AVOCATS ET ASSOCIES
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2303190
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de la société Aey Consulting, qui contestait le refus de bénéficier d'aides du fonds de solidarité Covid-19. Le tribunal a jugé que la société ne remplissait pas une condition d'éligibilité essentielle, à savoir l'absence de dette fiscale non couverte par un plan de règlement au 31 décembre 2019. La décision s'appuie sur l'ordonnance du 25 mars 2020 et le décret du 30 mars 2020 régissant ce fonds.
Avocat : POISSON
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2303192
Le Tribunal Administratif de Paris a examiné un recours en excès de pouvoir formé par la société Si Invest contre le rejet de ses demandes d'aides du fonds de solidarité Covid-19 pour la période de novembre 2020 à juillet 2021. Le tribunal a rejeté les fins de non-recevoir soulevées par l'administration (tardiveté et absence d'intérêt à agir) et a jugé la requête recevable. Il a ensuite annulé la décision contestée du directeur général des finances publiques en date du 16 décembre 2022, au motif qu'elle n'était pas motivée, en application de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration.
Avocat : POISSON
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2427739
Le Tribunal Administratif de Paris a annulé la décision implicite de rejet par le préfet de police d'une demande de carte de résident de dix ans formulée par un ressortissant afghan reconnu réfugié. Le juge a constaté que l'administration avait méconnu l'obligation légale de délivrer ce titre prévue par les articles L. 424-1 et R. 424-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a enjoint au préfet de délivrer la carte dans un délai de deux mois et, à titre provisoire, une autorisation de séjour autorisant le travail.
Avocat : VI VAN
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2429501
Le Tribunal administratif de Paris a rejeté la demande d'annulation d'une décision préfectorale clôturant une demande de carte de résident. La juridiction a jugé que la requérante, reconnue réfugiée, avait droit à la délivrance de ce titre en application des articles L. 424-1 et R. 424-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a en conséquence annulé la décision de clôture et enjoint au préfet de délivrer la carte de résident dans un délai de deux mois.
Avocat : CABINET ACTIS AVOCATS (SARL)
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2524962
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de Mme D..., une ressortissante brésilienne, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour pour raison de santé et l'obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que le préfet de police, fondant sa décision sur un avis médical de l'OFII, n'avait pas méconnu les dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, estimant que l'intéressée pouvait bénéficier d'un traitement approprié dans son pays d'origine. Les moyens tirés de l'incompétence du signataire et de la méconnaissance de l'article 8 de la CEDH ont également été écartés.
Avocat : PY
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2603815
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme B... A... visant à obtenir une injonction pour la convocation et la délivrance de son titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-3 du code de justice administrative n'était pas remplie, la requérante ayant elle-même manqué une convocation existante. De plus, une injonction à délivrer le titre a été jugée excéder la compétence du juge des référés, car elle impliquerait une appréciation définitive sur le fond du dossier.
Avocat : IL
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2605196
Le Tribunal Administratif de Paris, statuant sur un recours en excès de pouvoir, a rejeté la demande d'annulation d'un arrêté de transfert vers l'Allemagne pris à l'encontre d'un demandeur d'asile afghan. La juridiction a estimé que la décision du préfet de police était suffisamment motivée et conforme aux dispositions du règlement Dublin (UE n°604/2013) et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment après l'accord des autorités allemandes à la reprise en charge. Le tribunal a toutefois accordé l'aide juridictionnelle provisoire au requérant.
Avocat : SANGUE
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2605331
Le Tribunal Administratif de Paris a examiné un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral prononçant une interdiction de retour sur le territoire français. Le tribunal a annulé la décision du préfet de police du 13 février 2026, considérant que la durée de l'interdiction de retour (douze mois) n'avait pas été fixée en tenant compte des critères légaux, notamment des liens de l'intéressé avec la France, comme l'exigent les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le requérant a également été admis provisoirement au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Avocat : BENIFLA
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2605518
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. E... visant à annuler un arrêté de transfert vers le Danemark pris en application du règlement Dublin. Le tribunal a jugé que l'arrêté était régulier, écartant les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de violation des règles procédurales, notamment concernant l'assistance d'un interprète. La décision s'appuie principalement sur le règlement (UE) n° 604/2013 (règlement Dublin III) et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : CARLET
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2605532
Le Tribunal Administratif de Paris a examiné un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral ordonnant le transfert d'une demanderesse d'asile vers la Belgique. Le tribunal a rejeté la requête en annulation, estimant que l'arrêté était signé par une autorité compétente et suffisamment motivé au regard des textes applicables, notamment le règlement Dublin III (UE n° 604/2013) et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a toutefois prononcé l'admission provisoire de la requérante au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Avocat : CABINET ANGLADE & PAFUNDI A.A.R.P.I
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2605537
Le Tribunal Administratif de Paris a annulé un arrêté d’interdiction de retour sur le territoire français pris à l’encontre d’une ressortissante algérienne. La juridiction a retenu un défaut de base légale, l’administration n’ayant pas établi la notification préalable de la mesure d’éloignement invoquée comme fondement, en méconnaissance de l’article L. 612-6 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. L’État a été condamné à verser 1 200 euros à la requérante au titre des frais engagés pour l’instance.
Avocat : BOUDJELLAL