Jurisprudence administrative

966 388 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

966 388

Décisions totales

384 307

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA31Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2602360

Le Tribunal Administratif de Toulouse rejette par ordonnance la protestation de M. B... visant à annuler les élections municipales de Verdun-sur-Garonne. La juridiction estime la requête manifestement irrecevable car déposée avant la proclamation des résultats définitifs, la privant ainsi d'objet. Cette décision s'appuie sur les articles R. 222-1 du code de justice administrative et R. 119 du code électoral, qui régissent les délais et les conditions de saisine du juge de l'élection.

24 mars 2026
TA31Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2602373

Le Tribunal administratif de Toulouse rejette la requête de M. A... comme manifestement irrecevable. Le juge estime que la demande, qui porte sur un contrôle préventif des opérations du second tour et sur des irrégularités alléguées lors du premier tour, ne constitue pas une protestation électorale valable au sens des articles L. 248 et R. 119 du code électoral. La contestation devant le juge de l'élection n'est en effet recevable qu'à l'encontre de résultats proclamés, ce qui n'était pas le cas ici.

24 mars 2026
TA31Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2602379

Le Tribunal administratif de Toulouse, statuant en référé, a suspendu le refus préfectoral de renouveler l'attestation de demande d'asile de la requérante. Le juge a estimé que cette décision créait une situation d'urgence en exposant l'intéressée à un risque d'éloignement et à la perte de ses droits, et portait une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale. La décision s'appuie sur les articles L. 521-2 du code de justice administrative et L. 542-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : ELSAESSER

24 mars 2026
TA31Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2602423

Le Tribunal administratif de Toulouse, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'un arrêté préfectoral de mise en demeure de quitter les lieux. La requête est jugée irrecevable car les requérants n'ont pas joint à leur demande de suspension une copie de leur requête en annulation, comme l'exige l'article R. 522-1 du code de justice administrative. En conséquence, le juge n'a pas eu à examiner le fond de l'affaire concernant l'application de la loi du 5 mars 2007 sur le droit au logement opposable.

Avocat : HIRTZLIN-PINÇON OLIVIER

24 mars 2026
TA33Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2300680

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête en annulation de plusieurs arrêtés municipaux relatifs à un permis de construire et à un permis modificatif. Le tribunal a jugé que le recours contre le permis initial était irrecevable pour cause de tardiveté, ayant été formé après l'expiration du délai de recours contentieux. Concernant le permis modificatif, les moyens soulevés, fondés sur le règlement du plan local d'urbanisme (articles UPA) et la charte paysagère, ont été écartés comme étant infondés. La demande de condamnation de la commune aux dépens a également été rejetée.

Avocat : FIDAL

24 mars 2026• 6ème Chambre
TA33Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2301394

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a annulé l'arrêté municipal du 13 février 2023 s'opposant à un détachement de parcelle, ainsi que la décision préfectorale de refus du 19 décembre 2022. La juridiction a jugé que le maire, en situation de compétence liée par l'avis défavorable du préfet, avait pris sa décision sur un fondement juridique erroné, notamment en ne tenant pas compte des dispositions applicables du III de l'article 42 de la loi du 23 novembre 2018. Elle a enjoint au maire de délivrer un arrêté de non-opposition dans un délai d'un mois.

Avocat : SELARL CAROLINE LAVEISSIERE

24 mars 2026• 6ème Chambre
TA33Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2303050

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en plein contentieux, a rejeté la requête d'une praticienne hospitalière visant à annuler le refus du CHU de Bordeaux de lui restituer des documents personnels et à obtenir une indemnisation. Le tribunal a jugé ses conclusions en annulation irrecevables, la restitution ayant déjà eu lieu avant l'introduction de la requête, les privant ainsi d'objet. Sur le plan indemnitaire, il a estimé que le préjudice allégué, lié à la perte d'œuvres et de données, n'était pas établi et que le CHU n'avait pas commis de faute de nature à engager sa responsabilité.

