Jurisprudence administrative

966 388 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

966 388

Décisions totales

384 307

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA25Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2400790

Le Tribunal Administratif de Besançon a annulé la décision du préfet du Territoire de Belfort retirant le certificat de résidence algérien de dix ans à M. B... La juridiction a jugé que ni l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ni le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ne permettaient un tel retrait au motif d'une menace pour l'ordre public. Le tribunal a également estimé que, au vu des circonstances de l'affaire, la menace pour l'ordre public n'était pas établie.

Avocat : WOLDANSKI

24 mars 2026• 1ère chambre
TA25Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2400802

Le Tribunal Administratif de Besançon a annulé la décision implicite de rejet d'une demande de titre de séjour pour un ressortissant ivoirien. Le juge a retenu un défaut de motivation, car le préfet du Doubs n'a pas communiqué les motifs de son refus malgré une demande régulière de l'intéressé, en application des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. La juridiction n'a pas examiné les autres moyens soulevés par le requérant.

Avocat : PERREY

24 mars 2026• 1ère chambre
TA25Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2400911

Le Tribunal Administratif de Besançon a annulé une sanction disciplinaire d'exclusion temporaire d'un mois infligée à une fonctionnaire territoriale. Le juge a retenu un vice de procédure, constatant que l'agent n'avait pas été informé de son droit de se taire avant son audition, méconnaissant ainsi les principes issus de l'article 9 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789. La décision a été annulée car la sanction reposait de manière déterminante sur des propos tenus lors de cette audition irrégulière.

Avocat : SELARL JEAN-PIERRE & WALGENWITZ AVOCATS ASSOCIES

24 mars 2026• 1ère chambre
TA25Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2502205

Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de M. A..., un ressortissant malgache, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que le préfet du Jura n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en estimant que l'intéressé ne remplissait pas les conditions pour obtenir une carte de résident en tant que travailleur temporaire, au regard des articles L. 426-17 et L. 426-19 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également estimé que la décision d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) était légale et que les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme n'étaient pas fondés.

Avocat : DRAVIGNY

24 mars 2026• 1ère chambre
TA25Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2502212

Le Tribunal Administratif de Besançon a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral refusant le renouvellement d'un titre de séjour à une ressortissante tchadienne et lui enjoignant de quitter le territoire. Le tribunal a annulé la décision du préfet, considérant que le refus de délivrer un titre de séjour au titre de l'étranger malade (article L. 425-9 du CESEDA) était entaché d'une erreur manifeste d'appréciation, notamment sur la disponibilité du traitement médical dans le pays d'origine. Il a enjoint au préfet de réexaminer la situation de la requérante.

Avocat : TOURNAN

24 mars 2026• 1ère chambre
TA25Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2502824

Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de M. B... visant à annuler son arrêté d'expulsion, la fixation de son pays de renvoi et le retrait de sa carte de résident. Le tribunal a jugé que la procédure suivie par le préfet du Jura était régulière, notamment en ce qui concerne la composition de la commission d'expulsion et le respect des droits de la défense. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), ainsi que sur la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : CLEMANG

24 mars 2026• 1ère chambre
TA25Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2600573

Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la demande de suspension en référé présentée par un agent hospitalier contestant le refus de reconnaissance de sa maladie comme imputable au service. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, malgré la baisse de rémunération et la demande de remboursement, et qu'il n'existait pas de doute sérieux sur la légalité de la décision administrative. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et les dispositions du code général de la fonction publique relatives aux congés de maladie.

Avocat : BREY CELINE

24 mars 2026
TA25Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2600683

Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de M. B... visant à annuler un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et une assignation à résidence. Le tribunal a jugé que le préfet du Territoire de Belfort n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en estimant que l'éloignement ne portait pas une atteinte disproportionnée à la vie privée du requérant au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Les décisions attaquées, prises en application du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), ont donc été maintenues.

Avocat : MICHEL

24 mars 2026• Reconduite à la frontière
TA25Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2600305

Le Tribunal administratif de Besançon, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple de la requérante, Mme B..., qui renonçait à contester le retrait de points et l'invalidation de son permis de conduire. La juridiction applique les dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui l'autorise à constater un tel désistement. En conséquence, la procédure est close sans examen du fond de l'affaire.

24 mars 2026
TA25Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2600739

Le Tribunal administratif de Besançon, statuant par ordonnance, rejette la requête de contribuables contestant une contrainte pour trop-perçu de prime d'activité. Le juge estime que la demande d'échelonnement du remboursement ne relève pas de son office, cette demande devant être adressée directement à la caisse d'allocations familiales. La requête est donc jugée manifestement irrecevable au sens de l'article R. 222-1 du code de justice administratif.

24 mars 2026
TA30Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2504920

Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en référé, a été saisi d'une demande d'expertise visant à évaluer les préjudices subis par une requérante suite à une chute sur une plaque d'égout défectueuse à Avignon. La juridiction a rejeté la demande de la communauté d'agglomération du Grand Avignon visant à compléter la mission de l'expert pour examiner l'état de santé antérieur de la victime. La décision, rendue sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise centrée sur l'étendue des préjudices actuels.

