Jurisprudence administrative

966 388 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

966 388

Décisions totales

384 307

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA101Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2600472

Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral rejetant une demande de titre de séjour et ordonnant de quitter le territoire. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car le recours au fond formé contre l'arrêté est lui-même suspensif de la mesure d'éloignement, en application de l'article L. 722-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La demande d'autorisation provisoire de séjour et la demande de provision sur frais sont également rejetées.

23 mars 2026
TA106Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2600392

Le Tribunal Administratif de la Guyane a été saisi d'une demande de référé-suspension visant l'arrêté préfectoral du 14 août 2025 autorisant une installation de stockage de déchets non dangereux à Kourou. Les requérants, des agriculteurs et une association, invoquaient notamment une méconnaissance du schéma directeur d'aménagement et de gestion des eaux (SDAGE), du plan régional de prévention et de gestion des déchets (PRGPD) et du plan local d'urbanisme, ainsi qu'une illégalité de la dérogation pour la destruction d'espèces protégées. Le juge des référés a rejeté la demande de suspension, considérant que les conditions d'urgence et de doute sérieux sur la légalité de l'arrêté n'étaient pas suffisamment établies pour justifier une mesure conservatoire. Les textes principaux invoqués étaient les articles L. 521-1 du code de justice administrative et diverses dispositions du code de l'environnement.

Avocat : QUENTIN UNTERMAIER AVOCAT

23 mars 2026
TA106Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2600746

**Sujet principal** : Demande d'injonction urgente pour convocation en vue du dépôt d'une demande de titre de séjour par un bénéficiaire de la protection subsidiaire. **Juridiction** : Tribunal Administratif de la Guyane (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés rejette la requête. Il estime que le requérant, bien que confronté à des difficultés pour déposer sa demande en ligne, ne justifie pas de l'urgence caractérisée requise par l'article L. 521-2 du code de justice administrative pour une sauvegarde de liberté fondamentale. **Textes appliqués** : Les articles L. 521-2 et L. 522-3 du code de justice administrative, relatifs au référé-liberté et au rejet sans instruction ni audience.

23 mars 2026
TA107Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2601099

Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé, rejette la demande d'un ressortissant comorien visant à enjoindre au préfet de lui fixer un rendez-vous pour renouveler son titre de séjour et de lui délivrer une autorisation provisoire de travail. Le juge estime que le requérant, dont le titre était expiré depuis juin 2025, ne justifie pas avoir effectué les démarches nécessaires avant cette expiration pour obtenir un rendez-vous, malgré l'urgence généralement reconnue dans ce type de situation. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative.

23 mars 2026
TA107Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2601100

Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'une procédure de saisie administrative à tiers détenteur pour recouvrement d'un trop-perçu de bourse. La juridiction retient l'irrecevabilité manifeste de la requête, car le requérant n'a pas introduit de recours principal distinct en annulation, en méconnaissance de l'article R. 522-1 du code de justice administrative. Le rejet est prononcé sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code, sans examen des conditions d'urgence ou du doute sérieux sur la légalité.

23 mars 2026
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2603846

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé-suspension, donne acte du désistement pur et simple du requérant, mettant ainsi fin à la procédure. Le juge constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la demande initiale de suspension de l'invalidation du permis de conduire. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 522-1 du code de justice administrative, permettant au juge de constater un désistement sans audience.

23 mars 2026
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604059

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la demande de suspension en référé d'un refus de carte professionnelle d'agent de sécurité. Le juge a estimé que les moyens soulevés (incompétence, vice de forme, erreur d'appréciation) ne créaient pas un doute sérieux sur la légalité de la décision du CNAPS. Cette décision, fondée sur l'article L. 612-20 du code de la sécurité intérieure, était justifiée par des faits de violence et de conduite en état d'ivresse, jugés incompatibles avec la probité requise pour la profession.

Avocat : MAHISTRE

23 mars 2026
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604618

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, rejette la demande d'un ressortissant algérien visant à enjoindre au préfet de délivrer un titre de séjour. Le juge constate qu'une décision implicite de rejet de sa demande de renouvellement est née au terme du délai légal de quatre mois, prévu par les articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. La mesure sollicitée faisant obstacle à l'exécution de cette décision, la requête est jugée mal fondée et rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

23 mars 2026
TA13Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2406868

Le Tribunal administratif de Marseille statue par ordonnance sur une requête initialement introduite pour obtenir l'attribution d'un logement adapté. La requérante s'étant désistée de sa demande principale, le tribunal donne acte de ce désistement. Il met à la charge de l'État une somme de 1 100 euros au titre de l'aide juridique, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Avocat : GUARNIERI

23 mars 2026
TA13Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2311351

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant par ordonnance, donne acte du désistement du requérant dans son recours en excès de pouvoir contre le refus de délivrance d'une carte professionnelle d'agent de sécurité. Le désistement est réputé acquis, l'intérêt à agir ayant disparu suite à la délivrance de la carte par le CNAPS et le requérant n'ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions. La juridiction applique les articles R. 612-5-1 et R. 611-8-6 du code de justice administrative relatifs à la procédure de désistement.