Avocat : LE PRADO

24 mars 2026• 6ème Chambre
TA33Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2306002

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi d'une demande d'annulation d'une décision implicite de rejet d'une demande de rétablissement d'un chemin rural et d'une demande d'indemnisation. Le tribunal a jugé irrecevable la partie de la requête concernant un chemin d'exploitation, relevant de la compétence du juge judiciaire en vertu de l'article L. 162-2 du code rural et de la pêche maritime. Il a rejeté la demande d'indemnisation pour défaut de demande préalable et a annulé la décision implicite de rejet, enjoignant au maire de statuer à nouveau sur la demande de rétablissement du chemin rural.

Avocat : LEVI - EGEA - LEVI

24 mars 2026• 6ème Chambre
TA33Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2306325

Sujet principal : Recours en indemnité d'une fonctionnaire estimant avoir subi un préjudice du fait de son absence de promotion au grade d'ingénieur divisionnaire pour l'année 2022, en raison de l'application d'un critère de date pour sa mobilité. Juridiction : Tribunal Administratif de Bordeaux. Solution retenue : Le tribunal a rejeté la requête de Mme A..., considérant que l'administration n'avait pas commis de faute dans l'établissement du tableau d'avancement et que l'agent ne justifiait pas d'une perte de chance réelle de promotion pour l'année litigieuse. Textes appliqués : Code général de la fonction publique (notamment les articles relatifs à l'avancement et à la mobilité) et Code de justice administrative (pour la procédure et l'article L. 761-1 relatif aux frais irrépétibles).

Avocat : SELARL BESTAUX BONVOISIN

24 mars 2026• 1ère Chambre
TA33Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2306361

Le Tribunal Administratif de Bordeaux rejette la requête en annulation d'un arrêté préfectoral ordonnant le dessaisissement d'armes, une interdiction de détention, une inscription au FINIADA et le retrait de la validation du permis de chasser. Le tribunal estime que le préfet, s'appuyant sur une condamnation pour violences volontaires inscrite au bulletin n°2 du casier judiciaire, était en situation de compétence liée en application des articles L. 312-3 et R. 312-67 du code de la sécurité intérieure. Les moyens soulevés, notamment l'absence de procédure contradictoire et l'ancienneté de la condamnation, sont écartés.

Avocat : FERRER

24 mars 2026• 6ème Chambre
TA33Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2306820

Le Tribunal Administratif de Bordeaux rejette la demande d'annulation d'un certificat d'urbanisme négatif refusant la reconstruction à l'identique de deux maisons détruites par un incendie. Le juge estime que le requérant n'apporte pas la preuve que les bâtiments originels étaient régulièrement édifiés, condition essentielle pour bénéficier du droit à reconstruction prévu par l'article L. 111-15 du code de l'urbanisme. Par conséquent, le projet est assimilé à une construction nouvelle et peut se voir opposer les règles du plan local d'urbanisme qui l'interdisent.

Avocat : SCP CORNILLE - FOUCHET - MANETTI

24 mars 2026• 6ème Chambre
TA33Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2306838

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a statué sur un litige contractuel opposant la société HEBRAS GARCIA à l'EHPAD des Coteaux, suite à la résiliation pour motif d'intérêt général d'un marché public de travaux. Le tribunal a rejeté la demande principale d'indemnisation de l'entreprise, considérant que la résiliation était régulière et que l'indemnité forfaitaire prévue par l'article 46.4 du CCAG Travaux s'appliquait. La décision s'appuie sur les stipulations du Code de la commande publique et du cahier des clauses administratives générales (CCAG) applicables aux marchés de travaux.

Avocat : SELARL CADRAJURIS

24 mars 2026• 1ère Chambre
TA33Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2306867

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête en excès de pouvoir visant à annuler un permis de construire délivré par la commune de Lège-Cap-Ferret. Le tribunal a jugé que la consultation de l'architecte des Bâtiments de France était régulière et que le projet respectait les règles d'urbanisme du PLU concernant l'emprise au sol des annexes et l'accessibilité pour les secours. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'urbanisme, notamment l'article R. 423-54, et du règlement local d'urbanisme.

