Jurisprudence administrative

966 388 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

966 388

Décisions totales

384 307

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA34Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2401750

Le Tribunal Administratif de Montpellier rejette la demande de décharge d'impôt sur le revenu pour l'année 1999 et l'indemnisation associée. Il juge que la créance fiscale n'est pas prescrite, considérant que l'administration a régulièrement procédé à des actes interruptifs de prescription, notamment une saisie à tiers détenteur en 2010. La décision s'appuie sur les dispositions du Livre des Procédures Fiscales relatives à la prescription et à son interruption.

Avocat : SCP LINCETTO - COHEN

23 mars 2026• 2ème chambre
TA34Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2601671

Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) avec interdiction de retour de deux ans. Le juge a jugé la requête irrecevable, considérant que la procédure spéciale de recours contre les OQTF, prévue par le code de l'entrée et du séjour des étrangers, offre des garanties équivalentes et exclut l'application du référé-suspension de droit commun. Par conséquent, sans examiner le caractère d'urgence, le tribunal a appliqué les articles L. 722-7 et L. 722-8 du CESEDA pour écarter le recours fondé sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative.

23 mars 2026
TA34Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2602204

Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme A... qui demandait l'injonction à la commune de Lavérune de réinstaller un grillage dans sa configuration d'origine. Le juge a estimé que la mesure sollicitée, qui visait à rétablir une situation ancienne, n'était ni provisoire ni conservatoire et se heurtait à une contestation sérieuse, ne relevant donc pas du pouvoir d'injonction du juge des référés prévu par l'article L. 521-3 du code de justice administrative. En l'absence d'urgence caractérisée, la demande a été rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code, et la condamnation aux frais a été écartée.

23 mars 2026
TA34Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2602230

Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant en référé, a rejeté la demande de Mme A... visant à obtenir une provision et le paiement de son allocation d'aide au retour à l'emploi de la part du CHU de Montpellier. Le juge a estimé que l'existence et le montant de l'obligation financière invoquée par la requérante étaient sérieusement contestables, au regard des éléments du dossier. La demande a donc été jugée mal fondée sur le fondement des articles R. 541-1 et L. 522-3 du code de justice administratif.

Avocat : RAYNAL

23 mars 2026
TA35Ordonnance

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2602052

Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé, rejette la demande de la SCI Louise et Jules visant à suspendre et obtenir la mainlevée d'une saisie administrative pour recouvrement d'une taxe sur les locaux vacants. Le juge estime que le requérant n'a pas démontré le caractère d'urgence requis par l'article L. 521-1 du code de justice administrative, ses arguments n'étant pas étayés par des pièces et ne concernant pas directement la situation de la société. La requête est donc rejetée par application de l'article L. 522-3 du même code.

23 mars 2026
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2600388

Le Tribunal Administratif de Grenoble, saisi en référé-suspension (article L. 521-1 du code de justice administrative), a estimé qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la demande de Mme B... visant à suspendre la reprise du recouvrement d'indus par la caisse d'allocations familiales. La juridiction a constaté que la décision attaquée du 31 décembre 2025 avait été implicitement abrogée par une décision ultérieure de la caisse du 14 janvier 2026, qui avait suspendu le recouvrement et restitué les sommes retenues, faisant ainsi disparaître l'objet du litige.

23 mars 2026
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602476

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A... B... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF) et son assignation à résidence. La juridiction a estimé que la décision préfectorale était régulière, notamment quant à la compétence de la signataire et au respect des conditions de séjour pour les citoyens de l'Union européenne prévues par le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (articles L. 233-1 et suivants). Le tribunal a toutefois accordé à l'intéressé le bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.

Avocat : BLANC

23 mars 2026• Reconduite à la frontière
TA38Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2302650

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, a donné acte du désistement d'instance du requérant. Celui-ci, ayant été invité à confirmer le maintien de sa demande d'annulation d'un arrêté préfectoral suspendant son agrément de dirigeant de sécurité, n'a pas répondu dans le délai imparti. En application des articles R. 612-5-1 et R. 222-1 du code de justice administrative, il a été réputé s'être désisté, mettant ainsi fin à la procédure.

Avocat : SELARL AABM AVOCATS ASSOCIES BERGERAS - MONNIER

23 mars 2026
TA38Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2306458

Sujet principal : Demande d'indemnisation contre l'État pour un accident de ski causé par un mineur placé sous protection judiciaire de la jeunesse. Juridiction : Tribunal Administratif de Grenoble (formation d'ordonnance). Solution retenue : La juridiction donne acte du désistement pur et simple de la requérante, mettant fin à la procédure, sans examen du fond de l'affaire. Textes appliqués : Article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant de donner acte d'un désistement par ordonnance.

Avocat : SELARL CABINET LAURENT FAVET

23 mars 2026
TA38Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2501592

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, a rejeté comme irrecevable une requête en excès de pouvoir visant une décision implicite de rejet d'un recours préalable de l'Agence nationale de l'habitat (Anah). Le tribunal a relevé d'office que l'Anah avait pris une décision explicite d'agrément du recours avant l'introduction de la requête, ce qui privait celle-ci de son objet. La juridiction a fondé sa décision sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant de rejeter les requêtes manifestement irrecevables.

