Jurisprudence administrative
966 388 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
966 388
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2601109
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé-liberté, a rejeté la demande de suspension d'un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le juge a estimé que le requérant n'apportait pas la preuve d'une atteinte grave et manifestement illégale à son droit au respect de la vie privée et familiale, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Sa demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle a également été rejetée, la requête étant jugée manifestement dénuée de fondement au regard des articles L. 521-2 et L. 522-3 du code de justice administrative et de la loi du 10 juillet 1991.
Avocat : CENTAURE AVOCATS
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2500616
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant par ordonnance, donne acte du désistement des requérants suite à leur défaut de confirmer le maintien de leurs conclusions, conformément à l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative. Le juge estime que la requête, introduite alors que le litige concernant le versement d'une prime de transition énergétique par l'ANAH était déjà réglé, présentait un caractère abusif. En conséquence, il condamne les requérants au paiement d'une amende de 1 000 euros sur le fondement de l'article R. 741-12 du même code.
Avocat : PITCHER AVOCAT
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2500252
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en plein contentieux, a rejeté la demande principale de la société Perrin visant à obtenir le paiement de travaux supplémentaires et une indemnisation pour imprévision. La juridiction a considéré que l'entrepreneur n'apportait pas la preuve que les retards ou les surcoûts allégués étaient imputables au département du Jura ou constituaient des sujétions imprévisibles, notamment en lien avec la pandémie de Covid-19. La décision s'appuie sur les règles du code de la commande publique et les principes régissant l'exécution des marchés publics.
Avocat : GERMAIN PERREY
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2601954
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé, rejette la demande d'un ressortissant guinéen visant à enjoindre au préfet de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour. Le juge constate qu'une décision implicite de rejet de sa demande de titre est intervenue, en application de l'article R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ce qui fait obstacle à l'octroi de la mesure sollicitée sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative. La demande de condamnation pécuniaire est également rejetée.
Avocat : GHETTAS
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2600363
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a examiné deux requêtes visant à obtenir la suspension et l'injonction de réexamen concernant des refus de visa de long séjour pour réunification familiale. Concernant le premier recours (visa de la mère), le tribunal a constaté un non-lieu à statuer car l'administration avait déjà donné instruction de délivrer le visa sollicité. Concernant le second recours (visa de l'enfant), le tribunal a rejeté la demande de suspension, considérant que le refus d'enregistrement de la demande par le poste consulaire, en l'absence de passeport de l'enfant, ne créait pas un doute sérieux sur la légalité de la décision. Les décisions s'appuient sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et du code de justice administrative (article L. 521-1).
Avocat : REGENT
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2604771
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'un refus de visa de réunification familiale. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, les requérants n'ayant pas démontré que le refus causait un préjudice suffisamment grave et immédiat, notamment au regard du délai pris pour déposer la demande et de l'absence d'aggravation récente de l'état de santé du père. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : POLLONO
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2605143
**Sujet principal** : Demande de suspension en référé d'un refus de visa de court séjour pour raisons médicales et familiales. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Nantes (juge des référés). **Solution retenue** : Le juge rejette la requête. Il estime que la condition d'urgence n'est pas caractérisée, car le refus de visa ne constitue pas en soi une situation d'urgence et les justifications médicales fournies ne démontrent pas une nécessité immédiate de consultation en France. **Textes appliqués** : Les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative, relatifs aux conditions de la suspension en référé et au rejet pour défaut d'urgence.
Avocat : QUENNEHEN - TOURBIER
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2605162
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, rejette la demande de suspension de la décision implicite de rejet de visas de réunification familiale. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, considérant que les requérants ont contribué à la situation invoquée en déposant leurs demandes plusieurs années après la reconnaissance du statut de réfugié du père de famille. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : CLERC
Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2600748
Le Tribunal Administratif de Nancy a statué sur une demande de référé-suspension visant l'arrêté de révocation d'un fonctionnaire territorial. Le juge a rejeté la demande, estimant que le requérant n'apportait pas la preuve d'une situation d'urgence financière justifiant la suspension, et que ses moyens ne faisaient pas naître un doute sérieux sur la légalité de la procédure disciplinaire. La décision s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative relatives au référé, notamment l'article L. 521-1, et sur le décret n° 89-677 du 18 septembre 1989 régissant la procédure disciplinaire.
Avocat : TADIC
Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2500602
Le Tribunal administratif de Nancy constate qu'il n'y a pas lieu de statuer sur un recours en excès de pouvoir visant le retrait d'une prime de transition énergétique par l'ANAH. Cette solution est prise car l'agence a déjà retiré la décision contestée et agréé le recours administratif des requérantes, privant ainsi le litige de son objet. La juridiction applique les articles R. 222-1 et L. 761-1 du code de justice administrative pour prononcer le non-lieu et rejeter la demande de condamnation pécuniaire.