Avocat : L'HOIRY AVOCATS

24 mars 2026• 6ème Chambre
TA33Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2400121

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme B... A... visant à annuler l'arrêté mettant fin à son détachement et à obtenir sa titularisation. Le tribunal a jugé que la requête était irrecevable pour défaut d'intérêt à agir, considérant que la décision attaquée ne lui faisait pas grief puisqu'elle avait déjà été réintégrée dans son corps d'origine militaire à sa propre demande. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la défense relatives au détachement et à la réintégration des militaires.

Avocat : MARCEL

24 mars 2026• 1ère Chambre
TA33Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2400652

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme A... visant à annuler le rejet implicite de sa demande de requalification de son contrat à durée déterminée en contrat à durée indéterminée (CDI) par le CNRS. La juridiction a jugé que la requérante ne justifiait pas de six années continues de services effectifs auprès du CNRS, un employeur unique, comme l'exige l'article L. 332-4 du code général de la fonction publique, en raison d'une interruption de son emploi entre 2016 et 2022. Le tribunal a également rejeté les demandes de frais engagées par les deux parties.

Avocat : SELARL CAROLINE LAVEISSIERE

24 mars 2026• 1ère Chambre
TA33Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2401115

Sujet principal : Recours contre le rejet d'une inscription à un concours interne de promotion (contrôleur des finances publiques de 1ère classe) pour défaut d'ancienneté. Juridiction : Tribunal Administratif de Bordeaux. Solution retenue : Le tribunal rejette la requête de Mme A... B... et confirme la décision contestée. Textes appliqués : Le tribunal applique les dispositions combinées de l'article 25 du décret n° 2009-1388 (condition de trois ans de services effectifs) et de l'article 15 du décret n° 2010-982 (corps des contrôleurs des finances publiques), en jugeant que la période de stage probatoire obligatoire ne peut être comptabilisée dans le calcul de cette ancienneté requise.

24 mars 2026• 1ère Chambre
TA33Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2405275

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a statué sur un recours en excès de pouvoir contre un refus de titre de séjour et des mesures d'éloignement. Le tribunal a jugé irrecevable la demande d'annulation de l'obligation de quitter le territoire français (OQTF), constatant qu'aucune nouvelle OQTF n'avait été prise dans la décision attaquée du 5 février 2024. Les autres moyens, relatifs au refus de titre de séjour et à l'interdiction de retour, ont été examinés au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).

Avocat : LASSORT

24 mars 2026• 6ème Chambre
TA33Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2406955

Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme C..., une ressortissante vénézuélienne, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour « vie privée et familiale », l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et la désignation de son pays d'origine pour un éventuel éloignement. La juridiction a estimé que le préfet de la Gironde n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en considérant que la situation médicale de la requérante ne justifiait pas, au regard de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, le maintien de son droit au séjour. Les autres moyens, notamment ceux relatifs à la motivation des actes, ont également été écartés.

Avocat : SAINT-MARTIN

24 mars 2026• 1ère Chambre
TA33Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2503370

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a statué sur un recours en excès de pouvoir contre le refus de délivrance d'un titre de séjour et les mesures d'éloignement prises à l'encontre d'un ressortissant algérien. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le préfet de la Gironde avait légalement refusé le titre de séjour au motif que l'intéressé constituait une menace pour l'ordre public, en raison de ses condamnations pénales. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), notamment l'article L. 432-1, et écarte les moyens tirés de l'accord franco-algérien de 1968 et de la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : MEAUDE

24 mars 2026• 6ème Chambre
TA33Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2504465

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme C... visant à annuler l'arrêté préfectoral refusant le renouvellement de son titre de séjour étudiant et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction a jugé que le refus était légal, notamment car la requérante ne justifiait plus de ressources suffisantes et d'une inscription effective dans un établissement d'enseignement supérieur, conditions exigées par les articles L. 313-7 et L. 311-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Le tribunal a également estimé que la motivation de la décision était suffisante et qu'aucune atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) n'était caractérisée.

Avocat : MEAUDE

24 mars 2026• 1ère Chambre