Jurisprudence administrative
966 388 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
966 388
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2509285
Le Tribunal administratif de Lille rejette la requête de Mme C... visant à contester une remise partielle de dette d'APL. La juridiction constate que la requérante, bien qu'invitée à régulariser sa demande, n'a pas fourni d'argumentation suffisante pour étayer son recours. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1 et R. 772-6 du code de justice administrative, permettant le rejet pour défaut manifeste de motivation.
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2509516
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant par ordonnance, rejette la requête de Mme A... contestant le rejet de son recours pour un droit au logement opposable. La juridiction constate que la requérante, après avoir été mise en demeure de motiver sa demande, n'a pas régularisé sa requête en présentant une argumentation suffisante. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1 (7°) et R. 772-6 du code de justice administrative, qui permettent le rejet pour défaut manifeste de motivation.
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2509965
Le Tribunal administratif de Lille rejette la requête de Mme B... visant à faire ordonner l'exécution de son droit au logement. La juridiction estime la demande manifestement irrecevable, car la requérante n'a pas produit, malgré une mise en demeure, la décision de la commission de médiation la reconnaissant comme prioritaire et devant être logée d'urgence, pièce exigée par les articles L. 441-2-3 et suivants du code de la construction et de l'habitation. Le rejet est prononcé en application de l'article R. 222-1 (4°) du code de justice administrative, faute de régularisation de la requête.
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2510173
Le Tribunal administratif de Lille rejette la requête de M. B... comme étant manifestement irrecevable. Le requérant n'a pas régularisé sa demande en produisant la décision attaquée ou une justification de son recours, malgré une mise en demeure de la juridiction. L'ordonnance s'appuie sur les articles R. 222-1 et R. 412-1 du code de justice administrative, qui prévoient le rejet des requêtes irrecevables non régularisées.
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2512066
Le Tribunal administratif de Lille rejette la requête de Mme A... visant à contester la mise à charge d'indus de RSA et de prime d'activité. La juridiction estime la requête manifestement irrecevable car la requérante n'a pas exercé les recours administratifs préalables obligatoires, malgré une invitation à régulariser sa demande. La décision s'appuie sur les articles L. 262-47 du code de l'action sociale et des familles, L. 845-2 du code de la sécurité sociale et R. 222-1 du code de justice administratif.
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2600733
Le Tribunal administratif de Lille, statuant par ordonnance, rejette la requête de Mme A... qui contestait le rejet de sa demande de remise gracieuse d'un trop-perçu de pension. La juridiction estime que le moyen principal n'est pas suffisamment précisé et que les autres moyens sont inopérants. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative permettant un rejet par ordonnance pour défaut de précision ou caractère inopérant des moyens.
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2601035
Le Tribunal administratif de Lille statue sur un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral de maintien en rétention. Il donne acte du désistement du requérant, M. A..., qui, libéré de la rétention, n'a pas répondu à la demande de confirmation de son intérêt à agir. La décision s'appuie sur les articles R. 612-5-1 du code de justice administrative et R. 922-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : FRANCE TERRE D'ASILE - CRA COQUELLES
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2602861
Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé-suspension, rejette la demande de suspension d'une décision implicite de rejet d'une demande de regroupement familial. Le juge estime que le requérant ne démontre pas l'existence d'une urgence suffisamment grave et immédiate, malgré la grossesse de son épouse, pour justifier la mesure sollicitée. La décision s'appuie sur les conditions posées par l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : BENKHELOUF
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2601640
Sujet principal : Demande de suspension en référé d'un retrait de titre de séjour d'une bénéficiaire de la protection subsidiaire. Juridiction : Tribunal administratif de Strasbourg (formation de référé). Solution retenue : Le juge accorde l'aide juridictionnelle provisoire mais rejette la demande de suspension, estimant que les moyens invoqués ne créent pas un doute sérieux sur la légalité de la décision de retrait. Textes appliqués : Articles L. 521-1, L. 522-1 et L. 522-3 du code de justice administrative (procédure de référé-suspension) ; article 20 de la loi du 10 juillet 1991 (aide juridictionnelle).
Avocat : SELARL CHAVKHALOV & MILCENT
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2602438
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé-liberté, a rejeté la demande d'une mère de famille sollicitant une injonction pour obtenir un hébergement d'urgence et un délai pour quitter un logement occupé sans titre. Le juge a estimé que la condition d'urgence particulière requise par l'article L. 521-2 du code de justice administrative n'était pas caractérisée, malgré la situation de précarité alléguée. La décision s'appuie également sur les dispositions de la loi du 5 mars 2007 relative au droit au logement opposable.
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2504828
Le Tribunal Administratif de Lyon a statué sur un recours visant à annuler la récupération d'un indu d'allocation de rentrée scolaire et d'un indu d'allocation de logement familial. Concernant l'allocation de rentrée scolaire, le tribunal s'est déclaré incompétent, relevant que ce litige relève du contentieux de la sécurité sociale et donc de la compétence exclusive du juge judiciaire (articles L. 142-1 et L. 142-8 du code de la sécurité sociale). Pour l'indu d'allocation de logement familial, il n'a pas été statué au fond, la caisse ayant régularisé la situation et annulé la dette avant le jugement, rendant la demande sans objet.