Avocat : PITCHER

23 mars 2026
TA38Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2501593

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, a rejeté une requête en excès de pouvoir visant à contester le rejet implicite d'un recours préalable concernant le retrait d'une prime de transition énergétique. La juridiction a jugé la requête irrecevable car l'Agence nationale de l'habitat avait pris une décision explicite favorable (agrément du recours) avant son introduction, ce qui supprimait l'objet du litige. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1 du code de justice administrative, permettant de rejeter les requêtes manifestement irrecevables.

Avocat : PITCHER

23 mars 2026
TA38Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2501594

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme A... et de la société Drapo comme étant manifestement irrecevable. Le juge a relevé d'office qu'une décision explicite de l'Agence nationale de l'habitat, intervenue avant l'introduction du recours contentieux, avait déjà répondu à leur recours administratif préalable obligatoire. La juridiction a appliqué les dispositions des articles R. 222-1 et R. 611-7 du code de justice administrative pour prononcer cette irrecevabilité.

Avocat : PITCHER

23 mars 2026
TA38Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2501598

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, rejette une requête en annulation contre une décision implicite de l'Agence nationale de l'habitat (Anah) concernant une prime de transition énergétique. La juridiction constate l'irrecevabilité de la requête, car l'Anah avait pris une décision explicite agréant le recours préalable avant son introduction, ce qui ôtait tout objet au litige. En outre, le tribunal condamne la société requérante à une amende de 1500 euros pour requête abusive, sur le fondement de l'article R. 741-12 du code de justice administrative.

Avocat : PITCHER

23 mars 2026
TA38Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2508441

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, a rejeté la requête en excès de pouvoir visant l'arrêté municipal de non-opposition à une déclaration préalable. Le tribunal a jugé la requête manifestement irrecevable, les requérants n'ayant pas justifié, après mise en demeure, que le projet affectait directement leurs conditions d'occupation ou de jouissance, comme l'exige l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme. La demande de condamnation aux dépens présentée par la partie adverse a également été rejetée.

Avocat : PUBLICALP AVOCATS

23 mars 2026
TA38Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602734

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'une décision implicite de rejet d'une demande de regroupement familial. Le juge estime que le requérant ne démontre pas l'existence d'une situation d'urgence suffisamment grave et immédiate, au sens de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, justifiant la suspension. La juridiction considère que la séparation conjugale et les difficultés alléguées ne modifient pas la situation administrative des parties et ne caractérisent pas l'urgence requise.

Avocat : KUMMER

23 mars 2026
TA38Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602870

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'un titre de recettes départemental. Le juge estime que la demande est sans objet, car le recours au fond introduit par le requérant contre ce titre est lui-même suspensif en vertu de l'article L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales. Par conséquent, la condition d'urgence requise par l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'est pas remplie.

23 mars 2026
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2408486

Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre le refus de délivrance d'un visa de court séjour pour visite familiale à une ressortissante algérienne. Le tribunal a annulé la décision de rejet du sous-directeur des visas, estimant que l'administration n'avait pas rapporté la preuve du risque de détournement migratoire allégué, notamment au regard des attaches familiales de la requérante en Algérie. La décision s'appuie sur les dispositions du code communautaire des visas (règlement CE n° 810/2009) et sur l'article R. 612-6 du code de justice administrative relatif à l'acquiescement aux faits en l'absence de mémoire en défense.

23 mars 2026• 9ème chambre
TA44Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2510358

Le Tribunal administratif de Nantes statue par ordonnance sur un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La juridiction constate qu'il n'y a pas lieu de statuer sur les demandes d'annulation et d'injonction, le préfet ayant retiré la décision attaquée et délivré une carte de séjour pluriannuelle à la requérante. Elle condamne néanmoins l'État à verser 800 euros à l'avocate de la requérante au titre des frais exposés, en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Avocat : LE FLOCH

23 mars 2026
TA44Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2601799

Le Tribunal administratif de Nantes rejette la demande de suspension en référé d'un refus de titre de séjour. Le requérant, sollicitant un premier titre "salarié" après un titre "recherche d'emploi", ne bénéficie pas de la présomption d'urgence, et les circonstances personnelles invoquées ne caractérisent pas une urgence suffisamment grave et immédiate au sens de l'article L. 521-1 du code de justice administrative. Le juge applique également les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : VAHEDIAN

23 mars 2026
TA44Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2604819

Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, rejette la requête visant à suspendre le rejet d'un visa de long séjour pour un enfant majeur. La juridiction estime la demande irrecevable car le père, qui a agi au nom de son fils majeur sans démontrer son incapacité juridique, n'avait pas qualité pour représenter ce dernier devant le tribunal. La décision s'appuie sur les articles L. 522-3, R. 431-2 et R. 431-4 du code de justice administrative relatifs aux conditions de recevabilité des requêtes.

23 mars 2026