Avocat : LUCHEZ

23 mars 2026
TA13Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2403861

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant par ordonnance, constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la demande d'injonction de la requérante visant à obtenir un logement social. Cette demande est devenue sans objet car elle a signé un bail pour un logement adapté en juin 2024. Le tribunal applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour constater l'absence d'objet et condamne l'État à verser 800 euros à l'avocate de la requérante au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.

Avocat : IGLESIAS

23 mars 2026
TA13Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2406627

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a ordonné au préfet des Bouches-du-Rhône de loger d'urgence la requérante. Le juge a constaté que, bien que reconnue prioritaire par la commission de médiation, celle-ci n'avait pas reçu d'offre de logement adaptée dans le délai légal. La décision s'appuie sur les articles L. 441-2-3-1 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation, qui imposent à l'État une obligation de résultat en matière de droit au logement opposable.

23 mars 2026
TA13Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2406693

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant par ordonnance, a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de loger d'urgence le requérant, M. A..., sous astreinte. Le juge a constaté que l'État, désigné comme garant du droit au logement opposable, n'avait pas proposé de logement adapté dans le délai légal, malgré une décision de la commission de médiation reconnaissant le caractère prioritaire et urgent de la situation. La solution est fondée sur l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, qui impose une obligation de résultat à l'État, et l'article R. 441-16-1 du même code relatif aux délais.

Avocat : CHAMPEAU

23 mars 2026
TA13Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2406781

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple du requérant concernant sa demande d'injonction au préfet de lui attribuer un logement. Il condamne néanmoins l'État à verser à l'avocat du requérant une somme de 1 100 euros au titre de l'aide juridique, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve d'une renonciation à la part contributive de l'État. La décision est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative qui permet de statuer par ordonnance sur les désistements et les demandes relatives aux frais de procédure.

Avocat : DURAND

23 mars 2026
TA13Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2406844

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant par ordonnance, a constaté qu'il n'y avait pas lieu de statuer sur la demande principale de Mme B..., qui sollicitait une injonction sous astreinte pour obtenir un logement social. Cette demande était devenue sans objet car la requérante avait signé un bail pour un logement adapté avant le jugement. La juridiction a également rejeté sa demande de condamnation de l'État à une somme d'argent sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, au motif qu'aucun frais non couvert par l'aide juridictionnelle n'était justifié.

Avocat : GIBON

23 mars 2026
TA13Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2601534

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. B... visant à annuler un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le tribunal retient que le recours, introduit le 22 janvier 2026 contre une décision notifiée le 20 avril 2025, est manifestement irrecevable pour tardiveté, car il a été déposé au-delà du délai d'un mois prévu par l'article L. 911-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La juridiction applique la procédure de rejet pour irrecevabilité manifeste prévue à l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Avocat : VAN MIGOM

23 mars 2026
TA13Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604633

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé-liberté, a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de délivrer sous 48 heures un duplicata de carte de résident ou un récépissé permettant de voyager à un ressortissant tunisien. Le juge a estimé que le retard persistant de l'administration, empêchant le requérant de se rendre auprès de son père gravement malade, constituait une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté fondamentale d'aller et venir. La décision s'appuie sur l'article L. 521-2 du code de justice administrative et la Convention européenne des droits de l'homme.

23 mars 2026
TA14Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2301237

Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la demande d'indemnisation d'un détenu qui estimait avoir subi un préjudice du fait de treize fouilles corporelles intégrales. Le tribunal a jugé que ces fouilles, justifiées par les nécessités de sécurité et le comportement du requérant, étaient conformes aux dispositions du code pénitentiaire (articles L. 225-1 et suivants, R. 225-1 et suivants) et ne constituaient ni une faute de l'administration ni un traitement contraire à l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, le préjudice allégué n'était pas caractérisé.

Avocat : SCP THEMIS AVOCATS ET ASSOCIES

23 mars 2026• 1ère chambre
TA20Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2500510

Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant par ordonnance, a rejeté la requête en excès de pouvoir formée par des particuliers contre l'arrêté municipal de non-opposition à une déclaration préalable autorisant l'implantation d'un pylône par SFR. Le tribunal a jugé la requête irrecevable car les requérants n'ont pas produit, comme l'exige l'article R. 600-4 du code de l'urbanisme, un acte établissant le caractère régulier de leur occupation du bien (une simple facture d'électricité étant insuffisante). En application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, les requérants ont été condamnés à verser 500 euros à la commune et 500 euros à SFR au titre des frais exposés.

Avocat : BIDAULT

23 mars 2026
TA21Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2503154

Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple de la société requérante (SAS IPF) dans son litige fiscal concernant le calcul de la taxe foncière pour 2023 et 2024. La procédure prend fin sans examen du fond, l'administration ayant prononcé un dégrèvement supplémentaire après l'introduction du recours. La décision s'appuie sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative qui autorise à donner acte des désistements.

Avocat : RGM SOCIETE D'AVOCATS

23 mars 2026