Avocat : PITCHER
Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2601027
Le Tribunal administratif de Clermont-Ferrand, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'une décision disciplinaire universitaire. L'étudiante contestait son exclusion pour deux années académiques pour fraude présumée, invoquant l'urgence et un doute sérieux sur la légalité (vices de procédure, motivation, disproportion). Le juge a estimé, sans examiner l'urgence, qu'aucun des moyens soulevés ne créait un doute sérieux sur la légalité de la sanction. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : Nausica Avocats
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2509617
Le Tribunal administratif de Lille, statuant par ordonnance, rejette comme irrecevable un recours en excès de pouvoir visant à annuler une délibération municipale autorisant une cession immobilière. La juridiction retient que le recours contentieux, formé le 18 septembre 2025, est tardif, le délai de deux mois ayant couru à compter de la publicité de la délibération le 17 mars 2025. La décision s'appuie sur les articles R. 421-1 du code de justice administrative et L. 2131-1 du code général des collectivités territoriales.
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2509859
Le Tribunal administratif de Lille rejette par ordonnance la requête de Mme A... visant à contester le refus d'une aide du fonds de solidarité logement. La juridiction constate que la requête est manifestement irrecevable car la requérante, ayant été mise en demeure, n'a pas produit l'intégralité de la décision attaquée, en violation de l'article R. 412-1 du code de justice administrative. Le rejet est prononcé en application de l'article R. 222-1 du même code, permettant d'écarter les requêtes irrecevables non régularisées après mise en garde.
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2512176
Le Tribunal administratif de Lille, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple du requérant, M. B..., de sa demande d'annulation d'un arrêté préfectoral d'éloignement. Le juge constate que le requérant, invité à confirmer son intérêt à agir par une demande de maintien de requête notifiée par voie électronique, n'a pas répondu dans le délai d'un mois, et est donc réputé s'être désisté en application des articles R. 612-5-1 et R. 611-8-6 du code de justice administrative. En conséquence, la procédure est close sans examen du fond.
Avocat : DALIL ESSAKALI
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2602899
Le Tribunal administratif de Lille, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. B... contestant des inscriptions sur la liste électorale et demandant l'annulation du scrutin municipal de Waben. Le juge estime que les conclusions demandant la constatation d'irrégularités et des radiations sont manifestement irrecevables, car ces pouvoirs n'appartiennent pas au juge de l'élection. Par ailleurs, le grief invoqué pour annuler le scrutin, fondé sur des inscriptions présumées irrégulières, est jugé manifestement dépourvu des précisions nécessaires pour en apprécier le bien-fondé. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1 du code de justice administrative et R. 119 du code électoral.
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2603283
Le Tribunal administratif de Lyon, saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre le rejet implicite d'un recours hiérarchique concernant une demande de naturalisation, s'est déclaré incompétent. Il a ordonné la transmission du dossier au Tribunal administratif de Nantes, seule juridiction compétente pour connaître des recours contre les décisions du ministre chargé des naturalisations. Cette solution s'appuie sur les articles R. 312-18 du code de justice administrative et 45 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993.
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2603837
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'arrêtés préfectoraux inscrivant un candidat aux élections métropolitaines. Le juge estime que la contestation de l'inscription d'un candidat relève exclusivement du juge de l'élection et non du juge administratif de droit commun. La requête est donc jugée irrecevable, en application des articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2603850
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé-liberté, a rejeté la requête d'une mère demandant des mesures urgentes pour protéger son enfant d'un élève violent et améliorer la communication avec l'école. Le juge a estimé que les faits allégués ne caractérisaient pas une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale justifiant une intervention en urgence dans le délai de 48 heures prévu par l'article L. 521-2 du code de justice administrative. La requête a donc été rejetée par application de l'article L. 522-3 du même code, la condition d'urgence n'étant pas remplie.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2607288
Sujet principal : Demande d'injonction en référé pour obtenir un rendez-vous en préfecture en vue du renouvellement d'un titre de séjour. Juridiction : Tribunal Administratif de Paris (formation de référé). Solution retenue : Non-lieu à statuer, la convocation délivrée par la préfecture ayant rendu la demande sans objet. Textes appliqués : Article L. 521-3 du code de justice administrative (référé mesures utiles) ; conclusions sur les frais rejetées au titre de l'article L. 761-1 du même code.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2608382
Le Tribunal Administratif de Paris, statuant sur un recours pour excès de pouvoir, rejette la demande d'annulation du rejet d'admission au titre de l'asile d'un ressortissant pakistanais maintenu en zone d'attente. Le tribunal écarte les moyens soulevés, notamment la violation alléguée du principe de confidentialité et une erreur dans l'appréciation du caractère manifestement infondé de la demande. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (articles L. 352-1 et L. 352-2) et constate le respect des procédures légales.
Avocat : MINDEGUIA