Avocat : GARDERE

24 mars 2026
TA30Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2505514

Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la demande d'expertise médicale présentée par une patiente contestant la prise en charge de son entorse de cheville et les suites chirurgicales au Centre hospitalier de Bagnols-sur-Cèze. Le juge des référés a estimé que la requête, fondée sur l'article R. 532-1 du code de justice administrative, relevait du contentieux de pleine juridiction et non du référé, car elle visait à établir une faute médicale et un préjudice en vue d'une indemnisation. Par conséquent, la juridiction s'est déclarée incompétente pour ordonner la mesure d'expertise sollicitée dans cette procédure.

Avocat : CABINET ABEILLE & ASSOCIES

24 mars 2026
TA30Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2601104

Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. C... visant à annuler l'arrêté préfectoral du 4 mars 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée, conformément à l'article L. 732-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que le préfet n'était pas tenu de mentionner tous les éléments de la situation personnelle de l'intéressé. Les moyens tirés de la méconnaissance des articles 5 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ont également été écartés.

Avocat : NACEUR

24 mars 2026• Reconduites à la frontière
TA30Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2600867

Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme A... comme étant manifestement irrecevable. Le sujet principal concerne le refus de délivrer une carte « mobilité inclusion » avec la mention « stationnement pour personnes handicapées ». La juridiction a retenu que la requérante n'avait pas exercé le recours administratif préalable obligatoire devant le président du conseil départemental, tel qu'exigé par l'article R. 241-17-1 du code de l'action sociale et des familles. Le rejet est fondé sur les dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative relatives aux requêtes irrecevables.

24 mars 2026
TA30Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2600931

Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme A... visant à annuler la décision de la caisse d'allocations familiales mettant fin à ses droits au RSA. Le tribunal a jugé la requête manifestement irrecevable car la requérante n'a pas justifié avoir exercé au préalable le recours administratif obligatoire devant le président du conseil départemental. Cette solution est fondée sur l'article L. 262-47 du code de l'action sociale et des familles, qui institue ce recours préalable obligatoire, et sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative permettant le rejet des requêtes irrecevables.

24 mars 2026
TA30Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2601200

Le Tribunal administratif de Nîmes, statuant par ordonnance, a déclaré incompétent pour connaître des recours de la requérante. Le litige porte sur le refus d'attribuer une carte mobilité inclusion (mention "invalidité") et une prestation de compensation du handicap. Le tribunal a jugé que ces matières relèvent de la compétence exclusive du juge judiciaire, en application des articles L. 241-9 du code de l'action sociale et des familles et L. 211-16 du code de l'organisation judiciaire. En conséquence, il a ordonné la transmission du dossier au pôle social du tribunal judiciaire de Nîmes.

24 mars 2026
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2307505

Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. B... visant à annuler son licenciement et le refus de sa titularisation comme secrétaire administratif stagiaire. Le juge a estimé que le recteur, en se fondant sur l'avis défavorable motivé du chef d'établissement et de la commission administrative paritaire, n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation quant à l'insuffisance professionnelle du requérant. La décision s'appuie sur les dispositions du décret n° 2009-1388 du 11 novembre 2009 relatif au stage et à la titularisation des fonctionnaires.

Avocat : SELARL SYLVAIN LASPALLES

24 mars 2026• 3ème Chambre
TA31Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2504604

**Sujet principal** : Demande d'expertise médicale préalable à une action en responsabilité, sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative (référé-mesure). **Juridiction** : Tribunal administratif de Toulouse (juge des référés). **Solution retenue** : Le juge fait droit à la demande et ordonne une expertise contradictoire. Il estime que la mesure est utile pour éclairer les conditions de la prise en charge médicale et les préjudices subis, dans la perspective d'un litige en réparation qui n'est pas manifestement insusceptible de relever de la compétence administrative. **Textes appliqués** : Article R. 532-1 du code de justice administrative.

Avocat : COHEN-TAPIA

24 mars 2026
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2601168

Le Tribunal Administratif de Toulouse a été saisi d'une demande de référé-suspension (article L. 521-1 du CJA) concernant le refus d'autorisation de travail pour un salarié étranger. Le préfet ayant retiré la décision litigieuse et accordé l'autorisation avant l'audience, le juge a constaté un non-lieu à statuer, la demande étant devenue sans objet. La procédure a donc été close sans examen au fond.

Avocat : MARCHETTI

24 mars 2026
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2601418

**Sujet principal** : Demande d'injonction au maire de Montauban d'édicter un arrêté de mise en disponibilité pour convenances personnelles d'une fonctionnaire. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Toulouse (formation de référé). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête. Il estime que la condition d'urgence, requise par l'article L. 521-3 du code de justice administrative, n'est pas caractérisée. Le juge considère que les délais liés au projet de rachat de fonds de commerce (notamment l'échéance du 23 mai 2026 pour la mise à disposition des fonds) ne créent pas une situation justifiant une intervention en urgence, d'autant que la requérante a elle-même accepté un report de la date d'effet. **Textes appliqués** : Article L. 521-3 du code de justice administrative (référé-liberté, ici utilisé pour enjoindre l'administration en cas d'urgence).

Avocat : CABINET DECHARME

24 mars 2026