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2602784
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, a ordonné à la préfète du Rhône de communiquer une date de rendez-vous à une ressortissante arménienne pour déposer sa demande de titre de séjour, dans un délai de quinze jours. Le juge a estimé que les conditions d'urgence et d'utilité de l'article L. 521-3 du code de justice administrative étaient remplies, compte tenu des vaines démarches de la requérante depuis 2022 et de sa vie familiale établie en France. Il a également alloué à la requérante une somme de 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du même code, mais a refusé d'ordonner l'enregistrement immédiat de la demande et de prononcer une astreinte.
Avocat : SELARL BSG AVOCATS ET ASSOCIES
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2603346
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, a examiné une requête visant à obtenir l'enregistrement d'une demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a admis le requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire. Cependant, la demande principale est devenue sans objet car la préfète a accordé une carte de séjour pluriannuelle avant le jugement, conduisant le tribunal à constater un non-lieu à statuer sur l'injonction et à rejeter la demande de condamnation aux dépens.
Avocat : SCP ROBIN VERNET
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2412091
Le Tribunal Administratif de Lyon rejette la requête d'un ressortissant malien demandant l'annulation d'une décision implicite de refus de rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour. La juridiction estime qu'une simple démarche pour obtenir un rendez-vous ne peut faire naître une décision implicite susceptible d'un recours pour excès de pouvoir. La requête est donc jugée manifestement irrecevable sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administratif, le juge indiquant que la voie appropriée serait un référé en injonction.
Avocat : SELARL BSG AVOCATS ET ASSOCIES
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2513963
Le Tribunal Administratif de Lyon rejette par ordonnance un recours en excès de pouvoir contre une décision préfectorale de classement sans suite d'une demande de naturalisation. Le requérant n'ayant pas produit l'acte attaqué malgré une mise en demeure, sa requête est jugée manifestement irrecevable. La juridiction fonde sa décision sur les articles R. 222-1, R. 412-1 et R. 611-8-6 du code de justice administrative relatifs aux conditions de recevabilité des requêtes et aux notifications électroniques.
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2515106
Le Tribunal administratif de Lyon donne acte du désistement de la société Everest Formation de sa requête en annulation. Ce désistement est la conséquence de l'absence de confirmation du maintien de sa requête au fond dans le délai d'un mois suivant le rejet de sa demande en référé-suspension, conformément à l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative. L'ordonnance de référé avait été rejetée au motif qu'aucun moyen ne créait un doute sérieux sur la légalité des décisions attaquées de la Caisse des dépôts et consignations.
Avocat : SELARL ADDEN AVOCATS
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2602911
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, rejette la demande de Mme A... visant à enjoindre à la préfète du Rhône de lui fixer un rendez-vous pour déposer sa demande de titre de séjour. Le juge estime que la requérante, qui sollicite un titre au titre de l'admission exceptionnelle, n'a pas justifié de circonstances particulières caractérisant l'urgence requise par l'article L. 521-3 du code de justice administrative. La décision est rendue par application de l'article L. 522-3 du même code, la demande ne présentant pas le caractère d'urgence nécessaire.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2600866
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a été saisi d'une demande d'injonction visant à contraindre le préfet de police à délivrer un récépissé ou une attestation de prolongation d'instruction pour une demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a constaté que le requérant avait, en cours d'instance, reçu une attestation de prolongation d'instruction valide via la plateforme ANEF. Par conséquent, la demande principale est devenue sans objet, et il n'y a pas lieu à statuer sur l'injonction, le surplus des conclusions étant rejeté. La décision s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative relatives au référé (article L. 521-3).
Avocat : SANGUE
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2605159
Le Tribunal Administratif de Paris a examiné un recours en excès de pouvoir contre un arrêté de transfert Dublin. La juridiction a annulé l'arrêté du préfet de police du 10 février 2026 ordonnant le transfert de la requérante vers l'Espagne, au motif que la décision était insuffisamment motivée, notamment sur l'absence de risque de traitement inhumain ou dégradant. La solution s'appuie sur le règlement (UE) n° 604/2013 (règlement Dublin III) et l'article L. 572-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : CABINET ANGLADE & PAFUNDI A.A.R.P.I
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2605165
Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé, rejette la demande de M. B... visant à enjoindre au ministre de l'intérieur de rectifier son relevé d'information intégral. Le juge estime que la requête est irrecevable car la décision implicite de rejet d'un recours gracieux formé contre l'arrêté de suspension administrative fait obstacle à l'intervention du juge des référés sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative. La juridiction met également hors de cause le ministre de l'intérieur, conformément à l'article R. 431-10 du même code, considérant que le préfet est le défendeur approprié.
Avocat : RABIER